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ENTRETIEN> Les associations d’épargne et de crédit

Elles sont d’une grande importance pour les familles

 

IMG 1485Le lundi 16 janvier 2017, le quotidien burundais d’information s’est entretenu avec Pascasie Baruvura, membre de l’association d’épargne et de crédit «Upendo» de Kamenge. Elle affirme que l’association est d’une très grande importance pour celui qui sait bien épargner mais que parmi les grands défis auxquels font face ce type d’associations figure celui des contractants de dettes qui ne parviennent pas à les rembourser.

 

En ce moment où l’économie du pays en général et des familles en particulier se détériore chaque jour, il y en a qui ont su gérer cette situation en créant des associations d’épargne et de crédit. Comme l’a dit Pascasie Baruvura, des gens qui le désirent se mettent ensemble et se font inscrire. Après avoir eu l’autorisation de la zone, ils commencent leurs activités.
Dans leur association Upendo, Pascasie Baruvura fait savoir que chaque membre est tenu d’épargner un montant de 1 000 à 5 000 FBu chaque semaine selon ses moyens. A la question de savoir si tous les membres trouvent facilement ce montant, Pascasie Baruvura a répondu : « Si quelqu’un ne parvient pas à avoir son capital, il se présente dans les réunions, mais tout en sachant que quand viendra le moment du partage, à la fin de l’année, il récoltera ce qu’il aura semé ».
Un des bienfaits de ces associations est que quand l’épargne est importante, elles accordent des crédits aux membres. Ces crédits sont remboursés un mois après avec un intérêt de 10%. « Notre association nous est très utile car on peut demander un crédit pour envoyer les enfants à l’école, se procurer ce dont on a besoin et faire du commerce », a dit Mme Pascasie Baruvura.

Les défis ne manquent pas

Malgré tant d’avantages qu’offre ce type d’associations, certaines difficultés entravent leurs activités. Comme Pascasie Baruvura l’a souligné, c’est notamment le cas de ceux qui contractent des dettes mais ne les paient pas, certains responsables qui ne mettent pas la transparence dans la gestion des fonds ainsi que l’absentéisme de certains membres. Cela ruine certaines associations, a-t-elle noté.
Elle a aussi fait savoir que pour la plupart des cas, les membres des associations œuvrant dans ce domaine ont eu une formation et un encadrement d’une année de la part de l’Irish Recue Commite (IRC).

Jean Bosco Nkunzimana(stagiaire)

 

CENTRE DE RAYONNEMENT BIBLIQUE ET THEOLOGIQUE> Cérémonies de la fête «Mukama Menyekana»

«Vivons en harmonie et en communion avec l’Eglise pour que le Seigneur soit manifesté»

 

DSC 0399Sous le thème « Vivons en harmonie et en communion avec l’Eglise pour que le seigneur soit manifesté », le centre de rayonnement biblique et théologique a procédé le dimanche 15 Janvier 2017 aux enceintes de la paroisse Saint Michel de Bujumbura aux cérémonies de la fête « Mukama Menyekana ». Différents groupes des jeunes bénéficiaires des enseignements fournis par ce centre ont présenté des sketchs aidant à comprendre la parole de Dieu.

 

Dans ces cérémonies qui ont débuté par une célébration eucharistique, le vicaire général de l’archidiocèse de Bujumbura, Anatole Rugerinyange qui l’a présidée a indiqué que «Mukama Menyekana» est une école biblique capable d’enseigner même les personnes qui n’ont pas fréquenté l’école. « Ils ont les méthodes spécifiques d’enseigner la parole de Dieu pour faire connaître Jésus Christ », a-t-il dit. Aussi, il a demandé aux responsables de «Mukama Menyekana» d’élargir le travail et augmenter leurs efforts car, a-t-il continué, il y a plusieurs autres personnes qui ont besoin de ces enseignements bibliques.
Quant à l’animatrice de l’apostolat «Mukama Menyekana», sœur Lucie Kayandakazi, elle a indiqué que cette activité a débuté à Bukeye en 2005 avec une équipe de cinq militaires. «J’ai commencé à leur enseigner la parole de Dieu par une méthode qui pouvait les intéresser, celle des clés des lectures des évangiles. En effet, les évangiles c’est la parole et les paroles sont les actions de Jésus et je les ais proposé d’apprendre à imiter la parole de Jésus, l’action de Jésus et attitudes de Jésus», a-t-elle précisé. Sr Kayandakazi a informé que c’est par après que l’effectif des militaires a augmenté jusqu’à ce que les prêtes lui aient demandé de commencer à donner ces enseignements aux autres chrétiens.
A l’heure actuelle, elle a annoncé que trois promotions ont été déjà formées en quarante jours à Banga tandis qu’à la paroisse saint Michel on arrive à la cinquième promotion formées dans une période de seize week-ends correspondant à quarante jours.
Elle a appelé les autres chrétiens, jeunes et adultes confondus de venir bénéficier de ces enseignements bibliques car, a-t-elle précisé, nous leur donnons le goût de la parole de Dieu. Ainsi, a-t-elle informé, la parole de Dieu est créatrice, elle délivre, libère, guide et éduque. « Avec la parole de Dieu, nous voulons former un jeune responsable de lui-même », a ajouté Kayandakazi.
Vincent Mbonihankuye

 

Entretien> Lutte contre les violences faites aux enfants de la rue

Ils doivent jouir pleinement des droits de l’enfant

 

Un projet de lutte contre les violences faites aux enfants en tant qu’auteurs et victimes a été organisé par quelques centres comme Giriyuja, Terres des hommes et autres. Le centre Giriyuja s’est spécialisé sur les enfants de la rue. Cela est ressorti de l’entretien que le quotidien burundais d’information, Le Renouveau a mené avec Wenceslas Nyabenda, le mercredi 11 janvier 2017.

 

Lors de cet entretien, M. Nyabenda a d’abord expliqué comment un enfant peut être auteur ou victime de violences. Il dit que quand un enfant vit dans la rue, il y développe un mauvais comportement. Tantôt il est voleur, tantôt il vend du chanvre pour avoir de quoi mettre sous la dent. S’il vole et qu’il est attrapé, il est battu et laissé à moitié mort. Dans ce cas, il est auteur de ses violences mais il ne devrait pas être traité de la façon parce qu’il y a d’autres voies de la justice qui devraient bien régler la situation. Il arrive même des cas où l’enfant peut être victime d’une violence quelconque.

Nous traitons les enfants de trois catégories

Selon M. Nyabenda, le centre Giriyuja s’occupe des enfants de trois catégories. Il y a ceux qu’on appelle les enfants qui font une rue refuge, c’est-à-dire les enfants qui quittent leurs familles parce qu’ils sont maltraités ; les enfants qui vivent dans la rue depuis leur naissance et les enfants qui quémandent pour faire vivre leurs parents alors que ce sont les parents qui devraient faire vivre leurs enfants. Le centre organise des activités psychosociales, la socialisation des enfants, les animations socio-sportives et thématiques comme les droits de l’enfant, la vente et la consommation des drogues, l’hygiène vestimentaire, etc. Le centre organise aussi des matches de football en faveur de ces enfants de la rue contre les autres enfants, les jeux pour la valorisation des coutumes, les tambours, etc.

Des descentes sur terrain sont effectuées

Pour rassembler tous ces enfants, Giriyuja fait des descentes sur terrain pour faire une enquête sociale afin de savoir les causes importantes qui ont poussé ces enfants à vivre dans la rue. Il fait comprendre à ces enfants qu’ils sont des enfants comme tant d’autres mais que la rue n’éduque pas. Il les sensibilise sur l’importance de retourner dans leurs familles respectives. Depuis le mois d’octobre jusqu’au mois de décembre, plus de soixante enfants ont été réintégrés dans leurs familles. Il y en a aussi quarante -trois qui sont en train d’être formés au métier de couture. Comme l’effectif des enfants de la rue est devenu grand, on a ouvert un autre centre à Buterere.
Ce centre réintègre les enfants en âge scolaire et fait le renforcement économique de leurs parents en leur donnant un petit capital pour vendre les tomates, le charbon, etc. Pour ceux qui ont dépassé l’âge scolaire, le centre dispense une formation professionnelle au métier de couture ainsi que l’alphabétisation. Il a créé aussi des groupes de solidarité où on enseigne aux enfants à bien s’organiser et bien se comporter. Le centre travaille en étroite collaboration avec le ministère de la Solidarité qui le soutient dans quelques équipements.
Même si le centre veut faire du bien, les obstacles ne peuvent pas manquer. Il y a ceux qu’on appelle «hommes de la rue» qui peuvent empêcher les enfants de rejoindre les autres pour bénéficier de ces formations. Ceux-ci ont plus de 35 ans et ils exploitent ces enfants en les transformant en de voleurs qualifiés.

OLIVIER NISHIRIMBERE
(Stagiaire)

 

Police nationale du Burundi> Deux formes de criminalité récurrentes dans la capitale pour les trois derniers mois.

Les cas d’enlèvement et d’escroquerie persistent encore

 

Le porte- parole, de la police Pierre Nkurikiye, a donné le jeudi 12 janvier 2017, la lumière sur deux sortes de criminalité qui ont été observées ces derniers jours. Il s’agit des cas d’enlèvement et d’escroquerie. Cette communication consiste à pouvoir éclairer la population qui est souvent victime de tels agissements, afin qu’elle puisse comprendre le mode d’opération de ces criminels en vue d’adopter des conduites à tenir qui permettent de se protéger contre de tels crimes.

 

Pour le cas d’enlèvements, il en existe deux sortes dont l’enlèvement réel ou l’enlèvement simulé. Des groupes de bandits ont été démantelés par la police mais quelques uns subsistent encore. Pour M.Nkurikiye, « ces cas d’enlèvements ont été amplifiés par le mouvement insurrectionnel en 2015. Neuf policiers au moins ont été enlevés et la police ignore où ils sont ».
La police a déjà enregistré des cas de faux enlèvements sous des formes variées. Le cas le plus récent est sous enquête au Commissariat général de la police judiciaire où un jeune élève a simulé son propre enlèvement. Le porte-parole de la police a souligné que tous ces modes d’enlèvement ont une ressemblance dans leur mode d’action, c’est que les auteurs se présentent comme des agents de la police ou du SNR (Service national de renseignement) pour faire peur aux victimes ou à leurs proches et ainsi, payer sans tergiverser les rançons exigées.

Plus de trente dossiers confectionnés

Concernant le cas d’escroquerie, Le porte-parole de la police a indiqué qu’il y a un cas en cours de d’analyse au Commissariat général de la police judiciaire avec un auteur congolais interpellé. Plus de trente dossiers ont été confectionnés par le SNR et pour lesquels les auteurs se trouvent maintenant à la prison central de Mpimba. Ces agents se présentent comme des agents du SNR et de la police.
Pendant de telles formes d’escroquerie, il y a aussi le phénomène du stérionat c’est- à-dire ces gens qui vendent du vieux mobilier qui ne leur appartiennent pas. Ils se présentent comme les agents des forces de sécurité et trompent la vigilance des victimes.
Le cas illustratif est celui qui s’est passé à Ngagara où un couple en procédure de divorce a été victime de tels agissements. Pour le cas des enlèvements, les auteurs utilisent généralement le téléphone de la victime et ceci rend difficile les recherches à la police, d’après M.Nkurikiye. Le porte-parole de la police conseille à la population d’être plus vigilante pour qu’elle ne soit plus victime de tels agissements.
Yvette Irambona

 

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