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ENA> Conférence publique du vendredi 28 décembre 2018

La radicalisation religieuse et ses effets sur la société

 

DSC07039Dans le cadre de la mise en œuvre de son plan d’action 2018, l’Ecole nationale d’administration (Ena) a lancé une série de six conférences dont la sixième et dernière pour cette année a eu lieu le vendredi 28 décembre 2018 dans les enceintes de ladite institution, sous le thème: « La radicalisation religieuse et ses effets sur la société : Cas d’Eusébie Ngendakumana ». 

 

Dans son discours d’ouverture, le coordonnateur des conférences à l’Ena, Alexis Ndabarushimana qui a représenté le directeur de l’Ena empêché, a rappelé que l’Ena a le mandat de dispenser des formations en rapport avec les besoins de l’administration publique burundaise, de promouvoir la recherche appliquée à l’administration et de fournir l’appui conseil dans les domaines de ses compétences. Selon M. Ndabarushimana, le but des recherches effectuées par les enseignants-chercheurs est notamment d’offrir aux leaders de la Fonction publique et aux  partenaires clés l’information nécessaire pour prendre des décisions plus éclairées et plus responsables en vue d’améliorer la qualité du service public au Burundi.L’une des raisons qui poussent l’Ena à inciter ses enseignants à s’intéresser à la recherche, c’est qu’en participant, par la consultance, à la recherche de solutions aux problèmes de modernisation de l’administration et des conditions de vie des citoyens, les enseignants-chercheurs approfondissent leur connaissance sur la société pour mieux la servir. C’est ce qui a poussé le chercheur Jean de Dieu Ndikumana à orienter ses recherches vers la « Radicalisation  religieuse et ses effets sur la société : cas des fidèles d’Eusebie».Pour Jean de Dieu Ndikumana, le conférencier, le meilleur outil pour créer le terrorisme, c’est la radicalisation. La plupart des mouvements terroristes se basent sur les idéologies religieuses ou politiques et veulent remplacer le pouvoir par la force. La radicalisation peut donc conduire à la violence

Les causes de la radicalisation     

Selon le  chercheur Ndikumana, la radicalisation est l’action de radicaliser ou de se radicaliser (revenir aux racines), rendre plus dur. Et cela est possible dans plusieurs domaines. La radicalisation religieuse, selon Olivier Roy(2016) signifie d’abord un retour à l’essence de la religion. Pour les radicaux, les autres sont impurs, alors qu’eux sont purs. Les causes peuvent être politiques, économiques, psychologiques et autres. 

Les critères de la radicalisation

Le phénomène de radicalisation, selon M. Ndikumana, peut se manifester par l’isolement de son environnement au quotidien. Plusieurs adeptes ont abandonné leur poste de travail pour suivre le mouvement à Businde en Commune Gahombo dans la province de Kayanza. Ils observent une interdiction de consommer certains aliments et un accoutrement leur est attribué pour changer leur apparence physique. Exemple, le port de voile blanche. Une confiance excessive et irrationnelle des adeptes a été remarquée (croyance aveugle). Signalons aussi l’interdiction aux adeptes des programmes du gouvernement comme les vaccinations massives ( causant l’abandon de l’école par les enfants), ou le refus de la prise des empreintes digitales. etc. Pour prévenir ce phénomène, M. Ndikumana a proposé qu’il  y ait la création par le gouvernement d’un centre de suivi des pratiques en dehors des cultes de différentes confessions religieuses. Que les représentants des confessions religieuses reconnues veillent aux mouvements qui naissent comme des branches de cette grande religion et à la fin qui causent des méfaits à la société. Il faut aussi impliquer les pénitentiaires ainsi que les psychologues et les psychiatres.

ALINE NSHIMIRIMANA

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