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MIFP> Ordonnance ministérielle concernant les boîtes de nuit, bars dancing et des prières nocturnes

Les chambres  de prière non affiliées à une église régulièrement agréée au Burundi sont strictement interdites, une des mesures prises

 

Le ministère de l’Intérieur et de la formation patriotique (MIFP) a fait sortir une ordonnance ministérielle  portant réglementation du fonctionnement des boîtes de nuit, bars dancing et des prières nocturnes, le jeudi 15 mars 25018. Les chambres  de prière non affilisées à une église régulièrement agréée au Burundi sont strictement interdites, une des mesures prises.

 

L’ordonnance ministérielle no 530/310 signée par le ministre Pascal Barandagiye  chargé du ministère de l’Intérieur et de la formation patriotique en date du 15 mars 2018 comporte 8 articles.Dans cette ordonnance, l’article 1 ordonne que les boîtes de nuit dont les salles ne sont pas insonorisées sont interdites. L’article 2 dit que les bars dancings situés dans les agglomérations résidentielles peuvent organiser des karaokés et musique à haute portée, uniquement les vendredis et samedis  sans toutefois dépasser 22 heures.En son article 3, l’ordonnance continue en disant que les lieux de dancing ne sont pas autorisés  à recevoir des enfants de moins de 18 ans non accompagnés par leurs parents ou tuteurs. Les veillées de prière sont soumises à une autorisation préalable du maire de la ville ou du gouverneur de province, stipule l’article 4.Concernant l’article 5, les prières allant au-delà de 22 heures sont considérées comme des veillées et à ce titre doivent requérir une autorisation préalable. Quant à l’article 6, les chambres  de prière non affiliées à une église régulièrement agréée au Burundi sont strictement interdites.Les articles 7 et 8 stipulent respectivement que les contrevenants à toutes ces dispositions seront sanctionnés par une amende de 100 000 à 200 000 de nos francs. En cas de récidive, les lieux seront définitivement fermés. Le maire de la ville et les gouverneurs de provinces sont chargés  de l’exécution de ladite ordonnance qui est entrée en vigueur le jour de sa signature.

Martin  Karabagega

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