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MINISTERE EN CHARGE DU GENRE> Grandes réalisations en 2019

Réintégration de 3 683 enfants en situation de la rue parmi les actions menées

00000AQZSDFXCXWL’assemblée générale du personnel du ministère des Droit de la personne humaine, des affaires sociales et du genre tenu le 31 décembre était aussi une occasion de présenter les grandes réalisations qui ont marqué l’année  2019. En plus de celles évoquées  dans nos éditions antérieures,le ministre Martin Nivyabandi a  parlé d’autres actions réalisées dans différents secteurs de son ministère.

En ce qui est de la réintégration socio-économique des sinistrés, M. Nivyabandi  a indiqué que  le ministère  a réinséré, dans les familles et communautés, trois mille six cents quatre-vingt –trois  (3 683) enfants en situation de la rue et mille  deux cens soixante-trois (1 263) adultes mendiants. Aussi, six cents (600) personnes ont été sensibilisées dans le cadre de la vulgarisation de la Stratégie nationale de réintégration des sinistrés. Dans le même  cadre, 323 maisons ont été construites en faveur des victimes des pluies torrentielles de Nyaruhongoka et 1 150 lettres d’attribution des maisons ont été remises aux habitants des villages ruraux intégrés de Cibitoke, Makamba, Rutana, Bubanza, Rumonge et en mairie de Bujumbura. Plus de 800 personnes qui regroupent les habitants des villages ruraux intégrés (VRI) de Nyakazi, Musenyi, Nyabigina,  les populations environnantes et les leaders communautaires ont été sensibilisés sur l’accès aux opportunités  économiques résilientes et aux Mutualités de santé communautaires (MSC).Parlant de la loi régissant le Cadre d’organisation de la protection sociale, M.Nivyabandi a fait savoir qu’un projet de loi portant Cadre d’organisation de la Protection sociale a été adopté par le Conseil des ministres et qu’il est pour le moment sur la table du Parlement burundais. Un Comité national sur les droits des personnes handicapées a été aussi mis en place.Différentes actions ont été menées en vue de la promotion des droits humainsComme l’a indiqué le ministre Nivyabandi, des séances de sensibilisation à l’endroit des 375 jeunes affiliés aux partis politiques ont été menées sur les droits de l’Homme et la cohabitation pacifique. Les agents et cadres des juridictions supérieurs de la magistrature ont été  aussi formés.

Dans ce  cadre de la promotion des droits humains, le deuxième rapport périodique de la Charte  africaine des droits de l’Homme est disponible;  un rapport initial de la mise en œuvre de la Convention internationale des droits des personnes handicapées a été produit  et quatre rapports trimestriels sur la situation des droits  de l’Homme au Burundi ont été aussi produits. Et  dans le cadre d’assistance aux personnes dont leurs droits ont été violés, M. Nivyabandi a fait savoir que  sur 329 personnes retenues dans les cachots visités en 2019, 157 ont été  libérées, soit 47%.Dans le cadre de la promotion de la femme et l’égalité du genre, le ministre ayant les affaires sociales dans  ses attributions a parlé  entre autres du Programme national de renforcement des capacités économiques des femmes au Burundi qui a été  élaboré,  deux mille cinq cents trente-cinq (2 535) associations féminines regroupées autour de l’approche d’épargne et de crédit appelées « Nawe nuze » qui ont été suivies et encadrées, la mise en place des centres de prise en charges des victimes de violences  basées sur le genre, pour ne citer que ceux-là.Parmi les  facteurs de succès  de toutes ces réalisations, M. Nivyabandi  a  signalé le fait que tous les services de son ministère se sont appropriés du système de planification surtout à travers la mise en œuvre des plans d’actions trimestriels ainsi que l’initiation de l’approche de contrats de performance de tout le personnel dans tous les services  sous tutelle du ministère.

ERIC SABUMUKAMA

 

ZONE CIBITOKE> Visite de soutien à une famille endeuillée

Les membres du parti CNDD-FDD ont tenu à la consoler

0000aaaazertbdyLe mercredi 5 février 2020, les membres du parti CNDD-FDD ont effectué une visite de soutien à la famille de feu Godelieve Nzirorera, une ancienne représentante légale de l’Eglise évangélique de réveil du dernier temps. C’était dans l’objectif de souligner la gratitude envers la famille éprouvée pour la contribution sociale dans la prise en charge des orphelins et enfants de la disparue.


En guise de remerciement pour les louables actes menés par feu Godeliève Nzirorera, les membres du parti au pouvoir dans la zone urbaine de Cibitoke ont apporté un soutien moral et une enveloppe a été remise à la famille éprouvée. Dans son discours au nom des Bagumyabanga de la zone Cibitoke, le secrétaire du parti CNDD-FDD dans le quartier III où s’exerçaient les activités quotidiennes de la disparue, Donatien Niyongabo, a fait savoir que c’est une grande perte qui vient de s’imposer dans la zone Cibitoke tenant compte de la contribution de feu Godeliève Nzirorera à l’éducation des enfants démunis. En se référant aux œuvres charitables qu’elle a menées, M. Niyongabo a reconnu que feu Godeliève Nzirorera était une vraie samaritaine qui se préoccupait de la vie des personnes vulnérables. Il a ainsi appelé les membres de la famille éprouvée à suivre le modèle de cette mère.

Une occasion d’assister une victime d’inondations

Le chef de famille, Vénérand Ntiranyibagira, a remercié les Bagumyabanga pour ce geste. Il a dit que cette visite est un témoignage éloquent de la satisfaction de la part de la population et de Dieu sur les bonnes actions menées par sa défunte épouse. Il a enfin promis que la famille n’arrêtera pas de suivre le modèle initié par la disparue. Quant à l’un des enfants pris en charge par cette famille, Alain Munyerere, l’amour qui lui a été inculqué lui a servi de leçon pour la vie future. Après cette activité, c’était le tour d’aider une famille de la même zone ayant eu des difficultés de logement suite aux pluies diluviennes. Logeant dans une maison à moitié détruite, la famille d’Alexis Sendegeya a dès lors été soulagée après avoir reçu une enveloppe qui lui a permis de  payer le loyer pour un nouveau logement. M. Sendegeya n’a pas manqué de remercier les membres du parti CNDD-FDD pour l’esprit de solidarité qu’il ne cesse d’afficher.

Fiacre Nimbona

 

CVR> Entretien sur ses réalisations

« Il faut l’encourager à continuer son travail »

000azetxcvxLa Commission vérité et réconciliation (CVR) est en train d’accomplir sa mission depuis un bon bout de temps.  Sur ce, la rédaction du quotidien « Le Renouveau » s’est entretenue avec le président du parti Sahwanya Frodebu Nyakuri-Iragi rya Ndadaye, Kefa Nibizi, pour s’enquérir de ses impressions sur ces activités. Il s’est aussi exprimé sur les inquiétudes des uns et des autres  à propos de l’exhumation des restes humains.  

Au cours de notre entretien, M. Nibizi a indiqué qu’au niveau de son parti, on  est  d’avis qu’il faut un pays stable.  « Qui dit un pays stable veut dire qu’il faut que tous les événements douloureux qui ont endeuillé le pays et qui sont toujours précurseurs de conflits récurrents soient gérés de façon minutieuse et dans la mesure du possible de façon définitive ». Kefa Nibizi trouve que le fait d’organiser la fouille des fosses communes et d’exhumer les restes humains est une activité normale dans la mesure où c’est une des missions de la CVR. C’est aussi normal, a-t-il ajouté,  par le fait qu’on veut savoir réellement quelle est l’ampleur des crimes ou des massacres qui ont été commis dans différentes coins du pays. 

« Il y a des générations de Burundais qui veulent savoir ce qui s’est passé »

A la question de savoir si exhumer les restes humains ne serait pas enfoncer le couteau dans les plaies des membres des familles des victimes, le président du parti Sahwanya Frodebu Nyakuri-Iragi rya Ndadaye a répondu que les points de vue peuvent être divergents. « Il y a  effectivement ceux qui ne veulent plus voir les leurs déterrés et qui disent voilà les gens sont morts, c’est fini on ne veut plus les voir encore. Il y a probablement d’autres qui voudraient que les leurs soient enterrés dignement ; qu’ils ne soient pas entassés dans une fosse commune ». Selon lui, il y a certainement aussi des Burundais qui ont besoin de connaître  l’ampleur des tueries qui ont eu lieu dans différents coins du pays parce qu’ils entendent ce qui s’est passé, par exemple en 1972, mais qui ne savent pas ce qui s’est réellement passé parce qu’ils n’étaient pas encore nés ou ils étaient encore trop petits.   

« C’est une occasion pour eux de savoir ce qui s’est passé et  je pense que quoi que ça risque de blesser les uns et les autres, les Burundais ont droit de connaître la vérité ».

« Il ne faut pas politiser l’activité de la CVR »

Pour ceux qui penseraient que les activités de la CVR vise telle ou telle autre ethnie, M. Nibizi indique que ce qu’il faut savoir en premier lieu est qu’il y a des gens qui ont été tués au cours des différents événements tragiques qu’a connus le Burundi.           

« Qu’ils soient tués par les Tutsi ou les Hutus, il faut que ce crime soit connu et que les responsabilités soient établies. Donc, le fait d’appartenir à une ethnie quelconque ne devrait pas exonérer quelqu’un. Il faut plutôt accorder un temps et les moyens suffisants à la CVR pour qu’elle puisse bien accomplir son travail de façon chronologique. Si on commence sur les événements de 1972, rien ne dit qu’ils ne vont pas s’occuper des événements de 1988 et de 1993 ». D’après notre interlocuteur, il ne faudrait pas  globaliser car tous les Tutsi ou tous les Hutus n’ont pas commis de crimes. « S’il y a x ou y qui a commis un crime, il faut qu’il soit responsable lui seul et éviter la globalisation. Je pense que tous les Burundais, qu’ils soient Hutu ou Tutsi, devraient plutôt se désolidariser de ceux qui ont commis des crimes graves au lieu d’imputer un crime à une ethnie, il faut que les crimes soient individualisés ». Ainsi, M. Nibizi souhaite que toutes les fosses communes, que ce soit celles de 1972, de 1988, de 1993, etc, soient mises au grand jour de façon progressive et qu’après l’exhumation des restes humains, on puisse identifier et auditionner les présumés auteurs. 

« La réconciliation est déjà là »

A la question de savoir si les activités de la CVR conduiront les Burundais à se réconcilier, M. Nibizi souligne que la réconciliation du peuple burundais est déjà là. « Il y a beaucoup d’avancées en ce qui est de la réconciliation. Mais qui dit se réconcilier, ne veut pas dire taire la vérité ou empêcher qu’elle soit connue. «  Savoir qui a fait quoi, va encore cimenter cette réconciliation. Ca va encore faire que ceux qui ont commis des crimes ne jouissent pas de cette ignorance ou ne se baladent pas comme si de rien ne s’est fait ».  Selon lui, cela va aussi pousser d’autres à ne pas commettre de crimes.  Cela les amènera à penser qu’ils pourront être démasqués un jour même après plusieurs années. 

Astere Nduwamungu

 

AMBASSADE DE CHINE > Entretien sur le nouveau coronavirus

L’ambassadeur Li Changlin rassure l’opinion publique

 000aaqaSuite à des informations qui sont en train de circuler sur les réseaux sociaux sur le nouveau coronavirus, l’ambassadeur de Chine au Burundi, Li Changlin nous a accordé un entretien. C’était dans le but de rassurer l’opinion publique sur l’évolution de la situation qui prévaut actuellement en Chine. L’épidémie est en train d’être contrôlée et, dans une dizaine de jours, la situation pourrait redevenir normale. 
« La Chine a été frappée par l’épidémie de coronavirus d’une ampleur exceptionnelle. Toute la communauté internationale a les yeux braqués sur la Chine. Mais nous tenons à rassurer l’opinion publique. Des mesures ont été prises pour arrêter la propagation de ce virus ». Ce sont là les propos de l’ambassadeur Li. 

Des mesures strictes ont été prises pour contrôler l’épidémie

Le président chinois Xi Jinping a dit le premier que l’épidémie est un diable qu’il ne faut pas laisser caché. L’engagement du président de la République  et son implication font que les mécanismes de prévention et de contrôle soient mis en place pour se battre contre ce fléau sur tout le territoire chinois. Même le premier ministre chinois Li Keqiang a été désigné comme chef  de coordination nationale de toute opération chargée de la prévention et du contrôle du virus. Ce dernier s’est rendu dans la ville de Wuhan, d’où est partie l’épidémie. Jusqu’à présent, on a pris des mesures complexes, les plus strictes pour essayer de contrôler l’épidémie.  A l’heure actuelle, il y a environ 8 000 médecins chinois qui ont été déployés à Wuhan, foyer de l’épidémie. Parmi ces médecins chinois, il y en a qui ont lutté contre le Sars en 2003, d’autres ont participé à la lutte contre l’Ebola en 2014 dans certains pays de l’Afrique de l’Ouest.Dans la ville de Wuhan, on a ainsi construit deux hôpitaux préfabriqués. On a transformé un centre de congrès international en hôpitaux temporaires pour essayer de prendre en charge le maximum de malades infectés. Avec le soutien de la communauté internationale et avec la solidarité qui se manifeste  au sein du peuple chinois et de la communauté chinoise installée à l’extérieur de leur pays, nous sommes confiants et capables de vaincre l’épidémie». Il faut toutefois du temps pour qu’on assiste à la chute totale de la propagation du virus. Selon les experts, il faut 10 jours pour qu’on assiste à une suite de l’évolution de la maladie, que ce soit en dégâts d’infections ou de morts, etc. Mais puisque les mesures prises sont strictes, on espère et on  est convaincu que les résultats seront promettants. Il y a quelques jours, l’Organisation mondiale de la santé a proclamé que le coronavirus présente une urgence de la santé publique et au sein de la communauté internationale. Selon le directeur général de l’OMS, cet appel d’urgence n’est pas synonyme de panique. C’est une grande préoccupation certes, mais cela ne signifie pas qu’il faut suspendre toutes les activités comme cela a été fait par certaines compagnies d’avion. Le directeur général de l’OMS  n’est pas favorable aux restrictions de voyage et de commerce entre la Chine et les autres pays. 

Faut-il s’inquiéter sur le déroulement des relations de coopération ?

Depuis l’épidémie, la Chine a partagé les informations requises avec l’OMS et avec les pays et régions concernés. Cela se fait de manière responsable et transparente. A la question de savoir si cette épidémie va se répercuter sur les relations entre la Chine et les autres pays, l’ambassadeur Li indique que cela est juste un report des programmes. Les relations existantes déjà sont  de longue date. Dans un court délai, on assistera à la chute de cette épidémie. « Il n’y aura pas d’impact sur le déroulement des projets de coopération ».

Blandine Niyongere

 

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