Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

MARIAGE INTERRELIGIONS > Qu’en disent les serviteurs de Dieu ?

Les uns sont pour, les autres sont contre

En ce moment où il s’observe la multiplication des mariages entre des jeunes filles et garçons qui ne partagent pas les mêmes convictions religieuses, le quotidien burundais d’informations, Le Renouveau s’est approché d’un pasteur d’une église protestante et d’un prêtre catholique pour savoir si ces mariages sont bénéfiques d’une part ou d’une autre. Chez les protestants, c’est strictement interdit car la bible aussi ne le permet pas.

 00001212En ces derniers moments, on observe des mariages interreligieux. On peut facilement trouver un catholique qui se marie à une protestante ou une musulmane ou vice-versa. Plus d’un se demandent si les conjoints trouvent profit en ces mariages, étant donné que, ne partageant pas les mêmes croyances religieuses, il sera difficile de s’entendre sur certaines questions voire sur l’éducation spirituelle de leurs enfants. C’est pour connaître les avantages et les défis de tels mariages, que votre quotidien Le Renouveau s’est approché du pasteur protestant, de l’église Rhema Church de Kamenge Athanase Hakizimana et du prêtre catholique Simon Ruragaragaza.Pour le pasteur Hakizimana, le mariage interreligieux est interdit au sein de son Eglise. « Dans notre église, dit-il, ce type de mariage n’est pas permis.  Et d’ailleurs, quand on lit dans le livre de Deutéronome 7, 1-4 et dans le premier livre des Rois 11, 1-6, la bible l’interdit ». Et d’ajouter que  Dieu a dit aux fils d’Israël : «Lorsque l'Eternel, ton Dieu, t'aura fait entrer dans le pays dont tu vas prendre possession, tu ne contracteras point de mariage avec ces peuples, tu ne donneras point tes filles à leurs fils, et tu ne prendras point leurs filles pour tes fils;  car ils détourneraient de moi tes fils, qui serviraient d'autres dieux, et la colère de l'Eternel s'enflammerait contre vous : il te détruirait promptement ». Ce sont ces gens avec qui on ne partage pas la religion qui induisent les bons fidèles en erreur et les écartent du royaume, comme ce fut le cas pour le roi Salomon.Pour ce pasteur, la première conséquence c’est l’éducation religieuse des enfants qui devient difficile. Les uns peuvent embrasser la foi de la mère, les autres celle du père. Ce qui ferait que le couple soit  gêné. Il  ne manque pas de dire que ce type de mariage reste très difficile à gérer car il est souvent source de conflits en famille. C’est pour cette raison qu’il appelle les jeunes à choisir leurs futurs conjoints dans leurs religions respectives. « S’il n’y a pas de commission dans l’arrangement de ce mariage, si c’est un catholique qui aime une protestante qu’il choisisse de se convertir à la religion de la fille ou la fille à la religion de son fiancé. Cela dans le but de se réserver des problèmes qu’ils risquent d’en courir dans la vie future. C’est déplorable de voir dans une même famille un enfant catholique, un autre protestant, un autre musulman. Ça c’est une mauvaise éducation. Partager la même religion est d’une grande importance en ce sens  que  tous les membres de la famille se comprennent», a-t-il conseillé

Qu’en disent les catholiques ?

Pour l’Abbé Simon Ruragaragaza a, quand il s’agit d’un adepte d’une église forte et non des embranchements des autres églises, ces mariages sont acceptés mais avec autorisation des hiérarchies. Il signale aussi que même les enfants issus de ces mariages sont reconnus à l’église catholique quand ils préfèrent embrasser cette religion de l’un des parents. A la question de savoir ce que dit la Bible, l’abbé Ruragaragaza répond en citant les versets 26 à 28 du premier chapitre du livre de la Genèse 1 : … Dieu créa l’Homme à l’image de Dieu, il les créa homme et femme. Dieu les bénit et leur dit : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. Soyez les maîtres des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, et de tous les animaux qui vont et viennent sur la terre… » L’abbé Ruragaragaza souligne que le mariage, quelle que soit l’origine des contractants, est indissoluble pour le bonheur des deux mais aussi pour l’éducation des enfants. « Mais, insiste-t-il, le problème va se poser quand il s’agira de baptiser les enfants. C’est pourquoi, actuellement, on observe beaucoup d’enfants au secondaire qui ne sont pas encore baptisés. C’est à cause de cette situation »

.MIREILLE KUBWAYO(STAGIAIRE)

Ouvrir