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Jeunesse> Un jeune visionnaire conseille ses pairs

«Il faut sortir des zones de confort afin d’entreprendre»

 

DSC08647 1L’association Afro-talent club rassemble les jeunes originaires de différents pays africains. L’initiateur du projet a révélé dans un entretien comment l’idée est née. Il a conseillé les jeunes à sortir de leur zone de confort afin d’entreprendre  

 

« Je suis le promoteur du projet Afro talent club. J’ai constaté que la plupart du temps, les Africains se lamentent et ne rêvent que de se rendre en Europe ou au Canada. Ce qui m’a beaucoup choqué car, je pense que ce n’est pas par erreur que Dieu nous a créés Africains. Chaque personne est unique et nous pouvons aider le monde étant Africains. On ne peut pas exploiter son talent que si l’on est fier de ce qu’on est», a indiqué Danny Stone Uhuru.    

Eduquer et représenter l’Afrique via la musique

«Notre association est formée de jeunes africains dotés de différents talents qui peuvent contribuer à la création de l’emploi. Au sein de notre association, nous pensons que tout être humain a été créé avec des potentialités qui peuvent le faire vivre», a fait savoir Danny Stone Uhuru. Il a souligné que les membres de ladite association sont des peintres, des chanteurs, des danseurs, des électriciens et plein d’autres techniciens. Il a expliqué qu’au sein de cette association, il y a un club de musique appelé Afro-talent band dont l’objectif est d’éduquer et représenter l’Afrique via la musique. « On ne chante pas pour chanter seulement. C’est notre passion mais nous  éduquons aussi car, nos chansons peuvent aider d’une manière ou d’une autre. Nous avons l’objectif d’aider cette génération et les générations à venir, léguer quelque chose aux générations qui vont  suivre», a-t-il dit.
 

Il faut monter son propre affaire le plutôt

Danny Stone Uhuru a conseillé aux jeunes à oser entreprendre. « Nous sensibilisons les jeunes à mettre à découvert leurs talents et leurs passions en osant entreprendre. Selon notre point de vue, il y a des parents qui influencent négativement leurs enfants selon notre point de vu. Ils leurs exigent à embrasser la même carrière que la leur ou un métier prestigieux du moment alors que ce n’est pas la passion de ces enfants. Nous incitons les jeunes non seulement à embrasser les carrières de leur choix mais aussi à monter une affaire le plus tôt quand ils sont encore sur le banc de l’école, au lieu de penser qu’ils vont terminer les études et déposer quelque part leur dossier. L’idée est de ne pas exploiter les talentueux mais laisser ce dernier exploiter ses  talents», a souligné notre interlocuteur. Il a indiqué que les jeunes associés appellent également les Africains à aimer leurs pays.Danny Stone Uhuru a étudié l’informatique de maintenance. Il exerce en tant qu’électricien et chanteur. « J’ai aussi créé l’entreprise «Sure events» pour l’organisation des événements afin de créer de l’emploi pour moi-même et les autres. Je conseille les jeunes de sortir de leur zone de confort, d’oser entreprendre et se surpasser. Il ne faut pas céder à la peur d’échouer, on apprend de ses échecs», a-t-il conclu.

GRACE-DIVINE GAHIMBARE

 

SECURITE ROUTIERE> Mauvais chargement

Il est dû aux spéculations des propriétaires de véhicules

 

IMG 201Il peut causer de graves ennuis en cas d’accident ou peut même causer ces accidents.  La police routière devrait se ressaisir et jouer son rôle correctement pour protéger des vies. Car les propriétaires des véhicules mal chargés ne contrôlent plus leur assurance. Les passagers courent donc un risque pour leur vie.  

 

Le plus courant, ce sont les véhicules de transport qui font le mauvais chargement, de surcroît ils passent devant les postes de police sans problème. L’ignorance des passagers fait qu’ils acceptent de monter dans ces véhicules étant nombreux. En cas d’accident, ils commencent à revendiquer leurs droits, chose qu’ils devraient plutôt faire avant d’embarquer. La RN15 Gitega-Ngozi est l’exemple le plus parlant. Les conducteurs le font au vu de tout le monde. Une voiture réservée à cinq personnes peut transporter très facilement dix personnes. Des spéculations font aussi que les conducteurs dépassent le nombre de personnes, ils attirent le passager en réduisant le prix du ticket de transport, tout en spéculant de gagner plus en faisant une surcharge. Ces passagers n’ont pas l’idée pour le moment de ce qui les attend du moment qu’ils arrivent à destination. Le problème survient en cas d’accident. Concernant les véhicules qui transportent les biens, ils causent également l’insécurité routière lorsqu’ils sont surchargés. Dépasser ces véhicules est un problème. D’un moment à l’autre, ils peuvent causer des accidents, et, parfois, ce sont de longs véhicules qui, une fois accidentés peuvent causer de graves ennuis car ils emportent plus d’un véhicule. Le fait de surcharger les véhicules relève de la spéculation des propriétaires de ces véhicules en oubliant le danger auquel ils s’exposent. Il faut penser aux autres même dans le transport des biens et des personnes. 
Aline Nshimirimana

 

JEUNES > Les problèmes liés au chômage

Ils sont toujours préoccupants malgré la création de leurs propres emplois

 

La situation de l’emploi des jeunes constitue l’une des préoccupations majeures des pouvoirs publics burundais et de leurs partenaires au développement. On observe des effectifs toujours élevés des jeunes en chômage. 

 

Aujourd’hui, le chômage est un problème d’actualité majeur. Il s’agit d’un phénomène qui s’observe partout, que ce soit à Bujumbura ou à l’intérieur du pays. L’augmentation de l’effectif des chômeurs  devient de plus en plus alarmant parce qu’il n’ya pas de création d’emploi pour faire face à ce fléau, il ya très peu de recrutements sur le marché de travail. Ces conséquences concernent les demandeurs d’emploi et les salariés en poste qui ont peur de perdre leur emploi. La rédaction du quotidien d’information Le Renouveau a fait un tour le lundi 9 juillet 2018 autour de l’ex-marché centrale et a rencontré certains jeunes en chômage qui se sont entretenus avec la rédaction.Elvis Nzigamasabo, un des jeunes rencontré a fait savoir qu’il vient de passer 5 ans au chômage. Il lui est difficile de gagner sa vie sans emploi parce que la vie coûte très cher ces derniers jours. Même s’il a un emploi temporaire quelque part, à la fin du mois il dépense  tout son argent gagné à payer les dettes qu’il a envers les gens. Il ne peut pas épargner pour le futur a ajouté M. Nzigamasabo. Les jeunes qui ont terminé les études et qui n’ont pas eu la chance de décrocher un emploi adoptent des comportements différents selon leur façon de gérer la situation. Il ya ceux qui s’abandonnent  à la délinquance pour oublier le souci d’être un sans emploi. Ils passent la plupart de leur temps dans des endroits communément appelés Ligala où ils apprennent  à fumer, ils planifient des vols et ils s’adonnent même au vagabondage sexuel, etc, a encore signalé M. Nzigamasabo.Le prénommé Olivier, quant à lui, dit qu’il est devenu un fardeau pour sa famille. Il est toujours sous le toit de ses parents : «Je suis toujours à leur charge, je ne peux même pas m’acheter d’unités de recharge pour mon téléphone ni me payer le ticket de bus quand je vais me déplacer.» il déplore sa vie de mendiant.

SONIA BUSOGORO (Stagiaire)

 

Famille > Séparation des parents

Elle a un impact négatif sur l’éducation des enfants

 

La séparation des parents, et surtout le divorce ont un impact négatif sur l’éducation des enfants. Le plus souvent, les enfants adoptent des comportements irresponsables suite à cette séparation. 

 

Dans un témoignage avec un jeune garçon de 15 ans rencontré dans l’un des quartiers de la municipalité de Bujumbura, il a fait savoir que la séparation de ses parents a changé sa vie. Ce dernier était un élève de la 6e primaire, il a jugé bon de ne plus continuer ses études suite aux problèmes causés par la séparation des parents. Les incessants conflits entre les parents l’ont poussé à adopter un comportement agressif, car il avait chaque fois des troubles de la morale. Ce jeune garçon avait chaque fois honte car il croyait que les camarades d’école étaient au courant de sa situation familiale. L’enfant est souvent désorienté, ce qui fait qu’il s’intègre difficilement à l’école.  Notre interlocuteur a indiqué que, depuis son jeune âge, c'est-à-dire depuis qu’il était en 1ère année, il remarquait une persistante mésentante entre les parents. Il y avait toujours des querelles, ce qui fait que cet enfant n’a même pas évolué en classe. Il a indiqué qu’après la séparation de ses parents, sa mère est allée vivre avec un autre homme. Cette femme a laissé ses trois enfants avec leur père. Ces enfants éprouvent des difficultés à vivre avec leur père. C’est le garçon aîné qui s’occupe des enfants, car leur père n’a pas de temps. Par conséquent, l’éducation de ces enfants est difficile car ils passent la journée seuls sans aucun encadrement d’une personne adulte. Dans son témoignage, notre source a manifesté un sentiment de désolation. Il déplore la séparation des parents car les enfants sont presqu’ abandonnés par les deux parents. La mère a déjà fondé un foyer ailleurs. Elle ne rend presque pas visite aux enfants. Elle s’occupe seulement du nouveau ménage. Le père, quant à lui, n’a pas de temps, il passe la journée dans d’autres travaux afin de subvenir aux besoins de ses enfants.  
Lucie Ngoyagoye 

 

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