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Bururi > Séance de moralisation de la société (vendredi 10 août 2018)

« Etre vigilant pour que le Burundi ne soit pas une proie des puissances hégémoniques »

 

DSC 0276Après les provinces de Cankuzo, Ruyigi, Rutana et Makamba, c’était le tour de la province de Bururi, le vendredi 10 août 2018, de bénéficier d’une séance de moralisation de la société au cours de laquelle le président de la République, Pierre Nkurunziza, a rencontré les natifs, les fonctionnaires et la population de cette province. En marge de cette séance de moralisation, il a inauguré différentes infrastructures construites dans le cadre de la célébration du 56e anniversaire de l’indépendance du Burundi.  

 

 

Selon le porte-parole du chef de l’Etat, Jean Claude Karerwa, avant de prendre la parole, le numéro Un burundais a donné quelques minutes à deux conseillers principaux à la présidence de la République. Le premier a parlé de la civilisation burundaise tandis que le deuxième a brièvement parlé de l’impérialisme et des manigances utilisées par les colons pour pérenniser leur mainmise sur le Burundi et sur les pays africains en général. Prenant la parole à son tour, le chef de l’Etat est revenu sur les moments qu’a traversés le Burundi et a recommandé au peuple burundais de ne pas se laisser guider par les temps mais d’être les maîtres du temps eux-mêmes. D’après M. Karerwa, le chef de l’Etat a en outre passé en revue des questions géopolitiques et de géostratégie. Etant une nation, le Burundi n’évolue pas en vase clos car il a en face de lui d’autres pays avec lesquels il doit coopérer et interagir surtout qu’il y a des puissances hégémoniques qui font tout pour avoir une mainmise sur l’économie du Burundi. « Le chef de l’Etat met ainsi en garde le peuple burundais en leur demandant d’être vigilant pour que le Burundi ne soit pas une proie à ces puissances hégémoniques ». D’après M. Karerwa, la province de Bururi a été la toute dernière province de ce deuxième tour des séances de moralisation de la société et le chef de l’Etat a promis qu’il va reprendre cette campagne très prochainement en commençant cette fois-ci par là où il a terminé, donc par la province de Bururi.

Inauguration de différentes infrastructures

En marge de cette séance de moralisation, le président de la République a inauguré différentes infrastructures construites dans le cadre de la célébration du 56e anniversaire de l’indépendance du Burundi. Il s’agit de trois bassins d’eaux thermales se trouvant sur la colline Ruvumu, zone Bamba en commune et province de Bururi. C’est un site touristique bien aménagé pour assurer le confort des visiteurs. En cette même commune, le chef de l’Etat a inauguré un réservoir d’eau pour irrigation  construit par un agri-éleveur moderne répondant au nom de Maurice Nimbona, pour son projet agropastoral et semencier installé sur la colline de Muzenga. Il y pratique la multiplication des semences essentiellement le maïs, le haricot et la pomme de terre. En guise de remerciement pour cette visite,  cet agri-éleveur moderne a offert une vache au chef de l’Etat. Au chef lieu de la province de Bururi, le numéro un burundais a également ouvert officiellement une station de pompage d’eau et d’une bâche d’aspiration d’eau construite par la Regideso. Ces machines servent à alimenter en eau différents coins de la ville de Bururi. En définitive, en guise de remerciement, le gouverneur de cette province a, au nom de la population et des natifs de cette province,  offert cinq vaches au chef de l’Etat, ainsi que plusieurs paniers contenant de vivres frais, des sacs de pomme de terre et d’autres cadeaux. 
Astère Nduwamungu

 

EDITORIAL> Forum sur la coopération sino-africaine : Un excellent cadre de dialogue et de concertation

Le continent africain a, à l’heure qu’il est, le regard tourné vers la République populaire de Chine où se tiendra, au mois de septembre prochain, à Beijing, la capitale chinoise, le sommet du Forum sur la coopération sino-africaine qui se penchera essentiellement sur une thématique tout à fait nouvelle appelée : « La Ceinture et la Route », une initiative chinoise récemment conçue pour insuffler une nouvelle vitalité au partenariat de coopération stratégique global sino-africain et international. Il s’agit d’un événement important qui s’inscrit dans le contexte d’autres événements tout aussi importants, et qui marqueront, en cette année 2018, la diplomatie chinoise conformément à l’esprit du XIXe congrès du Parti communiste chinois, et à la lumière de la pensée du président chinois Xi Jinping sur le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère. Il est éminemment important de rappeler que le secrétaire général du Parti communiste chinois et président de la République populaire de Chine Xi Jinping a souligné dans le rapport du 19e congrès qu’il faudra construire, ensemble avec les autres pays, un nouveau modèle de relations internationales et une communauté de destin pour l’humanité. C’est dans cet esprit qu’il faut comprendre la nouvelle initiative chinoise appelée : « La Ceinture et la Route », principale thématique du prochain sommet du Forum sur la coopération sino-africaine qui, sans doute, marquera un temps fort de la coopération entre la République populaire de Chine et le continent africain en général et entre l’empire du milieu et le Burundi en particulier. C’est dire que notre pays, ami de la Chine, y participera en réponse à une invitation au gouvernement burundais dont Yuxiao Zhou, ambassadeur pour les Affaires du Forum sur la coopération sino-africaine était récemment porteur, et qui le 31 juillet 2018, a été reçu en audience par le président de la République Pierre Nkurunziza, audience pendant laquelle l’excellence des relations sino-burundaises a été réaffirmée.Le continent africain a, à l’heure qu’il est, le regard tourné vers la République populaire de Chine où se tiendra, au mois de septembre prochain, à Beijing, la capitale chinoise, le sommet du Forum sur la coopération sino-africaine qui se penchera essentiellement sur une thématique tout à fait nouvelle appelée : « La Ceinture et la Route », une initiative chinoise récemment conçue pour insuffler une nouvelle vitalité au partenariat de coopération stratégique global sino-africain et international. Il s’agit d’un événement important qui s’inscrit dans le contexte d’autres événements tout aussi importants, et qui marqueront, en cette année 2018, la diplomatie chinoise conformément à l’esprit du XIXe congrès du Parti communiste chinois, et à la lumière de la pensée du président chinois Xi Jinping sur le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère. Il est éminemment important de rappeler que le secrétaire général du Parti communiste chinois et président de la République populaire de Chine Xi Jinping a souligné dans le rapport du 19e congrès qu’il faudra construire, ensemble avec les autres pays, un nouveau modèle de relations internationales et une communauté de destin pour l’humanité. C’est dans cet esprit qu’il faut comprendre la nouvelle initiative chinoise appelée : « La Ceinture et la Route », principale thématique du prochain sommet du Forum sur la coopération sino-africaine qui, sans doute, marquera un temps fort de la coopération entre la République populaire de Chine et le continent africain en général et entre l’empire du milieu et le Burundi en particulier. C’est dire que notre pays, ami de la Chine, y participera en réponse à une invitation au gouvernement burundais dont Yuxiao Zhou, ambassadeur pour les Affaires du Forum sur la coopération sino-africaine était récemment porteur, et qui le 31 juillet 2018, a été reçu en audience par le président de la République Pierre Nkurunziza, audience pendant laquelle l’excellence des relations sino-burundaises a été réaffirmée.Le Forum sur la coopération sino-africaine est né de la volonté partagée entre la Chine et les pays africains, de mener régulièrement des consultations sur un même pied d’égalité, de promouvoir la compréhension mutuelle, d’élargir une communauté de vues partagées, de renforcer l’amitié et d’accélérer la coopération de façon mutuellement avantageuse entre les peuples chinois et africains en général et burundais en particulier. Créé en 2000, le Forum sur la coopération sino-africaine a consacré le partenariat stratégique de type nouveau, caractérisé par l’égalité et la confiance sur le plan politique, la coopération gagnant-gagnant sur le plan économique et commercial, et l’enrichissement mutuel sur le plan économique et culturel.Le Forum sur la coopération sino-africaine a fait des jaloux, notamment, en Occident où les pays européens accusent faussement la République populaire de Chine de coloniser l’Afrique. Cette fausse accusation a été catégoriquement condamnée et rejetée lors d’une réunion d’un Forum de réflexion Chine-Afrique tenue à Beijing les 4 et 5 juillet 2018 et à laquelle le Burundi a été représenté. Comment la Chine coloniserait-elle le continent africain alors qu’elle soutient activement les efforts des pays africains pour consolider l’indépendance nationale, développer leur économie et promouvoir le progrès social ? Comment coloniserait-elle l’Afrique dans un partenariat basé sur la stabilité, l’égalité et les avantages réciproques ? La Chine est un ami de l’Afrique et le restera.

Louis Kamwenubusa

 

MININTER> Evaluation à mi-parcours des camps d’été, édition 2018

Le pas franchi est satisfaisant

 

IMG 202Le ministère de l’Intérieur, de la formation patriotique et du développement local, à travers sa direction générale de la Formation patriotique, a procédé ce vendredi 10 août 2018, à l’évaluation à mi-parcours des camps d’été organisés dans tout le pays à l’endroit des jeunes en vacances dans les enceintes de la Croix rouge. Il a été aussi question d’évaluer l’état des lieux de la régularisation des mariages ainsi que la délivrance des livrets de famille par les services d’Etat-civil. 

 

Pour Térence Mbonabuca, directeur général de la Formation patriotique, les camps d’été 2018 ont été ouverts solennellement par le chef d’Etat Pierre Nkurunziza en date du 18 juillet 2018. Pour lui, le pas déjà franchi est satisfaisant. Ces camps ont été organisés pour redresser quelques lacunes qui ont été constatés, pour qu’à la fin, lors de la clôture, on soit à 100% des résultats escomptés. Mais le constat est que la mairie de Bujumbura n’a pas répondu convenablement, peut être que cela est dû à sa spécificité, parce que nous constatons qu’il y a même deux zones qui n’ont pas encore commencé les activités, a fait remarquer M. Mbonabuca. Dans les autres zones, la mairie de Bujumbura enregistre un taux de participation assez bas, aux environ de quatre mille jeunes alors que d’autres provinces en enregistrent autour de quinze, dix-neuf, voire, vingt mille jeunes. C’est qu’il y a problème. Selon le directeur général de la Formation patriotique, les autorités administratives et même les parents devraient consentir et faire un effort supplémentaire pour pouvoir améliorer les faibles performances orchestrées dans ce domaine. Concernant l’état des lieux de la régularisation des unions libres à l’Etat-civil, un recensement a été fait vers mai-juin 2017. Aujourd’hui, il était question d’évaluer commune par commune. M. Mbonabuca a précisé que le taux de régularisation des mariages avoisine les 90%, qu’il y a même des provinces où on enregistre 100%, parce qu’en plus des cas recensés en 2017, se sont ajoutés les cas des rapatriés et des immigrés qui ont dû régulariser leurs mariages. M. Mbonabuca a reconnu qu’il y a des provinces où les effectifs de régularisation des mariages ne sont pas connus avec précision. Il a promis que cette lacune pourra être corrigée lors des séances que son département va organiser dans les prochains jours.  Il a rappelé à ceux qui n’ont pas encore régularisé leur mariage, qu’il y a une date butoir où on va appliquer les sanctions prévues dans la loi sur les violences sexuelles et celles basées sur le genre, c’est-à-dire jusqu’au 31 août 2018. Il a recommandé aux concernés de faire un effort pour ne pas être sanctionnés par la loi.  

Aline Nshimirimana

 

FAUJA> Ouverture de la conférence internationale des jeunes avocats par Gaston Sindimwo

Les échanges vont enrichir leurs expériences

 

DSC02888Le Premier vice-président de la république du Burundi, Gaston Sindimwo, a ouvert les travaux de la conférence internationale de la Fédération africaine des associations et unions de jeunes avocats, le vendredi 10 août 2018 qui se déroule à Bujumbura.  Cette rencontre va permettre à ces jeunes avocats venus de différentes parties de l’Afrique et d’ailleurs  d’échanger d’expériences ; ce qui permettra de mieux exercer leur profession.  

 

Gaston Sindimwo a ouvert la conférence internationale de la Fédération africaine des associations et unions des jeunes avocats (Fauja) qui  réunit plus de 250 avocats à Bujumbura, le vendredi 10 août 2018. Cette conférence se tient sous le thème « la compétitivité et le respect des règles professionnelles ».  M. Sindimwo estime que ladite rencontre est un moment propice et utile pour ces jeunes, pour les pays et l’Afrique toute entière. En effet, dit-il, «nous sommes convaincus que l’Afrique ne pourra se développer que si les jeunes prennent conscience de leur force et de leurs capacités pour relever les défis que connaît ce continent dans tous les domaines en général et, particulièrement, dans le domaine de la justice».   M. Sindimwo est rassuré que l’exercice du métier dans le respect des règles professionnelles profitera non seulement aux avocats, mais aussi à tous les peuples du continent.  Il estime que la conférence leur permettra de penser à l’avenir de leur profession, du continent et de leurs pays  de provenance  dans les années à venir. « Le continent compte sur la force de sa jeunesse pour prospérer et devenir une terre d’opportunités multiples et tirer profit des ressources multiples  dont il regorge. 

Le Burundi a bien progressé sur le plan des droits humains

La ministre de la Justice, de la protection civique et garde des sceaux, Aimée Laurentine Kanyana, dit que plusieurs  progrès ont été enregistrés par le Burundi en vue d’asseoir un Etat de droit. Tous les actes et décisions sont fondés sur le droit et le strict respect de la légalité. Elle cite la ratification des textes internationaux et régionaux, garantissant la sauvegarde et la protection des droits de l’Homme et la codification de ces derniers dans la législation burundaise.  Elle souligne que le rôle des avocats est incontournable dans l’édification de l’Etat de droit. Dans ce sens, dit-elle, dans la Constitution du Burundi, les avocats sont représentés par l’organe suprême de la magistrature, à savoir le Conseil supérieur de la magistrature.  Mme Kanyana trouve que le choix du thème de cette seconde édition  de la Conférence internationale de la Fédération africaine des associations et unions de jeunes avocats est intéressant pour plus d’une raison.  En effet, dit-elle, non seulement en tant qu’acteurs de la justice, les avocats ont un intérêt de se cultiver davantage pour être plus compétitifs,  sur le milieu du travail mais aussi ils ont cette obligation de rester dans les limites des règles qui régissent leur profession. Daniel Ngos de la Fauja dit que l’avocat est le chien de garde des droits et libertés. Les ennemis et les bourreaux ne s’approchent jamais des avocats, mais plutôt les persécutent. La présence du Premier vice-président de la république du Burundi témoigne, selon lui, que le gouvernement du Burundi n’est pas l’ennemi des droits et liberté, mais le contraire.  Pour Salvator Kiyuku président du bâtonnier de Bujumbura, la compétitivité et les règles professionnelles repris dans le thème, vont de pair et ne s’interfèrent pas nécessairement.  Si les exigences du monde moderne entraînent une évolution des règles de déontologie, il importe de conduire cette évolution de manière à maintenir intacts les règles de probité,  de loyauté,  et de délicatesse qui sont inséparables de l’accomplissement du métier d’avocat. Tous les intervenants à cette cérémonie ont souligné l’importance de la tenue de cette conférence internationale de la Fauja deuxième édition.
Alfred Nimbona

 

Makamba> Séance de moralisation animée par le président de la République

«Une campagne qui peut être qualifiée de désintoxication»

 

DSC 0163Dans le cadre de la poursuite de la campagne de moralisation de la société, le président de la République, Pierre Nkurunziza, a rencontré, le jeudi 9 août 2018, la population, les natifs et les fonctionnaires qui exercent en province de Makamba. Après cette séance de moralisation, il a procédé à l’inauguration de différentes infrastructures dans les provinces de Rutana et Makamba.  

 

A la sortie de cette séance de moralisation, le porte-parole du président de la République, Jean Claude Karerwa, a indiqué que cet entretien que le chef de l’Etat a eu avec les natifs de la province de Makamba et ceux qui exercent leurs différentes fonctions dans cette province rentre dans le cadre de sa campagne de moralisation de la société, une campagne qui peut être qualifiée de désintoxication. Elle peut être aussi qualifiée d’éducation car le chef de l’Etat, comme le père de la famille burundaise, rencontre sa population et lui parle sans détour ni tabou pour la remettre sur les rails afin de ne pas sombrer dans les enseignements qui sont susceptibles de la dérouter. Le président Nkurunziza conseille à son peuple de prendre garde et de se garder de tout ce qui peut grignoter sur l’étape déjà franchie afin de  préparer un Burundi encore une fois digne, un Burundi avec des repères et avec des références comme nos ancêtres. Après cette séance de moralisation, le chef de l’Etat a visité le Peace park complex stadium qui est en train d’être construit sur la colline Musenyi de la commune Makamba. Il s’est ensuite rendu sur la colline Musenyi de la zone Gitara en commune Mabanda où il a inauguré un marché moderne et un centre de santé. Il s’agit d’infrastructures résultant des travaux connexes aux travaux de construction de la route nationale sous-régionale reliant le Burundi à la République unie de Tanzanie. Le chef de l’Etat a aussi inauguré le bureau communal de la commune Nyanza-Lac. Avant cette séance de moralisation, le président de la République avait inauguré un réservoir d’eau sur la colline Gitwa au chef lieu de la province de Makamba. Ce réservoir qui a été construit sur les fonds propres de la Regideso, possède une capacité de 500 mètres cubes et va alimenter sept quartiers de la ville de Makamba. Il avait aussi visité le bureau provincial en construction, dont les travaux sont à un taux de réalisation de 60%. En guise de remerciement, le gouverneur de Makamba Gad Niyukuri a, au nom de la population, offert cinq vaches et une génisse, cinq coqs, plusieurs paniers contenant des vivres frais, etc. 

Astère Nduwamungu

 

GUICHETS UNIQUES> Réforme de l’Administration publique

Des travaux d’évaluation du PNRA afin de l’étendre à d’autres provinces

 

DSC03568Depuis sa création en février 2018 avec le financement du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), le Programme national de réforme de l’administration publique (PNRA) connaît des avancées remarquables.  Le ministère de la Fonction publique, du travail et de l’emploi en charge de la coordination de ce programme  a procédé à l’évaluation des activités exercées par les guichets uniques provinciaux, le jeudi 9 août 2018, après six mois de travail. 

 

Dans son discours d’ouverture des activités, le ministre de la Fonction publique, du travail et de l’emploi, Félix Mpozeriniga, qui a rehaussé de sa présence ces activités, a tenu à remercier la population burundaise qui a accueilli ce programme avec enthousiasme. Il a félicité le travail accompli par les directeurs responsables des guichets uniques provinciaux (GUP) des provinces pilotes. L’objectif principal de ce programme étant de mettre la performance de l’Administration publique au service des citoyens et chercher particulièrement à donner une mission initiale de la réforme tout en garantissant de bons services rendus aux citoyens. Il vise donc à créer des conditions améliorées pour que la population puisse facilement avoir accès aux services administratifs. C’est pour cela que des guichets uniques visent la révision et la simplification des procédures administratives.

Etendre les guichets uniques à d’autres provinces

Cinq guichets ont été mis en place dans cinq provinces pilotes à savoir Ngozi, Muyinga, Mwaro, Gitega et Bururi afin de faciliter la tâche aux citoyens de ces provinces et des provinces environnantes qui devaient se rendre à Bujumbura à la recherche de certains documents administratifs. Ces guichets ont démarré avec des services relevant du ministère de la sécurité publique et de la gestion des catastrophes pour l’octroi des passeports et des laisser-passer, de la carte CEPGL, du permis de conduire, de l’extrait du casier judiciaire. Tout en espérant que d’autres services relevant d’autres ministères sectoriels pourront être progressivement transférés dans la mesure du possible vers ces guichets uniques. Dans ce même cadre, une étude sur la  simplification et la rationalisation des services administratifs dans le cadre des guichets provinciaux a été réalisée et validée. Avec les avancées observées dans les guichets uniques en cours, les interventions de uns et des autres ont montré que rien n’empêche que ce programme s’étende dans d’autres provinces dont Kayanza, Cibitoke, Bubanza, Makamba et  Rutana.  En plus, un portail Internet vient d’être réalisé donnant accès aux informations des documents administratifs sur les procédures administratives au Burundi. Certes, le processus des guichets uniques provinciaux a été long mais grâce à l’implication de tous les acteurs intervenant et des acteurs clés dont le PNUD et le gouvernement du Burundi via le ministère de la Fonction publique, du travail et de l’emploi et le ministère de la Sécurité publique et de la gestion des catastrophes, cela est possible. Les débuts sont toujours difficiles, les premiers responsables ont probablement rencontré des problèmes, d’où l’importance de cette réunion. Les directeurs des GUP ont dégagé les forces et aussi les faiblesses afin de pouvoir y remédier et mieux se préparer à l’ouverture d’autres guichets dans d’autres provinces. 
Blandine Niyongere

 
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