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Municipalité de Bujumbura> La mendicité

Un centre de formation et d’ébergement s’avère nécessaire pour y remédier

 

Certaines personnes mendient suite aux mauvaises conditions de vie dans leurs familles. La plupart d’entre elles présentent un handicap physique et d’autres prennent la mendicité comme leur source de revenus. Un centre de formation et d’ébergement s’avère nécessaire afin d’octroyer des capitaux à ceux qui peuvent travailler ou les intégrer dans des coopératives. 

 

Dans un entretien mené le vendredi 2 août 2019  avec certains mendiants du centre ville de Bujumbura, ils ont informé que la plupart des mendiants le font à cause des mauvaises conditions dans vie de leurs familles.François Bigirimana est un mendiant trouvé à l’arrêt des bus du centre ville. Il est natif de Gitega. Il a indiqué qu’il vient de passer plus d’un an dans la mendicité. M. Bigirimana a expliqué que une des raisons qui l’ont poussé à mendier est la vie difficile que mène sa famille. Il s’est retrouvé dans cette situation suite à une maladie qui a causé la paralysie de certains membres de son corps. Selon lui,  il n’est pas fier de  mendier. Il le fait par contrainte de la vie. Ce sont les même propos que Dorine Kwizera, native  de la province de Cibitoke et Jean Nkwirikiye natif de la province de Ngozi, tous présentant un handicap physique. Mme Kwizera signale qu’elle élève des enfants et doit  supporter tous leurs besoins. Elle explique que la raison qui les pousse à la mendicité même si les autorités les en empêche souvent, est le manque de travail. « Nous mettre dans des centres d’ébergement ne peut pas résoudre nos problèmes. Nous avons des familles qui dépendent de nous. Si on met dans ces centres nous seuls, nos enfants mourront de faim. Parmi nous, il y a ceux qui peuvent travailler mais qui manquent de capitaux», précise-elle. M. Nkwirikiye a ajouté que des centres de formation peuvent aider aussi  ceux qui peuvent travailler.Selon Tharcisse Nibaruta, la question de la mendicité en Mairie de Bujumbura n’est pas une chose à négliger. Mais,  la mairie a essayé à maintes reprises de rassembler ces mendiants dans le but de les amener chez eux, mais en vain. Il suggère que le gouvernement du Burundi mette en place des lieux de formation et d’ébergement destinés à ces gens, et donner des capitaux à ceux qui peuvent travailler afin qu’ils peuvent retourner dans leurs familles et pouvoir se débrouiller dans leur vie.

Julien NZAMBIMANA(stagiaire)

 

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