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Témoignage> Une étudiante qui a bénéficié de l’hospitalité dans une famille inconnue

Cette famille la prend pour son propre enfant

 

H. M., une étudiante à l’Université   Martin Luther King a témoigné  le lundi 25  septembre 2017 à la rédaction du journal Le Renouveau de sa prise en  charge par une famille qui ne la connaissait pas. Elle a indiqué que cette famille la prend pour son propre enfant, dans la mesure du possible. 

 

A l’heure actuelle où la vie est devenue de plus en plus difficile et où la population burundaise traverse des périodes de crise, l’hospitalité entre les citoyens a perdu sa saveur.  « Prendre en charge une personne qu’on ne connaît pas et surtout dans la capitale  est un don émanant de l’Eternel Dieu. »H. M. est une étudiante dans la municipalité de Bujumbura qui a reçu de l’hébergement dans  la zone Bwiza pour faire ses études universitaires à l’université Martin Luther King. Elle qu’elle est ressortissante d’une famille modeste de l’intérieur du pays, ses parents ne pouvaient pas la prendre en charge à Bujumbura. Louer une maison à Bujumbura, assurer la ration alimentaire, payer les frais académiques et d’autres dépenses  était impossible pour ses parents.H. M. a indiqué qu’elle ne se connaissait pas auparavant avec la famille qui l’héberge.» La famille des parentés qui avait promis de m’accueillir m’avait rejetée peu de jours après, sans raison apparente. C’est alors qu’une famille charitable a eu pitié de moi et a accepté d’assurer tout, les frais académiques  et d’autres besoins en rapport avec  les études, a-t-elle fait savoir. Le chef de famille d’accueil, voyant ce qui venait de se passer a accepté de la prendre en charge.Elle a indiqué que cela fait plus de 6 mois qu’elle vit dans cette famille sans aucune contrainte. «Cette famille me considère comme son propre enfant ; le père m’a dit qu’il aurait accepté volontiers de payer mes études  mais que les moyens financiers lui font défaut. »«  Lorsque j’ai un retard de paiement des frais académiques, ce qui m’ôte le droit de passer les examens, le chef de famille emprunte pour moi cette somme afin de rembourser  dès que mes parents me l’envoient. C’est un père digne de ce nom, qui se soucie des problèmes des autres, surtout ceux qui ont le même âge que ses enfants, a témoigne H. M. ».

Ezéchiel Misigaro

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