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MENAGES TUTEURS DES OEV> La promotion de leur autonomisation

Pour préparer l’avenir des enfants qu’ils prennent en charge

 

DSC02271Le quotidien burundais d’informations Le Renouveau s’est entretenu le mardi 7 février 2017 avec le directeur gérant du centre de promotion de l’entrepreneuriat solidaire (CPES), Prosper Ndayishimiye sur la promotion de l’autonomisation des ménages tuteurs des orphelins et autres enfants vulnérables (OEV). Elle permet de préparer l’avenir des enfants qu’ils prennent en charge en créant des activités génératrices de revenu collectif et durable.

 

M. Ndayishimiye a informé que le CPES a la mission de renforcer l’économie des ménages tuteurs des OEV. Il a pour objet d’appuyer la création et le développement des activités génératrices de revenu collectif au bénéfice des enfants qui sont pris en charge par les ménages tuteurs des OEV. Et de dire que ces ménages sont constitués à majorité de femmes, et de plus de 87% des membres de groupes de solidarité sont des femmes. Ces membres de ménages sont réunis au sein des groupes de solidarité où ils épargnent et se font de crédits mutuels pour avoir la capacité de prendre en charge les OEV qu’ils supportent dans leurs ménages.

Les OEV continuent d’être assistés même en absence de leurs tuteurs

M. Ndayishimiye a organisé des formations à l’endroit des membres des groupes de solidarité des tuteurs des OEV pour les aider à créer des AGR afin qu’ils puissent répondre aux besoins financiers des enfants qu’ils ont dans leurs ménages. C’est entre autres les soins de santé, l’alimentation, l’éducation etc. Après la création des AGR collectifs, a précisé M. Ndayishimiye, le CPES les aide à créer des coopératives de production pour préparer l’avenir des enfants que ces ménages prennent en charge. Selon lui, l’idée est venue du fait qu’il y a des femmes qui s’adonnent à supporter des OEV de leur entourage, et que quand ces dernières sont vielles ou rencontrent des difficultés au niveau de leur santé notamment le handicap, les maladies invalidantes ou même le décès, ces enfants retournent dans la rue où ils se trouvent en difficultés de financement de leurs besoins parce qu’ils n’ont plus de tuteurs.
Quand ils sont réunis autour d’une AGR, a fait savoir M. Ndayishimiye, ces OEV s’orientent vers les autres membres avec lesquels leurs tuteurs ont mis ensemble des actions. D’où, selon lui, l’autonomisation durable des familles tutrices des OEV. « Nous essayons de les inciter à créer les AGR durables afin de contribuer au financement des besoins de leurs enfants même en l’absence de ces parents », a-t-il précisé.
Ezéchiel Misigaro

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