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NOUVEL AN 2020> Célébration de la fête dans la municipalité de Bujumbura

Une tradition de veiller dans les églises pour certaines familles

0000AAAPKHHabituellement, la fête du Nouvel An  se célèbre depuis le soir du 31 décembre pour continuer jusqu’au 1er janvier, le jour proprement dit de la bonne année. Toutefois, cette fête se célèbre différemment selon les gens. A part ceux qui se rassemblent au sein de leurs ménages pour célébrer cette fête, les autres font une veillée dans les églises pour remercier Dieu qui les a gardés durant toute l’année.


Dans l’après-midi de mardi 31 décembre 2019, dans le quartier Kiriri-Vugizo et sur la colline Rweza voisine de ce quartier, les gens se préparaient conséquemment  à la fête de Nouvel An. Déjà à 18h 30 min, l’Eglise évangélique de l’Afrique centrale (EEAC), paroisse Rweza était en pleines préparations de la veillée qui allait se tenir là-bas dans le cadre la célébration de la fête du Nouvel An. S’approchant de lui, Révérend Pasteur Melchior Nyandwi, représentant légal de ladite paroisse, a parlé de l’importance  de célébrer la fête du Nouvel An en passant la nuit dans le temple de Dieu.  Selon lui,  la date du 31 décembre de chaque année est très importante pour les adeptes de l’Eglise EEAC et aussi pour les autres. « Au cours des 365 jours, Dieu a fait beaucoup de choses pour nous, c’est pourquoi nous demandons à nos fidèles de venir passer la nuit du 31 décembre ensemble afin de remercier ce Dieu qui nous a gardés, qui a gardé notre pays, nos autorités et nos familles », a signalé M. Nyandwi. « Nous nous rassemblons aussi pour demander à Dieu de nous garder au cours de l’année suivante et de garder  aussi notre  pays et nos autorités », a-t-il ajouté.  C’est aussi une occasion de demander pardon à Dieu et de se réconcilier avec son prochain qu’on aurait offensé au cours de l’année écoulée. Pasteur Nyandwi a, par ailleurs, signalé que la célébration du Nouvel  An ne s’arrête pas à la seule  veillée, mais que l’Eglise invite aussi ses adeptes à partager avec les autres  quand ils célèbrent la fête au sein de leurs familles. 

Les peuples autochtones célèbrent aussi la fête du nouvel An

La rédaction du quotidien Le Renouveau a approché certaines familles autochtones (Batwa) qui ont signalé que malgré le peu de moyens dont ils disposent, ils essaient de célébrer la fête comme les autres. Médiatrice Ntimpirangeza, une mère de cinq enfants, a fait savoir qu’au sein de sa famille, les enfants se réjouissent ce jour-là de voir les plats changés. «Nous avons acheté du riz pour fêter le nouvel An avec nos enfants. Même si nous n’avons pas  pu avoir de l’argent  pour leur acheter des limonades, ils vont quand même se réjouir », a dit Mme Ntimpirangeza.   Pour sa voisine Consolatte Niyongere, mère de 2 enfants, le jour du 1er janvier ne se distingue pas des autres jours. Elle explique  qu’elle parle de la fête quand elle a trouvé de quoi manger pour ses enfants. Elle  fait savoir que cette année, la fête du nouvel An arrive au moment où elle est incapable de s’approvisionner en vivres. « Nous sommes, aujourd’hui,  dans une situation financière critique à cause des cas de maladie que nous avons connus dernièrement », a-t-elle expliqué. 

Commencer l’année étant dans le temple de Dieu, une bénédiction de plus

Rencontré devant l’Eglise EEAC, le matin de ce mercredi 1er janvier 2020, certaines personnes ont indiqué que commencer la nouvelle année étant dans la maison de Dieu est une bénédiction de plus.  Julienne Mpawenimana  signale que  se joindre aux autres pour la prière de la nuit du 31 décembre  est une tradition pour elle.  Elle poursuit en indiquant qu’elle rentre avec une bénédiction en plus du pardon de Dieu pour les péchés qu’elle aurait commis. Elle invite les autres à le faire parce que, dit-elle, passer une année étant bien portant, est une des choses dont il faut remercier Dieu.Quant à Jean Bosco Habonimana, il s’agit d’une bonne tradition car c’est une occasion de manifester sa reconnaissance à Dieu. Celui-ci invite les parents à transmettre cette bonne tradition à leurs enfants parce que ces temps de prières contribuent à la bonne éducation. Crispin Nahimana, un enfant qui venait de participer à la veillée de prière pour la première fois, a signalé qu’il a été intéressé. « J’ai loué Dieu et j’ai suivi les enseignements du pasteur remplis des conseils et c’était très intéressant. J’inviterai mes frères l’année prochaine pour qu’ils reçoivent eux aussi ces conseils», a-t-il précisé.

Eric Sabumukama

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