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ENTRETIEN> Adoption à l’adolescence

Une occasion de transmettre l’essentiel

 

Dans un pays où la guerre a réduit les populations à la solitude, l’effroi et aux malheurs, de nombreux enfants se sont retrouvés perdus et désespérés. Ils n’avaient aucune chance de s’en sortir. Fort heureusement, des citoyens tels que L. N. habitant de Bujumbura ont eu la révélation de leur venir en aide.

 

Les orphelins adolescents ont été les plus délaissés et vulnérables. En général, les agences d’adoption proposent des bébés ou des enfants à bas âge car ce sont les plus disposés à l’éducation, l’obéissance, l’attachement…

Le quotidien Le Renouveau a l’honneur de raconter une histoire inspirante d’adoption partagée par un homme dont l’unique motivation fut de marquer un impact positif. L.N. a pris la décision d’adopter un garçon sans avoir de raisons particulières. Il n’était ni question de stérilité ni autres problèmes similaires. D’ailleurs, il n’était même pas encore marié à cette époque. Selon lui, le besoin d’adopter s’est manifesté sous forme de révélation. En effet, il a toujours été un chrétien exemplaire. Son fils adoptif était déjà adolescent au moment de l’adoption et aujourd’hui, il s’agit d’un jeune homme plein d’espoir et de joie qui poursuit ses études à l’étranger. «Mon fils me rend très fier car il prend ses études et son avenir au sérieux, il est ouvert d’esprit, bienveillant et très travailleur. Il m’aide chaque fois qu’il a l’occasion de le faire.» D’après L.N., son fils est reconnaissant et il se sent proche de lui malgré l’adoption tardive. Leur relation est plutôt fraternelle dans les faits, car il ne l’appelle pas «papa» mais ça ne le dérange absolument pas. Aussi, il n’est pas nécessaire de se montrer autoritaire ou très dur, c’est inutile car son fils est responsable, presque même adulte. Donc, il y a clairement de quoi être fier et cela est bien plus gratifiant qu’une réussite professionnelle. 

D’autres Burundais ont également adopté mais la plupart prennent difficilement le risque d’amener chez eux des adolescents. Exceptionnellement, ils ne l’envisagent que s’il y a une parenté. C’est moins risqué et donc, beaucoup plus courant.
A l’exemple de L.N. il faut prendre plus de risque dans la vie car la récompense à la clé est extrêmement enrichissante.

GRACE MARIE INAMAHORO (Stagiaire)

 

MAC> Conférence à l’endroit des couples mariés intellectuels

« Unité dans la diversité »

 

aaanwbnbd Les Mac (Ministères africains de compassion au Burundi) a organisé, le mardi 25 avril 2017, une conférence à l’intention des couples mariés intellectuels œuvrant dans les institutions publiques et privées. Le président du Sénat, Révérien Ndikuriyo a pris part à cette conférence dont le thème était : « Unité dans la diversité ».

 

Dans son discours de circonstance, le président du Sénat, Révérien Ndikuriyo, a indiqué que la diversité se présente de plusieurs manières étant donné que Dieu a créé l’homme et la femme, les riches et les pauvres, etc. Dans son exposé en rapport avec ce thème, il a fait savoir que la famille est le fondement du bien et du mal. Pour cela, les parents ont une grande responsabilité dans l’aboutissement dudit thème. Aussi, il a ajouté que les Burundais étaient unis avant la colonisation.

La diversité, une nouvelle force pour construire le pays

M. Ndikuriyo a remercié les Mac pour le thème choisi car, a-t-il poursuivi, cela permettra à un grand nombre de personnes de changer de mentalité et, ainsi, les résultats seront satisfaisants. « Avec l’aide de la population, nous allons apporter notre soutien à cette tâche ». Pour lui, la diversité est une nouvelle force qui participera à la construction du pays tout en commençant cette mission au sein de la famille.
Quant à l’ombudsman burundais, Edouard Nduwimana, il a précisé que cette activité vient appuyer le rôle de l’Ombudsman. D’après M.Nduwimana, l’unité existe quand il y a la diversité (des gens, dans la politique, la religion, …). L’unité va avec la diversité. Il a aussi remercié les Mac pour l’organisation de cette activité.
Deux autres exposés ont eu lieu et se sont inspirés des paroles bibliques (Ephésiens 4, 1-6 et Luc 6, 27-30) pour expliquer ce thème. Le plus important est de se soumettre et ne pas se faire remarquer. Saint Paul nous conseille de pardonner et de nous faire pardonner. La diversité permet qu’il y ait une complémentarité entre les individus. Si on est avec Dieu, cette diversité devient une force pouvant participer à la construction du pays. Les leaders ont besoin du respect venant de la population. C’est comme dans un couple où le mari veut être respecté, et la femme quant à elle, a besoin d’amour. Pour cela, la population est recommandée de respecter les leaders. Un vrai leader pense au bien-être de toute la population.

Yvette Irambona

 

COMMENTAIRE> La moralisation de la société, une campagne débutée par le chef de l’Etat Pierre Nkurunziza

« Revenons sur les valeurs culturelles de la société burundaise ! La culture est une grande richesse identitaire et une société sans culture n’en est pas une » déclare chaque fois le président de la République Pierre Nkurunziza depuis qu’il a lancé la campagne de moralisation de la société. Oui, il l’a dit et, sans doute, il le répètera jusqu’à ce que les Burundais prennent conscience des valeurs qu’on ne rencontre nulle part ailleurs sauf dans notre pays.

A la fin de l’année 2016, à Gihofi, le chef de l’Etat a passé plus de deux heures en train d’expliquer à plusieurs centaines d’enfants et jeunes venus participer dans une croisade de prière que la famille présidentielle avait organisée. Il leur disait quoi ? Les valeurs de la société burundaise traditionnelle, la spécialisation des familles dans les affaires du pays, l’entraide mutuelle, la bravoure et la fidélité, la loyauté, etc. bref, la solidification de la société. Le président Nkurunziza l’a encore une fois répété le vendredi 21 avril 2017 devant les jeunes venus de toutes les communes du Burundi pour participer à la conférence nationale des jeunes, édition 2017. Le fait qu’il continue à le faire en tant que leader de notre pays, il sait que c’est une base de tout bien-être du peuple.
Ensemble, les Burundais ont combattu, à l’aide des armes artisanales, les envahisseurs armés de fusils mitrailleurs, pourquoi ? Parce qu’ils étaient unis et solidaires autour du Roi qu’ils considéraient comme sacré. Que nous manque-t-il aujourd’hui pour que ces meilleurs pratiques, ces valeurs fondamentales qui ont guidé les pas de nos ancêtres refassent surface pour nous aider à vaincre l’ennemi actuel.
Oui, c’est possible ! Oui, car, la volonté des plus hautes autorités est là et déjà mise en marche. Seulement les Burundais devraient cette fois-ci mettre de côté leurs différences. Les différences politique, ethnique, religieuse, régionale, etc. Notre diversité nous fortifie, nous avance, c’est un atout et non une problématique comme le colonisateur l’a fait pour détruire le tissu social dans les années 1930.
Si nous sommes indépendants depuis 1960, il ne fallait pas attendre le président de la République actuel Pierre Nkurunziza pour que tout ce qui a été institué par l’ancien prédateur de liberté de nos ancêtres soit mis à bas. De quoi s’agit-il ? Inhibition des valeurs fondamentales identitaires de notre société, etc. Le chef de l’Etat a constaté que depuis les années 1930, les Burundais ont vécu une période obscure, caractérisée par une division héritée du colonisateur qui avait constaté que l’unité des Burundais autour du Roi était un atout au développement durable.
Il est sans nul doute très important de suivre le chef de l’Etat et le soutenir dans cette campagne de moralisation car, elle est une source de développement. Une fois cette campagne réussie, les Burundais auront retrouvé leur ligne directrice et la pauvreté sera vaincue. La culture burundaise était fondée sur l’unité, or « l’Union fait la force ». Et pour arriver à un développement, la force est incontournable. Nous avons un grand ennemi au Burundi, il s’agit de la pauvreté. Au lieu de rester les yeux braqués sur des conflits fantômes, fixons-nous devant une triste réalité ! C’est la pauvreté. L’unité des Burundais contre la pauvreté ne sera effective que si le travail de moralisation de la société sera réussi dans toutes les couches de cette dernière.

Amédée Habimana

 

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE> Distribution d’aide aux vulnérables de certaines communes des provinces de Ngozi, Muyinga et Kirundo

Leur permettre de fêter la Pâques comme le reste de la population

 

DSC 0053Une délégation envoyée par le chef de l’Etat a distribué une aide de riz aux vulnérables dans les communes Ngozi, Gashikanwa et Kiremba en province de Ngozi, Gasorwe de la province de Muyinga et Vumbi en province de Kirundo en dates des 14 et 15 avril 2017. Selon Gédéon Ntibashirinzigo, conseiller du chef du protocole d’Etat, le président de la République Pierre Nkurunziza voulait se joindre à ces vulnérables afin de leur permettre de célébrer la fête pascale sans contraintes alimentaires.

 

Les familles bénéficiaires de l’aide étaient celles des personnes âgées sans défense, des veuves, des Batwa et d’autres indigents choisis dans leurs collines respectives. Cette activité a débuté dans l’après-midi du vendredi 14 avril 2017 et se poursuivra dans d’autres communes du pays, selon Gédéon Ntibashirinzigo.
Partout où il est passé, avant de leur distribuer l’aide, le chef de la délégation de la présidence de la République a fait savoir aux bénéficiaires que le chef de l’Etat voudrait qu’eux aussi, malgré leur vulnérabilité économique, puissent fêter en dignité comme les autres la résurrection du Seigneur Jésus-Christ. Et de faire remarquer qu’il importe de ne pas gaspiller l’aide reçue.
Dans la zone de Mubuga en commune et province de Ngozi où l’activité a débuté le vendredi 14 avril 2017, 200 ménages ont bénéficié d’une aide composée de 10 kg de riz pour chacun.

La commune Gasorwe, victime de la grêle tombée au début du mois de mars 2017

Dans la matinée du samedi 15 avril 2017, la commune Gasorwe de la province de Muyinga a été la destination de l’aide envoyée par le chef de l’Etat à l’endroit des vulnérables. Au total 899 ménages ont bénéficié chacun d’une aide de 7 kg de riz.
Selon Jean Claude Barutwanayo, administrateur de la commune Gasorwe, la population était dans le désarroi après la pluie torrentielle mêlée de grêle qui s’est abattue sur certaines collines de cette commune. Parmi les collines victimes, Kiryama, Gasuru, Kiremba, Matyazo et Gikwiye. Pour cela, M. Barutwanayo a fait savoir que par jour, au moins vingt personnes vont dormir devant les bureaux de la commune à cause de la faim. Et de remercier infiniment le chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, qui a entendu les cris de détresse de cette population. Il a indiqué que c’est la deuxième fois que cette commune est assistée en vivres par le gouvernement du Burundi.
La délégation du chef de l’Etat s’est ensuite rendue dans la commune Vumbi en province de Kirundo où elle a également distribué l’aide composée de riz. Les bénéficiaires s’élevaient autour de 840 ménages des vulnérables. Ils ont eu chacun 7 kg de riz.
L’administrateur de cette commune a remercié le chef de l’Etat au nom de la population de cette localité en général et de celui des bénéficiaires en particulier pour cet appui combien utile. Et d’ajouter que ce n’est pas la première fois, qu’à chaque fois que le besoin se fait sentir, le chef de l’Etat est toujours venu au secours de cette commune.
Dans la commune Kiremba en province de Ngozi, 240 ménages ont bénéficié de l’aide du chef de l’Etat à la veille de la fête de Pâques. Chaque ménage a eu 5 kg de riz. Il en a été de même pour la commune Gashikanwa où chaque ménage a eu 5 kg de riz et au total les bénéficiaires étaient comptés à 790 ménages.

Amédée Habimana

 

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