Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Les confessions religieuses> Impact de certaines idéologies

Les bonnes relations sociales devraient être le pilier de leurs pratiques

 

La liberté d’opinion tant religieuse que politique existe au Burundi. Actuellement on observe beaucoup de nouvelles églises qui naissent. Chacune avec son idéologie. Mais ce qui s’observe, c’est que certaines idéologies portent atteinte à la société car des fois, elles rompent des relations familiales ou poussent certains élèves à abandonner l’école.  

 

Le rôle principal des églises est la guérison des âmes de leurs fidèles. Elles doivent s’investir profondément dans la culture de l’amour, de la charité et des bonnes œuvres qui favorisent la cohésion sociale. Mais ce qui se remarque actuellement ne va pas dans cette logique. Il y a des églises qui sont venues avec des idéologies qui, en soi ne sont pas mauvaises, mais dont la conception aux yeux des autres semblent contraires aux us et mœurs des Burundais. Dans certaines provinces du pays et dans la municipalité de Bujumbura, ce genre d’églises existe. Certaines interdisent à leurs fidèles et surtout aux femmes de se faire couper les cheveux. Cette idéologie a un impact négatif sur les fidèles de ces églises et surtout ceux du monde scolaire. En ces derniers temps, avec la mesure du ministre ayant l’éducation dans ses attributions, qui interdit toute extravagance dans l’habillement et qui oblige tous les élèves du système éducatif du Burundi, tant public que privé, à se faire couper les cheveux, les fidèles de ces églises ont eu de la peine à trouver des places pour leur scolarité. 

Certaines élèves rompent avec leurs familles

Ne voulant pas renoncer à leurs croyances, certaines élèves ont dû abandonner l’école. D’autres ont rompu les liens avec leurs familles et sont prises en charge totale par l’église. A.T, est une élève rencontrée dans la zone urbaine de Cibitoke, dans la municipalité de Bujumbura. Elle affirme que dans sa famille, elle est la seule adepte de cette église qui oblige les femmes à ne jamais se faire raser la tête et qu’elle a quitté sa famille et est désormais prise en charge par son église. Celle-ci lui a trouvé une place dans un établissement scolaire non régi par la mesure du ministre en charge de l’éducation. Il y en a d’autres dont les idéologies contraignent leurs fidèles à certains interdits. Ce qui pousse souvent leurs fidèles à s’opposer à différents programmes nationaux, comme les campagnes de vaccination organisées par le ministère chargé de la santé publique. Cela peut, dans certains cas, nuire à la bonne santé des Burundais en cas d’épidémie. La meilleure des choses serait que ces confessions religieuses revoient leurs idéologies dans le but de les épurer afin de garantir un avenir meilleur pour leurs fidèles et sauvegarder les bonnes relations sociales.

Donathe Ndayisenga (Stagiaire)

Ouvrir