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FEDERATION DE FOOTBALL DU BURUNDI> Tirage au sort du championnat national de Ligue A

Le championnat national de première division démarre le 16 septembre 2017

 

Les présidents des clubs de première division ont procédé, le mardi 15 août 2017, en province de Gitega, au tirage au sort du championnat national, édition 2017-2018. Ledit championnat démarre bel et bien le samedi 16 septembre 2017, a précisé le président de la Fédération de football du Burundi (FFB) et président du Sénat du Burundi, Révérien Ndikuriyo, qui présidait la réunion. 

 

Dans son mot introductif, le président de la FFB, Révérien Ndikuriyo, a d’abord souhaité la bienvenue aux trois équipes qui ont monté de division cette saison. Il s’agit de Delta de Mutimbuzi, Flambeau du centre de Gitega et les Jeunes athletics de Bujumbura. Il a ensuite annoncé que chaque club bénéficiera de douze ballons (qu’ils peuvent retirer à partir du mercredi 16 août 2017 au Centre technique national de Ngagara) pour les préparatifs et des maillots avec logo de la fédération.Il a indiqué que suite au match entre le Burundi et le Gabon, dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations Cameroun 2019, le championnat de Ligue A sera interrompu pour une durée d’un mois afin de faciliter les préparatifs de l’équipe nationale. A propos du calendrier, il a indiqué que tous les matches vont se jouer pendant les week-end et quatre journées, seulement, seront jouées en milieu de semaine. Certains terrains seront provisoirement suspendus pour des matches de Ligue A, a dit le président de la FFB. Il s’agit notamment de celui de Delta à Gatumba et Agasaka de Ngozi. Les matches de Gatumba seront transférés au Centre technique et ceux d’Agasaka au stade Urukundo de Buye.
Les licences biométriques restent fonctionnelles  Le président de la commission des compétitions à la FFB, Yussuf Mossi, a, de son côté, annoncé que les licences biométriques utilisées la saison dernière restent fonctionnelles sauf pour les nouveaux joueurs qui utiliseront, dans l’attente, des licences plastifiées. Il a promis que la commission des compétitions va tout faire pour améliorer le système des transferts dont la première tâche sera de disponibiliser les certificats de transfert.
Calendrier de la première journée Le match sera joué sur le terrain de l’équipe premièrement cité. Le calendrier pour toute la phase aller sera communiqué à la fin de la semaine.-Olympic star vs Messager Ngozi-Ngozi city vs Bujumbura city-Lydia Ludic Burundi vs Delta (match 3)-Vital’0 vs Inter star (match 4)-Flambeau du centre vs Jeunes athletics (match 5)-Flambeau de l’Est vs Aigle Noir (match 6)-Les Lierres vs Messager Bujumbura (match 7)-Musongati vs Athletico (match 8)

Kazadi Mwilambwe

 

VILLE DE BUJUMBURA> Fréquentation des espaces publics en période des vacances d’été

Le nombre croissant des citadins dans les plages traduit la paix et la sécurité dans le pays

 

En cette période de vacances d’été, le quotidien burundais d’information « Le Renouveau» a constaté un nombre relativement important de jeunes qui se baladent dans différents espaces publics. Le constat fait le mardi 8 août 2017 est le signe que la paix et la sécurité règnent dans le pays. 

 

A son passage dans les différents espaces publics de la mairie de Bujumbura, la rédaction du quotidien « Le Renouveau du Burundi » a constaté que ces lieux font vivre plusieurs familles grâce à ceux qui y opèrent du petit commerce. A l’entrée du « Jardin public », on trouve des vendeurs des unités de recharge des téléphones, des vendeurs des limonades et de l’eau ainsi que des femmes qui vendent des fruits. 

D’un côté, c’est le gain de la vie et de l’autre, c’est une expression d’une tranquillité citadine

Au contact avec notre rédaction, ces vendeurs affirment qu’ils gagnent la vie à partir de leur commerce effectué à cet endroit. C’est le cas d’une femme qui était en train d’étaler les mangues sur sa table avec un parapluie pour éventuellement protéger les fruits contre les rayons solaires à 9 h30. Elle a indiqué qu’elle ne gagne pas moins de 5 000 FBu de bénéfice par jour. Les frais de scolarité pour ses enfants à l’école secondaire sont ainsi garantis, a-t-elle fait remarquer. Le reste pour la survie de sa famille est assuré par son mari ou alors comme le minerval est une affaire ponctuelle, des fois elle appuie son mari dans diverses dépenses familiales.Un autre cas qui mérite l’attention des uns et des autres, c’est un jeune homme qui vend les unités de recharge des téléphones qui affirme que, par jour, surtout les week-ends, le gain est estimé entre 15 000 et       20 000 FBu.Tout cela, estiment nos interlocuteurs, c’est grâce à l’augmentation des citadins qui viennent prendre de l’air dans ces espaces en cette période des vacances d’été. La fréquentation des espaces publics traduit la beauté et le goût de la vie dans la ville, d’une part, et la réalité que la paix et la sécurité règnent dans le pays, d’autre part. En effet, il n’y a pas deux ans, ces espaces étaient presque vides à la suite de la crise qu’a connue le Burundi dans le sillage de la période électorale de 2015.

Amédée Habimana

 

Fête de l’Assomption> Paroisse Esprit de sagesse

« ...Car le Tout Puissant fit pour moi des merveilles, saint est son nom »

 

DSC07314L’Eglise catholique célèbre le 15 août de chaque année la fête de l’Assomption. Cette dernière rappelle le miracle accompli pour la vierge Marie quand elle a été élevée au ciel. La rédaction du quotidien « Le Renouveau » a suivi la messe en cette circonstance à la paroisse Esprit de sagesse. Le prêtre qui l’a célébrée a dit que la Vierge Marie a montré un bel exemple en croyant à ce qui allait lui arriver sans savoir comment cela allait se passer en acceptant que la volonté de Dieu soit faite. 

 

A la paroisse Esprit de Sagesse, les lectures ainsi que l’Evangile de la fête de l’Assomption ont tous tourné autour du caractère humble de la Vierge Marie. Les paroles dites dans les chants qui ont agrémenté la messe revenaient sur la sainteté de la Vierge Marie.  Dans son homélie, l’abbé Adrien Ntabona a fait savoir que, dans l’Evangile selon Saint Luc, il est dit que la Vierge Marie est allée dans les régions montagneuses pour rendre visite à sa cousine Elisabeth. Et, quand cette dernière l’a vue, elle a crié de joie en disant : « Tu es bénie entre toutes les femmes et le fruit de tes entrailles est      béni ».  Marie a tout simplement répondu : « mon âme exalte le Seigneur…., le Tout Puissant fit pour moi des merveilles, saint est son nom », a dit abbé Ntabona. Ce prédicateur a indiqué que cet Evangile veut montrer que, malgré les malheurs que la Vierge Marie a connus, elle a gardé toujours la foi en Dieu. Il a rappelé que, depuis qu’elle était enceinte de l’enfant de Dieu, Marie a toujours traversé des moments difficiles. Le grand malheur qu’elle a vécu est lorsqu’elle a assisté son enfant en train d’être crucifié. Mais, dans toute chose, elle a gardé la foi. Abbé Ntabona a précisé qu’il y a des situations que les chrétiens traversent qui sont difficiles à gérer. Mais, il faut suivre l’exemple que la vierge Marie a donné. Il a signalé que cette dernière a cru à ce que l’Ange lui a annoncé en lui disant qu’elle enfantera le fils de Dieu sans savoir de quelle manière cela allait se passer. Pour ce faire, l’abbé Ntabona a rappelé à tous les chrétiens qu’il ne faut pas désespérer quand ils traversent des moments difficiles. Par contre, il a rappelé qu’il faut toujours garder la foi en se souvenant que le bien vaincra tôt ou tard le mal.   

Rose Mpekerimana

 

ENTRETIEN> Formation des magistrats nouvellement recrutés

Pour s’imprégner des règles qui gouvernent la profession

 

IMG 52Depuis 2016 et surtout avec l’épanouissement de la Cour d’appel de Bujumbura, certains magistrats ont été recrutés pour être affectés aux nouveaux tribunaux de Grande instance de Muha, Mukaza et Ntahangwa. La rédaction du quotidien « Le Renouveau » s’est entretenue avec le directeur du Centre de formation professionnelle de la justice, Edouard Minani, pour savoir si ces nouveaux magistrats ont bénéficié des formations comme leurs aînés. 

 

Le Renouveau : Monsieur le Directeur, la Cour d’appel de Bujumbura  a connu un épanouissement au niveau tribunal de Grande instance en mairie de Bujumbura lequel a été éclaté en trois tribunaux de Grande instance et leurs parquets. D’où sont venus ces magistrats?

Edouard Minani : Effectivement le tribunal de Grande instance en mairie de Bujumbura et son parquet ont été éclatés en trois tribunaux de Grande instance à savoir celui de Muha, Mukaza et Ntahangwa et leurs parquets. Avec cet épanouissement, le ministère de la Justice a été obligé de remplacer ou de voir d’autres nouvelles ressources humaines. Il y a eu de nouveaux magistrats qui ont été affectés dans ces nouvelles instances judiciaires  et d’autres qui ont été affectés ailleurs pour le remplacement. Le problème est qu’avec ces nouveaux magistrats,  il y a un problème de technicité et de professionnalisme. 

L.R. : Le magistrat nouvellement recruté a besoin d’apprendre la pratique professionnelle, que comptez –vous faire alors au niveau du centre ? 

E.M. : Au niveau du CFPJ, nous envisageons d’organiser des sessions de formations de renforcement de capacités de ces nouveaux magistrats à partir du lundi 14 juin 2017, c'est-à-dire ces magistrats qui ont une ancienneté de moins de deux ans dans la carrière de la magistrature. En effet, le magistrat nouvellement recruté a besoin de connaître  le métier, les règles qui gouvernent la profession  comme les techniques d’enquête, de la mise en état d’un dossier judiciaire, le traitement des dossiers de fragrance, les dossiers un peu complexes de vol qualifié, etc… On devrait avoir des notions approfondies à propos de tout cela avant de se lancer sur terrain.

L.R. : Pourquoi le seul choix des nouveaux magistrats affectés en mairie de Bujumbura alors qu’il y a d’autres affectés ailleurs?

E.M. : C’est le seul ressort judiciaire que  connaissent des dossiers complexes au niveau des tribunaux de Grande instance. Ainsi, plusieurs affaires de nationalité, commerciales, escroquerie, dossiers de vol qualifié, etc. se produisent surtout au niveau de la mairie de Bujumbura. A cause de cela, nous voulons que ce ressort judiciaire soit vraiment couvert  par des magistrats bien formés. Nonobstant, nous allons associer dans la mesure du possible le Tribunal de Grande de Bujumbura.

L.R. : Le centre dispose-t-il des ressources humaines pour organiser une telle formation ?

E.M. : Comme moyens humains, nous avons du personnel formateur qui est bien formé non seulement en pédagogie appliquée aux adultes, mais aussi en technique professionnelle. Ce sont des magistrats, des avocats de l’Etat, des cadres au sein du ministère de la Justice, qui ont suivi des recyclages comme formateurs des formateurs. Mais, eux aussi ont besoin d’être renforcés en capacité pour être en mesure d’adapter les connaissances  et les modules. 

L.R. : Depuis deux ans, on a observé le départ de pas mal de bailleurs des fonds, avez-vous des moyens financiers suffisants pour ce travail ?

E.M. : Normalement, de telles formations étaient financées bien sûr par le gouvernement, mais également avec l’appui des partenaires du système des Nations unies et aussi en bilatéral. Mais, pour ce qui concerne cette formation, nous allons avancer en autonomie. Nous allons essayer d’utiliser les moyens financiers à notre disposition en surmontant tous ces défis.

L.R. : En 2014 et 2015, le ministère organisait des formations initiales aux nouveaux magistrats recrutés sur concours au niveau national. De telles formations sont-elles prévues à l’endroit de ces nouveaux magistrats ?

E.M. : C’est une question hautement stratégique qui dépasse la sphère  de la compétence du CFPJ. En effet, au niveau de notre cadre de programmation qu’on appelle actuellement les outils de développement durable, et même au niveau des stratégies sectorielles, on envisage le recrutement des magistrats sur concours. C’est d’ailleurs à partir de ce recrutement que le centre doit concourir à la correction des équilibres de genre et ethniques. Ici au niveau du CFPJ, nous appliquons la mesure présentée par le gouvernement. C’est le ministre qui nous dit de faire le recrutement ou de former les magistrats qui sont recrutés. Et si, actuellement, le ministère procède à des remplacements des retraités, des décédés ou de ceux qui sont partis dans d’autres métiers, jusqu’ici, nous n’avons pas encore eu de financement pour procéder à la formation initiale. Par contre, la formation initiale comme toute autre formation  est un grand investissement même si elle demande beaucoup de moyens. Mais, Si on néglige la formation sous prétexte qu’elle coûte énormément cher, il faut s’attendre à ce que l’ignorance coûtera aussi énormément cher. Bref, le ministère n’a pas prévu de budget pour la formation initiale. Il en est de même pour la formation continue.
Vincent Mbonihankuye

 

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