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ZONE RUGARI > Condition de vie des Batwa

Elle mérite une amélioration

 

DSCI6729La zone Rugari, sur la colline Rutoke abrite plusieurs familles des Batwa. Cette population affirme n’avoir pas de terre pour cultiver, et leurs maisons sont faites en pailles. Tel a été le constat lors de notre passage dans cette localité . 

 

Aïcha Niyonkuru, est une femme mariée. Elle a six enfants. Son mari a aussi une autre femme, celle-ci a neuf enfants. D’après elle, ils possèdent une petite propriété à exploiter pour faire vivre la famille. Ils mènent une vie dure car pour vivre, ils doivent se débrouiller pour gagner leur pain. Selon Mme Niyonkuru, l’ignorance est la base de leur sous- développement. Leurs enfants ne vont pas à l’école, et ceux qui y vont n’arrivent pas à terminer l’école primaire. Tout cela est dû généralement à la pauvreté  à laquelle font face ces populations.Les Batwa de la zone Rugari vivent encore dans des huttes, personne n’a une maison en matériaux semi-durables. Ils disent même qu’ils manquent de paille à mettre sur leurs maisons une fois détruite. Ils disent que la paille est utilisée dans les plantations d’ananas et de café. Ils risquent même l’emprisonnement si une fois ils utilisent de la paille venant d’une propriété qui n’est pas la leur.La santé de la reproduction chez les populations batwa est quasi inexistante. Une famille a en moyenne sept enfants par femme. Ce chiffre est exorbitant pour une famille qui peut récolter cinq kilogrammes de haricots pour une saison culturale (5kg). En plus, un homme peut avoir plus d’une femme, ce qui engendre un grand nombre d’enfants. Aucune femme parmi les deux n’est enregistrée à de l’Etat-civil. Cela a comme conséquence, les enfants issus de ces familles ne peuvent pas bénéficier de la gratuité des soins de santé, ainsi que la gratuité de la scolarité. Selon Mme Niyonkuru, la seule source de revenu qu’ils avaient, était la poterie. Mais actuellement, ils n’ont plus de marché d’écoulement, personne ne cuisine ou ne puise de l’eau dans des pots. Elle demande au gouvernement de leur octroyers des terres à cultiver, mais aussi des moyens pour la construction des maisons plus descentes. 

Aline Nshimirimana

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