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PROSTITUTION> Une femme à partenaires multiples s’exprime

Elle est prête à abandonner le métier, mais…

 

QDD 0012Une femme à partenaires multiples tient à abandonner la prostitution aussitôt qu’elle trouve une terre arable ou disposer d’un capital en vue d’exercer une activité génératrice de revenus. Elle se rend compte que ce métier a plusieurs méfaits : le risque d’attraper des maladies, le mépris social, des rançons auxquels les prostituées font face.  

 

Le quotidien « Le Renouveau» s’est entretenu, le mardi 5 mars 2019, avec une femme à partenaires multiples qui estime qu’elle serait prête à abandonner le métier de se prostituer si elle pouvait se procurer d’une terre arable ou trouver un capital pour s’occuper d’une activité génératrice des revenus. Cette affirmation est intervenue en marge de la réunion tenue dernièrement par le chef de zone Gatumba, Hussein Ntahetwa en collaboration avec le commandant du camp infanterie, le Major Astéric Masabo ainsi que le représentant de la police en poste à Gatumba, Mathieu Ndacayisaba. Ces personnalités décriaient le phénomène lié à la prostitution étant donné qu’il crée le désordre social. Selon Claudine Irakoze, âgée de 25 ans et mère de deux enfants, la prostitution constitue un phénomène qui n’honore pas les personnes qui en font usage. Elle a fait remarquer que les vendeuses de leur corps sont, dans bien des cas, méprisées non seulement par leurs familles, mais également par la société toute entière. Elle a précisé qu’elles ne disposent pas suffisamment de temps pour se reposer dans la mesure où elles sont obligées de sillonner les rues et fréquenter les cabarets pour chercher des partenaires qui pourraient les approcher. A cet effet, leur temps de repos est limité parce qu’elles se promènent la journée comme la nuit. Elle n’a pas manqué de déplorer le fait de se voir exposer  aux maladies sexuellement transmissibles en l’occurrence le VIH-sida, la syphilis, la blennorragie…  Elle a même signalé le danger qui guette certaines prostituées lorsqu’elles rentrent à la maison pendant les heures indues de la nuit. Elles sont tantôt victimes des catchs orchestrés par des bandits qui les attendent particulièrement à des endroits non éclairés, tantôt rançonnées. Il n’est pas rare de les voir avec des blessures, a-t-elle ajouté. A en croire ses propos, il est regrettable de courir avec un homme que l’on n’aime pas, le consentement provenant d’un simple objectif de faire face aux conditions difficiles qu’on traverse. La situation malheureuse qui vient de se produire dans un cabaret du quartier Gaharawe en zone Gatumba montre à quel point la prostitution est parmi les facteurs d’instabilité sociale. La simple mésentente a par exemple abouti à l’irréparable. 

Masta Shabani

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