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ALBINOS> Etat des lieux de la traque faite aux albinos

Elle a été sensiblement diminuée malgré sa persistance

 

DSC 0517La traque des albinos, bien qu’elle ait été sensiblement diminuée, le secrétaire exécutif de l’association des Albinos sans frontière, Jean Martin Bizimana a, dans un entretien qu’il a dernièrement accordé à la rédaction du journal Le Renouveau, dénoncé sa persistance. 

 

M. Bizimana a affirmé que, depuis 2018, des dizaines d’albinos ont été sauvagement tués, mais qu’aujourd’hui il se remarque une accalmie. Il est revenu sur le cas récent du meurtre qui a coûté la vie à un jeune albinos, Bonheur Niyonkuru, âgé de 15 ans en 2019. « Le dernier cas de meurtre au Burundi remonte au mois d’août 2019 », a-t-il rappelé, précisant que le corps de ce jeune albinos a été retrouvé samedi 17 août 2019 dans la province de Cibitoke, non loin de la frontière avec la République démocratique du Congo. Il a salué la part de la Justice de poursuivre les présumés auteurs de ce meurtre.A part ce cas de meurtre, Jean Martin Bizimana a indiqué qu’un autre enfant  vient d’échapper de justesse à ce même sort en commune Nyabiraba au mois de septembre 2019. « Un certain dimanche, un homme avec sa femme venaient de l’église. La maman portait un enfant atteint d’albinisme dans ses bras quand un groupe de malfaiteurs a tenté de lui arracher cet enfant avançant des prétextes selon lesquelles ils allaient remettre cet enfant à son père habitant le quartier de Kigobe en mairie de Bujumbura. Quand le mari de la femme a constaté des bagarres mêlées des bousculades, il est rapidement intervenu. Il a arraché cet enfant des mains de sa mère avant d’aller le cacher », a-t-il témoigné.Malheureusement, a ajouté M. Bizimana, sa maman a été sérieusement tabassée au point d’être hospitalisée pour bénéficier  des soins. « Elle venait de rentrer il y a quelques semaines ».Malgré ces deux cas, M. Bizimana a fait savoir que la situation n’est pas tout à fait alarmante du fait qu’auparavant, ces malfaiteurs venaient traquer les albinos dans leurs familles, mais qu’aujourd’hui, ils ne tendent que des pièges sur les voies de passage.Comme indiqué, derrière ces cas de criminalité se cache la mauvaise croyance selon laquelle certaines parties du corps des albinos seraient la source des bénédictions.

Moïse Nkurunziza

 

REGIDESO> Réunion d’évaluation de la mesure de la gratuité de l’eau sur les bornes fontaines

Vers la mise en place des comités de suivi

 

DSC 0660Les comités de suivi des bornes fontaines vont être mis en place dans les quartiers de la municipalité de Bujumbura en vue d’améliorer leur gestion. Cela ressort de la réunion organisée par la Régie de production et distribution d’eau et d’électricité (Regideso), le mardi 12 novembre 2019, à l’endroit des intervenants dans les domaines de la santé, de l’eau, de l’hygiène et assainissement, des administratifs et des cadres de la Regideso. 

 

Les participants à la réunion ont échangé sur la problématique de la gestion des bornes fontaines en période des épidémies et la mise en place des comités de suivi des bornes fontaines. L’objectif était d’évaluer la mesure de la gratuité de l’eau sur les bornes fontaines en cas d’ épidémies, relever les défis et les perspectives.D’après les différentes interventions des participants, il a été constaté que la gestion des bornes fontaines mises en place dans différents quartiers de la municipalité de Bujumbura a connu des difficultés. Pas mal de gérants des bornes fontaines se sont manifestés défaillants dans le paiement des factures de la Regideso alors que la population devrait payer auprès d’eux pour avoir de l’eau. La Regideso enregistre actuellement, en mairie de Bujumbura, un montant de 1 569 927 927  FBu des impayés des gérants inactifs qui ont résilié le contrat avac la Regideso, tandis que les impayés des gérants qui sont toujours en fonction s’élèvent à 159 428 575 FBu.

Lever la mesure de gratuité de l’eau sur les bornes fontaines

Parmis les défis liés à la gestion des bornes fontaines, le directeur commercial de la Regideso, Louis Mutima, a cité le problème de recouvrement des factures, l’absence des compteurs qui ont été volés, etc. Pour pallier à ces défis, il a indiqué que les bornes fontaines doivent être mis en bon état, renouveler les contrats des gérants et changer les compteurs classiques sur les bornes fontaines et les remplacer par les compteurs à prépayement. Des comités de suivi des bornes fontaines seront également mis en place dans tous les quartiers. Il s’agit d’un organe indépendant intermédiaire de la Regideso, des gérants des bornes fontaines et de l’administration. M. Mutima a également  émis la proposition de lever la mesure de gratuité de l’eau sur les bornes fontaines.

Evaluer périodiquement la qualité de gestion

Des recommandations avaient été formulées lors des ateliers qui ont été organisés dans différentes zones de la municipalité de Bujumbura à l’endroit de tous les intervenants. Selon Joachim Kagari, un des organisateurs, ces recommandations sont notamment, l’augmentation des bornes fontaines, l’amélioration des contrats de gérance et de la performance des gérants ainsi que l’amélioration de la facturation et du recouvrement. M. Kagari a précisé que les femmes et les candidats à la gestion des bornes fontaines seront privilégiés pour faire ce travail. Il sera également nécessaire de d’évaluer périodiquement la qualité de gestion et formaliser le transfert des contrats défaillants aux nouveaux exploitants.Pour rappel, la mesure de la gratuité de l’eau des bornes fontaines a été prise avec l’épidémie de choléra qui s’est manifestée depuis le mois de juin 2019. Presque tous les quartiers de la municipalité de Bujumbura ont été touchés. Il convient de signaler que la mairie de Bujumbura compte 341 bornes fontaines.

ERIC MBAZUMUTIMA
 

 

Réfugiés burundais> Retour d’exil

Ils rentrent massivement

 

retour3Contrairement aux rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux en ce qui concerne la sécurité à la veille des élections de 2020, les Burundais rentrent d’exil en grand nombre ces derniers temps. En date du 7 novembre 2019 par exemple, le ministère de la Sécurité publique et de la gestion des catastrophes a enregistré 154 Burundais qui ont regagné le bercail dont 88 ménages de 82 hommes et 72 femmes en provenance de la Tanzanie.

 

 

Comme le fait savoir ledit ministère   à travers son porte-parole, Pierre Nkurikiye, ces refugiés quittent les camps de Nduta, Mtendeli, et Nyarugusu en Tanzanie. Ils ont été chaleureusement accueillis au poste frontalier de Mugina en province de Makamba le 7 novembre de cette année. En effet, en cette date, le ministère de la Sécurité publique et de la gestion des catastrophes a enregistré 154 Burundais qui ont retourné volontairement chez eux.En date du 5 novembre,  vers 11 heures du matin, 249 Burundais dont 120 ménages composés de 129 hommes et 120 femmes ont été rapatriés des camps de Nduta, Mtendeli et Nyarugusu en Tanzanie. Ces Burundais s’ajoutent à d’autres Burundais qui jour pour jour retournent au bercail pour développer leur mère patrie. Signalons qu’à la fin du mois d’octobre, en date du 22 et du 25 octobre, les burundais retournant des camps de refugiés ont été également accueillis aux frontières entre le Burundi et la Tanzanie. Il s’agit des frontières de Kobero en province de Muyinga et celui de Manyovu en province de Makamba. Ceux qui ont été accueillis à Kobero s’élèvaient  à  252 Burundais  dont 134 ménages, et 412 personnes  regroupées en 191 ménages, reçues  à Manyovu. Tous proviennent des camps des refugiés de la Tanzanie. Notons que ces mouvements sont observés à la veille des élections générales de 2020. Cela est un bon signe car les Burundais ont compris qu’ils sont les seuls responsables du développement de leur pays. Les instances chargées de la securité publique rassurent. La sécurité est généralement bonne. Ces Burundais reviennent parce qu’ils reçoivent des témoignages de leurs frères étant déjà sur terrain. D’où leur retour massif.

Blandine Niyongere

 

CNIDH>Monitoring des droits de l’Homme en période électorale

Les organisations de la société civile doivent être en dehors des questions politiques

 

La Commission nationale indépendante des droits de l’Homme au Burundi (CNIDH) a organisé, du jeudi 7 au vendredi 8 novembre 2019,  un atelier de formation des organisations de la société civile sur le monitoring des droits de l’Homme en période électorale. Après cet atelier, le secrétaire exécutif de la CNIDH, ainsi que les participants ont manifesté un sentiment de satisfaction.

 

Dans son interview, Anatole Bacanamwo, secrétaire exécutif de la CNIDH, a fait savoir que la Commission  est satisfaite de la participation des organisations de la société civile dans cette formation sur le monitoring des droits de l’Homme en période électorale. Les participants à la formation ont appris la position que doivent  prendre les organisations de la société civile. « Comme elles sont sensées être neutres, elles doivent être en dehors des questions politiques. Leurs membres ne sont pas des militants des partis politiques. La CNIDH leur demande la neutralité. M. Bacanamwo demande aux organisations de la société civile d’observer sans prendre partie comme on l’a constaté  les années passées. « Durant ces années, les organisations de la société civile se sont comportées même plus que les militants des partis politiques. Ceci avait causé d’énormes problèmes au sein de la communauté. Actuellement, on constate sur le terrain que les choses sont en train d’évoluer. La formation qui a été donnée sur le monitoring des droits de l’Homme en période électorale va renforcer cette capacité de neutralité ». 

Les participants sont aussi satisfaits

Félix Nzorubonanya, qui a représenté l’observatoire Ineza des droits de l’enfant, a fait savoir que cette formation a été très bénéfique. Au cours de l’atelier, les participants ont été formés sur la mission de la CNIDH. Ils ont appris comment faire le monitoring des cas de violation des droits de l’Homme. Ils ont pris connaissance des stratégies qu’il faut utiliser de façon pratique pour effectuer le monitoring des droits de l’Homme, d’une manière générale, et les droits de l’Homme pendant la période électorale, en particulier.

Lucie Ngoyagoye

 

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