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EDUCATION> Sur les livres scolaires saisis sur le marché

Le ministère de la Sécurité publique et celui de l’Education ont sortie un communiqué conjoint

 

DSC04644Ces derniers temps, l’on observe sur le marché des manuels scolaires qui sont vendus. Saisie par le ministère de l’Education, la Police nationale a fait des rafles le jeudi 4 octobre 2018 et a saisi plus de cinq tonnes de manuels scolaires en commerce illicite. Huit personnes ont été saisies et des enquêtes profondes vont êtres menées pour connaître les auteurs des fuites de ces livres. 

 

Lors de cette communication conjointe du ministère de la Sécurité publique et de la gestion des catastrophes, et celui ayant l’éducation dans ses attributions, le porte-parole du ministère de la Sécurité publique, Pierre Nkurikiye, a informé que sur plainte du ministère de l’Education, la Police nationale a opéré, la journée du jeudi 4 octobre 2018, des rafles dans les différentes localités de la capitale, pour saisir les manuels scolaires de différents types, mais aussi des manuels qui ont été volés ici et là et qu’elle a abouti à plus de cinq tonnes de livres qui étaient en train d’être commercialisés par des individus, en violation de la loi en la matière. Pour M. Nkurikiye, les livres et les manuels scolaires sont commercialisés légalement par des personnes  qui en ont l’autorisation comme les librairies et les imprimeries. «Toutes les autres personnes qui exercent ce métier, dit-il, travaillent en dehors de la loi. C’est la raison pour laquelle le ministère de l’Education a adressé une plainte à la police qui est passée à l’action ». M. Nkurikiye a ajouté que cette opération va se poursuivre dans tout le pays et surtout aux chefs-lieux des provinces où tous les livres commercialisés seront saisis par la police et les commerçants appréhendés et traduits devant la justice. « Il y aura une enquête approfondie qui va aboutir à l’identification des auteurs et toutes les personnes impliquées dans ce trafic illicite des livres scolaires », a-t-il dit. 

Une réaction de satisfaction

Pour le porte-parole du ministère de l’Education, Edouard Juma, la réaction du ministère est une réaction de satisfaction par rapport à l’action menée par la Police nationale. Et de dire : « Mais c’est en même temps une réaction d’amertume car ce n’est pas normal qu’au moment où le pays s’est lancé dans une réforme, il n’est pas admissibles qu’il y ait des gens qui s’adonnent à un commerce illicite des manuels scolaires au détriment des élèves qui doivent en bénéficier gratuitement. C’est un acte de sabotage que les autorités doivent réprimer avec la dernière énergie pour que la réforme entamée ait toutes les chances d’aboutir».« Nous souhaitons que la vérité soit mise au grand jour. Que ce soit un agent ou un cadre du ministère qui soit impliqué dans ce détournement des manuels scolaires, qu’il soit sanctionné d’une manière exemplaire pour décourager d’autres personnes qui voudraient se lancer dans ces actes de sabotage », a réagi M. Juma aux rumeurs que certains cadres du ministère de l’Education seraient impliqués dans ce trafic. Il importe de souligner que beaucoup de ces manuels, et surtout ceux de la réforme scolaire, portent la mention « A ne pas vendre ». 

JEAN BOSCO NKUNZIMANA

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