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AMBASSADE DE CHINE > Entretien sur le nouveau coronavirus

L’ambassadeur Li Changlin rassure l’opinion publique

 000aaqaSuite à des informations qui sont en train de circuler sur les réseaux sociaux sur le nouveau coronavirus, l’ambassadeur de Chine au Burundi, Li Changlin nous a accordé un entretien. C’était dans le but de rassurer l’opinion publique sur l’évolution de la situation qui prévaut actuellement en Chine. L’épidémie est en train d’être contrôlée et, dans une dizaine de jours, la situation pourrait redevenir normale. 
« La Chine a été frappée par l’épidémie de coronavirus d’une ampleur exceptionnelle. Toute la communauté internationale a les yeux braqués sur la Chine. Mais nous tenons à rassurer l’opinion publique. Des mesures ont été prises pour arrêter la propagation de ce virus ». Ce sont là les propos de l’ambassadeur Li. 

Des mesures strictes ont été prises pour contrôler l’épidémie

Le président chinois Xi Jinping a dit le premier que l’épidémie est un diable qu’il ne faut pas laisser caché. L’engagement du président de la République  et son implication font que les mécanismes de prévention et de contrôle soient mis en place pour se battre contre ce fléau sur tout le territoire chinois. Même le premier ministre chinois Li Keqiang a été désigné comme chef  de coordination nationale de toute opération chargée de la prévention et du contrôle du virus. Ce dernier s’est rendu dans la ville de Wuhan, d’où est partie l’épidémie. Jusqu’à présent, on a pris des mesures complexes, les plus strictes pour essayer de contrôler l’épidémie.  A l’heure actuelle, il y a environ 8 000 médecins chinois qui ont été déployés à Wuhan, foyer de l’épidémie. Parmi ces médecins chinois, il y en a qui ont lutté contre le Sars en 2003, d’autres ont participé à la lutte contre l’Ebola en 2014 dans certains pays de l’Afrique de l’Ouest.Dans la ville de Wuhan, on a ainsi construit deux hôpitaux préfabriqués. On a transformé un centre de congrès international en hôpitaux temporaires pour essayer de prendre en charge le maximum de malades infectés. Avec le soutien de la communauté internationale et avec la solidarité qui se manifeste  au sein du peuple chinois et de la communauté chinoise installée à l’extérieur de leur pays, nous sommes confiants et capables de vaincre l’épidémie». Il faut toutefois du temps pour qu’on assiste à la chute totale de la propagation du virus. Selon les experts, il faut 10 jours pour qu’on assiste à une suite de l’évolution de la maladie, que ce soit en dégâts d’infections ou de morts, etc. Mais puisque les mesures prises sont strictes, on espère et on  est convaincu que les résultats seront promettants. Il y a quelques jours, l’Organisation mondiale de la santé a proclamé que le coronavirus présente une urgence de la santé publique et au sein de la communauté internationale. Selon le directeur général de l’OMS, cet appel d’urgence n’est pas synonyme de panique. C’est une grande préoccupation certes, mais cela ne signifie pas qu’il faut suspendre toutes les activités comme cela a été fait par certaines compagnies d’avion. Le directeur général de l’OMS  n’est pas favorable aux restrictions de voyage et de commerce entre la Chine et les autres pays. 

Faut-il s’inquiéter sur le déroulement des relations de coopération ?

Depuis l’épidémie, la Chine a partagé les informations requises avec l’OMS et avec les pays et régions concernés. Cela se fait de manière responsable et transparente. A la question de savoir si cette épidémie va se répercuter sur les relations entre la Chine et les autres pays, l’ambassadeur Li indique que cela est juste un report des programmes. Les relations existantes déjà sont  de longue date. Dans un court délai, on assistera à la chute de cette épidémie. « Il n’y aura pas d’impact sur le déroulement des projets de coopération ».

Blandine Niyongere

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