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Zone Nyambuye> La situation socio-économique des Batwa

Une lueur d’espoir pointe à l’horizon

 

IMG 1213Alors que les Batwa de la zone Nyambuye font face à de multiples problèmes, particulirièment le manque de terres cultivables, leurs conditions de vie s’améliorent. Cela ressort des avis de certains Batwa qui se sont dernièrement entretenus avec la rédaction du journal Le Renouveau. 

 

Les Batwa constituent une composante sociale qui semble être la plus misérable parmi les autres couches sociales. Athanase Batembagaza, père de famille, dit qu’ils font face au manque de terres cultivables. Cependant, il salue l’initiative de l’Etat d’avoir octroyé aux familles Batwa des terres sis à Seshaka.         « Ces terres ne suffisent pas pour  nourrir  nos familles », a-t-il signifié. Cependant, il salue la bonne cohabitation avec toutes les autres catégories sociales. « Nous ne subissons pas de discrimination. Nous sommes considérés comme les autres. Nos enfants fréquentent l’école comme tant d’autres, malgré la persistance des facteurs qui font qu’il s’observe des cas d’abandon scolaire ». Il se félicite également du nombre de ceux qui ont déjà terminé les humanités générales et de ceux qui fréquentent les universités tant publiques que privées.Quant à Calinie Ndaribaze,  les pots fabriqués en argile n’ont plus de marché suite à l’émergence des ustensiles de cuisine modernes. Pour ce fait, ce métier ne peut plus faire vivre les Batwa raison pour laquelle elle exhorte elle aussi le gouvernement de leur octroyer des terres cultivables. « Nous vivrons grâce à l’agriculture et l’élevage et la vie va s’améliorer davantage »

Leurs économies restent précaires

Malgré qu’ils combattent pour leur survie, Athanase Batembagaza affirme qu’ils n’ont pas d’activités génératrices de revenu par manque de capital. Il demande aux bienfaiteurs de les aider à en avoir pour qu’ils démarrent avec les projets générateurs de revenus. Il s’insurge en faux contre certaines accusations qu’on attribue aux Batwa comme quoi ils sont inactifs ou qu’ils ne veulent pas abandonner leur façon de vivre.Athanase Batembagaza exhorte ses confrères et sœurs à s’adonner au travail et à avoir une  meilleure vision. Aux éléves et étudiants, ils leur demande de perséverer face au multiples défis qu’ils rencontrent pour qu’ils terminent leurs cursus scolaire. « Nous comptons beaucoup sur ces derniers, ils permettront de pousser loin nos doléances.»                                                               

MOISE NKURUNZIZA

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