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GROUPE DES JEUNES BENEVOLES> Son rôle dans la société

Il joue un rôle considérable

 

IMG 33Le groupe des jeunes bénévoles de Kamenge, de la commune de Ntahangwa, est composé de chômeurs et d’étudiants issus de différents partis politiques. Ces jeunes ont décidé d’unir leurs forces pour aider au développement et intervenir en cas de problèmes qui peuvent survenir dans la société. Leurs travaux sont beaucoup appréciés, mais le manque de moyens et du matériel handicapent quelques fois la mise en application de leur travail. 

 

Le quotidien d’information « Le Renouveau » s’est entretenu le samedi 28 septembre 2019 avec l’encadreur du groupe des jeunes bénévoles de Kamenge, Géorges Nahimana. Ce dernier a fait savoir que c’est un travail qui est difficile à réaliser. Du fait que « vouloir, c’est pouvoir », il a informé qu’ils réalisent leur mission.M. Nahimana a indiqué qu’il a décidé de rassembler les jeunes de différents quartiers de la zone Kamenge sans considération de partis politiques ni d’ethnies afin d’aider au développement, et intervenir en cas de problèmes survenus dans la société. Il a signalé que chaque week-end, des travaux d’entretien dans les différents quartiers de la municipalité de Bujumbura sont organisés, en collaboration avec les autres jeunes de ces quartiers. Il a donné l’exemple du groupe des  jeunes de la zone Musaga appelé Youth impact mission(YIM) qui travaillent souvent ensemble dans les travaux de réaménagement des routes et des caniveaux.  « Nous intervenons souvent dans la fabrication des briques pour les personnes démunies avant que les autres volontaires n’interviennent pour la construction de leurs maisons. », a-t-il ajouté. M. Nahimana a fait savoir qu’ils rendent visite aussi aux malades dans les hôpitaux, et aident ces derniers dans les travaux de propreté, comme le lavage de leurs habits .M.Nahimana a signalé qu’ils ont beaucoup de difficultés dans leurs travaux dues au manque de moyens financiers et du matériel. Il a indiqué que le chef de zone Kamenge intervient souvent dans les travaux d’entretien en leur octroyant certains matériels, mais ces derniers ne sont pas suffisants. Il a signalé qu’ils sont plus de soixante jeunes, et les autres continuent à leurs emboîter le pas. Du fait qu’ils sont composés de chômeurs et d’étudiants, il a indiqué qu’ils manquent souvent de moyens pour l’exécution de certains travaux, comme l’achat de savons pour s’occuper de l’hygiène des malades .M. Nahimana remercie vivement le chef de zone Kamenge qui les aide souvent dans l’obtention du matériel, et il demande un soutien de la part du Gouvernement ou tout autre institution publique ou privée en matériel et en moyens financiers, afin qu’ils puissent continuer leur travail de bénévolat.

Julien Nzambimana (stagiaire)

 

COMMENTAIRE >Centre d’écoute et d’orientation pédagogique : contribuer largement à son succès

L’Association des enseignants en action pour la promotion sociale (EAPS) est réellement en action. Elle vient, en effet, d’ouvrir un Centre d’écoute et d’orientation pédagogique (CEOP) avec le thème «  une âme saine dans un corps sain pour l’équilibre psychologique », l’objectif étant de sensibiliser les enfants à l’amour du travail et de les aider à embrasser les différentes matières, comme cela a pu être lu dans le quotidien Le Renouveau du Burundi du lundi 7 octobre 2019. Il s’agit d’un centre d’écoute pour les élèves ayant des problèmes notamment liés à l’inadaptation sociale et d’autres anomalies psychomotrices. C’est pourquoi le centre sera, au départ, assisté par six enseignants de formation psychologique, les élèves pouvant ainsi se confier à des spécialistes maîtrisant bien les notions d’écoute, l’étude des comportements d’autrui. Cela répond bien à la psychopédagogie prenant en compte les composantes psychologiques. Il est hors de question de faire de la publicité pour ce centre d’écoute à caractère strictement social dont nous disons qu’il est basé au Lycée Scheppers et l’Ecole fondamentale de Nyakabiga où les élèves en souffrances psychologiques sont attendus. L’EAPS ayant la juste ambition de placer des centres d’écoute pour les élèves dans tout le pays, l’apport de tous les partenaires de l’éducation et de tous ceux qui, de l’intérieur comme de l’extérieur, désirent œuvrer à sa promotion est nécessaire. Il s’agit d’une initiative noble et louable au service de la société burundaise qui ne peut laisser personne indifférent. Comment, en effet, rester indifférent face à cette initiative salutaire devant figurer parmi d’autres actions patriotiques qui appellent le concours de tous et chacun pour leur plein succès ? De quel soutien l’association en question a-t-elle besoin ? C’est en se rendant à son siège que la réponse sera trouvée ; mais sachons d’ores et déjà que le centre d’écoute pour les élèves est également une contribution à la solution des problèmes psychologiques liés aux crises répétitives ayant laissé de profondes séquelles psychologiques dans la société burundaise, nos enfants n’étant pas épargnés.La psychopédagogie et la psychologie clinique étant une réalité dans notre pays, nul doute que le Centre d’écoute et d’orientation pédagogique destiné essentiellement aux élèves permettra, progressivement, à ces derniers d’avoir «  une âme saine dans un corps sain » pendant leur cursus scolaire et même après. L’équilibre psychologique peut-il, en effet, être obtenu par des apprenants ne jouissant pas d’une âme saine dans leur corps ? Non et non ! Même les sportifs ayant suivi leur formation universitaire vous diront qu’ils travaillent, à travers les activités sportives diverses, pour « une âme saine dans un corps sain », le sport  étant également d’un grand apport pour l’équilibre psychologique des gens s’y adonnant. Essayons donc, chacun dans son secteur bien précis, d’être à l’écoute du Centre d’écoute et d’orientation pédagogique pour l’appuyer dans la réussite de sa mission à vocation sociale de surcroit au service des élèves, le Burundi de demain.                                                                                                 

Pascaline Biduda

 

PERSONNES VIVANT AVEC HANDICAP> Certains problèmes qu’elles rencontrent dans la société

L’accès aux infrastructures appropriées, un des défis majeurs

 

DSC 1140La catégorie des personnes vivant avec  handicap dans la société burundaise fait face à pas mal de difficultés. Et le problème d’accès à certains services à la suite du manque d’infrastructures appropriées est l’une des principales difficultés. 

 

Dans un entretien accordé à la rédaction du journal « Le Renouveau », Siméon Barumwete, membre de l’UPHB (Union des personnes handicapées au Burundi), a d’abord indiqué que depuis les années antérieures, les personnes vivant avec handicap ont été négligées dans l’obtention de certains avantages comme toutes les catégories des différentes couches sociales. Pour cela, il a mentionné les problèmes liés à certains services suite au manque criant d’infrastructures adéquates. « Par exemple, pour des services  qui se font dans des constructions en étages, il faut qu’il y’ait des ascenseurs afin de permettre aux personnes vivant avec handicap de monter dans les bureaux pour accéder à ce dont ils ont besion », a suggéré M. Barumwete. M. Barumwete a ensuite ajouté la faible inclusion et représentativité  des personnes vivant avec handicap dans les insistances de prise de décision. S’agissant d’autres difficultés, M. Barumwete a évoqué  le manque de latrines qui sont destinées aux personnes vivant avec handicap. 

« Que les textes de lois qui protègent cette catégorie de gens soient mis en application »

A la question de savoir ce qui peut être fait pour que les personnes vivant avec handicap puissent être protégées dans la société burundaise, M. Baru-mwete a informé que depuis la création des associations qui luttent pour le bien-être des personnes vivant avec handicap, certaines avancées ont été faites, surtout au niveau du Gouvernement suite aux plaidoyers des membres de ces associations. A cela, M. Barumwete a signalé les différents textes et lois qui ont été ratifiés et promulgués pour assurer la protection des droits des personnes vivant avec handicap au Burundi. «Pour plus de sûreté et de considération dans notre société comme les autres peuples burundais, il faut que  les lois régissant notre protection soient mise en application », a insisté M. Barumwete. Pour terminer, ce dernier a demandé à toutes les sociétés et autorités habiletées de plaider pour la mise en application de ces lois afin que la protection, l’inclusion, la représentativité des personnes vivant avec handicap au Burundi soit une réalité.

Avit Ndayiragije

 

COMMUNE RUTEGAMA> Remise de deux propriétés au gouvernement par la CSTB

Désormais, ces deux propriétés appartiennentau gouvernement du Burundi

 

DSC 1301La Cour spéciale des terres et autres biens (CSTB) a procédé, le jeudi 3 octobre 2019, en commune Rutegama de la province de Muramvya, à la remise de deux propriétés sur les collines de Rushemeza Mpira et Gasange au ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage. 

 

Dans une interview, Déo Guide Rurema, ministre de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage a fait savoir que la première propriété avoisine  93 hectares, la deuxième avoisine 12 hectares. Ces propriétés étaient occupées illégalement par des individus. Les descendants de la famille Mathias  Nikobamye disaient que ces propriétés leur appartiennent. Désormais, ces propriétés appartennent au gouvernement du Burundi. M. Rurema, a remercié la Cour spéciale des terres et autres biens pour ce travail honorable. Ce n’est pas la première fois, la CSTB a déjà remis dans les mains de l’Etat les propriétés se trouvant en provinces de Cibitoke, Bubanza en zone Gifurwe et Kivoga de la province de Bujumbura. Partout où la CSTB et les représentants du gouvernement se sont rendus, ils ont trouvé qu’il y a la quiétude au niveau de la population. Ce qui témoigne que les membres de la  CSTB travaillent pour l’intérêt de la population et du pays. La semaine prochaine, les équipes de la CSTB vont se rendre sur terrain pour préciser exactement les dimensions. M. Rurema a annoncé à la population que le gouvernement est préoccupé pour que ses propriétés soient exploitées pour l’intérêt général de la population. « On ne va plus demander des frais de location mais, on va demander à la population de s’organiser en coopératives pour préciser le projet qui sera profitable pour l’intérêt de la population ». M. Rurema a également fait savoir que sur ces propriétés, il y a certaines cultures ou d’autres activités en cours. La semaine prochaine, le ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage va dirigenter une équipe pour constater l’état des lieux sur terrain, discuter avec la population car on ne va pas la bousculer. On va faire en sorte que d’ici trois mois, tout ce qui est sur terrain soit bien géré comme c’est précisé dans le travail fait par des représentants de la CSTB.
Lucie Ngoyagoye

 

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