Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

GENRE> Témoignage d’une fille non reconnue reconnu par son père

Il mène une vie difficile

 

Un enfant qui n’est pas reconnu par son père mène vie difficile. Il ne se sent pas à l’aise dans sa famille d’autant plus qu’il n’est pas traité de la même manière que ses frères et sœurs. 

 

Dans un témoignage de V.K, une jeune fille âgée de 17 ans, elle a fait savoir qu’elle est née dans une famille de six enfants. Mais, depuis son jeune âge, son père ne la traitait pas comme les autres enfants. Il disait chaque fois qu’elle n’est pas son propre enfant. V.K a indiqué qu’elle a mené une vie difficile car son père ne lui donnait rien. Par exemple, les cinq autres enfants fréquentent l’école mais quant à elle, elle a été obligée de suspendre les études faute de moyens financiers. Le père ne lui achetait pas de vêtements, de cahiers, etc. Ce qui signifie qu’elle ne pouvait pas continuer sans aucun soutien. V.K a fait savoir que même après l’abandon scolaire, la vie n’a pas été facile. Elle s’occupait des travaux ménagers  avec sa mère mais elle était toujours grondée par son père. Fatiguée de cette situation, V.K s’est confiée à son oncle pour qu’il lui donne des conseils. Son oncle lui a conseillé plusieurs fois mais, il n’a pas changé de comportements.Quand on le met dans un conseil familial, il accepte que c’est son enfant. Mais, retourné à la maison, la fille est toujours maltraitée.Suite à ce comportement de son père, certains autres enfants ont également commencé à la maltraiter.  Cet enfant a pris la décision de quitter la maison pour une autre vie ailleurs. Aujourd’hui, V.K est dans l’un des quartiers de Bujumbura, elle s’occupe des enfants dans une famille. Pour le moment, cette fille est un peu à l’aise mais, parfois elle se sent abandonnée par sa famille. Elle a indiqué que pour le moment, elle peut s’acheter ce dont elle a besoin grâce à l’argent qu’elle gagne à chaque fin du mois.V.K a fait savoir que même si son âge est un peu avancé alors qu’elle était encore en 5e année primaire, elle a toujours envie de retourner à l’école. Mais, cela n’est pas du tout facile si elle ne trouve pas une autre famille qui l’héberge et lui paye les frais scolaires et tout ce dont elle a besoin.

Lucie Ngoyagoye

Ouvrir