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Commune Ntahangwa > Entretien avec le chef de zone

Les jeunes de la zone urbaine de Cibitoke cohabitent pacifiquement

 

DSC03029Deux ans après le mouvement insurrectionnels de l’an 2015, les jeunes de la zone urbaine de Cibitoke cohabitent pacifiquement. Cela grâce aux séances d’encadrement et de moralisation qui leur sont souvent réservées.

 

La zone urbaine de Cibitoke de la commune Ntahangwa dans la municipalité de Bujumbura est l’une des plus connues à cause du mouvement insurrectionnel qui a secoué la capitale Bujumbura en 2015 depuis le 26 avril. Dans le but de constater où l’on en est actuellement après que les jeunes de Mutakura ont été pointés du doigt comme risque potentiel d’insécurité dans le quartier 9 de Ngagara, lors d’une réunion de sécurité du maire de la ville à Kamenge le 5 mai 2017, le Renouveau s’est dernièrement rendu à Cibitoke et s’est entretenu avec le chef de zone, Félix Nsabimana.
Selon M. Nsabimana, après des investigations conjointes avec la police, l’on a constaté que c’était un mensonge grossier et affirme fermement que les jeunes de sa zone sont calmes et cohabitent pacifiquement sans distinction de leurs appartenances politiques. « Appuyées par des ONG tant locales qu’internationales, des activités qui rassemblent les jeunes qui avaient fui et ceux qui étaient restés sont constamment organisées pour renouer le tissus social qui s’était déchiré. C’est le cas notamment des activités sportives et culturelles, des travaux d’hygiène, etc. A ce que nous remarquons, nos jeunes s’entendent et se comprennent dans leurs diversité politico-ethnique», dit-il.

Des stratégies pour éviter la manipulation ultérieure des jeunes de Cibitoke

Le chef de zone, Félix Nsabimana, souligne également qu’afin d’éviter que ces jeunes ne soient encore une fois trompés par certains politiciens pour leurs propres intérêts, plusieurs stratégies sont déjà arrêtées. « Nous avons déjà mis en place le conseil des jeunes de la zone Cibitoke grâce au CDFC. Nous nous approchons d’eux et organisons beaucoup de réunions à leur endroit. Nous essayons de les sensibiliser à se regrouper en associations et nous faisons notre mieux pour trouver des organismes qui peuvent les accompagner. A l’heure où je vous parle, beaucoup de jeunes sont dans des associations d’épargne et de crédit mutuelles. Je ne doute pas que le revenu qu’ils y trouvent, si maigre soit-ils, les rend stables. Ils ne seront pas facilement dupés par des politiciens de mauvaise foi », a-t-il conclu.
Jean Bosco Nkunzimana
(stagiaire)

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