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SECURITE> La lutte contre les armes légères et de petit calibre

Des stratégies sont améliorées et renforcées pour une lutte efficace

 

DSC05089Le système de lutte contre les armes légères et de petit calibre est à un niveau satisfaisant. «Si on considère sur le niveau  national, nous suivons un plan d’action national annuel relevant d’une stratégie nationale du ministère de la Sécurité publique. Ce dernier comprend trois objectifs essentiels dont le renforcement des capacités de la commission, la destruction des armes ou la gestion des stocks publics et la sensibilisation ou l’information dans ce domaine. Cela découle d’un entretien avec le Commissaire de police Laurent Kabura, président de la Commission nationale permanente de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre(Cnap). 

 

Pour le moment, pour remédier aux impacts de la violence armée, un observatoire donne des statistiques. On a constaté que la plupart des crimes sont dus aux armes blanches dont les coûteaux, les hâches, les houes, etc., des armes qui interviennent quand il s’agit des conflits fonciers, du banditisme, ou des crimes dans les ménages. Le constat est que depuis la période de 2016, 2017 jusqu’à récemment en 2018, l’utilisation des armes à feu a été très réduite. C’est vrai on ne peut pas nier qu’il y des armes illégalement détenues, mais elles ne participent plus beaucoup à des crimes comme avant. En plus, les armes que l’on retrouve ci et là dans les rues, dans les caniveaux, dans les brousses attestent que la population est aujourd’hui consciente du danger dû aux armes à feu malgré la peur de les remettre. Cette lutte est efficace si et seulement si des acteurs s’y impliquent. Ce sont des communautés à la base, les confessions religieuses, les corps de défense et de sécurité. On veille donc à ce que les stocks soient protégés. Cela se fait en marquant les armes pour que les gestionnaires soient facilités. Cela nous aide à les retrouver s’il y a une quelconque fuite car les armes déjà trouvées peuvent retourner au sein des malfaiteurs. Ainsi, une fois saisie, on reconnaîtra d’où vient l’arme et qui est le gestionnaire du stock pour qu’il réponde de ses actes. 

Parmi les stratégies, la destruction des armes saisies abîmées et le marquage

A part le marquage des armes saisies, les armes de l’état sont aussi marquées pour rendre responsables ceux qui les utilisent. Ainsi le propriétaire est connu ainsi que la provenance de l’arme. Les défis sont toujours les mêmes dont ceux liés aux gens qui ne se sentent pas toujours en sécurité et qui préfèrent garder leurs armes.  Cela devient un défi majeur car il est difficile de savoir qui détient et qui ne détient pas les armes. Mais le plus important est que les résultats se voient à partir des crimes qui ont diminué. Une étude a été toutefois faite et selon des probabilités on peut estimer les armes détenues. Ce qui est sûr est qu’après plusieurs sensibilisations et l’adoption de la loi punissant les détenteurs de ces armes, des armes se ramassent à la rue d’autres remises. Sans oublier que les armes déjà saisies et abîmés sont détruites pour limiter les dégâts.On chemine vers les élections de 2020 où la population a tendance  à avoir peur. La première sécurité commence par l’esprit. Mais il n’empêche que celui qui se sent en insécurité en parle aux autorités habilitées pour que la procédure soit suivie. L’interdit est de détenir une arme illégalement. Que la population burundaise se sente sécurisée. 

Blandine Niyongere

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