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PETIT COMMERCE> Les difficultés rencontrées par les femmes musulmanes

Le manque de compréhension des conjoints  constitue un problème majeur

 

Les femmes musulmanes qui font le petit commerce rencontrent  des difficultés dans leurs activités dont le manque de compréhension de la part de leurs conjoints.  Aussi, les petits capitaux qu’elles utilisent constituent un handicap.  

 

De nos jours, les femmes sentent le besoin de se prendre en charge, d’être responsables de leur propre destinée. Et, le plus souvent, elles se lancent dans le commerce pour gagner la vie et pour faire survivre leur famille. Cela est valable pour les femmes musulmanes qui jadis, avaient l’habitude de rester à la maison pour faire les travaux de menage.   Pili Nahimana  est une femme musulmane qui vend des tomates au marché de Jabe. Elle a indiqué que, pour le moment, avec la vie qui est devenue chère, il est difficile de rester à la maison sans rien exercer comme activité. Mais, elle a souligné que les difficultés ne manquent pas. Elle a cité, entre autres, le manque de compréhension de certains conjoints qui pensent que les femmes qui se lancent dans le commerce, acquièrent trop de liberté. Et d’autres veulent que celles qui  font le commerce doivent aussi assumer toutes les dépenses familiales.  Une autre difficulté est liée au fait qu’il y a des maris qui empêchent leur femmes  d’adherer dans les associations, or, il est difficile de s’en sortir si on n’adhère pas dans les associations. Car, celles qui fréquentent les associations ont un atout de contracter des crédits auprès des microfinances. Et ces associations les avalisent. Selon notre source, les femmes musulmanes qui font le petit commerce s’occupent de tout à la maison surtout pour celles qui ont des concubines. A ce sujet, Mme Nahimana a précisé  qu’un musulman qui a plusieurs femmes ne peut pas les traiter de la même façon pour sous-entendre que celles qui sont moins favorisées devraient se lancer dans le petit commerce malgré le petit capital qu’elles auraient pu rassembler.Notre interlocutrice a laissé entendre qu’il y a des pratiques qui ne sont plus d’actualité. Car, la femme doit exercer une activité pour prendre en charge elle-même et sa famille. Mais, elle devrait bénéficier du soutien de son mari pour le bien-être de toute la famille.  
Fidès Ndereyimana

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