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Commune Ruhororo > Conditions de vie des Batwa

Ils font face à différents problèmes liés au manque de terres cultivables

 

IMG30La communauté des Batwa vivant dans la commune  Ruhororo fait face à différents défis. Ils affirment qu’ils n’ont pas de terres cultivables, ce qui est source de tous les problèmes. Ils demandent au gouvernement via l’administration à la base de les considérer comme d’autres Burundais en leur octroyant des terres afin qu’ils soient stables pour préparer leur avenir. 

 

Les Batwa de la commune Ruhororo qui se sont entretenus avec la rédaction du quotidien Le Renouveau ont fait savoir qu’ils vivent dans la misère : « Nous vivons dans des conditions très déplorables. Nous n’avons pas de terres cultivables. Par conséquent, nous trouvons des difficultés pour trouver  quoi mettre sous la dent. Pour en avoir, nous devons aller chercher des petits métiers auprès de nos voisins. En échange, ils nous donnent de la nourriture, des habits ou de l’argent », ont-ils signalé.Ils ont indiqué également que ce manque de terres cultivables entraine un mauvais comportement de certains d’entre eux. Ils ont cité, entre autres, le vol, les ligalas suite au manque d’occupation, la consommation des stupéfiants mais aussi les migrations dans les centres urbains pour chercher du travail.Nos sources ont rappelé qu’avant, ils vivaient de la poterie. Mais maintenant, ils ne trouvent pas de marché pour écouler les pots fabriqués. Par conséquent, ils ne trouvent pas de moyens financiers pour faire vivre leurs familles.Ils ont ajouté qu’ils habitent dans des maisonnettes construites en paille du haut en bas ou des feuilles de bananiers. Ils ont peur pour cette raison que pendant la saison pluvieuse, ces huttes ne soient endommagées par de fortes pluies.C’est pour cette raison qu’ils demandent au gouvernement, via l’administration à la base, de faire des descentes sur terrain pour se rendre compte des conditions de vie des Batwas. Ils ont précisé qu’ils disent cela parce qu’ils pensent qu’ils font partie des catégories oubliées. Ils ont proposé ensuite aux autorités de leur octroyer des terres cultivables afin qu’ils soient capables de prendre en charge leurs familles.
Rose Mpekerimana         

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