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Mendicité> Nouvelle forme

Quand la mendicité se cache derrière l’échange de nourriture ou d’autres objets contre les habits

 

Une nouvelle forme de mendicité s’observe dans différents quartiers de la capitale Bujumbura et dans divers coins du pays. Certaines personnes,dites démunies, échangent la nourriture ou divers objets contre les habits. Après avoir remarqué que les gens ne donnent plus aisément les habits qu’ils ne portent plus, certaines personnes s’introduisent dans les ménages avec les feuilles de manioc ou avec d’autres biens. 

 

Là, ils essaient de convaincre ceux qu’ils y trouvent que la bénédiction vient dans la famille visitée, que personne ne peut la laisser passer, afin que ce ménage accepte ce cadeau même s’il n’en veut pas. Dans la culture burundaise, lorsqu’une personne chargée de cadeau va rendre visite rendre à quelqu’un, la famille visitée accueille le cadeau tout en veillant bien mettre un présent dans la corbeille avant de l’accompagner. Ces personnes essaient de s’appuyer sur ces habitudes pour exiger des présents en insistant sur les habits que les membres de ce ménage ne portent plus, justifiant qu’ils n’en ont plus besoin.D’autres personnes partent dans les ménages avec une petite quantité de charbon et exigent, en échange,  des habits qui ne sont plus utilisés. La somme d’argent que coûterait ce charbon de bois est de loin inférieur à la valeur des habits donnés. Les familles en accordent dans le cadre de l’œuvre de charité parce qu’elles peuvent en donner sans rien exiger en échange. C’est pourquoi il y a un grand déséquilibre entre la valeur des cadeaux du visiteur et celle que la famille visitée attribue en récompense.Dans les quartiers ou localités d’origine de ces mendiants, ces habits sont vendus dans les coins des rues à un prix nettement supérieur à la valeur de leurs présents alors que les raisons avancées pour en avoir est de les porter. Les visages des mêmes personnes se remarquent dans les ménages pour cette activité dans un intervalle de deux à trois semaines. Les donneurs de ces habits se demandent s’ils sont déjà usés durant cette courte période car ils les octroient en état encore présentable.Ce phénomène est visiblement un échange, mais en réalité, avec ce déséquilibre de valeur des biens échangés et de qualité tronquée de biens apportés par ces personnes, c’est une nouvelle forme de mendicité. Ce qui est étonnant, les personnes qui la pratiquent ne sont pas les plus démunies,  car il existe d’autres qui vivent dans une situation autrement plus précaire mais qui ne gagnent pas leur vie dans cette voie.

EZECHIEL MISIGARO

 

COUR ANTI-CORRUPTION> Les données chiffrées des réalisations décennales

Mille sept cent vingt et un sur mille neuf cent quatorze affaires inscrites ont été jugées

 

DSC 0061Etant donné que la Cour anti-corruption vient de passer ses dix ans d’activités, son président, Elie Manirafasha, donne ses réalisations depuis son existence. Il indique qu’elles sont satisfaisantes dans  sous divers angles. D’après lui, la Cour anti-corruption et son parquet général ont pu recouvrer un montant égal à 3 682 555 847 FBu, 1 500 dollars et autres biens alors que 1 721 sur 1 914 affaires inscrites ont été jugées. 

 

Dans un entretien accordé à la rédaction du quotidien Le Renouveau, le président de la Cour anti-corruption, Elie Manirafasha, a indiqué que pendant dix ans d’existence, la Cour anti-corruption a jugé 1 721 affaires sur 1 914 affaires inscrites. En matière civile, précise-t-il ; 356 affaires ont été jugées. Concernant les affaires en appel, il renseigne qu’ils sont au nombre de 592.Concernant les montants en jeu au cours de ces dix ans, le président de cette Cour chargée de juger la corruption et des infractions connexes a signalé qu’ils sont égal à 14 971 019 221 FBu , 2 016 340£ , 193 385.67$ et 25 500 shillings. 

Plus de trois milliards et autres biens ont été recouvrés 

Selon ce responsable, les montants allant jusqu’à  1 593 505 658 FBu ont été recouvrés par cette instance judiciaire. Pour les montants en jeu des affaires en appel, 13 843 695 542 FBu, 186 299.37$ ,  2 202 639.62£ , 25 500 shillings. Il a signalé que 3 184  dossiers ont été traités tandis que 229 dossiers  sont exécutés au moment où 312  dossiers restent à exécuter. Les montants recouvrés par ce parquet sont égal à 2 089 050 189 FBu et 1 500 dollars. D’après lui, le total des montants recouvrés par la Cour anti-corruption et son parquet général est égal à 3 682 555 847 FBu , 1 500 dollars et autres biens. La première audience publique de la Cour anti-corruption a eu lieu le 5 novembre 2007. Les cérémonies de la célébration du dixième anniversaire de la Cour anti-corruption ont eu lieu le 25 décembre 2017.  

Vincent Mbonihankuye

 

Gare du Nord> Le visage actuel

Le mouvement de va-et-vient est limité

 

DSC 0047La Gare du Nord n’est plus mouvementée comme avant. On n’y observe plus d’embouteillages ni des bousculades. La mesure de désengorgement a poussé la plupart de gens à déménager vers des endroits plus mouvementés où l’on estime avoir plus de clientèle. Cependant, il existe certaines catégories de gens qui sont à l’œuvre à la Gare du Nord. Ce sont notamment des taximen-vélos, les quelques vendeurs à la sauvette et l’exposition des matelas sans oublier la présence de petits restaurants en plein air.  Ainsi, la route est tellement dégagée qu’elle permet aux conducteurs de rouler facilement.      

 

La situation qui prévaut actuellement  à la Gare du Nord n’est plus comme elle était avant le désengorgement de cet endroit. Le mouvement de va-et-vient a sensiblement diminué. Le quotidien «Le Renouveau»   s’en est rendu compte, le mardi 9 janvier 2018 lorsqu’il était de passage en ce lieu. Tenez ! Point n’est besoin de rappeler que le mouvement était intense avant le désengorgement de la Gare du Nord. Il y avait non seulement des embouteillages et un encombrement liés à la présence de beaucoup de véhicules, mais également des bousculades des personnes qui s’affairaient à plusieurs activités génératrices de revenus. Il y a lieu de citer de petits restaurants, des salons de coiffure, des boutiques, des kiosques à pain, des bistrots, sans oublier des pickpockets qui profitaient de ces bousculades pour soustraire des biens à des passants.  Comme le mouvement n’est plus intense, il va sans dire que cela produit un impact négatif sur la clientèle. La plupart des vendeurs auraient déménagé vers  les centres fréquemment mouvementés. Nous pouvons faire allusion ici au marché de Ngagara II communément appelé « marché Cotebu», au marché dit « Buyenzi City market» communément appelé « Chez Sioni»…Comme on peut le constater, toute personne s’adapte en fonction de la situation telle qu’elle se présente.        Masta Shabani  

 

Sécurité routière> Les piétons face aux feux tricolores

Il serait nécessaire de les respecter afin d’éviter d’éventuels accidents

 

DSC 1038Les feux tricolores ont été mis en place dans le but d’améliorer la sécurité routière en mairie de Bujumbura. Ces feux sont en général respectés par les conducteurs des véhicules ainsi que d’autres. Mais le constat est que certains piétons ne les respectent pas. 

 

Le constat est que certains piétons ne respectent pas l’usage des feux tricolores. Comme nous l’avons constaté, il y a des piétons impatients qui ne respectent pas l’usage de ces feux. Ils ne supportent pas de rester longtemps débout et attendre leur priorité, surtout quand ils ne voient pas d’obstacle devant eux. C’est vrai que certains feux mettent beaucoup de temps plus que d’autres. Par contre, il y a d’autres piétons qui restent dans l’ignorance.Un piéton interrogé a fait savoir que quand il se trouve sur les lignes blanches, il croit qu’il est dans sa priorité. Il ignore l’existence des feux tricolores. Un autre constat est qu’il y a certains piétons qui traversent lentement. Ceux-ci sont aussi exposés car au moment où ils sont encore en train de traverser, c’est déjà la priorité des véhicules.Les agents de sécurité devraient être toujours près de ces feux tricolores afin d’orienter ou d’aider les piétons. Certains ne savent pas les conséquences du non respect de ces feux. Les agents de sécurité pourraient aussi rappeler régulièrement aux piétons qui violent la loi les dangers qui les guettent. A la longue, il serait aussi nécessaire de punir les piétons qui ne respectent pas ces feux tricolores afin d’éviter d’éventuels accidents. C’est aussi nécessaire de faire passer des messages de sensibilisation dans différentes radios afin que les piétons ou tout autre usager des routes soient conscients.Quant aux conducteurs de véhicules, ils sont gênés par ce comportement de certains piétons. Ils doivent aussi faire beaucoup attention quand ils sont en train de conduire, même s’ils sont dans leur priorité.  
Lucie Ngoyagoye 

 

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