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ZONE NYAKABIGA> Les conditions de travail dans les cabarets

Les  serveurs se lamentent

 

DSC 716Dans les petits cabarets se trouvant dans la zone urbaine de Nyakabiga, les serveurs se lamentent sur leurs conditions de travail. Le temps de travail est long car ils travaillent de 16h 30 jusqu’à l’aube. La majorité sont des humanistes qui n’ont pas eu la chance de réussir à l’examen d’Etat et ils ont pris la décision de se rendre en ville pour chercher de l’emploi.  

 

Nyakabiga est l’une des zones de la municipalité de Bujumbura où il y a de  petits cabarets dans presque tous les quartiers qui la composent. Les serveurs y travaillant se lamentent sur les conditions de travail car leurs employeurs les obligent de ne pas prendre une pause pendant toute la nuit.La rédaction du quotidien Le Renouveau s’est entretenu avec ces serveurs aux quartiers Nyakabiga I et Kigwati III de cette zone. «  Etre serveur dans un cabaret est un travail dur car il demande de rester debout pendant beaucoup d’heures. On risque même de ne pas avoir le temps de manger car il arrive que les clients soient nombreux. Dans certains cas, il arrive que les clients partent sans payer la facture et celle-ci revient au serveur.  Je suis obligé de payer la facture à la place du client  parce que le patron m’accuse de ne pas bien le surveiller. De l’autre côté, notre employeur nous demande d’obliger les clients à payer la facture avant pour diminuer les manquants, mais s’il arrive un cas où les clients ne l’acceptent pas, ils partent dans un autre cabaret. Et si ce cas se manifeste plusieurs fois, notre patron change d’avis et nous dit que s’il arrive qu’un client refuse de payer à l’avance, il faut lui donner les boissons clandestinement pour que les autres ne le sachent pas. Et cela cause un problème après, car  si ce client part sans payer, le processus reste le même. Un autre cas  plus fréquent est que certains patrons ne nous payent pas régulièrement à la fin du mois alors que le salaire est minime et, avant de nous payer, il fait des calculs  pour retirer les manquants que nous enregistrons durant ce mois; et nous restons avec peu d’argent qui ne nous servira à rien dans la vie, et vous vous rendez compte que vous avez travaillé pour rien. », a ajouté le serveur.   
François Habonimana (Stagiaire)

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