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Phénomène enfant de la rue> La part des familles dans sa réduction

C’est au sein des familles que résident toutes les solutions à ce problème

 

IMG 1963Malgré l’effort du gouvernement du Burundi à retirer  de la rue tous les enfants qui y mènent leur vie, le phénomène des enfants de la rue  persiste dans certaines villes du pays. Selon Jean Claude Nsabimana,  chef de famille et membre de la communauté  sant’Egidio,  la part des familles est incontournable pour faire face à ce problème. 

 

« Pour qu’un enfant décide d’adopter la vie de la rue, c’est qu’il va à la recherche de ce qui lui manque à la maison », fait savoir Jean Claude Nsabimana, lors d’un entretien qu’il a accordé à la rédaction du quotidien Le Renouveau.Notre interlocuteur explique  que  les facteurs poussant l’enfant à adopter la vie de la rue  sont multiples et varient d’un enfant à l’autre. Et la plupart de ces facteurs trouvent souvent leur origine au sein des familles. Ici M. Nsabimana donne l’exemple des enfants qui adoptent la vie de la rue alors que leurs deux parents sont encore en vie et paraissent capables de travailler pour satisfaire les besoins de leurs enfants. Il explique qu’il s’agit  ici d’un manque d’éducation de base car celle-ci est d’abord puisée dans le comportement  des parents.  «Le mauvais comportement des parents peut pousser l’enfant à quitter la famille vers la rue», ajoute M.Nsabimana. Il donne l’exemple des familles où les parents se battent souvent ou affichent d’autres mauvais comportement ou encore s’ils ne satisfont pas les besoins vitaux de leurs enfants.  Mais on n’ignore pas  qu’il y a d’autres enfants qui adoptent la vie de la rue parce qu’ils ont perdu leurs parents ou qu’ils sont abandonnés pour différentes causes.Pour Jean Claude Nsabimana,  c’est au sein des familles que résident toutes les solutions à ce problème des enfants qui adoptent la vie de la rue. Il faut seulement que les parents assument leurs responsabilités, c’est-à-dire celui d’éduquer et essayer de couvrir les besoins primaires de leurs enfants car, ajoute l’interlocuteur, l’enfant  qui voit ses parents unis et ses besoins couverts n’ose jamais quitter la maison vers la rue. Pour ceux qui sont déjà dans la situation de rue, M.Nsabimana  signale que chaque famille devrait être préoccupée par le retrait de ces enfants dans cette vie de misère, pour soutenir l’effort déjà fait par le gouvernement burundais. «Chassés de la rue, ils devraient être accueillis chaleureusement dans notre familles», poursuit-il.
 

ERIC SABUMUKAMA

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