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SOCIETE> Le chômage chez les jeunes

Le manque de financement de leurs projets constitue un défi

Etant majoritaire dans la population burundaise, la jeunesse constitue un socle de développement durable si elle a l’accès à des emplois décents et si leurs projets sont financés. Cette  situation est connue, mais il revient aux jeunes d’élaborer des projets dans le cadre d’autocréation d’emplois et au gouvernement de les financer. Cela ressort de l’entretien du 3 avril 2019 avec Belinda Keza, une jeune diplômée.Le chômage chez les jeunes, surtout ceux qui terminent leurs études, s’observe dans  la capitale Bujumbura comme partout dans le pays.

La proportion de chômage pour cette catégorie de la population est plus élevée par rapport aux personnes adultes, étant donné qu’elle ne dispose ni d’expérience ni de capitaux. Jadis, les jeunes croisaient les bras aux ligalas en attente d’emplois décents au sein des structures étatiques. De cette manière, certains jeunes échangent des idées sur comment sortir du chômage et d’autres s’influencent négativement en prenant des stupéfiants. « Actuellement, avec la sensibilisation du gouvernement et la prise de conscience des jeunes, ces derniers développent de petits projets de développement pour assurer leur survie. Et d’une part, ceux qui ont des projets persistants et rentables se heurtent au manque de capitaux d’autant plus que le gouvernement ne dispose pas de fonds suffisants pour satisfaire toutes les demandes en matière de financement des projets », a signalé Mme Keza. On observe une relation inverse entre le niveau d’éducation et le taux de chômage au Burundi. Selon Mme Keza, le chômage est plus faible chez les jeunes diplômés universitaires que chez ceux ayant les niveaux secondaire et primaire. Mme Keza a précisé que pour endiguer la montée en flèche du chômage chez les jeunes Burundais, il convient de mettre en œuvre des reformes institutionnelles visant l’insertion et l’employabilité des jeunes, adapter l’enseignement aux attentes des entreprises, améliorer la formation professionnelle, accompagner les jeunes dans leurs esprits d’entreprise, stimuler la société burundaise pour la quête de la créativité, etc. Mme  Keza a souligné que l’insertion des jeunes diplômés dans la vie sociale et les difficultés d’octroi d’emploi constituent une problématique à résoudre par les pouvoirs publics. « A long terme, le chômage des jeunes est un problème pour la stabilité sociale et économique de l’Etat car les politiciens mal intentionnés profitent de la situation des jeunes démunis pour les utiliser dans la déstabilisation de la paix et de la sécurité », a-t-elle conclu. 
MIREILLE KUBWAYO (Stagiaire)

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