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ENTRETIEN> Adoption à l’adolescence

Une occasion de transmettre l’essentiel

 

Dans un pays où la guerre a réduit les populations à la solitude, l’effroi et aux malheurs, de nombreux enfants se sont retrouvés perdus et désespérés. Ils n’avaient aucune chance de s’en sortir. Fort heureusement, des citoyens tels que L. N. habitant de Bujumbura ont eu la révélation de leur venir en aide.

 

Les orphelins adolescents ont été les plus délaissés et vulnérables. En général, les agences d’adoption proposent des bébés ou des enfants à bas âge car ce sont les plus disposés à l’éducation, l’obéissance, l’attachement…

Le quotidien Le Renouveau a l’honneur de raconter une histoire inspirante d’adoption partagée par un homme dont l’unique motivation fut de marquer un impact positif. L.N. a pris la décision d’adopter un garçon sans avoir de raisons particulières. Il n’était ni question de stérilité ni autres problèmes similaires. D’ailleurs, il n’était même pas encore marié à cette époque. Selon lui, le besoin d’adopter s’est manifesté sous forme de révélation. En effet, il a toujours été un chrétien exemplaire. Son fils adoptif était déjà adolescent au moment de l’adoption et aujourd’hui, il s’agit d’un jeune homme plein d’espoir et de joie qui poursuit ses études à l’étranger. «Mon fils me rend très fier car il prend ses études et son avenir au sérieux, il est ouvert d’esprit, bienveillant et très travailleur. Il m’aide chaque fois qu’il a l’occasion de le faire.» D’après L.N., son fils est reconnaissant et il se sent proche de lui malgré l’adoption tardive. Leur relation est plutôt fraternelle dans les faits, car il ne l’appelle pas «papa» mais ça ne le dérange absolument pas. Aussi, il n’est pas nécessaire de se montrer autoritaire ou très dur, c’est inutile car son fils est responsable, presque même adulte. Donc, il y a clairement de quoi être fier et cela est bien plus gratifiant qu’une réussite professionnelle. 

D’autres Burundais ont également adopté mais la plupart prennent difficilement le risque d’amener chez eux des adolescents. Exceptionnellement, ils ne l’envisagent que s’il y a une parenté. C’est moins risqué et donc, beaucoup plus courant.
A l’exemple de L.N. il faut prendre plus de risque dans la vie car la récompense à la clé est extrêmement enrichissante.

GRACE MARIE INAMAHORO (Stagiaire)

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