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COMMENTAIRE >Des initiatives heureuses en direction de la jeunesse

Guidé par le souci de favoriser et de promouvoir la paix et la cohésion sociale entre les jeunes, le projet Giramahoro de la fondation « Mariya arafasha » a organisé, récemment, une semaine de la paix en faveur des jeunes de la mairie de Bujumbura et de ceux de la province de Bujumbura, notamment de ceux des collines environnantes. En effet, du 21 au 31 août 2019, ces jeunes ont bénéficié d’une formation axée sur les thèmes en rapport avec le renforcement de la paix, la cohésion sociale, la cohabitation et la résolution pacifique des conflits. En plus de cette formation patriotique, le projet Giramahoro avait mis à son agenda un tournoi de football, sachant que le sport est un puissant facteur de réconciliation entre les êtres humains où qu’ils se trouvent à travers le monde. En créant les Jeux olympiques, Pierre De Coubertin n’y voyait-il pas d’abord un facteur de paix et de réconciliation entre les hommes habitant la planète Terre, notre mère commune ? Quoi de mieux que d’amener les jeunes à travers un encadrement qualitatif, à s’imprégner des valeurs positives de paix, de réconciliation et de cohésion sociale ? La jeunesse n’est-elle pas cette étape délicate de la vie où l’on peut être tenté par les sollicitations de toutes sortes ? Les jeunes ne sont-ils pas cette frange de la population tant convoitée par celles et ceux désireux de les orienter dans tel ou tel sens de la vie, en les instrumentalisant, en les manipulant pour les gagner à leurs causes qui ne sont pas toujours de justes causes ? En portant son choix sur les jeunes, le projet Giramahoro a  bien compris que l’avenir du pays ne peut se construire sans eux, que la jeunesse constitue une voie sûre et efficace à emprunter, pour édifier une société humaine reposant solidement sur la paix et la cohésion sociale qui ouvre la voie sur un développement national durable profitable à tous. La semaine de la paix pour les jeunes dont il est question dans ce commentaire, ne répondait qu’à cet objectif qui devrait être inscrit dans les priorités de toutes les associations ou projets s’intéressant aux jeunes et à leur avenir qui se confond bien avec celui du pays. S’occuper de la jeunesse, c’est, indubitablement, s’occuper de l’avenir du pays qui est celui de la société humaine paisible, dépouillée de toutes formes de violence, à l’instar de celles que nous avons connues dans le passé et qui nous ont fait perdre tant de vies et tant de temps. Favoriser et promouvoir la paix chez les jeunes tout en demeurant proches d’eux, c’est affirmer sa responsabilité citoyenne, qui consiste à participer activement à l’effort de développement national solidement bâti sur la paix et la cohésion sociale. C’est en ce sens que la mobilisation des jeunes autour des idéaux de paix, de cohésion sociale, de réconciliation et de développement, constituera un espoir prometteur qu’il faudra conforter par des actions concrètes d’encadrement de la jeunesse, progressivement approfondies et étendues.L’avenir du pays exige que les Burundaises et les Burundais assument un rôle plus actif dans la prise en charge des jeunes. Il faut, dans ce cas, rechercher sans cesse à amener ces derniers à défier efficacement tous ceux qui seraient tentés de les dévier du droit chemin, en multipliant d’heureuses et efficaces initiatives en leur direction. Nous devons proclamer notre soutien total à tout effort visant à permettre à la jeunesse de contribuer à la construction du pays, en exprimant sans cesse sa conviction que la paix, la réconciliation et la cohésion sociale sont des valeurs positives sûres ouvrant toutes grandes les portes d’un développement national durable. La jeunesse constituant un atout précieux pour l’avenir du pays, ouvrons-lui la voie qui est celle des valeurs d’un bon citoyen.                             

Pascaline Biduda

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