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COMMUNE MPANDA> Avis des couples sur la mesure présidentielle faisant état de la régularisation à l’état civil

Elle prendra fin avec le mois de décembre

Certaines femmes mariées illégalement des collines Musenyi et Gigugwe en commune Mpanda dans la province de Bubanza disent qu’elles ne voient pas quoi faire en ce qui est de la régularisation à l’état civil. Leur problème réside dans le choix de partir chez elles avec leurs enfants ou rester et régulariser le mariage avec leurs maris qui les violent régulièrement. C’est au moment où tous les couples illégaux burundais sont obligés par la mesure du Président Pierre Nkurunziza de faire la régularisation avant fin décembre 2017.

 
Certaines des femmes que la rédaction du quotidien « Le Renouveau » a rencontrées à leurs lieux de travail indiquent  qu’elles doivent respecter cette mesure. D’autres disent que c’est comme une tentative de se suicider. Une de celles-ci s’explique. « Si ce n’était pas obligatoire, je ne régulariserais avec un homme ayant manifesté de très  mauvais comportements depuis notre union. Même si cet homme m’a suggéré  d’aller faire notre enregistrement à l’état civil, je ne suis pas sûre qu’il ait abandonné ses pratiques violentes. Régulariser avec cet homme équivaut à mettre ma vie en danger », dit-elle. Mais, elle a signalé qu’elle va respecter  la loi. Une autre source dit  que ce n’est pas bon de se marier avec quelqu’un qui ne manifeste aucun respect. Pour elle, il faut d’abord régler définitivement les problèmes existants et régulariser après. « Il n’y a pas d’intérêt à régulariser avec un mari qui est responsable des adultères par exemple », a-t-elle mentionné. Elle invite les couples illégalement mariés à régler leurs problèmes en premier lieu pour ensuite faire la régularisation avant que le délai ne prenne fin. Ces femmes demandent la prorogation du délai. 


Enseignements des experts en matière de mariageQuant aux maris, il y a certains qui préfèrent régulariser avec des femmes de leur choix dans des communes autres que celle d’origine. Ils disent qu’ils le font pour échapper au souhait de l’administration de régulariser avec leur première épouse. Pour d’autres femmes, il y a des maris qui préfèrent tuer leur première épouse pour régulariser avec la seconde ou la troisième. Pour cela, elles demandent à l’Etat d’organiser beaucoup de séances de sensibilisation pour les couples mariés illégalement ou légalement. Elles proposent des groupes d’experts en matière de mariage pour enseigner et stabiliser les familles afin que les conjoints vivent en paix. De cette telle manière, réitèrent-elles, le Burundi aura des ménages solides et stables. « Sinon, nous, les femmes de l’ouest, nous craignos notre disparition prochainement», concluent-elles.Concernant l’administration communale, elle renseigne qu’elle dispense régulièrement lesdits enseignements. Elle signale qu’elle va mettre beaucoup d’efforts pour protéger les femmes. En effet, le conseiller de la commune Mpanda chargé des questions administratives et sociales, Edouard Ndayisenga, tranquillise ces femmes. Il dit que la loi est venue pour les protéger. Il précise que dès lors qu’une femme est reconnue par la loi en tant qu’épouse de tel époux, celui-ci aura du mal à oser amener d’autre femmes. « Nous allons strictement appliquer la loi pour décourager certains maris qui traumatisent ou tuent leurs femmes pour épouser d’autres », prévient-il. L’administration de la commune Mpanda fait savoir que le service chargé de l’enregistrement à l’état civil attend à peu près deux milles couples même si elle ne précise pas le chiffre exact.
Vincent Mbonihankuye

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