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FVS> Protection des droits des enfants vulnérables

« Notre attention est accordée au suivi et à l’encadrement des groupements communautaires»

 

DSC 0529Lors d’un entretien avec la rédaction du journal « Le Renouveau », le mercredi 30 octobre 2019, la représentante légale de la Famille pour vaincre le sida (FVS Amade Burundi), Spès Nihangaza, a indiqué qu’une attention est actuellement accordée au suivi et à l’encadrement des groupements communautaires qui, à leur tour et à travers des cotisations, assistent les orphelins ainsi que d’autres enfants vulnérables dans leurs familles.

 

Au cours de cet entretien, Mme Nihangaza a rappelé que depuis la création de l’association FVS Amade Burundi en 1992, l’objectif reste de promouvoir les droits des enfants vulnérables même si de nouvelles stratégies ont été entreprises. Et d’ajouter qu’au début, cette association s’occupait beaucoup plus des orphelins du sida mais qu’avec l’instabilité sociosécuritaire dans la région des Grands lacs notamment la guerre civile de 1993  au Burundi et celle du Rwanda en 1994, cette association a pris de nouvelles orientations. « C’était pour que nous puissions venir en aide aux  enfants vulnérables qui se retrouvaient dans les camps de réfugiés ». Selon Mme Nihangaza la crise au Rwanda en 1994 a fait que la situation soit amplifiée du fait qu’il y avait des enfants qui se retrouvaient à la frontière Rwando-burundaise mais aussi à la frontière avec la RDC et qui ont été acheminés à l’association de FVS/Amade Burundi. « Nous avons ouvert des centres d’accueil  pour la protection de leurs droits du fait que le Burundai faisait également face à la guerre civile et que parmi ces enfants, certains parlaient des langues que nous ne pouvions pas comprendre ».Comme indiqué, aujourd’hui  avec le retour de la paix au Burundi, la priorité est d’aider ces enfants étant dans leurs familles. « Quand ils ont regagné leurs familles d’origine, nous avons constaté qu’il y a des familles qui vivaient dans des conditions économiquement déplorables. Il était alors un joug d’ajouter par exemple à une famille de sept enfants, trois ou quatre orphelins supplémentaires. C’est pourquoi nous avons songé à la création des groupes de solidarité », a-t-elle expliqué. Dans ce cadre, jusqu’à la fin de l’année 2018,  2008 groupes de solidarité avaient été créés. A la question de savoir la valeur ajoutée de la création de ces groupes de solidarité, Mme Nihangaza a répondu qu’actuellement ces groupes ont permis qu’il y ait une amélioration des conditions de vie car la population s’entraide sans attendre l’aide des bienfaiteurs. « Cette nouvelle stratégie a permis aussi d’aider un grand nombre d’enfants sans dépenser trop d’énergie ».

Des défis ne manquent pas

Mme Nihangaza a dit que l’insuffisance des moyens handicape leur travail, raison pour laquelle cette association n’intervient que dans neuf provinces. Cependant, a-t- elle affirmé, dans d’autres provinces, cette association collabore avec d’autres organisations locales mais aussi avec l’administration afin de veiller à la protection des droits des enfants vulnérables.La représentante légale de la FVS/Amande a signalé que 50 771 orphelins et autres enfants vulnérables sont pris en charge à travers les groupements communautaires, avant de demander au gouvernement et aux autres bienfaiteurs d’intervenir dans la mise en place d’un cadre juridique dans le suivi de l’utilisation de l’argent de ces groupes pour qu’il n’y ait pas des cas de tricheries.                                               

Moise Nkurunziza

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