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MENDICITE> Avis des mendiants sur le projet de loi portant modification du Code pénal

Ils demandent au gouvernement de leur trouver comment vivre

 

DSC03680Les mendiants pourraient être  à l’abri de la nouvelle loi leur  interdisant le vagabondage et la mendicité dans les rues grâce à certaines actions du ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre. Il y a des mécanismes qui seront mises en place notamment à travers le projet de les évacuer dans les rues en partenariat avec des Eglises et les différentes associations socioprofessionnelles sans oublier les activités génératrices de revenus. C’est du moins les propos du directeur  du Département de l’enfant et de la famille au sein du ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre, Ignace Ntawembarira. Il réagissait ainsi au souhait des mendiants qui demandent au gouvernement de leur trouver comment ils pourraient survivre.   

 

Certaines dispositions sur la mendicité sont proposées par le projet de loi portant modification de la loi no 1/ 05 du 22 avril 2009 portant révision du Code pénal. Le Quotidien « Le Renouveau» a pris l’initiative de recueillir les avis de quelques mendiants à ce sujet en date du 8 novembre 2017. Il en outre profité de cette occasion pour connaitre ce qui pourrait être la contribution du ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre.    En effet, compte tenu de la recrudescence de la mendicité, le projet de loi portant modification de la loi no 1/ 05 du 22 avril 2009 portant révision du Code pénal trouve une nécessité de réactualiser cette ancienne loi. C’est qu’il propose que « Toute personne valide qui exploite la charité comme mendiant de profession ou celle qui, par fainéantise, ivrognerie ou dérèglement de mœurs, vit en état habituel de mendicité, est punie de quatorze jours à deux mois et d’une amende de cinq à dix mille francs burundais ou d’une de ces peines seulement». Interrogés à ce propos, certains mendiants ont répondu qu’ils ne peuvent pas aller contre la décision des pouvoirs publics. Mais ils ont émis certains souhaits pour leur permettre de continuer à survivre. A cet effet, ils demandent au gouvernement de leur trouver comment ils pourraient vivre du moins pour ceux qui sont invalides. C’est pour cette raison que certaines âmes charitables étaient disposées  à leur venir en aide en vue de pourvoir à leurs besoins les plus fondamentaux. Ils ont précisé qu’ils risquent de mourir de faim s’ils sont délaissés par la société. Ils ont ajouté que l’humanisme existe partout dans le monde. Ils souhaitent, à cet effet, que les associations des droits de l’Homme puissent plaider leur cause. Dans l’intervention du directeur du Département de l’enfant et de la famille au sein dudit ministère, Ignace Ntawembarira, fait savoir qu’effectivement une loi vient d’être adoptée par l’Assemblée nationale et parle du traitement réservé aux gens qui s’adonnent à la mendicité. Il a laissé entendre que le ministère s’occupe des vulnérables dont les mendiants. Ceux-ci sont assistés et suivis par ce ministère. On sait que parmi ceux qui font la mendicité, il y en a qui sont des personnes vivant en situation de handicap ou des personnes qui ne sont pas suffisamment capables à se prendre à charge. Il y a d’autres qui ont de bonnes conditions physiques et qui pourraient se prendre en charge en travaillant comme les autres. Au fait, il existe deux catégories des mendiants. Pour ceux qui sont vraiment vulnérables, le ministère doit les accompagner, les assister d’autant plus que cela fait partie de ses missions. Le ministère dispose de pas mal d’initiatives allant dans le sens de les soutenir et de les intégrer.  Et même pour ceux-là qui sont présentement solides pour se prendre en charge, il y a des mesures qui seront prises pour les intégrer au niveau de la communauté, mais il faudra aussi compter sur la solidarité communautaire. Il y aura également une sensibilisation à l’endroit de ces personnes pour leur faire comprendre qu’ils peuvent se prendre en charge. Il y a un double travail à faire à ce niveau. Le ministère va s’atteler à la mission que le gouvernement lui a attribuée d’assister ces personnes vulnérables, mais il y aura aussi une autre action à mener celle de les faire comprendre qu’ils peuvent compter sur leur force ; surtout pour ceux là qui remplissent les conditions physiques d’exécuter une tâche.  De toute manière, il y a une prise de conscience que cette question doit être étudiée au niveau communautaire. La communauté doit s’impliquer pour prendre en charge ces personnes qui sont vulnérables en vue de les aider à vivre comme les autres citoyens. Et parmi les mécanismes, il y a lieu de citer le projet d’évacuer les mendiants dans les rues en partenariat avec des Eglises et les différentes associations socioprofessionnelles, sans oublier les activités génératrices de revenus.

Masta Shabani

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