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Quarante-et-unième anniversaire du Le Renouveau> Entretien avec les retraités

Un début difficile mais qui a connu des progrès

 

A l’occasion de la célébration du 41e anniversaire du journal Le Renouveau qui est né le 13 avril 1978, notre rédaction est allée à la rencontre de deux retraités ayant travaillé dans ce journal. Ils ont livré leurs impressions à propos de leur début de travail dans ce journal. 

 

DSC 0605Longin Kanyegeri, maquettiste du journal actuellement en retraite, a vu naître Le Renouveau. Il a d’abord travaillé à Ubumwe en 1974, hebdomadaire en Français et en Kirundi. L’Ubumwe faisait déjà la maquette. En 1978, « il y a eu une conférence internationale où on a été obligé de couvrir cette conférence, et on devait sortir quotidiennement un numéro en Français. A cet effet, le gouvernement s’est demandé pourquoi ne pas créer un quotidien. C’est donc dans ce contexte qu’on a créé Le Renouveau, le 13 avril 1978 ». Auparavant, l’Agence burundais de presse (ABP) était le noyau de la presse écrite avec Flash info (en Français). A partir de ce noyau, cette idée de la Présidence de créer un quotidien a été mûrie. Le Grenier et Le Renouveau étaient proposés comme noms. C’est Le Renouveau qui a été choisi pour refléter le changement, la dynamique.                  

Les conditions de travail étaient déplorables      

Pour M. Kanyegeri, les conditions de travail étaient déplorables à cette époque dans la mesure où il a fallu qu’on engage un personnel. « On a pris les journalistes de Flash infor, de l’Ubumwe et ceux de la radio nationale. Egalement, une administration a été créée ». Les différents services n’étaient pas logés dans un même bâtiment car Le Renouveau était situé dans un vieux bâtiment qui fût remplacé plus tard par le Premium House, tandis que la réalisation se trouvait dans les locaux de l’Imprimerie nationale du Burundi (Inabu), au quartier Jabe. Il a ajouté qu’il y a eu un moment où la réalisation faisait la saisie des textes. Il y avait suffisamment le moyens de déplacement.Les machines utilisées pour saisir le texte s’appelaient IBM. La machine faisait la colonne  et on sortait le texte pour le corriger en insérant la lettre corrigée à l’aide des ciseaux, de la lame de rasoir et de la colle et on réimprimait le texte, a-t-il poursuivi. «C’était très difficile car cela prenait beaucoup de temps. Le travail commençait à 8h, et on rentrait à midi pour revenir 14h, et puis rentrer encore une fois à 18h pour revenir à 20h jusqu’à une heure inconnue». C’était un travail énervant, fatigant, a déploré notre interlocuteur. Après ces machines, il y en a eu d’autres qui s’appelaient Top tronic à peu-près de même système.Le même avis est partagé avec Grégoire Rurahumba. « Les contraintes ne manquaient pas à cette époque comme le matériel, le personnel insuffisant. Aussi, le journal pouvait sortir un peu tard s’il arrivait que les machines ne marchent pas très bien.  Egalement, le mettre par écrit prenait du temps ».

Des changements observés avec la venue de l’ordinateur

Longin Kanyegeri trouve qu’avec la venue de l’ordinateur, Le Renouveau a fait un pas de géant parce que le travail est facile. Aussi, ce sont les journalistes eux-mêmes qui saisissent leurs textes avec le serveur et la technique de maquette. Aujourd’hui, il y a l’horaire de travail ce qui n’était pas le cas au début du journal.  Pour Grégoire Rurahumba aussi, le journal Le Renouveau a connu beaucoup de progrès car actuellement c’est un quotidien. Autre chose à signaler est que le personnel est suffisant, sans oublier la qualité des textes car les journalistes sont formés.                  

Des souvenirs….

Grégoire Ruhahumba a travaillé dans le journal Le Renouveau dès ses débuts, et il est actuellement en retraite. Il avait d’abord passé au service de la documentantion avant d’aller au Renouveau. Ce service de la documentation publiait des documents qu’on demandait de faire mais ce n’était pas un journal. « A un certain moment, on m’a recruté pour aller au Renouveau dans le service de la rédaction. J’étais habitué à rédiger, et avec ma formation universitaire (lettres françaises), c’était très facile de rédiger les articles », a précisé M. Rurahumba. Ce qui a le plus marqué Grégoire Rurahumba est le fait de sortir le journal quotidiennement. «Cela m’a plu et c’est cela qui fait un journal».  M. Rurahumba a été affecté dans le service de la correction où il a passé beaucoup de temps. « Quand j’ai commencé à travailler à la correction des textes, cela m’a plu parce qu’il n’y avait pas de problème compte tenu de ma formation ». Etant à la retraite, il lit de temps en temps quand il tombe sur un numéro du journal Le Renouveau. « La retraite est une période où on n’a pas beaucoup de moyens, et s’abonner devient difficile », déplore-t-il. Plutôt, il écoute souvent la radio car c’est plus facile.

Yvette Irambona

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