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COMIBU> La fête du mouton « Eid El Adha »

Le président du Sénat s’est joint à la communauté dans les festivités

 

DSC 0122Le dimanche 11 août 2019, les fidèles de la religion musulmane du Burundi se sont joints aux autres du monde entier pour célébrer la fête du mouton «  L’Eid-El-Adha ou Aid el-Kébir ». En signe du soutien du gouvernement du Burundi à toutes les confessions religieuses, le président du Sénat burundais, Révérien Ndikuriyo, s’est joint à cette communauté dans les festivités.  

 

Dans son discours, le président du Sénat du Burundi, Révérien Ndikuriyo a rappelé à l’assemblée des fidèles de la religion Islam qui s’était rencontrée au terrain de Nyakabiga, que pour remercier Dieu, il faut donner quelque chose de valeur, un sacrifice important comme l’a fait Ibrahim, le père des croyants.  « Pour y arriver, dit-il, il faut avoir une foi forte. Car si Ibrahim allait offrir en sacrifice son fils, ce n’était pas moins pénible. Nous remercions vivement la religion Islam de ce fait qu’elle nous rappelle souvent  certaines choses d’intérêt ». Révérien Ndikuriyo a également rappelé que depuis longtemps au Burundi, nos grands aïeux croyaient en Dieu, bien qu’il soit invisible. Qu’ils lui donnaient des offrandes et des sacrifices à travers le mouton, ce même mouton que Dieu donna à Ibrahim pour qu’il l’offre en sacrifice à la place de son fils Ismaël. Au nom du gouvernement, M. Ndikuriyo a remercié les musulmans du Burundi du calme qui caractérise leur communauté. « Le pays est calme sur toutes ses collines et votre participation est importante. Nous saluons votre concours dans l’éducation de la jeunesse burundaise mais également votre dévouement dans l’équipement du pays en infrastructures socio-économiques », a-t-il ajouté. Et de leur dire encore que le gouvernement burundais restera aux côtés de toutes les confessions religieuses sans distinction aucune, tout en leur demandant de toujours partager ce qu’ils ont avec ceux qui n’en ont pas.  Il a profité de cette occasion pour leur rappeler que c’est pour encourager et faire renaître l’esprit de partage que la journée de solidarité locale, qui se célèbre le dernier samedi du mois de juillet, a été instituée au Burundi. 
 

Une bonne occasion de sauver nos âmes

Dans les enseignements, Saidi Kajandi, président de la Comibu, a fait savoir que cette fête rappelle ce jour-là où Allah mit à l’épreuve Ibrahim pour voir si réellement il tient à sa promesse en observant ses commandements. « Puisqu’Ibrahim était un bon fidèle, il n’a pas hésité à accomplir ce qu’Allah lui avait demandé de faire et, pour sauver la vie d’Ismaël, un mouton lui fut donné pour qu’il l’offre en sacrifice. C’est une bonne occasion de s’auto-évaluer, de sauver nos âmes afin de devenir des artisans de paix partout où nous sommes. Que celui qui avait la haine dans son cœur change pour devenir une personne plus charitable».Saidi Kajandi a ajouté qu’en ce jour, les animaux abattus seront partagés avec les pauvres, les musulmans et les non musulmans, un signe d’unité et d’amour, un signe de maintien de la paix et d’intercession pour que les élections de 2020 en préparation puissent se dérouler dans le calme et l’entente.    Les fidèles de la religion Islam du Burundi ont été également invités par d’autres prédicateurs à assurer une bonne éducation à leurs enfants, à les envoyer à l’école pour préparer les leaders de demain. On leur a également demandé de s’atteler au travail pour le développement intégral du pays et du monde. Vous saurez que dans le but de partager la joie de la fête du mouton, le président du Sénat a remis au président de la Comibu, une enveloppe d’un million de francs burundais. L’abattage des animaux pour célébrer la fête d’Eid el-Adha va continuer jusqu’au 13 août 2019.

Jean Bosco Nkunzimana

 

EGLISE LIFE CENTER BURUNDI> Cérémonies de clôture de la conférence nationale des jeunes

Les jeunes sont appelés à s’atteler aux activités de développement avec l’aide du Seigneur

 

DSC 1201Du 7 au 9 août 2019, l’Eglise life center a organisé une conférence nationale des jeunes des différentes églises du Burundi. Les cérémonies de clôture ont été rehaussées par la présence du Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo. Les jeunes sont appelés à s’atteler aux activités de développement avec l’aide du Seigneur. 

 

Les enseignements qui ont duré trois jours étaient centrés sur  trois thèmes à savoir l’entrepreneuriat, l’éthique et la santé sexuelle. Selon le Premier vice-président de la République, cette activité est très noble car elle rentre dans l’objectif du gouvernement d’encadrer les jeunes en vacances. C’est pourquoi il a pris cette occasion pour remercier l’Eglise life center Burundi. Il a interpellé les jeunes à combattre toute sorte de paresse afin de réussir dans tout ce qu’ils entreprennent.  Il a précisé que la jeunesse est l’avenir de demain mais, qu’en réalité l’avenir se prépare aujourd’hui. M. Sindimwo a indiqué qu’il y a des individus qui n’ont pas vécu correctement leur jeunesse du fait qu’ils se sont plongés dans des comportements ignobles comme la consommation de la drogue.  Et ceux-là ne font que regretter lorsqu’ils sont libérés du mauvais comportement.  Et il a souligné que pour  qu’un individu réussisse dans tout ce qu’il entreprend, il faut suivre le chemin du Seigneur. Car ce dernier est capable d’élever tous ceux qui lui obéissent, chacun selon ses activités.  Demain  est incertain, c’est aujourd’hui qui comptePour le pasteur Marc Kagisye, cette conférence était d’une importance capitale car les jeunes ont compris que dans la vie, il faut toujours commencer chaque chose à temps afin d’éviter des regrets. Et il a souligné qu’en réalité demain n’existe pas, c’est aujourd’hui qui compte. C’est pourquoi il a invité les jeunes à surmonter tous les obstacles au développement à temps en évitant les distractions de toute sorte. Aussi, il leur a conseillé d’utiliser l’internet comme un instrument pour renforcer les opportunités de développement au lieu de l’utiliser comme un instrument de distraction ou un moyen de lancer des rumeurs sans importance. M. Kagisye a rappelé qu’il y a des erreurs de  jeunesse qui marquent  l’individu à jamais et qui laissent des blessures qui sont difficiles à guérir, sauf avec l’aide de Dieu.

Fidès Ndereyimana

 

Zone Nyambuye> La situation socio-économique des Batwa

Une lueur d’espoir pointe à l’horizon

 

IMG 1213Alors que les Batwa de la zone Nyambuye font face à de multiples problèmes, particulirièment le manque de terres cultivables, leurs conditions de vie s’améliorent. Cela ressort des avis de certains Batwa qui se sont dernièrement entretenus avec la rédaction du journal Le Renouveau. 

 

Les Batwa constituent une composante sociale qui semble être la plus misérable parmi les autres couches sociales. Athanase Batembagaza, père de famille, dit qu’ils font face au manque de terres cultivables. Cependant, il salue l’initiative de l’Etat d’avoir octroyé aux familles Batwa des terres sis à Seshaka.         « Ces terres ne suffisent pas pour  nourrir  nos familles », a-t-il signifié. Cependant, il salue la bonne cohabitation avec toutes les autres catégories sociales. « Nous ne subissons pas de discrimination. Nous sommes considérés comme les autres. Nos enfants fréquentent l’école comme tant d’autres, malgré la persistance des facteurs qui font qu’il s’observe des cas d’abandon scolaire ». Il se félicite également du nombre de ceux qui ont déjà terminé les humanités générales et de ceux qui fréquentent les universités tant publiques que privées.Quant à Calinie Ndaribaze,  les pots fabriqués en argile n’ont plus de marché suite à l’émergence des ustensiles de cuisine modernes. Pour ce fait, ce métier ne peut plus faire vivre les Batwa raison pour laquelle elle exhorte elle aussi le gouvernement de leur octroyer des terres cultivables. « Nous vivrons grâce à l’agriculture et l’élevage et la vie va s’améliorer davantage »

Leurs économies restent précaires

Malgré qu’ils combattent pour leur survie, Athanase Batembagaza affirme qu’ils n’ont pas d’activités génératrices de revenu par manque de capital. Il demande aux bienfaiteurs de les aider à en avoir pour qu’ils démarrent avec les projets générateurs de revenus. Il s’insurge en faux contre certaines accusations qu’on attribue aux Batwa comme quoi ils sont inactifs ou qu’ils ne veulent pas abandonner leur façon de vivre.Athanase Batembagaza exhorte ses confrères et sœurs à s’adonner au travail et à avoir une  meilleure vision. Aux éléves et étudiants, ils leur demande de perséverer face au multiples défis qu’ils rencontrent pour qu’ils terminent leurs cursus scolaire. « Nous comptons beaucoup sur ces derniers, ils permettront de pousser loin nos doléances.»                                                               

MOISE NKURUNZIZA

 

MDPHASG> Déclaration sur la journée internationale des peuples autochtones

Renforcer la coopération internationale pour résoudre les problèmes qu’ils rencontrent

DSC 0755Le ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre a sorti le jeudi 08 août 2019,  une déclaration à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des peuples autochtones. 

 

Dans cette déclaration, Félix Ngendabanyikwa, secrétaire permanent au ministère en charge des droits de la personne humaine a fait savoir qu’en 1994, l’Assemblée générale des Nations unies a décidé de faire du 9 août la Journée internationale des populations autochtones qui est célébrée chaque année. Le but de cette décision est de renforcer la coopération internationale pour résoudre les problèmes rencontrés par les populations autochtones dans des domaines tels que les droits de l’Homme, l’environnement, le développement, l’éducation et la santé.M. Ngendabanyikwa  a indiqué que le gouvernement du Burundi s’est engagé à assurer la promotion de tous les groupes sociaux dont les Batwa. C’est pour cela que des mesures ont été initiées pour relever certains défis rencontrés par cette communauté dans des domaines clés de la vie quotidienne. Les Batwa sont représentés à l’Assemblée nationale et au Sénat, à l’Assemblée de l’Afrique de l’est, à l’inspection générale de l’Etat, à la Commission nationale terre et autres biens, à la Commission vérité réconciliation et à la Commission de l’unité nationale et ailleurs. Le gouvernement du Burundi a déjà développé des projets pour faciliter une intégration effective des Batwa dans la société burundaise notamment  en appui agricole et en logement, en assistance médicale, en intégration du projet « Mera nkabandi », la régularisation des mariage chez les familles Batwa, etc.M. Ngendabanyikwa a fait savoir que tous les défis en matière de développement et d’intégration des Batwa ne sont pas levés mais le gouvernement ne ménagera aucun effort pour faciliter aux Batwa l’accès aux mêmes droits que tout autre citoyen burundais et l’accent sera mis sur l’éducation, clé du développement. M. Ngendabanyikwa a invité tous les Batwa à s’impliquer dans la recherche de leur développement en envoyant leurs enfants à l’école pour qu’ils puissent accéder à tous les avantages que procure la scolarisation. Il les a encouragés à intégrer davantage le système associatif et coopératif  avec la communauté burundaise pour parvenir au développement durable intégré. 

Lucie Ngoyagoye

 

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