Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Bujumbura> Impact des différentes fêtes d’été sur les économies familiales

Elles épuisent les participants

 

Depuis très longtemps, la population burundaise célébrait différentes fêtes de toutes sortes de bonheur  ou de malheur. C’est pendant la période d’été qu’on observe une multitude de fêtes durant lesquelles les organisateurs utilisent beaucoup de moyens qui vont même pour certains au-delà de leurs revenus mensuels. La rédaction du quotidien d’information Le Renouveau s’est entretenue avec certains habitants de la capitale pour essayer de comprendre quel effet cela donne sur l’économie des familles. 

 

La période d’été se caractérise  par des fêtes un peu partout dans le pays. Le week-end, toute la ville de Bujumbura est remplie de gens bien habillés sans oublier des voitures décorées de toutes sortes de fleurs. Des maisons où on loue les habits des fêtes sont remplies de gens venus de tous les coins pour louer des habits dont les couleurs ressemblent aux couleurs du décor.Selon Marie Chantal Niyonzima, les fêtes les épuisent physiquement et financièrement. Il arrive des fois où on peut avoir 2 à 3 fêtes par jour voire même 4, durant lesquelles on doit donner sa contribution, et si on s’absente à quelques unes, ce sont les discordes qui commencent dans les familles, a signalé Mme Niyonzima. Ces fêtes sont, entre autres, les mariages, les dots, les anniversaires, les diplômes, les levées de deuil partielles ou définitives etc., et tous cela demande beaucoup de moyens alors que la majorité de Burundais n’en a pas. « On essaie de demander des crédits pour que la fête soit agréable et que les autres ne disent pas du mal de toi », a-t-elle dit.Aloys Niyonkuru, quant à lui, a dit qu’il ne comprend pas pourquoi les gens programment toutes ces fêtes pendant l’été alors qu’ils auraient pu les faire pendant les autres périodes pour que les gens ne soient pas débordés de fêtes durant une seule période de l’année. Pour M. Niyonkuru, les Burundais devraient changer de comportements et diminuer les fêtes parce que les gens ne trouvent pas de moyens de contribuer vu que certains d’entre eux ont un revenu très bas. Il  leur est même difficile de joindre les deux bouts du mois. Si on y ajoute ces contributions à des fêtes, cela devient un problème. 
Sonia Busogoro (Stagiaire)

Ouvrir