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CONFLITS> Les petits litiges

Privilégier l’arrangement à l’amiable

Notre réflexion s’articule particulièrement sur la bonne  gestion des conflits mineurs, notamment, ceux liés à la terre ou à des accidents de circulation routière.  C’est particulièrement par la voie de l’arrangement à l’amiable pour éviter la perte de temps, d’énergie et éventuellement de dépenser de l’argent. Surtout une fois que le dossier est fixé devant une juridiction allant du tribunal de résidence à la Cour Suprême via la Cour d’Appel. On sait, par exemple, qu’il y a une forte probabilité pour la partie lésée d’interjeter appel. Il ne faut pas non plus oublier des remises intempestives qui viennent s’y greffer. Ainsi, la meilleure option de gérer les conflits mineurs reste l’arrangement à l’amiable. 

  Il existe des litiges qui demandent d’être gérés rationnellement. C’est le cas de petits conflits qui naissent à partir par exemple de la délimitation parcellaire ou de petits  accidents de roulage. Il ne serait pas bon pour deux voisins qui se disputent les limites de leurs parcelles de quelques centimètres d’aller jusqu’à saisir une juridiction de base alors qu’il y a moyen de procéder à l’arrangement à l’amiable.  

Si deux personnes n’arrivent pas elles-mêmes à gérer la situation, il y a lieu de faire appel à l’entourage ou à d’autres personnes, sinon, au chef de quartier, en vue de prodiguer des conseils allant dans le sens de trouver un terrain d’entente. 

Notre réflexion part des cas anodins qui se présentent dans nos quartiers ou sur les voies publiques. Imaginez deux voisins ou deux conducteurs de véhicule qui, au lieu de s’entendre sur les petits conflits qui les opposent font recours à quelques  instances comme l’administration communale, les services de police, voire les juridictions ! Il n’est pas rare de voir des gens se disputer notamment quelques mètres carrés d’un grand champ ; chaque camp tenant à s’approprier la partie litigeuse de la dimension susmentionnée. Pour le cas d’accident de circulation routière, les conducteurs cherchent les services de police pour faire le constat pour leurs véhicules qui se touchent légèrement. De tels comportements n’arrangent aucune des parties en conflit.Non seulement elles perdent de l’énergie et de l’argent pour être assistées d’une manière ou d’une autre, mais également du temps. Pourquoi ne pas privilégier l’arrangement à l’amiable à défaut de lâcher la prise. Les gens devraient se mettre en tête une chose : Quand un conflit naît, l’on ne sait pas comment il pourrait se dénuer. Le dénouement pourrait être  en faveur ou en défaveur de soi. Et peut-être après avoir suffisamment dépensé. Il y a même des procès qui commencent  avec une forte chaleur, mais qu’en fin de compte les parties finissent par l’arrangement à l’amiable comme solution à leur conflit. Il faut dès lors-savoir gérer les conflits pour se préserver des stress. Nous estimons donc que l’arrangement à l’amiable pour éviter la perte de temps, d’énergie et éventuellement de dépenser de l’argent serait une bonne voie. Surtout quand  le dossier est fixé devant une juridiction allant du tribunal de résidence à la Cour Suprême via le Tribunal de grande instance et la Cour d’appel. Il y a aussi une forte probabilité pour la partie lésée d’interjeter appel. Il ne faut pas non plus oublier des remises intempestives qui viennent s’y greffer. Pour cette raison, nous soutenons que la meilleure de gérer les conflits mineurs reste l’arrangement à l’amiable. 

Masta Shabani           

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