Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

13 AVRIL 2019> 41e anniversaire du journal « Le Renouveau »

Un essor remarquable tant sur le plan morphologique que technique s’est opéré

 

P0286Le journal Le Renouveau qui atteint ses quarante-et-un ans d’existence ce samedi 13 avril 2019 a connu une évolution depuis sa création. Dans un entretien accordé à la rédaction dudit journal, le jeudi 11 avril 2019, Jean Nzeyimana, un de ses anciens directeurs, affirme qu’un essor remarquable tant sur le plan morphologique que technique, s’est opéré. 

 

Jean Nzeyimana un des anciens directeurs du journal «Le Renouveau » a d’abord rappelé le contexte dans lequel est né ce journal. «  Il est né de la volonté du régime alors nouveau du président Jean Baptiste Bagaza, c’était en date du 13 avril 1978 ». Comme il l’a fait savoir, ce journal a été créé dans le but d’informer et d’expliquer aux élites la nouvelle politique de développement qu’il avait initiée pour qu’elles la soutiennent. En plus, a-t-il dit, le président Bagaza voulait faire rayonner l’image du Burundi à l’extérieur. Nommé directeur du journal Le Renouveau à deux reprises, d’abord de juin 1981 à juillet 1982 et de janvier 2003 à octobre 2006, Jean Nzeyimana reconnaît une avancée significative de ce journal. Il affirme qu’au niveau technique, la confection du journal se faisait de façon artisanale et rudimentaire, en utilisant des machines de dactylographie. Cette situation rendait la tâche difficile et pénible comme il l’a souligné : « On faisait la maquette à la main, avec des ciseaux et de la colle. La correction se faisait aussi à la main, on était obligé de coller le mot corrigé ». Il dit que le travail trainait beaucoup et qu’il leur arrivait souvent de rentrer tard dans la nuit. Il affirme que c’est longtemps après, vers les années 1992, qu’on a commencé à utiliser les ordinateurs. En plus, les conditions de travail n’étaient pas du tout satisfaisantes car ils travaillaient dans une salle de rédaction qui était un hangar complètement fermé et invivable, surtout quand il faisait chaud.Quant au système d’impression, Jean Nzeyimana dit qu’il n’y a pas eu un grand changement sauf qu’auparavant on utilisait l’impression à l’aide des films en plastique alors qu’aujourd’hui l’impression se fait à l’aide des films transparents. Il affirme également que cette nouvelle méthode rend facile le travail car elle permet de gagner beaucoup de temps.  «A un moment donné, le technicien de l’imprimerie a proposé de passer par le film transparent directement imprimable sur une plaque offset, c’est une évolution qu’il faut saluer aussi», a-t-il ajouté.Une autre avancée que M. Nzeyimana salue est l’impression du journal en quatre couleurs. « Le directeur général m’a proposé cela, et on a fait un essai, c’était en 2006, avant le journal était en noir ». A part tout cela, Jean Nzeyimana parle d’un pas en avant sur le plan physique du journal. «  A l’époque, le journal était de grand format alors qu’aujourd’hui le format a été  réduit ». Sur ce, il dit qu’on a gagné du temps de montage, d’impression et, a permis d’obtenir 35 millions sur les impressions. En plus, actuellement, les employés de la direction générale des Publications de presse burundaise se dotent d’un statut juridique, ce qui n’était pas le cas autrefois. Toutefois, sur le plan rédactionnel, M. Nzeyimana remarque qu’il y a un manquement parce qu’il y a eu des périodes de libertés et celles qui le sont moins. Il affirme aussi qu’il s’observe des lacunes  surtout au niveau de la syntaxe et un recul de donner l’information, surtout pour les actualités politiques.

Moïse Nkurunziza (stagiaire)

Ouvrir