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SOCIETE > Les immondices de la zone urbaine de Nyakabiga

Les gens qui les exploitent courent un grand danger

Dans la municipalité de Bujumbura, l’on observe actuellement des gens qui vivent de l’exploitation des immondices. Le cas particulier est celui que le quotidien burundais d’informations Le Renouveau  a dernièrement observé dans la zone urbaine de Nyakabiga.

 

Dans cette zone u, non loin de la paroisse Saint-Sauveur, se trouve une montagne d’immondices. Presque chaque jour, enfants et adultes, femmes et hommes affluent vers ces immondices qui constituent leur source de vie. Comme Le Renouveau l’a constaté lors de son passage à cet endroit, ces gens passent toute la journée à fouiller dans les immondices. Ils sont à la quête notamment  du charbon, des aliments ou autres objets qu’ils jugent utiles. Comme ils le disent, le charbon, comme les autres objets métalliques ou plastiques sont vendus. Ainsi, ils gagnent de l’argent. 

Plusieurs dangers les guettent

Ces gens sont multi-dimensionnellement vulnérables. En consommant les restes d’aliments qu’ils trouvent jetés dans ces immondices, ces gens courent un grand danger. Le plus souvent, ce sont des aliments périmés qui ne manqueraient pas de nuire à leur organisme. Mais puisqu’ils sont affamés, ils ne considèrent pas les conséquences qu’ils peuvent subir.En fouillant dans ces immondices, ils peuvent être blessés par les objets métalliques qui s’y trouvent pêle-mêle car ils ne portent pas de chaussures. Ils risquent d’attraper des maladies tel que le tétanos. Ils peuvent aussi attraper différentes maladies dues au manque d’hygiène car les aliments qu’ils ramassent sont sales et les consomment à leur état, avec des mains salles. Puisqu’ils ne se lavent ni ne portent de gants, ils peuvent aussi être attrapés par des maladies dermatologique. Une chose curieuse que Le renouveau a constatée est que ces gens s’adonnent à cette sale besogne alors qu’ils sont physiquement bien portants. Ce sont des gens de la catégorie des actifs qui pourraient vaquer à d’autres activités génératrices de revenus au lieu de s’exposer à tous ces dangers et risques. Il serait plus utile que l’autorité administrative fasse quelque chose pour sensibiliser la population à travailler pour gagner son pain quotidien.
Evelyne Habonimana

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