Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

SOCIETE> Les heures de visite dans les hôpitaux

Les patients et leurs visiteurs se plaignent

 

Certains hôpitaux affichent au vu du public un horaire de visites. Ce qui veut dire qu’on ne se lance pas dans un hôpital à n’importe quelle heure car on risque se voir refuser l’accès. Cela est devenu sujet de plaintes chez les patients et les visiteurs de l’hôpital Prince Régent Charles. Un passage du Renouveau à cet hôpital nous en dit plus. 

 

« Les heures de visites sont connues à l’hôpital Prince Régent Charles, inutile de venir nous déranger, personne n’entre à cette heure-ci », crie un gardien sur les visiteurs  et garde-malades qui apportent de la nourriture aux leurs dans les environs de 15 h. Strictement interdit de venir après les heures fixées car on n’entre pas. L’horaire est écrit noir sur blanc en gros caractères à la vue de tous les passants. La petite portière donnant accès aux chambres d’hôpital est gardée. Pas de désordre, les heures sont connues.Pourtant, certains visiteurs ne le comprennent pas. Au passage à cet hôpital, on a constaté une sorte de querelle entre le gardien et les visiteurs. Ces derniers veulent passer à tout prix. Jeanne Kanyamuneza habite Gatunguru et venait rendre visite à une maman qui venait d’avoir un bébé. « Dans notre culture, on ne va pas voir une maman ayant accouché avec les mains vides. En plus cette dernière à besoin de bien manger pour bien allaiter son bébé », dit-elle. Pourtant elle ne peut pas entrer. La nouvelle aussitôt lui  parvenue, elle s’est hâtée pour préparer un bon repas pour la jeune maman. Mais arrivée à l’hôpital Prince Régent Charles, on lui dit qu’elle ne peut pas entrer. Elle est en retard. « Comment peut-on être en retard quand il s’agit de nourrir une maman qui a bien accouché et qui n’avait personne à ses côtés pour l’assister en nourriture ? »  demande-t-elle. Des questions se soulèvent parmi les visiteurs attendant à la petite portière mais le gardien n’a pas assez de réponses.Un autre visiteur se plaint. Sa femme est très malade et il est le seul qui puisse lui apporter à manger. « Elle prend des médicaments aux heures fixes. Mais pour être efficaces, ces médicaments ont besoin d’être appuyés par de la nourriture », dit-il. Mais le gardien fait la sourde oreille. Les patients se demandent alors, est ce que cette mesure est-elle bien adaptée à notre société où les gens doivent d’abord courir pour se procurer de quoi faire vivre leurs familles ? Certes le malade est prioritaire mais les instances habiletés devraient comprendre qu’entre les courses pour signature de documents administratifs et achat des médicaments, les garde-malades peinent. Leur fermer la porte ? A bon entendeur salut !

BLANDINE NIYONGERE

Ouvrir