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COUR ANTI-CORRUPTION> Les réalisations de l’année judiciaire 2018

Le montant recouvré a été triplé par rapport à l’année 2017

 

DSC03350Dans un entretien accordé à la rédaction du quotidien Le Renouveau, le lundi 11 mars 2019, le président de la Cour anti-corruption, Elie Manirafasha, a indiqué que le montant recouvré par la Cour et son parquet général au cours de l’année judiciaire 2018 a été multiplié par plus de trois par rapport à l’année 2017. L’autorité judiciaire a affirmé que tout le personnel a mis en application sans hésitations toutes les stratégies envisagées par la Cour pour atteindre ce rendement. 

 

Selon le président de la Cour anti-corruption, les statistiques montrent que plus  du triple des montants entrés au cours de l’année judiciaire 2017 a été encaissé en 2018. En effet, d’après cette autorité judiciaire, sur le montant de 357 053 852 FBu encaissé en 2017, la Cour et  son  parquet  général ont fait entrer au cours de l’année judiciaire 2018 des montants respectifs de 771 091 015 FBu plus 4 700 dollars américains et 524 867 608 FBu plus 500 dollars américains, soit 1 295 959 073 FBu et 5 200 dollars américains.  Ledit président a également révélé les données chiffrées des différentes affaires pendantes devant la Cour anti-corruption. Il a dit que le rendement est appréciable. Selon l’interlocuteur, cent-quatre vingt et une affaires ont été inscrites au moment où deux cent trente-sept affaires dont deux cent vingt-cinq au fond et douze d’avant faire droit ont été jugées. Soixante trois décisions ont été rendues au cours de l’année 2018 sur cinquante trois rendus en 2017.  En ce qui est des affaires exécutées, il a indiqué que la Cour a pu exécuter soixante - neuf, soit une affaire de plus par rapport au rendement de l’année 2017. Devant la Cour anti-corruption, le droit de faire appel garanti par la Constitution et les autres lois en vigueur est observé. C’est la raison pour laquelle cent deux sur soixante-quatre affaires en appel de 2017 ont été enregistrés au cours de l’année judiciaire 2018.  La Cour n’a pas croisé les bras devant les affaires de flagrance. Selon la même source, sept affaires de flagrance ont été jugées en 2018 sur quatre de 2017. M. Manirafasha a signalé que pendant l’année 2018, le personnel de la Cour a été régulier et a vaqué sans désemparer au travail. En plus, a-t-il continué, le même personnel a mis, sans hésitations, en pratique toutes les stratégies envisagées par celle-ci. « C’est la raison pour laquelle notre instance judiciaire a pu atteindre un tel rendement », a éclairci le président de la Cour anti-corruption. Pour atteindre ces résultats, il a également mentionné que c’est l’ensemble des efforts qui ont été conjugués.

Vincent Mbonihankuye

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