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Uniproba> Entretien sur les difficultés rencontrées par les Batwa privés de propriétés foncières

Elles sont toujours nombreuses

 

IMG 2018La propriété foncière revêt une importance capitale au Burundi et fait partie des droits de l’Homme reconnus à tous. La rédaction du quotidien d’information «Le Renouveau s’est entretenue ce lundi 30 juillet 2018 avec le représentant légal de  l’Uniproba pour se rendre compte de l’état actuel des propriétés foncières chez les Batwa au Burundi. 

 

Selon Emmanuel Nengo, les Batwa du Burundi éprouvent pas mal de difficultés dans la vie de tous les jours. Il a indiqué que depuis la création de l’Uniproba (Unissons nous pour la promotion des Batwa) en 1999, le problème des propriétés foncières reste leur préoccupation majeure et cette association essaye de sensibiliser les preneurs de décisions afin qu’ils octroient des propriétés aux Batwa. Selon une étude réalisée en 2008, il a été constaté que 78% des Batwa possèdent des propriétés mais ces dernières sont de petits lopins de terre de 20m sur 15 ou de 30m sur 40. Environ 2,8% seulement de Batwa possèdent un ha. A côté de ceux-là, il y a même des Batwa qui vivent toujours dans le servage pour gagner leur vie dans les provinces de Bururi, Bujumbura-Rural, Ngozi. Les Batwa de ces provinces travaillent pour leurs  chefs (propriétaires terriens), toute la famille y étant assujettie, a indiqué M. Nengo.Notre source a aussi indiqué qu’il existe une partie des Batwa qui ont des propriétés mais qui n’ont aucun papier attestant que ces propriétés leur appartiennent. Il arrive des fois que les administratifs viennent s’approprier une partie de ces propriétés. Et que quand ces Batwa viennent réclamer quelque chose en rapport avec ces dernières, on leur répond qu’ils n’ont rien à dire, que c’est l’Etat qui leur a donné ces terres, qu’ils  se taisent et prennent ce qui leur reste. C’est une autre forme de discrimination à l’égard des Batwa, a signalé M. Nengo. Ce manque de propriétés ne leur permet pas d’exercer des activités pour qu’ils puissent se développer et, de-là, ils ne peuvent même pas envoyer leurs enfants à l’école ni leur acheter des vêtements, a-t-il ajouté.L’Uniproba, demande à l’Etat d’octroyer des propriétés foncières à ces Batwa qui n’en ont pas, du moment qu’ils ne sont pas nombreux et à ceux qui en ont, de leur octroyer des titres de propriété afin d’éviter que des tiers viennent s’en approprier.
Busogoro Sonia  (Stagiaire)

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