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SAD>Echange de vœux avec les enfants de la rue

Ils étaient très enthousiastes

 

DSCI6592Comme les autres personnes, les enfants de la rue ont besoin d’être soutenus, ce sont des enfants comme les autres, mais qui n’ont pas eu la chance de naître dans des familles qui leur offrent le minimum de ce dont ils ont besoin. Cela a été compris par l’Association pour la développement social (Sad) qui a procédé, le lundi 31 décembre 2018, à l’échange de vœux du Nouvel An entre les enfants de la rue des quartiers Buterere, Kamenge, Kinama et ceux qui se sont joints à ces derniers.   

 

Les enfants qui ont pu participer à l’échange de vœux proviennent des quartiers Buterere, Kamenge, Cibitoke, Kinama, ainsi que ceux qui viennent de la Zone Nyambuye, etc. Parmi ces enfants, il y en a qui étudient mais qui profitent des moments libres pour aller dans la rue quémander de l’argent. A la question de savoir les raisons qui les poussent à aller dans la rue, ils ont répondu que c’est le manque de nourriture à la maison. La plupart sont des orphelins de père et de mère, d’autres n’ont qu’un seul parent et d’autres encore ont une belle-mère qui les maltraite, ce qui les pousse à se réfugier dans la rue. Bellard Uwingabire est un jeune de seize ans (16) qui vit à Kamenge, quartier Kavumu. Il étudie en 5e année. Pour lui, mendier n’est pas un choix, mais il y est contraint. A la maison, ils sont à cinq, ils n’ont que leur maman, et cette dernière ne peut pas les satisfaire quant à la nourriture. «C’est pourquoi j’ai choisi d’aller mendier dans la rue. Mais cela ne me plait pas », indique-t-il.Il s’est dit satisfait par le fait d’avoir été choisi parmi les enfants qui ont participé à l’échange de vœux par la Sad. Aux noms des enfants qui ont participé, il a remercié cette association qui a pensé à eux pour cette journée spéciale de l’année. « Nous sommes contents parce que nous venons de fêter  le Nouvel An comme les autres», a-t-il signalé.Pour Bienvenue Munyerere, représentant de la Sad, on a voulu rassembler les quelques enfants pour leur montrer qu’on pense à eux, que leur situation n’est pas une fatalité. Il a profité de cette occasion pour leur prodiguer des conseils, surtout à l’endroit de ceux qui approchent l’âge de la maturité, en leur disant que la rue n’est pas un endroit pour vivre, qu’ils doivent travailler dur pour réussir leur vie. Il a aussi interpellé ceux qui veulent étudier, qu’il peut les aider gratuitement à cette fin. 

Aline Nshimirimana

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