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RELIGION> Conseil interconfessionnel du Burundi

La médiation et le dialogue au centre des échanges

 

DSC05850Dans le cadre du projet « Combattre la violence politique et religieuse ainsi que la radicalisation à travers la collaboration multireligieuse au Burundi », le conseil interconfessionnel du Burundi a organisé une session sur la médiation et le dialogue  à l’intention des membres des confessions religieuses et d’autres parties prenantes, à Bujumbura, le mardi 29 janvier2019.  

 

Après un petit rappel sur l’origine du conseil interconfessionnel du Burundi (CICB) en 2008, les organisateurs de ladite session ont mis un accent particulier sur l’importance du dialogue et de la médiation au sein des églises et confessions religieuses, au sein des jeunes, des partis politiques et la société civile. Ledit projet va couvrir pour le moment les provinces de Bujumbura mairie, Bujumbura, Muyinga et Rumonge. Sylvere Nsengiyumva, orateur du jour, a dispensé des enseignements sur le genre de conflits, leurs causes, le dialogue et la négociation, les projets de réconciliation, etc. Ces valeurs aident les églises et les confessions religieuses à appuyer par leurs enseignements sur comment gérer les conflits. « La médiation est un processus volontaire », indique M. Nsengiyumva. Les gens doivent s’y investir et marquer leur accord dans la résolution des conflits. Un jeu de témoignages sur ce qui a marqué et ce qui a rendu heureux chacun des participants dans leur vie a montré que les conflits en société divergent et que l’on a toujours tendance à considérer plus importants ses malheurs que ceux des autres. On pense toujours que l’on peut jouer le réconciliateur avant de connaitre ce que les autres ont vécu. M. Nsengiyumva indique que l’essentiel n’est pas les conflits mais plutôt le comportement adopté lors des conflits. Les conflits peuvent être résolus si l’on ne les nie pas, si l’on ne les transfère pas à l’autre et si on s’assoit ensemble pour en parler. Certains conflits peuvent être superficiels ou de surface, ça veut dire qu’ils sont non prémédités. D’autres par contre peuvent être en latence et d’autres ouverts. Dans toutes ces catégories, le présentateur a souligné l’importance de connaitre l’origine du conflit, d’éviter des informations erronées et de veiller à ce que la résolution de ces conflits couvre l’intérêt de toutes les parties. 

Blandine Niyongere, Donathe Ndayisenga (Stagiaire)

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