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Culture> La coutume traditionnelle : « Kwibarutsa umuvyeyi »

Elle donne l’honneur à la femme    

 

Depuis des années, nos ancêtres avaient la coutume d’assister une mère qui venait de mettre au monde (kwibarutsa umuvyeyi). Ils amenaient des boissons et des paniers remplis de vivres. Tout cela s’accompagnait de chansons dites berceuses pour encourager la mère et vanter sa bravoure. Cette tradition se pratique  aussi de nos jours et son caractère social s’améliore de plus en plus.

 

La famille qui voit naître un enfant accueille de nombreux visiteurs venus rendre visite au nouveau-venu  et féliciter la maman. Le plus souvent, se sont les membres de la famille élargie, les amis et les connaissances. Ceux-ci viennent avec des cadeaux divers qui, comme on le prétend, sont destinés au nouveau-né.  Mais aujourd’hui, cette coutume est beaucoup améliorée. Des fois, les dames s’organisent, se préparent et se fixent la date de le faire. Parmi elles, il y a celles qui collectent de  l’argent, achètent le matériel pour le bébé et ce dont la maman a besoin et vont les offrir à la famille. La rédaction du journal Le Renouveau s’est entretenue avec Arlène Kaneza à propos de cette coutume « kwibarutsa umuvyeyi ». Mme Kaneza dit qu’aujourd’hui, les dames en s’organisant, aident beaucoup les mères. Car, il y a des femmes qui n’ont pas suffisamment de moyens pour acheter tout le matériel pour le bébé. Mais grâce à cette assistance, la famille aura tout le nécessaire pour mieux accueillir leur bébé. Ce qui rend la famille heureuse.

L’assistance est plus que le matériel

La coutume a aussi une dimension morale car, en plus des cadeaux offerts, des paroles d’encouragement sont adressées à la mère et au père pour les féliciter et les encourager à l’éducation des enfants. C’est notamment « simba imanga» «  Imana icane » pour dire que la mère est sortie victorieuse car, ayant échappé à la mort qui pouvait l’emporter durant l’accouchement.  Parfois on chante et tout en encourageant la mère et certaines paroles invitent la famille à mettre au monde beaucoup d’enfants , telles « subirayo nta mahwa » qui signifie que la dame peut mettre au monde encore car la voie n’est pas jonchée de ronces. Nadine Kwizera affirme que cette coutume donne l’honneur à la femme.     

Mireille Kubwayo (stagiaire)

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