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PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE> Distribution d’aide aux vulnérables de certaines communes des provinces de Ngozi, Muyinga et Kirundo

Leur permettre de fêter la Pâques comme le reste de la population

 

DSC 0053Une délégation envoyée par le chef de l’Etat a distribué une aide de riz aux vulnérables dans les communes Ngozi, Gashikanwa et Kiremba en province de Ngozi, Gasorwe de la province de Muyinga et Vumbi en province de Kirundo en dates des 14 et 15 avril 2017. Selon Gédéon Ntibashirinzigo, conseiller du chef du protocole d’Etat, le président de la République Pierre Nkurunziza voulait se joindre à ces vulnérables afin de leur permettre de célébrer la fête pascale sans contraintes alimentaires.

 

Les familles bénéficiaires de l’aide étaient celles des personnes âgées sans défense, des veuves, des Batwa et d’autres indigents choisis dans leurs collines respectives. Cette activité a débuté dans l’après-midi du vendredi 14 avril 2017 et se poursuivra dans d’autres communes du pays, selon Gédéon Ntibashirinzigo.
Partout où il est passé, avant de leur distribuer l’aide, le chef de la délégation de la présidence de la République a fait savoir aux bénéficiaires que le chef de l’Etat voudrait qu’eux aussi, malgré leur vulnérabilité économique, puissent fêter en dignité comme les autres la résurrection du Seigneur Jésus-Christ. Et de faire remarquer qu’il importe de ne pas gaspiller l’aide reçue.
Dans la zone de Mubuga en commune et province de Ngozi où l’activité a débuté le vendredi 14 avril 2017, 200 ménages ont bénéficié d’une aide composée de 10 kg de riz pour chacun.

La commune Gasorwe, victime de la grêle tombée au début du mois de mars 2017

Dans la matinée du samedi 15 avril 2017, la commune Gasorwe de la province de Muyinga a été la destination de l’aide envoyée par le chef de l’Etat à l’endroit des vulnérables. Au total 899 ménages ont bénéficié chacun d’une aide de 7 kg de riz.
Selon Jean Claude Barutwanayo, administrateur de la commune Gasorwe, la population était dans le désarroi après la pluie torrentielle mêlée de grêle qui s’est abattue sur certaines collines de cette commune. Parmi les collines victimes, Kiryama, Gasuru, Kiremba, Matyazo et Gikwiye. Pour cela, M. Barutwanayo a fait savoir que par jour, au moins vingt personnes vont dormir devant les bureaux de la commune à cause de la faim. Et de remercier infiniment le chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, qui a entendu les cris de détresse de cette population. Il a indiqué que c’est la deuxième fois que cette commune est assistée en vivres par le gouvernement du Burundi.
La délégation du chef de l’Etat s’est ensuite rendue dans la commune Vumbi en province de Kirundo où elle a également distribué l’aide composée de riz. Les bénéficiaires s’élevaient autour de 840 ménages des vulnérables. Ils ont eu chacun 7 kg de riz.
L’administrateur de cette commune a remercié le chef de l’Etat au nom de la population de cette localité en général et de celui des bénéficiaires en particulier pour cet appui combien utile. Et d’ajouter que ce n’est pas la première fois, qu’à chaque fois que le besoin se fait sentir, le chef de l’Etat est toujours venu au secours de cette commune.
Dans la commune Kiremba en province de Ngozi, 240 ménages ont bénéficié de l’aide du chef de l’Etat à la veille de la fête de Pâques. Chaque ménage a eu 5 kg de riz. Il en a été de même pour la commune Gashikanwa où chaque ménage a eu 5 kg de riz et au total les bénéficiaires étaient comptés à 790 ménages.

Amédée Habimana

 

FETE DE PAQUES> Sa célébration en famille

Elle ne s’est pas déroulée comme dans le passé suite aux faibles moyens financiers

 

La fête de Pâques pour les familles des chrétiens est importante. Elle se célèbre à l’église comme en famille. Mais, pour la plupart, elle ne s’est pas déroulée comme dans le passé suite aux faibles moyens financiers. La commémoration de la résurrection de Jésus-Christ est une occasion pour les chrétiens de faire une rétrospective du passé, et de se confesser et demander pardon là où ils n’ont pas obéi aux commandements de Dieu. Cette purification ne concerne pas seulement l’âme mais également le corps. Le jour de Pâques se différencie des autres jours par le port de nouveaux habits et chaussures ainsi que la préparation de repas d’une façon inhabituelle.

La rédaction du journal s’est entretenue le 16 mars 2017 avec Ladislas Nsabimana sur la célébration de la fête de Pâques dans sa famille. Selon lui, la fête ne s’est pas déroulée comme dans le passé suite au manque de moyens financiers. Il a fait semblant de fêter pour ne pas mettre en colère les enfants qui, d’habitude voient en fête, les boissons et les repas bien préparés.
M. Nsabimana a informé qu’au fur que les années passent, on tend à abandonner la célébration des fêtes en famille y compris celle de Pâques suite aux moyens financiers qui font défaut. En plus, le pouvoir d’achat a beaucoup diminué si on se réfère aux montées des prix des produits de première nécessité. « A l’approche du jour de Pâques, mes enfants réclamaient des habits et des chaussures neufs et je leur ai expliqué que les conditions financières se sont détériorées mais j’attends la bénédiction de Dieu. Ensuite je leur ai promis d’en acheter lorsque les bénédictions de l’Eternel Dieu Tout Puissant seraient tombées sur moi. Je leur ai demandé de prier incessamment pour cette cause afin que le Seigneur Dieu exhauce leurs prières», a raconté M. Nsabimana. A la veille de Pâques, les enfants ont réitéré leur demande mais en vain. Et de leurs expliquer que la volonté de Dieu ne s’accomplit pas au moment que nous voulions. Le plus important est de nous purifier en nous confessant.
« Le jour de Pâques, je suis allé à la messe en compagnie de ma femme et de mes enfants. Mais avant de quitter la maison, on a acheté un kilo de viande pour la sauce afin de faire la différence avec les autres jours. Retournés de l’église, on a bien mangé avec les enfants. Rassasiés, les enfants ont réclamé les sucrés mais je ne restais avec aucun sou pour en acheter. Mes enfants n’on pas pu digérer cette situation et m’ont dit que la fête a raté ou n’a pas eu lieu.
Quelques soient les conditions économiques des familles pour la célébrer, la Pâques est la fête la plus importante pour les chrétiens.

Ezéchiel MISIGARO

 

Fête de Pâques> A la paroisse Saint Michel

« Allons témoigner la résurrection du Seigneur Jésus-Christ partout où nous sommes»

 

DSC 1172Chaque année, le monde entier célèbre la fête de Pâques. Cette année, la fête de Pâques a été célébrée le dimanche 16 avril 2017. Et la rédaction du quotidien burundais d’information Le Renouveau s’est rendue à certaines églises de la capitale burundaise pour se rendre compte de la situation. « Tous les chrétiens de la paroisse Saint Michel sont appelés à aller témoigner la résurrection de notre Seigneur Jésus Christ partout où ils sont ».

 

L’évangile du jour était tirée de celle de Saint Jean, chapitre 20, du premier verset au 20 e verset où on dit que le dimanche de Pâques, Marie de Magdala se rendit très tôt le matin au tombeau et trouva que la pierre est déjà enlevée du sépulcre. Directement, elle retourna pour aller dire aux disciples ce qui s’est passé, que le corps de Jésus n’est plus dans le tombeau et que personne ne sait où on l’a mis. En effet, tous les disciples n’avaient pas compris que, d’après l’Ecriture, Jésus devait ressusciter.
Dans son homélie, abbé Casimir Nkengurutse, de la paroisse Saint Michel, a indiqué que comme Saint Paul l’a dit aux Colossiens, tout le monde doit comprendre que Jésus-Christ est ressuscité avec nous. « Si donc nous sommes ressuscités avec Jésus-Christ, nous devons rechercher les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Attachons nous également à la réalité d’en haut, et non à celle qui est sur la terre », a insisté abbé Nkengurutse. Ce dernier a ajouté que pour chercher tout cela, nous devons d’abord aimer nos prochains, aller témoigner la résurrection de notre Seigneur et semer l’amour et la paix partout où nous sommes.

« Aimons nos prochains comme Dieu nous a aimés »

« Si nous aimons nos prochains comme Jésus nous a aimés, sachons bien que nous marchons aussi dans le chemin du Seigneur et nous serons également les premiers à entrer au royaume de Dieu. Mais, si nous n’aimons pas nos prochains, nous haïssons directement Dieu parce que ce dernier nous a créés à son image. Et pour cela, nous sommes très loin du royaume de Dieu », a affirmé M. Nkengurutse. Il a terminé son homélie en interpellant encore les chrétiens de la paroisse Saint Michel à rechercher toujours les choses d’en haut, et non celles de la terre.

Avit NDAYIRAGIJE

 

Fête de Pâques> A la cathédrale Regina Mundi

« Une nouvelle vie commence dans nos familles respectives »

 

DSC04291Les chrétiens du monde entier ont célébré le dimanche 16 avril 2017 la fête de Pâques. Ainsi, les Burundais n’ont pas manqué à ce grand rendez-vous et se sont joints aux autres pour la célébrer. C’est dans cette optique que notre rédaction s’est rendue à la paroisse cathédrale Regina Mundi pour s’enquérir de la situation. Cette fête nous rappelle la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts.

 

Les deux premières lectures se sont focalisées sur les actes des apôtres. Ces derniers font des témoignages sur la résurrection de Jésus-Christ. Il s’est présenté à eux pour leur montrer qu’il a vaincu la mort.
Dans son homélie, l’Archevêque de Bujumbura, Mgr Evariste Ngoyagoye, a indiqué que comme c’était écrit, Jésus devait ressusciter d’entre les morts. Dans la Sainte lecture, on nous montre que Jésus est ressuscité dans Jean 20, 1-9. Ceux qui ont vu cela (Marie de Magdala, les disciples) ont donné des témoignages en annonçant la nouvelle. « Il s’agit d’une Alliance nouvelle qui commence avec la résurrection de Jésus et restera pour toujours », d’après l’Archevêque de Bujumbura.

Enlever le levain du mal et de la méchanceté dans nos cœurs

Mgr Ngoyagoye a également fait savoir que le dimanche est le jour du Seigneur et c’est ce même jour où Jésus a vaincu la mort. Les disciples étaient désespérés et ne savaient plus à quel saint se vouer. « Avec cette résurrection de Jésus, c’est une nouvelle vie qui commence. Nous sommes des témoins du travail accompli par le Seigneur. L’ancien levain a disparu, commençons alors cette vie dans notre vécu quotidien. Depuis le mercredi des cendres, il faut vous purifier et célébrer cette fête, non pas avec le levain du mal et de la méchanceté, mais avec le levain de la pureté et de la vérité », a-t-il souligné.
Et d’ajouter que nous venons célébrer Pâques avec un cœur purifié dans nos familles respectives. Jésus est vivant, d’où il y a eu une nouvelle vie avec sa résurrection. C’est aussi à ce moment que l’Eglise a vu le jour. Il a enfin souhaité une bonne fête à tous les chrétiens du monde.
Le jour de la Miséricorde sera le dimanche prochain. L’Archevêque de Bujumbura invite les chrétiens à célébrer ce jour en commémorant Pâques.
Yvette Irambona

 

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