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Province de Cibitoke> Commune Buganda

La population de Gahuru confrontée au problème d’eau potable

 

La population de la colline Gahuru éprouve des difficultés liées à l’approvisionnement en eau potable. Elle n’a cette denrée que quand l’Ecole fondamentale de Ruhagarika-Gahuru est en activité, sinon elle est obligée de parcourir de longues distances pour puiser l’eau dans une petite rivière se trouvant dans une vallée. Les robinets et borne- fontaine sont seulement ouverts lorsque les élèves sont à l’école. Mais pendant les vacances ou quand ils rentrent à la maison, ces robinets sont fermés. La population profite de la présence des élèves pour puiser.  

 

La population de la colline Gahuru située dans le secteur Ruhagarika, commune Buganda en province de Cibitoke est confrontée au problème d’eau potable. Elle est obligée de parcourir plus d’un kilomètre pour puiser de l’eau dans une rivière qui se trouve dans une vallée. Cela est ressorti de l’entretien que le quotidien « Le Renouveau » a eu dernièrement avec le chef collinaire de Gahuru, Jean Bosco Nyandwi. A en croire ses propos, la population de cette partie dispose de l’eau de robinet lorsque les élèves de l’Ecole fondamentale de Ruhagarika-Gahuru y sont présents. Et quand ils rentrent à la maison ou sont en vacances, tous les robinets sont fermés de même que la borne-fontaine se trouvant non loin de l’école. Dans ces conditions, la population est contrainte de se rendre dans la vallée distante de plus d’un kilomètre en vue de puiser  l’eau. Jean Bosco Nyandwi n’a pas manqué de déplorer la qualité de cette eau puisée dans cette petite rivière dans la mesure où la population est exposée aux microbes de toutes sortes. Il a également  fait savoir que la fermeture de ces robinets et la borne- fontaine lorsque cette école n’est pas en activité fait que l’on observe des flaques d’eau aux alentours.  Et pour cause, une fois que le réservoir (tank) est rempli, l’eau se déverse par terre. Elle cesse de se déverser quand ces robinets et la borne- fontaine sont à la disposition des élèves. D’après le chef collinaire Jean Bosco Nyandwi, le souhait de la population est de voir ces infrastructures publiques à sa portée pour lui permettre d’avoir une bonne santé. Car, a-t-il fait remarquer, l’eau c’est la vie. 

MASTA SHABANI

 

Cabarets> Problèmes rencontrés par les serveuses

Elles rencontrent beaucoupde difficultés

 

Le plus souvent, les filles serveuses dans les cabarets rencontrent beaucoup de difficultés. Certains clients les traitent comme des filles libres que n’importe qui pourrait l’aborder facilement. 

 

Dans un entretien avec les filles rencontrées au chef-lieu de la province de Rumonge, elles ont laissé entendre que le travail dans un cabaret n’est pas facile. Elles travaillent la nuit jusque même pendant les heures avancées. Certains clients préfèrent être servis par les filles, mais parfois ils en profitent pour les draguer. E. K. est une fille âgée de 20 ans. Elle est toujours sur le banc de l’école mais la nuit, elle travaille dans un cabaret. Elle a indiqué qu’elle doit chaque fois se trouver un petit métier afin d’avoir l’argent pour les frais scolaires.E.K a fait savoir qu’elle est obligée d’exercer  ce métier mais ce n’est pas facile. Elle indique que la majorité des filles qui travaillent dans des bistrots se méconduisent. Elles sont souvent tentées par les hommes. Ces derniers ne les respectent pas jusqu’à ce qu’elles soient abusées sexuellement. A.A., elle aussi, a indiqué qu’elle travaille dans un cabaret parce qu’elle n’avait pas d’autres choix. Elle a fait savoir qu’elle est déjà victime car elle a été trompée par un homme qui fréquente ce cabaret tous les jours. Elle a commencé à travailler quand elle était encore sur le banc de l’école. Cet homme l’a engrossée et  il n’a pas reconnu l’enfant. Par conséquent, elle a abandonné l’école suite à cette grossesse no désirée. A.A. a fait savoir que les gens considèrent les serveuses comme des enfants non éduquées. Et pourtant, elles exercent ce travail dans le but de gagner leur vie. Mais il y a des filles qui se laissent faire. Une fille serveuse devrait exercer ce travail avec rigueur sans se laisser faire. A ce moment, elle est respectée par les clients ainsi que par l’employeur. 

Lucie Ngoyagoye

 

SOCIETE> Jeux de hasard et les ligalas

Ils constituent une source d’insécurité

 

Les jeux de hasard sont des jeux monnayés où le perdant doit donner un montant d’argent convenu à l’avance. Le jeu vise le gain par la voie du sort et doivent se faire sur des places ou voies publiques. Ces jeux sont courants tant dans les centres urbains qu’en campagne. Quant aux ligalas, certaines personnes pensent qu’ils sont des lieux où se commettent des crimes, voire même les lieux de préparation des crimes à commettre. 

 

Les jeunes sans emploi sont les plus cités comme fréquentant le plus les ligalas et jouent ainsi aux jeux de hasard. Les autres causes sont notamment l’oisiveté, l’effet de groupe, la légèreté dans le contrôle parental, etc.Les endroits cibles des  « ligalas » sont notamment  les voies publiques, autour des marchés, près des cabarets, sur les parkings des bus, bref dans des endroits à forte concentration de gens. Les ligalas sont perçus par les gens de différentes manières. Certaines personnes pensent que les ligalas sont des lieux où se commettent des crimes, voire même les lieux de préparation des crimes à commettre.Pour les autres, les ligalas sont des endroits de rencontres où peuvent se tenir des débats politiques, un lieu de passe-temps pour ceux qui n’ont rien à faire, un lieu de rendez-vous des jeunes pour des blagues et des informations éventuelles. Ces jeux de hasard ne restent pas sans conséquence sur la sécurité. Il ya lieu de citer notamment les querelles suite aux tricheries lors du jeu ou du refus de donner l’argent, et la dislocation des ménages en cas de dilapidation des récoltes. D’autres conséquences sont  les vols. Ce sont souvent les enfants qui commettent les vols pour avoir avec quoi jouer. Le conseiller de l’administrateur de la commune Gisuru donne l’exemple du cas de  son enfant qui lui a pris 15 000 FBu pour aller jouer aux jeux de hasard.Ignorance par la population du caractèreLa population ignore que les jeux de hasard sont punis par la loi burundaise. Certains gens expliquent qu’il y a des jeux similaires qui sont reconnus par le gouvernement et qui paient même les taxes. C’est le cas de la Lona (Loterie nationale), les casinos, etc. La législation sur les jeux de hasard est pourtant claire et interdit ces jeux sous toutes leurs formes.Le Code pénal burundais prévoit des sanctions. Les  articles 447 et 453 du Code pénal interdisent de jouer les jeux de hasard sur les places publiques. « Les jeux de hasard sont interdits dans les lieux publics ou ouverts au public, dans tous les lieux non clôturés où le public peut avoir vue directement, ainsi que dans tous les autres lieux, même privés, où quiconque, désireux de s’adonner au jeu est admis librement à pénétrer ». L’article 448 prévoit une sanction de 1 à 2 ans de servitude pénale et jusqu’à 50 000 FBu d’amende ou une de ces peines seulement. Mais l’article 449 dit que les loteries nationales sont autorisées quand elles font des actes de bienfaisance sur autorisation du ministre de l’Intérieur.

Absence de sensibilité de la police et de l’administration aux jeux de hasard et ligalas.

Ces jeux sont joués au vu et au su de tout le monde. Les ligalas sont installés partout, mais la répression n’est pas systématique. Suite à l’ignorance du caractère illégal de ces jeux par la population, par certains policiers mais aussi par certains administratifs à la base, le contrôle est faible. Par conséquent le phénomène tend à se propager petit à petit.Dans la commune Rumonge, on a découvert une forme de ligalas. Des hommes commerçants musulmans qui, toute la journée, restent sur le ligala mais coordonnent leurs affaires par téléphone. Certains d’entre eux pensent que cela ne pose pas de problèmes, alors que d’autres pensent le contraire car souvent, viennent se joindre à eux d’autres personnes sans emploi, ce qui favorise l’oisiveté.La monnaie est la plus souvent utilisée dans les jeux de hasard, mais les réalités locales ont révélé que les joueurs peuvent donner d’autres biens comme les récoltes et les habits. A titre d’anecdote, il a été mentionné que certains parviennent à parier sur leurs femmes quand ils ont épuisé tous les biens.Un autre cas est celui d’une femme de la province de Ngozi qui a joué au jeu de hasard, et qui a donné tout son argent, puis ses vêtements, ensuite son enfant qu’elle portait sur le dos et enfin ses deux jambes. Les gens avec qui elle jouait l’ont gardé en otage jusqu’à ce que son mari vienne la réclamer en payant une grosse somme d’argent. 

MARTIN  KARABAGEGA

 

MOIS DU RAMADAN> Le Premier vice-président se joint aux cadres musulmans du Burundi

Pour le premier partage de la collation annuelle

 

DSC08122Dans la soirée du samedi 9 juin 2018, le Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo, s’est joint aux cadres musulmans du Burundi pour le premier partage de la collation annuelle organisée par la Fondation pour le développement et l’éducation (Benaa), en collaboration avec la Communauté islamique du Burundi. Ces cadres musulmans sont demandés de servir de modèles et de retourner aux vraies valeurs musulmanes. 

 

Au cours de cette soirée organisée sous le thème « Le jeûne est recommandé pour assainir les âmes et améliorer les comportements », le représentant de la Fondation pour le développement et l’éducation (Benaa),Hassan Abad, a vivement remercié le Premier vice-président d’avoir accepté de se joindre à eux malgré ses nombreuses obligations.  Avoir répondu à leur invitation est un signe d’une bonne gouvernance au Burundi. Cela montre qu’il y a de bonnes relations entre le gouvernement et les communautés religieuses sans discrimination. Il a ajouté que la Fondation Benaa, qui a son siège en province de Rutana, est là pour le développement du pays à travers ses différents projets réalisés au Burundi.  M. Abad n’a pas manqué de demander au Premier vice-président de soutenir la fondation Benaa dans ses actions. 

Le partage écarte toute discrimination

Pour le député Ibrahim Uwizeye, qui a parlé au nom des participants, la Fondation Benaa a posé un grand geste. Il a également salué la part de la fondation dans le développement du pays par les activités génératrices de revenus qu’elle a créées surtout en province de Rutana. Par-là, il a appelé ses frères musulmans à faire un effort et à restaurer cette bonne pratique de partage et de la faire leur. Car elle renforce l’amour et écarte toute discrimination. Il a ensuite demandé aux cadres musulmans présents à la soirée, d’être le miroir de la société, de travailler avec dévouement et de servir de modèles. Il n’a pas manqué de leur demander de manifester, dans leurs comportements, l’Islam à travers la charité, la tolérance. « En tout ce que nous faisons, sachons qu’il y a beaucoup de gens qui nous observent. Si nous  nous acquittons convenablement des tâches qui nous sont assignées, tout le monde saura la bonne identité d’un musulman », a-t-il fait entendre. 

L’Islam, la première communauté religieuse au Burundi

De son côté, le président de la Communauté islamique du Burundi, Sadiki Kajandi, a aussi remercié la Fondation Benaa qui a observé et respecté les us et coutumes de l’Islam. Il a salué les bonnes relations que la fondation entretient avec la population et le gouvernement burundais.Cheick  Kajandi a rappelé que l’Islam est la première religion que le Burundi a connue car il est venu au 18è siècle. Pour cela, dit-il, c’est une communauté bien solide qui a toujours respecté les lois et qui a même contribué pour l’indépendance du pays car parmi les fondateurs de l’Uprona, il y avait des musulmans. Pour ce représentant de la Comibu, les musulmans cohabitent sereinement avec les autres car l’Islam signifie la paix, la sécurité, l’amour et l’entraide. Pour lui ceux qui disent que les musulmans sont des terroristes, ils se trompent fort car un terroriste est un terroriste. Et de dire que la Comibu essaie toujours de tisser de bonnes relations avec le gouvernement.  M. Kajandi a ensuite remercié le Premier vice-président de s’être joint à eux pendant ce mois du Ramadan. « Pendant le mois du Ramadan, nous ne faisons pas seulement le jeûne mais nous évitons les rumeurs, le mensonge et tout péché. Nous apprenons aussi qu’après le Ramadan, nous continuerons à vivre en harmonie avec les autres,  à rester pieux et à respecter les autorités. 

Il faut un retour aux valeurs musulmanes

Dans son discours, le Premier vice-président de la république du Burundi, Gaston Sindimwo a fait savoir qu’il est venu partager avec eux ce repas d’Iftar, pour montrer qu’ils forment eux aussi une couche de la société burundaise malgré que certaines gens voient mal l’Islam et cela à cause de certains musulmans qui se méconduisent, ternissant alors l’image de la religion. Pour cela, M. Sindimwo leur a demandé de tout faire pour retourner aux vraies valeurs de l’Islam. « Il y a beaucoup de gens qui se cachent derrière l’Islam pour commettre des crimes. Levez-vous, enseignez les bonnes valeurs de l’Islam et tout le monde saura qui vous êtes. Surtout collaborez avec le gouvernement », les a-t-il exhortés. M. Sindimwo a promis que le gouvernement burundais soutiendra la Fondation Benaa dans toutes ses bonnes actions.
Jean Bosco Nkunzimana

 

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