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CNIDH> Déclaration suite au rapport de la Commission d’enquête sur le Burundi

«Les efforts du Burundi visant à consolider la paix et la sécurité doivent être soutenus par tout le monde»

102aoaoaoUne déclaration a été sortie, le mardi 11 septembre 2018 à Bujumbura, par la Commission nationale indépendante des droits de l’Homme (CNIDH). C’était en réponse au rapport de la Commission d’enquête sur le Burundi, qui dit que les droits de l’Homme ainsi que la diversité des opinions à l’endroit du peuple Burundais ne sont pas respectés. Tenant compte du contenu de ce rapport, la CNIDH demande à la communauté internationale de soutenir les efforts du Burundi visant à consolider la paix, la sécurité, la cohabitation pacifique et le développement du pays. 


Jean-Baptiste Baribonekeza, président de la CNIDH, indique que la Commission d’enquête n’a pas effectué des enquêtes de terrain afin de vérifier d’elle-même et se rendre à l’évidence des violations graves et atteintes alléguées. Les 900 témoignages avancés par cette Commission ne sont ni identifiés ni localisés géographiquement, ce qui suscite des interrogations sur la véracité des informations et la crédibilité des sources. La CNIDH remarque que ce rapport est erroné, tendancieux et anachronique. Les fausses informations, les exagérations et les interprétations partiales qui y sont énumérées semblent vouloir viser et creuser de force des clivages parmi les Burundais. Ce rapport compromet les avancées déjà réalisées, détourne l’attention des autorités et du peuple burundais des vraies questions et propose des recettes complètement inadéquates au regard des besoins réels en matière des droits de l’Homme. Il constitue un grand recul au regard des progrès réalisés depuis 2015.  

De ces faits, la CNIDH demande à la communauté internationale de mettre fin au mandat de la Commission d’enquête sur le Burundi et ne pas considérer ses analyses et recommandations qui ne sont ni véridiques ni constructives, de soutenir les efforts du Burundi visant à consolider la paix, la sécurité, la cohabitation pacifique et le développement du pays, d’accorder des facilités aux réfugiés burundais qui veulent rentrer, d’accroître les efforts dans le monitoring du retour par le HCR et d’encourager la levée des mesures de suspension de la coopération avec le Burundi. Au gouvernement du Burundi, de poursuivre sa politique d’ouverture sur les questions des droits de l’Homme et de consolidation de la culture du dialogue, tout en gardant à l’esprit les aspirations légitimes du peuple burundais à la paix, la stabilité et le développement, d’assurer la mise en application des recommandations issues de l’examen périodique universel, surtout celles concernant les droits économiques, sociaux et culturels, et de poursuivre les activités d’éducation civique et d’encadrement de la population visant à renforcer la culture démocratique et la tolérance politique. 

Evelyne Habonimana

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