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RELIGION> Ouverture de la semaine catholique interuniversitaire, édition 2019 par la CDAL

Un cadre de formation théologique, spirituelle et sociale

00000000a99Le dimanche 5 mai 2019, au Foyer de charité de Bujumbura, la coordination diocésaine de l’apostolat des laïcs (CDAL), a procédé à l’ouverture de la semaine catholique interuniversitaire. Au cours de la conférence du jour, il a été demandé aux jeunes étudiants de bien discerner le mariage et se laisser guider par le Seigneur car le mariage est une mission. 

Pour l’aumônier interuniversitaire, Abbé Jérémie Bukene, la semaine catholique interuniversitaire, qui sera clôturée le dimanche 12 mai 2019, est un cadre de formation théologique, spirituelle et sociale, au niveau des valeurs, de la paix et de la solidarité.  Abbé Bukene signale que dans dix centres de rencontre qu’on a choisis, dont sept qui travailleront le jour et trois le soir (Iscam, Esprit de sagesse, Campus Kiriri), différentes activités seront réalisées au courant de la semaine, qui vont s’achever par une conférence sur l’Identité chrétienne face aux défis des conflits identitaires. « Dans notre sous-région et en Afrique en général, nous sommes toujours dans des conflits identitaires des tribus, des groupes ethniques, des groupes de partis qui sont contre les autres. Nous voulons que nos chrétiens catholiques soient avertis de ce danger et qu’ils puissent s’ausculter un style et une posture digne d’un chrétien. C’est aussi une occasion de prier pour le pays.  Nous allons prier pour que le Seigneur nous donne la grâce de l’unité, de la paix et la solidarité entre les Burundais, d’abord dans nos campus et puis dans toute la nation et partout où seront les chrétiens catholiques », a-t-il indiqué. Dans ses enseignements sur le mariage chrétien, le conférencier du jour, Théon Tuyisabe, se référant sur les saintes écritures se trouvant dans Tobie 8, 5 qui disent «Nous sommes les descendants d’un peuple de saints  et nous ne pouvons pas nous unir comme des païens qui ne connaissent pas Dieu : Prions et éduquons-nous pour un foyer chrétien ». Il a rappelé à ces étudiants qu’en tant que chrétiens, ils doivent adopter un comportement chrétien.

Ils sont appelés à quitter la culture du provisoire

Dans cet enseignement, il a parlé de la désaffection du mariage chrétien chez les jeunes, des problèmes liés à la gestion de la sexualité chez les jeunes et des fondamentaux du mariage pour inviter les étudiants à prendre le chemin de faire le mariage chrétien dans leur vie. Pour M. Tuyisabe, on observe des jeunes qui ne veulent pas se marier ou se consacrer à Dieu. En même temps on en a d’autres qui veulent former une famille monoparentale, qui veulent avoir des enfants mais ne veulent pas s’engager dans le mariage. Il leur a rappelé qu’il faut savoir apprivoiser leur sexualité et savoir vivre avec une autre de sexe opposé. « C’est à partir de cette acceptation, qu’on pourrait fonder un mariage chrétien. Il ne faut pas que les étudiants fassent comme s’ils n’étaient pas des chrétiens. Ils sont censés respecter les us et coutumes burundais mais aussi la vie chrétienne », a  enseigné M. Tuyisabe.A travers ce passage du livre de Tobie, le conférencier Tuyisabe a expliqué comment Tobie, fils de Tobie s’est comporté devant Sara, fille de Raguel, qui était possédée par un esprit anti-mariage, Asmodée, jusqu’à pouvoir chasser d’elle cet esprit et la prendre en mariage. Il a invité ces étudiants à ne pas confondre une personne avec ce qu’on dit de lui ou à certains stéréotypes mais de considérer la personne dans sa personnalité. Cela parce que le plus souvent, ces stéréotypes empêchent le mariage. Car, dit-il, ayant peur de ces stéréotypes certains jeunes évitent de s’engager dans le mariage. M. Tuyisabe a invité les jeunes étudiants catholiques à quitter la culture du provisoire et ainsi pouvoir se décider et faire des choix définitifs, d’être conscients qu’il y a l’ange du Seigneur qui les accompagne dans leur choix et de ne pas avoir peur de s’engager dans le mariage car Dieu pourvoira à leurs besoins.Vous saurez qu’en plus de certains consacrés, l’archevêque émérite Evariste Ngoyagoye, a rehaussé de sa présence les cérémonies du jour. 

Jean Bosco Nkunzimana

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