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VIOLATION DES MOEURS > Communication du porte-parole de la Police nationale

Deux personnes accusées de violations graves des bonnes mœurs burundaises

 

IMG 0041Le jeudi 3 octobre 2019, le porte-parole de la Police nationale, OPP1 Pierre Nkurikiye a présenté à la presse deux personnes appréhendées par la police. Elles sont accusées de violation grave des bonnes mœurs burundaises. Ces personnes ont reconnu les faits qui leur sont reprochés. 

 

«La première personne est Baraka Olegue de Carama en mairie de Bujumbura, un artiste chanteur. Il est accusé d’avoir violé de façon  grave les mœurs burundaises par la diffusion des images et autres pratiques à travers ses œuvres artistiques. « A titre d’exemple, je citerai une affiche de sa chanson qu’il a publiée l’année passée, qui présentait une fille presque nue ainsi que sa chanson vidéo intitulée Délégué général qui ternit l’image des écoles burundaises. L’artiste n’a pas cessé de se filmer et de diffuser des vidéos où il soutient les élèves qui ont déchiré leurs habits en public. La dernière courte vidéo qu’il a faite dans la cellule où il est emprisonné, il a diffusé que, pendant la nuit, on le met dans de l’eau, une façon de le torturer», a indiqué OPP1 Nkurikiye. Il a souligné que le dossier de cet artiste est long et que toutes les personnes qui ont participé à ses tournages vont être appréhendées et interrogées.

Une sorte de concurrence chez les artistes

Le porte-parole de la Police nationale a fait savoir que la deuxième personne est un certain Pacelli Iradukunda qui travaille pour une télévision en ligne  sans agrément «Waka light tv». Il est accusé de s’ingérer dans la vie privée des artistes en ternissant leurs images, une sorte de concurrence chez les artistes.Olegue Baraka a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Il a souligné qu’au début, il ne se rendait pas compte des conséquences de ses actes allant à l’encontre de la culture burundaise et qu’il regrette. Il a conseillé à tous les artistes de respecter les mœurs du pays. Pacelli Iradukunda n’a pas renié les accusations et a promis qu’il ne plus s’ingérerait dans la vie privée des autres. Tous les deux ont demandé pardon aux autorités burundaises et à tous les Burundais. 

Grâce-Divine Gahimbare

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