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ZONE URBAINE DE NYAKABIGA>Des objets volés jetés dans un caniveau

Personne ne se déclare victime du vol

 

Dans la matinée du mercredi 13 février 2019, on a  observé des objets jetés dans un canal d’eaux dans Le quartier Nyakabiga III. Ce canal se situe à la bordure de la route en bas de SOS Village d’enfants. Ces objets volés, constitués d’habits et de documents divers, étaient jetés dans un caniveau.  

 

Le Quotidien, Le Renouveau, a voulu savoir si ce cas de vol se serait commis dans la zone urbaine de Nyakabiga. Il  s’est adressé aux habitants des alentours pour connaître les auteurs mais ceux-ci ont signalé qu’ils n’ont aucune idée car personne dans le quartier ne s’est déclaré victime de ce cas de vol. Et de dire qu’ils ignorent même les voleurs.Le Quotidien, Le Renouveau, a voulu savoir si ce cas de vol se serait commis dans la zone urbaine de Nyakabiga. Il  s’est adressé aux habitants des alentours pour connaître les auteurs mais ceux-ci ont signalé qu’ils n’ont aucune idée car personne dans le quartier ne s’est déclaré victime de ce cas de vol. Et de dire qu’ils ignorent même les voleurs.La rédaction de votre quotidien s’est ensuite approchée des autorités administratives de la zone urbaine de Nyakabiga pour recueillir des informations en rapport avec cet incident. Dans un entretien qu’il a accordé à la rédaction, le chef de zone Nyakabiga, Eric Nkurunziza, a indiqué que même si ces objets volés ont été remarqués, des cas de vols ne sont pas fréquents dans les quartiers de la zone de son ressort. « Les vols ne sont pas généralement fréquents dans la zone de Nyakabiga. Notre quartier est bien sécurisé. Pourtant il arrive qu’on attrape des objets volés mais le plus souvent en provenance d’ailleurs », a-t-il indiqué. Les voleurs viennent d’ailleursA la question de savoir qui  sont les auteurs de ces vols, le chef de zone Nyakabiga a répondu en disant que ces voleurs viennent d’ailleurs et ne viennent dans ces lieux que pour partager les objet volés». « Je dirais que ces voleurs viennent d’ailleurs et viennent s’assoir dans ces lieux moins éclairés pour partager les objet volées. La preuve est que dans le cachot, au chef-lieu de la zone Nyakabiga, parmi les voleurs détenus, il n’y a aucun résident de notre zone », a fait entendre M. Nkurunziza.M. Nkurunziza a pourtant souligné que dans les quartiers de la zone, il y a des fois où certaines personnes sont victimes des catchs nocturnes pendant des heures avancées dans les lieux moins éclairés notamment les rives de la rivière Ntahangwa ou dans certains caniveaux d’eaux le long de certaines routes.

Donathe Ndayisenga (stagiaire)

 

ASSOCIATIONS> Leurs avantages pour les ménages membres

Elles ont un rôle à jouer dans leur auto développement

 

Dans le cadre d’inventorier les bienfaits de certaines associations dans l’auto développement des ménages membres, Le Renouveau s’est entretenu, le mardi 12 février 2019, avec certains regroupements des ménages. L’entraide mutuelle, la contribution mensuel, les crédits sans intérêts et la création d’emplois constituent la base de ces regroupements.  

 

Les regroupements de certaines gens ont contribué à leur autosuffisance. Beaucoup essaient de mettre en commun leurs moyens pour faire face à la pauvreté et s’acquitter des besoins primaires pour leur survie quotidienne. Certains d’entre eux allant même à s’organiser pour créer l’emploi.«Certainement, les gens s’associent pour un avantage quelconque», explique Emmanuel Niyongabo. « Nous nous sommes décidés de nous aider en cas de mauvaises ou bonnes situations. De surcroit, nous nous sommes convenus de cotiser mensuellement une petite somme. Cette stratégie d’épargner, nous aide à surmonter différentes dépenses. Nous avons élaboré aussi un moyen de se développer   en accordant des crédits avec intérêts aux individus qui ne sont pas membres de notre association. Nous appelons cela «kumena ijisho», le fait de prêter une somme d’argent à quelqu’un et à son tour, il rembourse avec intérêt», a indiqué M. Niyongabo de l’association «Dufatane mu nda». C’est un regroupement qui a commencé avec cinq personnes. 

L’accord des crédits sans intérêts, création d’emploi

Les membres du regroupement Dufatane mu nda se sont convenus de fixer une somme d’argent. Elle servira à des crédits sans intérêts pour chaque membre de l’association. Ces membres utilisent l’expression « gukina ikirimba ». C’est-à-dire que les membres se donnent une période pendant laquelle une même somme sera octroyée à chaque membre. Cela se fait à tour de rôle pour chaque membre.En effet, le moyen d’accorder les crédits sans intérêts aux membres dudit regroupement  favorise, pour les uns, l’autosatisfaction de leurs besoins primaires  pour les autres, la création de petits emplois comme le commerce. Cela a pousséà beaucoup de gens à se mettre ensemble pour une entraide financière.                                                                     

Donathe Ndayisenga(Stagiaire)

 

PARQUET GENERAL DE LA REPUBLIQUE> Point de presse sur l’arrestation de Patrick Mugwaneza

Un des acteurs de la  mise en scène d’une vidéo mise en ligne sur une chaine de télévision britannique BBC

 

DSC08667Le Procureur général de la République, Sylvestre Nyandwi a animé le jeudi  14  février 2019 un point de presse,  pour faire connaître au public l’arrestation de Patrick Mugwaneza, un des acteurs de la  mise en scène d’une vidéo mise en ligne sur une chaine de télévision britannique BBC. Comme ces agissements constituent des infractions au regard du Code pénal burundais, il sera poursuivi et jugé conformément à la loi tandis que ses coauteurs et complices continuent à être recherchés.  

 

Sylvestre Nyandwi a d’abord rappelé les derniers développements dans l’affaire BBC, une affaire de télévision britannique qui, en date du 4 décembre 2018, a mis en ligne une vidéo sur des faits témoignant la poursuite des actes de violation des droits de l’Homme au Burundi suite au mouvement insurrectionnel déclenché en avril 2015. Dans cette vidéo, il est fait état des actes de torture et d’assassinat commis, selon des personnes qui se présentent comme des victimes, par des agents du Service national de renseignement dans une maison située au quartier Kinindo, avenue Ntwarante N° 76. Pour illustrer la cruauté de ces actes, la vidéo montre un liquide qui coule dans un caniveau, lequel est présenté comme du sang des personnes assassinées dans cette maison. « Dans un point de presse que le Ministère public a animé en date du 12 décembre 2018,  j’avais eu l’occasion de démentir formellement les faits y relatés pour ne s’être jamais produits dans cette maison ni dans ses alentours. Même, Madame la ministre de la Justice, de la protection civique et garde des sceaux avait eu l’opportunité de se rendre sur le lieu incriminé en compagnie du Corps diplomatique et consulaire ainsi que les représentants des Organisations internationales accrédité au Burundi. Lors de cette descente sur les lieux, un Musulman  qui avait abattu les chèvres lors d’une fête religieuse avait témoigné que le liquide montré dans la vidéo n’était pas du sang humain mais celui des chèvres abattues. Tous ces faits ont démontré que cette vidéo relève de la manipulation tandis que les faits y relatés ne sont que mensongers, ce qui vient d’être prouvé après l’arrestation d’un des acteurs de cette mise en scène tragique, à savoir Patrick Mugwaneza », a dit M. Nyandwi.Patrick Mugwaneza avoue comment cette scène macabre a été montée tout en précisant le rôle de chaque acteur ainsi que le sien dans cette mise en scène. Il déclare que la scène a été préparée dans un pays étranger où ils se sont distribuée des rôles, certains se faisant passer pour des agents de la Police nationale du Burundi et d’autres pour des agents du Service national de renseignement.  Dans ses déclarations, il démontre le rôle joué par un ex- membre de la société civile impliqué dans le mouvement insurrectionnel de 2015 encore recherché par la justice à savoir Pacifique Nininahazwe. Ce dernier a servi d’intermédiaire entre les journalistes de la BBC qui ont montré la vidéo et les acteurs de la mise en scène. Selon  Mugwaneza, la vidéo a combiné les images prises au Burundi et celles prises en dehors du Burundi. M. Nyandwi a signalé que comme ces agissements constituent des infractions au regard du Code pénal burundais,  Mugwaneza sera poursuivi et jugé conformément à la loi tandis que ses co-auteurs et complices continuent à être recherchés. 

Emélyne Iradukunda

 

ZONE MPARAMIRUNDI> Quand un caféiculteur dix mille pieds se lamente

Le déficit entre le prix de revient et les dépenses oblige l’endettement

 

DSC03255 1Le café est l’un des plantes burundaises apportant des devises dans le Trésor public. Néanmoins, les intervenants dans ce secteur devraient prendre des précautions pour renforcer cette plante étant donné que les caféiculteurs ont actuellement plusieurs doléances. Il en est le cas par exemple d’Anthère Simbaruhije, propriétaire de dix mille caféiers qui se lamente de toujours s’endetter pour l’entretien de ceux-ci jusqu’à la récolte.  

 

Ayant des plantations de dix mille pieds,  Anthère Simbaruhije, caféiculteur de la zone Mparamirundi en commune Busiga, se lamente. Il indique qu’il est toujours en déficit. En effet, selon lui, la différence entre le prix de revient et les activités à réaliser est déficitaire. Cela est la conséquence du prix élevé des engrais importés. Il a indiqué qu’il gagne cinq cent francs burundais par kg. Pour arriver au stade de la récolte, informe-t-il, je dois m’endetter ici et là notamment pour exécuter les différents travaux d’entretien, de récolte et de transport du café. Pour rembourser la dette contractée ailleurs, il a signalé qu’il attend le jour du paiement à la station de dépulpage-lavage. M. Simbaruhije s’est exprimé à ce sujet le lundi 11 février quand le Directeur de l’Organisation internationale du café, José Sette visitait les provinces de Kayanza et Ngozi pour s’enquérir des réalisations dans le secteur Café.Pour sortir de cette situation, le caféiculteur Simbaruhije a proposé qu’il soit directement payé à la station le jour de la livraison de son café. « Cela pourrait m’avantager car, s’est-il expliqué. J’épargnerais à mon compte bancaire l’argent que je n’aurais pas dépensé ce qui génèrait sans doute des bénéfices. A la question de savoir le prix par kilogramme qui pourrais lui satisfaire, il a mentionné que la justice serais le double de cinq cent francs burundais. M. Simbaruhije se demande ce qui va suivre si les caféiculteurs continuent de dépenser plus qu’ils ne gagnent pour s’y investir. Pour lui, il est incompréhensible qu’il soit sans moyen de déplacement étant donné que c’est un producteur de dix mille pieds. « Je produis plus de trente mille tonnes mais ma comptabilité démontre que je suis toujours en déficit», a-t-il réitéré. 

Croissance rapide café

Par contre Simbaruhije salue le Projet d’Appui à la compétitivité du secteur  café (PACSC). Avec l’appui de  ce projet, il a signalé qu’il a pu exercer pas mal d’activités dans une plantation de quatre cent pieds visitée. « Au départ je faisais le recepage en laissant un pied, ce qui provoquait le retard de la croissance du café. Avec ce projet, a-t-il expliqué, j’ai également appris une coupe rase du café et l’associer par la suite avec les cultures intercalaires. D’après lui, la croissance actuelle d’une plantation d’une année et demie est équivalente à celle de cinq ans d’auparavant. Avec le PACSC, il affirme qu’il se sent motivé. « La preuve en est que je pourrais produire après seulement une année et demie de recepage », a conclu Simbaruhije.

Vincent Mbonihankuye

 

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