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ZONE BUYENZI> Collaboration sur la gestion de l’eau

Les gestionnaires des bornes fontaines se lamentent

 

DSC04427La rédaction du journal Le Renouveau a visité, le mardi 9 octobre 2018, la zone urbaine de Buyenzi pour relever les grognes des gestionnaires des bornes fontaines. Ils ont indiqué qu’ils subissent des menaces des anciens gestionnaires qui veulent les reprendre à tout prix. 

 

La Régie de production et de distribution d'eau et d’électricité du Burundi (Regideso) a  retiré, depuis l’année 2017, de la gestion des bornes fontaines des gestionnaires insolvables. Ces derniers ont des dettes de gros montants des impayés des factures, qui, jusqu’aujourd’hui, n’ont pas encore été réglées. La Regideso a alors attribué ces bornes fontaines aux nouveaux gestionnaires moyennant les conditions rassurantes de paiement des factures liées aux consommations de l’eau. Ces nouveaux gestionnaires s’indignent de mauvais traitement qu’ils subissent. « Un des anciens gestionnaires à tenté maintes fois de m’intimider en utilisant certains éléments des forces de sécurité pour que j’abandonne la gestion de la borne fontaine qui m’a été donnée. Leurs tentatives sont vaines, je suis  conscient que c’est la Regideso qui  attribue et  qui retire des bornes fontaines quand le gestionnaire viole les termes du contrat. Quant à moi, je suis en ordre avec la Regideso, ces gens sont en train de perdre leur temps », a précisé un des actuels gestionnaires.Un autre gestionnaire a indiqué que ces anciens gestionnaires se réclament être de proches collaborateurs de la Regideso et de l’administration et qu’ils sont capables de retirer les bornes des mains d’actuels gestionnaires pour en donner à d’autres. « La borne fontaine que tu gères va m’être bientôt attribuée. Nous avons bien parlé avec l’ancien gestionnaire», a-t-il fait savoir. Ces gestionnaires demandent la collaboration entre la Regideso et l’administration zonale afin d’attraper et punir ces gens mal intentionnés qui causent des dégâts et désordre dans la société en se cachant dernière les institutions publiques.
Ezéchiel Misigaro

 

Commerce > Vente illicite du matériel médical

Le ministère en charge de la santé est à l’œuvre pour éradiquer ce phénomène

 

DSC04462Ces derniers jours, il est remarqué des gens qui  se sont donnés l’autorisation de vendre des médicaments, du matériel médical et prétendre donner des conseils sur une bonne alimentation. Le ministère en charge de la santé en collaboration avec le ministère en charge de la sécurité publique est en train d’appréhender ces gens. Ces derniers sont considérés comme des charlatans.   

 

Dans certains coins de la municipalité de Bujumbura, il est remarqué dans ces jours des gens qui vendent soit des médicaments traditionnels prétendant guérir beaucoup de maladies en même temps, soit des lunettes sans se munir d’aucun équipement optique, soit des aliments soit disant servir pour une bonne alimentation. Parmi ces gens, il y en a qui ont exercé ce métier pendant plusieurs années, d’autres ont commencé incessamment. Si on approche ces gens, ils affirment qu’ils aident le ministère en charge de la santé pour promouvoir la santé humaine en général.  Quant aux clients qui fréquentent ces maisons de vente, ils disent qu’ils ne savaient pas que les vendeurs de ces différents produits n’ont pas l’autorisation de vente. « Ces gens qui vendent soit les médicaments traditionnels, les lunettes ou les denrées alimentaires pour les régimes les rendent disponibles à un prix abordable. Nous les achetons parce que notre pouvoir d’achat ne nous permet pas d’aller les chercher dans des pharmacies ou des centres optiques qui sont chers », ont-ils mentionné.    Pour éradiquer ce phénomène, le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, en collaboration avec la police, est en train d’appréhender ces gens qui se proclament  guérisseurs. Le ministre de la Santé publique et de la  lutte contre le sida, Thaddée Ndikumana regrette qu’il y ait des gens qui empoisonnent la population en plein air en leur donnant soit des lunettes sans se munir d’aucun équipement optique, soit des médicaments traditionnels qui prétextent guérir beaucoup de maladies en même temps. Il a saisi l’opportunité pour faire un clin d’œil à toute la population qu’il ne faut pas se jeter dans le gouffre en achetant des médicaments non reconnus par le ministère en charge de la santé.
Rose Mpekerimana

 

SOCIETE> Les vendeuses au bord des routes

Bien organisées, elles peuvent quitter la rue

 

Elles ne sont pas des vendeuses ambulantes comme beaucoup peuvent le penser. Elles ont des places stables sur les avenues des rues. Elles vendent des denrées alimentaires dont les tomates, arachides, beignets, maïs grillés, etc. Ce sont des femmes qui s’installent à des heures de pointe près des routes où des passants s’approvisionnent en leurs marchandises. 

 

Elles sont la plupart installées près des arrêts bus. Les passagers qui sortent des bus peuvent ainsi s’approvisionner en denrées qu’ils emportent à la maison car n’ayant pas eu le temps de passer par les marchés. Au passage devant leurs étalages, un constat est choquant. Ces femmes vendent presque toutes la même chose. Si l’une a étalé des arachides grillées de ce côté, l’autre qui est juste à côté d’elle vend également  les mêmes arachides. Elles ne sont pas associées, pourtant elles semblent se respecter dans cette concurrence déloyale. Si l’une n’est pas là et que sa voisine reçoit des clients, son amie vendra pour elle. Sous le soleil ou sous la pluie, sans couverture de leurs marchandises, ces femmes doivent vendre pour pouvoir subvenir aux besoins de leurs familles. Parfois, par manque d’abris, elles doivent fuir la pluie pour protéger leurs marchandises. Cela rend les denrées moins vendues car les clients ne les suivront  pas dans leurs retranchements. En plus, cela rend leur commerce moins fructueux car certaines denrées finissent par être périmées ou par pourrir. Le manque à gagner devient ainsi énorme en considérant le petit capital dont ces femmes disposent.Il faut aussi souligner que ces femmes sont exposées à des accidents. Etant installées tout près des arrêts-bus, des chauffards virent parfois leurs véhicules sur les marchandises de ces femmes pour percuter leurs étalages. Ces femmes, elles mêmes, sont exposées. Ayant essayé de se constituer de petits commerces pour éviter la mendicité, le vol et la prostitution, ces femmes ne savent pourtant pas comment elles peuvent développer professionnellement et légalement leurs activités. L’une d’elles nous indique que par manque d’expérience elles vendent comme elles l’entendent. Elle dit qu’elles ont besoin d’être formées en associations avec des capitaux consistants. Evitant cette concurrence déloyale, elles peuvent ainsi diversifier leur commerce et se mettre à l’abri des dangers en louant un petit espace sécurisé pour enfin récolter des gains plus subsbantiels. 

Blandine Niyongere

 

Ministère en charge de la Santé publique> Saisie des lunettes fraudées

Elles sont trouvées dans une maison de vente et non dans un centre optique

 

DSC04476 1La municipalité sanitaire de Bujumbura, en collaboration avec le cabinet du ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, a saisi le mercredi 10 octobre 2018 des lunettes fraudées vendues dans une maison située près du secrétariat général du gouvernement. Le ministre a profité de cette occasion pour rappeler à la population que les lunettes doivent être vendues dans un centre optique et non dans n’importe quelle maison. 

 

Au cours de son travail d’inspection de routine, la municipalité sanitaire de Bujumbura, en collaboration avec le cabinet du ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida a saisi des lunettes vendues dans une maison qui n’est pas un centre optique et qui n’a aucune autorisation de vente de la mairie, ni de montures, ni de verres. Au cours de la saisie, il a été constaté que le propriétaire de ladite maison a aussi des cachets de différentes pharmacies qui se situent à l’intérieur du pays ainsi qu’un cachet d’une agence en douane.Au cours de l’interrogatoire, la police a demandé au propriétaire de ladite maison de vente des lunettes, de montrer l’autorisation de vente de verres de lunettes de myopie ; il n’en avait pas. Le ministre lui a demandé s’il a un opticien et des équipements pour vérifier si les lunettes données aux clients coïncident avec l’ordonnance prescrite par l’ophtalmologue. Ce propriétaire n’a pas pu montrer ce matériel.

Les lunettes de myopie doivent être vendues dans un centre optique reconnu 

Dans un entretien accordé à la presse, le ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Thaddée Ndikumana, a fait savoir qu’il est déplorable qu’il soit remarqué des gens qui jouent avec la santé de la population en se permettant de vendre des lunettes sans aucune autorisation. Il a rappelé que c’est le centre optique qui a l’autorisation de vente des lunettes de myopie. Ce centre doit avoir un opticien et des équipements permettant de vérifier si les degrés prescrits par un ophtalmologue coïncident avec ceux se trouvant dans les lunettes données aux clients. Si les lunettes de myopie sont vendues dans n’importe quelle maison, a-t-il expliqué, le propriétaire de cette dernière est considéré comme un voleur.  Il a saisi l’occasion pour faire un clin d’œil à la population qu’il faut acheter les lunettes dans les centres optiques reconnus par le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida. Il a fait une mise en garde à toute personne qui se permet de vendre des lunettes de myopie sans autorisation, spécifiant qu’elle sera punie sévèrement.         

Rose Mpekerimana

 

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