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LUTTE CONTRE LE CHOMAGE> La part de la Coopérative de traitement du miel

« Un savoir sans travail est un fardeau sans chameau»

 

IMG 005La Coopérative de traitement du miel (Cotra-miel) est une coopérative située dans la zone de Nyakabiga, fondée au départ par des étudiants finalistes. Le président de cette coopérative, Donatien Nshimirimana indique que les travaux vont bon train. Des agences de cette dernière ont été ouvertes dans d’autres lieux et ils ont généré d’autres activités. On prévoit même exporter du miel à l’étranger. 

 

M. Nshimirimana fait savoir que la Coopérative de traitement du miel a été fondée au départ par dix étudiants finalistes dont le but était de lutter contre le chômage. Aujourd’hui, cette coopérative a plus de vingt-cinq associés auxquels s’ajoutent des travailleurs payés par mois. M. Nshimirimana a précisé que le début leur a été difficile du fait qu’ils n’avaient pas de moyens pour débuter les travaux car ils étaient encore des étudiants. Mais, par de petites cotisations tirées de la bourse qu’ils recevaient, ils sont parvenus à initier une coopérative. Aujourd’hui, les travaux vont bon train, malgré quelques problèmes financiers et matériels, mais qu’on espère résoudre petit à petit. Les membres de la coopérative ont tous des travaux à faire dans la coopérative. Cela leur permet de satisfaire quelques besoins personnels et familiaux. «Nous avons ouvert d’autres agences à Musaga, Kanyosha, Mutakura et Kamenge suite à une forte demande du miel. Nous avons donné du travail à un grand nombre de gens. Les uns nous aident à rassembler du miel auprès des apiculteurs à l’intérieur du pays et les autres dans le travail de traitement de celui-ci», dit-il. Selon M. Nshimirimana, les connaissances acquises au cours de leurs apprentissages les ont  aidés dans les travaux réalisés dans la coopérative. Dans les projets de la coopérative, M. Nshimirimana a fait savoir qu’ils vont étendre le commerce du miel même à l’extérieur du pays. Et pour trouver du miel facilement et sans beaucoup dépenser, il a dit qu’ils vont organiser des formations afin de pratiquer l’apiculture eux-mêmes. Il ajoute que la plupart des gens restent chômeurs du fait d’oublier le proverbe qui dit : « Un savoir sans travail est un fardeau sans chameau».M. Nshimirimana termine en appelant le gouvernement à appuyer les coopératives et les associations et demande à la population burundaise de ne pas croiser les bras en attendant le tout de l’Etat.                                                                           

Julien Nzambimana (Stagiaire)

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