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VBSG> Témoignage d’une femme qui en a été victime

Elle a retrouvé l’intégration sociale

 

Les violences basées sur le genre sont des actes à éradiquer dans la société. Les victimes de ce mauvais acte sont des fois stigmatisées par la société ou se replient sur elles-mêmes. KL est une femme qui a été violée et qui a pu bénéficier d’une prise en charge psychologique  avant de regagner les siens. 

 

«L’année 2014 est une année que je n’oublierai jamais dans ma vie. C’était le jeudi 12 mars. J’allais voir ma cousine qui habite à Mutambara dans la province de Rumonge et en traversant une petite forêt qui se trouve à côté du chemin, j’y ai rencontré un groupe de gens et ils m’ont pris par force et violé. J’ai failli mourir. Après une demie heure il y a une dame qui est passée par ce chemin et m’a trouvée par terre à moitié morte », raconte Mme KL.Après avoir entendu que sa femme a été violée, son mari la détestait disant que cela n’est pas du tout vrai. KL a été transportée à l’hôpital  pour être soignée. Après les soins médicaux elle a été conduite chez un psychologue. Il y a eu un groupe de personne qui a rejoint son mari pour lui expliquer de quoi il s’agit et ce dernier a fini par prendre conscience que c’est un accident et qu’elle méritait d’être comprise et soutenue. Cela a coïncidé avec la fin de la prise en charge. «Mes amies sont venues me récupérer et m’ont conduite à la maison. Par surprise, mon mari m’a accueillie à bras ouverts et moi aussi j’ai retrouvé la joie et l’intégration sociale», affirme Mme KL. Les personnes violées sont des personnes à ne pas négliger parce que les victimes n’ont aucune part de responsabilité dans cet acte. Elles sont plutôt à aider puisqu’ elles restent avec le droit à la vie et à la prise en charge chaque foi que c’est nécessaire.Mme KL a signalé que les autres femmes qui ont subi un tel acte sont obligées de se débarrasser du repli sur soi et de rejoindre les associations de prise en charge. Et de conseiller les hommes de ne pas traumatiser leurs femmes quand elles sont violées parce que ce sont eux qui ont une grande part dans leur guérison.   

Mirielle Kubwayo (stagiaire)

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