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COUR ANTI-CORRUPTION> Rendement mensuel de janvier

Trente et un sur quarante et un dossiers pris en délibéré ont été prononcés

 

DSC 0060Le mois de janvier 2018 a été un mois exceptionnel en ce qui est du rendement quantitatif de la Cour anti-corruption. Sur quarante et un (41) dossiers qui ont été pris en délibéré, trente et un (31) ont été rédigés et prononcés par seulement huit magistrats qui étaient en service pendant ce mois. Cela ressort d’un entretien que le président de cette Cour, Elie Manirafasha (E.M.), a accordé à la rédaction du quotidien Le Renouveau (L.R.) à la fin du mois de janvier. 

 

LR. Monsieur le président de la Cour anti-corruption, au cours des différentes audiences publiques tenues au cours du mois de janvier 2018, plusieurs dossiers ont été pris en délibéré, quel est réellement le rendement de la Cour de  ce premier mois ?

E.M. Oui, c’est vraie, pour quelqu’un qui a participé aux audiences publiques de ce mois, il a sans doute constaté que beaucoup de dossiers ont été clôturés et mis en délibéré. En effet, pour ce mois de janvier 2018, le rendement est très positif au niveau quantitatif des dossiers qui ont été pris en délibéré. Nous avons pris en délibéré autour de quarante et un dossiers dont trente et un ont été rédigés et prononcés. C’est un rendement très intéressant par rapport aux  rendements des années passées. Ils étaient inférieurs à ceux de ce mois.

L.R. Qu’est ce qui est prévu par la politique sectorielle du ministère de la Justice en ce qui est du rendement mensuel par magistrat ?

E.M. Ce rendement est le fruit de huit magistrats seulement qui ont exercé pendant le mois de janvier. La moyenne tourne autour de quatre dossiers par magistrat. En plus de cela, il faut ajouter les différentes décisions qui sont rendues en chambre de conseil qui font partie aussi du rendement, ce qui donne autour de cinq dossiers par magistrat. Ce résultat est d’ailleurs proche de la politique sectorielle du ministère de la Justice qui exige que chaque magistrat puisse clôturer au moins six dossiers par mois. 

L.R. Quelle signification donneriez-vous à cette situation ?

E.M. Au sein de cette instance judiciaire, nous adoptons à la fin de chaque mois des stratégies de travail afin d’améliorer le rendement pour le mois à venir. Ce qui est intéressant pour nous, c’est que les dossiers pendants soient en état. C'est-à-dire que les prévenus ont été assignés que ce soit à prévenu ou à domicile inconnu. Nous avons fait ce travail bien avant et ces assignations à domicile inconnu ont été publiées dans le Bulletin officiel du Burundi à temps pour que tous les dossiers puissent être entendus dans les audiences publiques. 

L.R.  Que comptez-vous faire pour continuer sur cet élan au cours de cette année ?

E. M. Si les moyens nous le permettent, nous allons continuer à tout faire pour que chaque dossier qui nous parvient soit mis en état afin que la justice soit rendue dans les plus brefs délais. En application du plan d’action 2018, nous nous intéressons beaucoup aux cas des prisonniers. En effet, il faut que celui qui est en état de détention puisse connaître s’il peut être acquitté ou condamné et exercer son droit de recours s’il le veut.
Vincent Mbonihankuye

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