Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

MINISTERE EN CHARGE DE LA SECURITE PUBLIQUE> Communication du porte-parole

Sur la mort du conducteur de taxi-vélo tué par balle

 

DSC08528Le porte-parole du ministère de la Sécurité publique et de la gestion des catastrophes, Pierre Nkurikiye, a  donné, le mercredi 6 février 2019,  une communication sur l’incident survenu à l’avenue Muyinga de la zone Rohero où un conducteur de taxi-vélo a été tué par balle, le mardi 5 février 2019. 

 

Le porte-parole du ministère en charge de la sécurité publique a indiqué qu’il y a eu un cas de mort d’un conducteur de vélo en zone Rohero. Celui-ci a été touché par une balle sortie de l’arme d’un policier par mégarde. M. Nkurikiye a signalé qu’un groupe de trois policiers avaient été envoyé dans une mission d’empêcher tous les vélos d’accéder au périmètre interdire. Quand les policiers ont saisi le premier vélo, a-t-il dit, son propriétaire a appelé un groupe  des conducteurs de taxi-vélos aux alentours pour s’attaquer aux policiers. Et d’ajouter qu’ils sont venus en masse avec des pierres dans la main et ont commencé à les jeter aux policiers blessant à la tête le brigadier de police Thaddée Nduwimana. « Au moment où ils s’attaquaient à un autre policier pour lui arracher son arme, ils se sont battus avec celui-ci et, par mégarde, une balle est  sortie et  a touché Jonas Ndayishimiye, natif de la colline Rubamvyi, en commune et province de Gitega en 1988 », a-t-il précisé.Selon Nkurikiye, la police a continué à faire cesser ce mouvement criminel en appréhendant certain des meneurs de ce groupe qui sont actuellement en interrogatoire. La police déplore que de tels actes se commettent ces derniers jours contre des policiers qui sont en train d’exercer leur mission légalement et professionnellement. M. Nkurikiye a cité trois exemples. Le premier s’est produit à Buyenzi vers 20 heures le 5 février 2019 où les policiers voulaient empêcher aux jeunes de consommer de la drogue de type Failo et ces derniers ont attaqué ces policiers et voulaient les brûler. Un jeune appréhendé s’est même évadé, emportant la menotte sur lui. Le second cas s’est produit le même jour à 21 heures à Kamenge quand un policier en mission commandée a été gravement blessé par des criminels à l’aide d’une machette et ces derniers ont été également appréhendés. Le troisième cas est de la commune Matongo en province de Kayanza où, le dimanche 3 février 2019 vers 18 heures, un groupe de jeunes gens se sont attaqués et ont gravement blessé un brigadier de  police qui exerçait sa mission légalement.

L’enquête va se dérouler à charge et à décharge 

Le porte-parole du ministère en charge de la sécurité publique a tenu à informer le public que les policiers  sont envoyés en différentes missions pour le bien-être et la sécurité de la population. Selon lui, il est strictement interdit de s’attaquer aux policiers en exercice des missions légales et professionnelles leurs confiées. Il a également rappelé que les policiers ont le droit de se défendre chaque fois qu’ils sont attaqués en exercice de leurs missions. Le porte-parole du ministère en charge de la sécurité publique a demandé à tout un chacun de toujours respecter la loi et les mesures prises.  En prenant l’exemple  de ne pas franchir tel ou tel autre périmètre, il a dit que c’est pour des raisons de sécurité et que des conséquences dramatiques peuvent se produire à l’endroit de ceux qui les violent en attaquant des policiers.Pour tous les cas susmentionnés, M. Nkurikiye a fait savoir que les auteurs ont été appréhendés et les enquêtes sont en cours. Pour le cas de Bujumbura, l’enquête va être très approfondie pour voir tout ce qui serait derrière ce mouvement de ces jeunes gens.Il a conclu que les auteurs de ce soulèvement et le policier qui avait l’arme ont été appréhendés  et l’enquête va se dérouler à charge et à décharge. Après l’enquête, a-t-il dit, le dossier va être transmis au parquet et  va suivre la procédure normale.

Ezéchiel Misigaro

Ouvrir