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Commune Mutimbuzi> Harmonie sociale dans les nouveaux quartiers

Le manque de leadership est un défi


Certaines activités doivent être organisées au sein des quartiers. Pour le bon déroulement de ces dernières, il faut toujours des leaders pour guider les autres. Il faut une organisation dans les travaux en rapport avec la propreté dans le quartier dans l’assistance sociale  ou la solidarité dans tel ou tel autre domaine. Parfois, le choix du responsable devient un défi. Des faits observés à Gahahe en zone Rubirizi nous en disent plus.

Il faut une organisation en toute activité, disent certains. Il faut aussi quelqu’un pour diriger les autres, disent les autres. Ces deux opinions se complètent pour que l’harmonie sociale règne dans les nouveaux quartiers. Ceux qui peuplent ces nouveaux quartiers viennent pour la plupart de milieux différents. Certains de la campagne, d’autres de la ville. Ils sont nouveaux dans ces quartiers qu’ils viennent d’occuper. Ils ont évolué dans des milieux différents mais opèrent aussi dans des domaines diversifiés. Pourtant, ils doivent cohabiter pacifiquement parce qu’ils sont Burundais. Ils doivent organiser leur quartier pour le bien de tous.  Pourtant, il faut qu’il y ait quelqu’un pour guider les autres afin d’éviter le désordre.  Certaines personnes affirment que ce sont les gens instruits qui ont beaucoup de problèmes.

En effet, dans cette localité de Gahahe, certains se disputent l’organisation des activités autour de leurs parcelles. Des conflits naissent souvent de la mauvaise gestion et de la mauvaise organisation des activités par manque d’expérience. Ils doivent parfois se référer au bon sens.  Au moment où certains optent pour le creusage des caniveaux par exemple, d’autres disent qu’il faut d’abord aménager une route pour les passants. Or, en attendant l’urbanisation, les gens doivent se débrouiller pour aménager leur propre passage. Cela cause parfois des mésententes quand il s’agit de laisser un petit espace leur permettant la communication entre les voisins des parcelles.  Mais avec de bons guides au sein de l’administration locale, ces conflits finissent toujours par des compromis. Il en va de même des gestes liés à la solidarité. Ne pouvant pas créer une plateforme de communication, chacun assiste son prochain comme il l’entend. Les uns et les autres disent qu’il faudrait un terrain d’entente pour qu’il y ait des leaders dans chaque domaine de la vie.

Blandine Niyongere

 

Le chômage au Burundi>Des chiffres qui font froid au dos mais …

La question du chômage au Burundi fait peur et doit inciter à davantage de réflexion. Heureusement qu’elle est déjà l’une des grandes préoccupations du gouvernement et d’autres institutions tant publiques que privées dans notre pays. A travers des études, l’abcès est déjà creuvé. Il reste à trouver un bon antidote et à opérationnaliser beaucoup plus les initiatives pensées et mises en place pour détruire cette bombe à retardement.


« L’Etat du Burundi et les communes du pays sont autorisés à participer au capital social de la Banque d’investissement pour les jeunes, «Bije» en sigle.» Bien plus,  «l’Etat du Burundi et les communes dans leur ensemble participent respectivement à hauteur de 15% et de 85% au capital social de la Banque». Tels sont les contenus des articles 1 et 2 du décret N° 100/145 du 23 septembre 2019 portant participation de l’Etat du Burundi et des communes au capital social de la Banque d’investissement pour les jeunes. L’acte constitutif de la Bije n’a pas beaucoup tardé puisqu’il a été signé le 3 octobre 2019 à Gitega lors de l’Assemblée constituante des actionnaires (constitués essentiellement par toutes les communes du pays) sous la conduite de Joseph Butore, le Deuxième vice-président de la République. Toute commune aura à débloquer 70 millions de francs burundais pour alimenter le compte de la Bije tirés des 570 millions que le gouvernement accorde chaque année à chaque commune. La création de cette banque pour les jeunes vient répondre notamment à la problématique de gros chômage et de sous-emploi pour beaucoup de jeunes burundais. En  effet, dans un article Dossier : Le chômage des jeunes, une bombe à retardement  du 15 avril 2019, les bloggeurs de Yaga reprennent les informations contenues dans une étude menée en 2016 par le Réseau des organisations des jeunes en action (Reja) qui montre que « le chômage chez les jeunes burundais est trois fois plus élevé que chez les personnes âgées de 35 ans et plus. Il est passé de 60% en 2016 à 65% fin 2017. » Nous lisons toujours dans l’article qu’ «en 2050, la population burundaise aura doublé. A ce moment, nous aurons entre 13 et 15 millions de demandeurs d’emploi. » Dans cette même optique, une «Etude sur l’Etat des lieux de l’emploi des jeunes au Burundi» a été réalisée en novembre 2016 par l’Adisco (Appui au développement intégral et à la solidarité sur les collines) avec le financement de Cordaid-Burundi. L’étude fait constater que «les effets conjugués du contexte macro-économique des années 1980 et 1990, caractérisé par la mise en œuvre des Programmes d’ajustement structurel et les crises politico-sociales récurrentes qui ont toujours endeuillé le pays depuis l’indépendance à nos jours, et la pression démographique n’ont pas été favorables à la croissance économique, à la création de l’emploi et à la réduction de la pauvreté.» Aussi, «les tentatives entreprises en faveur des jeunes au Burundi en vue d’absorber le nombre de chômeurs restent jusqu’à ce jour sans impact significatif.»  Face à ce tableau qui interpelle donc tout le monde, au premier chef les décideurs et les politiciens burundais, des solutions curatives et préventives s’imposent. Notamment, il faut de l’innovation dans les projets de société que le politique propose à la société burundaise en inscrivant en lettres d’or la question du chômage au Burundi d’autant plus que celui-ci frappe beaucoup la population burundaise pourtant active.

Plusieurs disparités à l’intérieur du phénomène

En lisant attentivement et profondément l’étude d’Adisco, on se rend compte qu’il existe plusieurs disparités à l’intérieur du chômage au Burundi. Ce qui peut guider correctement nos décideurs et politiciens. Au niveau des secteurs d’activités, l’étude met en évidence les principales caractéristiques de l’emploi des jeunes qui sont notamment (1) l’insuffisance des données statistiques fiables et actualisées ; (2) l’absence d’une stratégie cohérente de mise en œuvre de la Politique nationale de l’emploi ; et (3) de fortes disparités sur le marché de l’emploi avec 88,57% des travailleurs qui sont dans le secteur primaire, 1,80% dans le secteur secondaire et 9,63% dans le secteur tertiaire. Aussi, le secteur privé est le plus grand pourvoyeur d’emploi et occupe 77,74% de jeunes contre seulement 26,26% pour le secteur public. Sur le plan national et en milieu rural, 19,8% des jeunes sont dans le secteur primaire, 24% dans le secondaire et 56,2% dans le tertiaire. En milieu urbain, 30% de jeunes sont employés dans le secteur primaire, 12,5% dans le secondaire et 57,5% dans le tertiaire. Par rapport aux acteurs offrant l’emploi, le constat est que le secteur informel fournit 68% des emplois en milieu rural et 60% en milieu urbain. Au niveau des disparités géographiques (selon le milieu de résidence), l’étude montre que le sous-emploi concerne les actifs occupés plus en milieu rural qu’en milieu urbain avec des taux respectifs de 42,3% et 30,1%. Par rapport au taux de chômage, le Burundi affiche un taux de chômage extrêmement élevé : 14,6% en milieu urbain contre environ 11% en milieu rural. L’étude va plus loin en donnant des indications sur le chômage par rapport aux différentes régions du pays. Ainsi, le Centre compte 47,5% des jeunes ayant l’emploi contre 52,5% qui ne travaillent pas; le Centre-est compte 44,6% ayant l’emploi contre 55,4% sans emploi; le Centre-ouest compte 25% de jeunes qui ont un emploi contre 75% sans emploi; le Nord compte 45,1% ayant un emploi contre 54,9% qui n’en ont pas ; le Sud compte 61,9% de jeunes ayant de l’emploi contre 38,1% sans travail ; la mairie de Bujumbura compte 34,6% de jeunes ayant de l’emploi contre 65,4% qui sont au chômage. Ainsi, au niveau national, la moyenne est de 44,8% de jeunes qui ont un emploi contre 55,2% en milieu rural; et 34,6% de jeunes qui ont un emploi contre 65,4% de jeunes en chômage en milieu urbain.Concernant les disparités liées à la formation, les analyses montrent que le chômage touche 10,7% des actifs qui ne sont pas allés à l’école ; 13,7% de ceux ayant fréquenté le primaire ; 18,9% de ceux qui ont le niveau secondaire général et 12% des actifs ayant suivi un enseignement supérieur. Pour ce qui est de l’adéquation emploi et formation reçue, les résultats de l’enquête montrent qu’en milieu rural, 55,3% des jeunes avouent que leur emploi n’est pas en adéquation avec la formation reçue contre 44,7% de jeunes qui disent le contraire. En milieu urbain, 80,5% de jeunes en emploi disent que leur emploi n’est pas en adéquation avec leur formation contre 19,5% avouant le contraire.Au niveau des disparités liées au sexe, les chiffres récents montrent que 8% des femmes occupent le poste de premier responsable dans les institutions parapubliques; 31,1% des femmes sont dans des postes de direction et 13,1% des femmes assurent la responsabilité des antennes ou agences des institutions financières, soit une moyenne générale de 20,1% de femmes dans les postes de responsabilité de ces institutions para-étatiques. Les résultats de l’étude d’Adisco montrent également que les jeunes femmes sont moins embauchées que les jeunes hommes, à raison de 66,4% de jeunes hommes qui sont employés contre 33,6% de jeunes femmes en emploi. 

Plusieurs initiatives en la matière

Plusieurs initiatives sont déjà prises en matière de lutte contre le chômage au Burundi même si leurs impacts positifs ne sont pas très visibles. C’est l’exemple de la Bije que nous avons déjà évoquée. L’étude d’Adisco, quant à elle, au niveau du cadre institutionnel, revient notamment sur l’existence des politiques mises en place sur l’emploi des jeunes (il existe une Politique nationale de l’emploi validée en 2015) ainsi que sur les structures spécialisées comme l’Office burundais de l’emploi et de la main d’œuvre (Obem) et l’Agence burundaise de l’emploi des jeunes (Abej). Quant aux organisations impliquées dans le domaine de l’emploi et de l’insertion des jeunes, l’étude évoque le rôle des établissements de crédit même s’ils affichent des limites en termes de facilitation de l’entreprise des jeunes. A titre d’exemple, il existe le Fonds d’investissement des jeunes (Fij) ainsi que le Fonds pour la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes (FPEJ)  qui est en projet.Au niveau des politiques actives, c’est-à-dire les programmes, projets et actions entrepris, l’étude parle du Projet emploi jeunes ruraux ; du Projet d’appui à la formation professionnelle et technique (AFPT) ; du Programme national de volontariat des jeunes ; des programmes de type Himo (Haute intensité de main d’œuvre).

Gilbert Ntahorwamiye

Département de la DocumentationService Rédaction

 

APADECO> Présentation du bilan trimestriel

Malgré la courte durée, il y a eu une avancée

00012azeLe dimanche 12 janvier 2020, l’Action pour la paix et le développement communautaire (Apadeco) a présenté à ses membres et invités, le bilan  trimestriel  de  ses  réalisations depuis le 12 octobre 2019. Le président et représentant légal de l’association, Fabien Bimenyimana, a fait savoir qu’au cours de cette période, tous les axes stratégiques  privilégiés ont été exploités.


Dans son discours, M. Bimenyimana a rappelé à la population que le taux de chômage ne cesse d’augmenter et  que le gouvernement ne peut pas embaucher tous les chômeurs, qu’il revient alors aux associations de s’organiser davantage pour pallier ce défi. Parlant des axes stratégiques de l’association, M. Bimenyimana a souligné que l’orientation des activités  de  l’association  s’est  attachée  à l’autopromotion et au développement économique,  la  promotion de la santé et du bien-être, la promotion des droits humains, la paix et la bonne gouvernance, la protection de la nature et de l’environnement, et le renforcement des capacités.  M. Bimenyimana se réjouit que certains de ces axes ont été exploités malgré la courte durée. 

Certaines activités ont été réalisées

M. Bimenyimana a exposé certaines réalisations  pour cette période. Il a fait savoir que des projets d’agriculture et d’élevage de porcs ont été exécutés dans les provinces de Ngozi, Kayanza et Gitega. Après les dégâts causés par la pluie à Winterekwa, il a indiqué que l’association a fourni une assistance composée de vivres et d’autres biens. Dans le domaine de l’environnement, M. Bimenyimana a fait savoir que l’association s’est joint au projet « Ewe Burundi urambaye » dans la sensibilisation à la plantation des haies antiérosives. Parlant de la santé, il a annoncé qu’en collaboration avec le Centre national  de transfusion sanguine, l’association a organisé avec succès une campagne de collecte du sang à l’hôpital Van Norman. En vue du renforcement des capacités sur l’auto-développement et le changement de mentalités à travers le projet « Menya umenyeshe abandi », l’association a organisé des séances de formation basées sur l’hygiène, l’entrepreneuriat, la nutrition et le patriotisme à l’endroit de certains de ses membres. Les bénéficiaires de la formation ont à leur tour dispensé des formations dans les écoles tant publiques que privées de la commune Ntahangwa. Signalons que c’était aussi l’occasion d’échanger les vœux du nouvel An et d’octroyer les certificats de formation et de reconnaissance à certains membres.

Fiacre Nimbona

 

MFP> Lamentation des ses affiliés à propos des médicaments de spécialité

« Le principe est de prescrire les médicaments génériques »

000cxdeLors de l’évaluation des réalisations des services du ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociale et du genre, le jeudi 9 janvier 2020, une note de 100% a été attribuée à la Mutuelle de la fonction publique (MFP).  Cependant, certains affiliés se lamentent qu’ils ne trouvent pas facilement des médicaments de spécialité. A ces lamentations, le ministre Martin Nivyabandi a indiqué qu’au niveau du gouvernement, le principe est de prescrire les médicaments génériques.


Dans un entretien avec la presse, le ministre ayant en charge les droits de l’Homme, Martin Nivyabandi a fait savoir que les lamentations des affiliés à la MFP ne sont pas fondées. Il a ajouté que la réalité est qu’au niveau de la MFP, la note de 100 % correspond au taux des réalisations des objectifs qu’elle s’est fixés pendant les six derniers mois. « Ces objectifs étaient d’implanter des pharmacies et des guichets au niveau de différents milieux du pays pendant les six mois écoulés (de juillet à décembre 2019). Nous avons été à Bwambarangwe en province de Kirundo, à Gashoho en province de Muyinga, dans la province de Mwaro, etc. Nous y avons implanté des pharmacies », a-t-il expliqué.

Selon ce ministre, l’orientation du gouvernement du Burundi via le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida  est que ce sont les génériques qui sont prescrits. « Nous sommes étonnés des lamentations à Bujumbura alors qu’au niveau de l’intérieur du pays, toutes les structures publiques sont approvisionnées par la Centrale d’achat des médicaments essentiels du Burundi (Camebu) et que c’est le générique qui est utilisé ».Comme indiqué, il s’agit, pour lui, d’une question de psychologie qui était liée à des contrefaçons. Il a heureusement rassuré que le ministère ayant la santé dans ses attributions a pris des mesures afin de combattre les contrefaçons des médicaments. Il a affirmé que le médicament générique guérit convenablement que celui dit de spécialité et que lui-même s’en est dernièrement procuré. « La spécialité s’achetait à 17 000 FBu, j’ai acheté le générique et je suis en bonne santé », a-t-il témoigné avant d’ajouter que, pour les médicaments qui n’ont pas d’équivalents génériques, la MFP a le devoir de servir à ses affiliés  ces spécialités.Selon les spécialistes, les médicaments génériques sont des médicaments dont leurs inventeurs ont déjà donné la permission pour que les autres puissent en produire mais qui guérissent convenablement comme la spécialité.                                                                                    

Moïse Nkurunziza                                            

 

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