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Société de gardiennage d’immeuble (SGI)> Au marché de Jabé

Les agents de sécurité se plaignent de l’irrégularité des salaires

 

Les agents de sécurité de la société SGI œuvrant au marché moderne de Jabe se lamentent à propos de la perception de leurs salaires depuis le mois de février 2018.Les représentants de cette société s’inscrivent en faux contre ce qu’ils qualifient de fausses informations. La rédaction du journal Le Renouveau s’est entretenue avec les concernés, le vendredi 25 décembre 2018. 

 

JB.,  un des agents de sécurité de SGI, dénonce les irrégilarités dans la perception de leurs salaires depuis le mois de février 2018. « Depuis le mois de février, on n’a jamais perçu la totalité du salaire mensuel qui est estimé à 60 000 FBu », a dit B.J. Et d’ajouter : « Au mois de février chacun a eu 12 000 seulement ; les mois de mars et avril, nous n’avons rien reçu. Au mois de mai, on ne nous a donné que 5 000 FBu». B.J affirme que lui et ses coéquipiers ont collecté eux-mêmes l’argent auprès des commerçants pendant les mois de juin et juillet et que par conséquent, chacun a eu      25 000 FBu par mois. Pendant cette période, ces agents disent qu’ils avaient des promesse d’être régularisés avec le démarrage du nouveau marché.J.B a fait savoir que cette situation n’a pas été changée. Il affirme  que, pour le mois d’août, lui et ses collègues ont eu 23 000 FBu chacun, un montant dans lequel on a soustrait 5 000 FBu de badge. Selon cet agent ; au mois d’octobre ils ont perçu      40 000 FBu et, depuis lors ils n’ont rien perçu.J.B demande la régularisation de leurs salaires ainsi que les contrats de travail parce qu’il affirme  avoir travaillé dans des conditions difficiles. « Nous travaillons sans contrat ni assurance, le chef peut te chasser comme il veut et quand il le veut. Il suffit seulement que tu commettes une légère faute », regrette-t-il.
Un lendemain incertain pour ces agents de SGI

J.B dit avoir vécu une vie pénible ces derniers mois parce que, comme il l’a signalé, il loue une maison avec d’autres et il trouve difficilement les moyens de survivre dans de telles conditions. Il doute pour le lendemain de ces agents si rien ne change.Nestor Ndayisenga, représentant légal de SGI, joint par téléphone, dément toutes ces accusations. « Il s’agit d’un complot fomanté dans le seul but de salir notre  société », a-t-il signalé. Il se demande, par contre, comment un travailleur peut passer plus de  cinq mois sans percevoir son salaire et rester attaché à son poste. Selon ce représentant, celui qui a osé parler de ces mensonges serait parmi les agents qui ont été chassés dans cette société. Il demande à quiconque ayant des réclamations de s’adresser à ses chefs hiérarchiques afin d’y trouver une solution adéquate.Concernant la question des contrats des agents de sécurité de SGI oeuvrant au marché moderne de Jabe, leur chef direct, joint aussi par téléphone, affirme qu’il y a ceux qui ont déjà eu des contrats indéterminés  pendant que d’autres vont avoir un contrat d’essai de trois mois.Il a indiqué que ces agents de sécurité collectent eux-mêmes la somme exigée auprès des commerçants et partagent entre eux le montant obtenu. Ce chef trouve que la nouveauté du marché de Jabe constitue un défi majeur pour ces agents de sécurité, d’obtenir la totalité de leurs salaires. Il garde espoir que petit à petit, la situation va se normaliser après que tous les commerçants aient terminé de  s’y installer.                                                       

Nkurunziza Moïse/ stagiaire

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