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COMMUNICATION> Les médias en ligne

Ils détiennent un grand pouvoir sur les lecteurs

 

IMG 20170627 104844Il est plus facile de se promener avec un téléphone que de porter des journaux en papier tout le long d’un trajet. Il est facile d’être informé et être à jour avant même que le facteur passe pour te remettre un journal écrit. Dans ce domaine les médias des pays développés gagnent du terrain de plus en plus. Les medias en ligne, en un peu de temps peuvent dévaloriser ou redonner une belle image à un pays. Tout se passe en ligne dans une compétition. Des reporters, des lecteurs et des rédacteurs partout dans les pays du monde se disputent le terrain de l’information chaude. Les uns pour la transmettre les autres pour la partager dans un bref délai.

 

Dans une minute, une information atteint des milliers de lecteurs en ligne. Mieux que les journaux écrits. Cela se passe en Chine mais aussi ailleurs dans le monde. C’est pour cela que beaucoup de medias écrits possèdent des sites web sur lesquels ils postent leurs nouvelles les plus récentes. Cela a un grand impact positif sur l’image du pays et sur son développement en ce qui concerne l’attraction des investissements et la promotion de ses projets.
Tenez, plus de 450 chinois vivent et travaillent au Burundi. Tels sont les chiffres de 2015 que donne Xinhua.net, un journal chinois en ligne. Ce monde a besoin de connaître de ses nouvelles. Cela se fait à travers les médias en ligne. Ce journal possède une version écrite sur papiers imprimés mais difficile d’atteindre ceux qui sont à l’étranger. Ainsi se développe de plus en plus son secteur en ligne. Ne suffit-il pas que la moitié des Chinois lisent pour que le journal enregistre un plus grand chiffre d’affaires ? Ce qui serait vrai si les Chinois avaient le temps d’emporter et de lire ce journal dans le train. Mais facile avec un téléphone. Ce qui fait qu’aujourd’hui les medias en ligne se développent beaucoup et gagnent beaucoup de lecteurs. La responsable de la branche medias sociaux a Xinhua nous indique que dans une journée seulement où Xinhua a lancé une vidéo sur l’Initiative de la ceinture et de la route par exemple, sur les medias sociaux,un million de lecteurs ont aimé cela.

La connexion internet et le manque de courant électrique, un défi majeur

Malheureusement, il est difficile pour les pays africains où ce domaine n’est pas développé d’emboîter le pas des pays developpés. Des informations fausses circulent librement sur les pays africains. Parfois, le plus chanceux peut les dénicher et lancer une réponse ou une rectification. Mais ce qui n’est pas toujours évident. On n’est pas doté d’une rapidité sur des informations qui circulent sur nos pays africains faute de connexion internet ou de coupures électriques. Avec peu de chance, certains médias étrangers recrutent des locaux pour recevoir des informations vérifiées.
A la question de savoir comment Xinhua parvient à vérifier les informations qu’il pose en ligne puisqu’il n’a pas de reporters dans tous les pays africains, le responsable chargé de la branche française nous indique qu’ après avoir reçu l’information des locaux, c’est à eux de la traiter et de juger si elle est à diffuser ou pas, eux aussi ont une opinion indépendante vis-à-vis des informations reçues.
Nos médias en ligne devraient prendre en considération cette ampleur. En ce moment où le monde évolue vers une expansion économique partagée, visant une coopération mutuelle, les échanges devraient être plus centrés sur une communication rapide, fiable et vérifiable par les partenaires.

Blandine Niyongere

 

DECORTICAGE> Le fonctionnement des partis politiques et le militantisme des jeunes au Burundi

Emergence de la jeunesse dans les activités politiques

 

aaaqqerfd Depuis la lutte pour l’indépendance jusqu’à nos jours, le Burundi a vécu dans un système de gouvernance politique à caractère démocratique. Mais à une période donnée, ce système faisait place à un système d’un parti unique. A partir de 1993, le pays est entré de nouveau dans son ancien système de gouvernance où le multipartisme a repris place. Ceci nous a poussé à interroger certains hommes politiques sur le fonctionnement des partis politiques. Ce système a également favorisé l’émergence de la jeunesse dans les activités politiques telle qu’on l’observe aujourd’hui.

 

 Le service de rédaction du Département de la Documentation s’est entretenu avec certains hommes politiques pour avoir quelques clarifications sur le fonctionnement ; la gestion des partis politiques ainsi que sur le militantisme des jeunes. S’exprimant sur le financement des partis politiques, Olivier Nkurunziza, secrétaire général du parti Uprona a indiqué qu’il n’existe pas de lois fixant les règles de financement des partis, ni de financement public. Pour lui, les partis sont financés par des ressources privées. Il s’agit, entre autres des cotisations de leurs adhérents et de leurs élus, qui sont traditionnellement la source de financement des partis. Il a souligné que les cotisations sont généralement fixées suivant les catégories de membres du parti. En plus des cotisations des membres, il existe des partis qui trouvent des financements dans leurs infrastructures comme les immeubles à louer. C’est le cas du parti Uprona qui possède des maisons et des espaces qui lui procurent des revenus significatifs.

La bonne gestion des partis politiques, un des facteurs qui assure leur pérennisation

Selon le secrétaire général du parti Uprona, chaque parti politique dispose d’un texte constitutif qui précise son organisation interne. L’existence de structures est une condition nécessaire pour que les partis puissent perdurer, s’implanter dans le corps électoral, travailler avec efficacité à la conquête du pouvoir, convaincre les électeurs afin de mettre en œuvre le programme politique qu’ils auront élaboré, a-t-il souligné.
En plus, pour renforcer la légitimité du parti, ce dernier organise un congrès national. C’est au cours de ce congrès que des représentants des membres du parti politique concerné ont l’occasion d’engager un débat entre les différentes sensibilités ou tendances. Le congrès a pour mission première de désigner les instances nationales du parti. Au niveau local, il existe des entités de base, sections ou cellules, qui sont regroupées dans des comités communaux dont les instances sont élues par les adhérents. C’est à ce niveau que s’organise le travail de terrain qui permet au parti d’être en prise directe avec l’électorat.
En outre, selon Déo Rusengwamihigo, président du parti PRP, un parti politique perdure grâce à son idéologie. Pour lui, un parti centré sur l’idée de restaurer la monarchie pourrait exister longtemps car c’est le seul système garant de promouvoir la justice, la paix et l’amour entre le peuple. Il est à noter qu’il existe des partis politiques qui se construisent autour des noms de leurs leaders. Ces partis courent le risque de disparaître au cas où leurs leaders n’existent plus.

Une nécessité pour le développement du pays

Selon Déo Rusengwamihigo, les partis politiques participent à l’animation de la vie politique. Il a indiqué que de manière plus précise, les partis remplissent deux fonctions. D’abord, ce sont des intermédiaires entre le peuple et le gouvernement. Ensuite le partis politiques ont la mission de développer le pays c’est-à-dire que le parti élabore un programme bien précis qui, s’il remporte les élections, sera repris dans le projet du gouvernement. Ainsi, il a souligné que l’existence des partis de l’opposition est considérée par les gouvernants comme des adversaires. Cependant, ces partis de l’opposition peuvent proposer des solutions alternatives à la politique de la majorité en place. Depuis quelques années, on observe une certaine désillusion des citoyens envers les partis, qu’ils ne considèrent plus forcément comme leurs meilleurs représentants et intermédiaires. C’est pour cette raison qu’il existe des partis politiques qui disparaissent progressivement dans la vie politique.

Avec le multipartisme, les jeunes s’intéressent davantage à la vie politique

Selon Olivier Nkurunziza, les jeunes sont beaucoup présents en politique actuellement. Cela se manifeste par la présence des jeunes dans des activités politiques des partis, notamment dans les meetings. Ces nouveaux militants politiques ont comme objectif de faire bouger les choses dans le pays. Défendre les intérêts de la jeunesse paraît être leurs préoccupations majeures. Ils se lèvent ainsi pour revendiquer leur droit à des conditions de vie décentes. À travers leur engagement politique, ils veulent avoir la liberté de choisir entre leurs modes de vie. Et s’il n’y a pas à choisir, cette jeunesse est réduite à un seul mode de vie : la pauvreté. Comprenant ainsi cet état de fait, les jeunes ont décidé de construire leur lendemain et cela ne peut se faire qu’à travers la politique, a-t-il expliqué. Sans pour autant connaître les rouages de la machine politique, la jeunesse désillusionnée s’est entichée de la politique en adhérant à des partis politiques.

Les jeunes « militent souvent par affinité»

En répondant à la question de savoir si les jeunes qui militent pour tel parti politique le font par conviction ou par affinité, Déo Rusengwamihigo pense que les jeunes militent souvent par affinité. Il a expliqué que les jeunes militent pour un parti donné sous l’influence de la famille, du lien social, ou de la propagande des masses médias et non pas parce qu’ils se reconnaissent dans ce parti. Il se pourrait que ces jeunes ne disposent pas de ce qu’on appelle « une culture politique » leur permettant de faire la différence et de pouvoir participer dignement à l’avenir politique du pays. Certes, l’engagement politique des jeunes est une bonne chose pour une démocratie. Néanmoins, c’est la manière de militer qui laisse à désirer. Olivier Nkurunziza voit que les règles de l’art du militantisme sont souvent absentes, et que si ces jeunes sont mal orientés, cela se traduit par des conflits entre les militants de différents partis politiques : altercations entre militants, manifestations virant au règlement de compte avec comme conséquence des destructions des biens publics. C’est là tout l’opposé du militantisme.
Il ajoute que si on veut militer dans un parti politique, il faut avant tout comprendre les besoins de développement de son pays. Aussi étonnant que cela puisse paraître, la politique et sa compréhension doivent faire partie des systèmes éducatifs. Pour Rusengwamihigo, il est important que la jeunesse comprenne les bases de la politique ; qu’elle arrive à s’identifier à un parti politique sans pour autant vouer une haine indescriptible à l’autre parti. Il est aussi important qu’il sépare le vrai et le faux. Les partis politiques sont indispensables pour une démocratie parfaite. Les jeunes doivent pouvoir s’identifier à un de ces partis non en fonction de la personne qui les représente mais en fonction des idées qu’il souligne et du programme qu’il soutient, a fait savoir le président du PRP.

Appolinaire Nimubona
Département de la Documentation

 

RELIGION> Le musée de Genghis Khan

Plus qu’un héros, un dieu pour la Mongolie Intérieure

 

La province de Mongolie Intérieure est frontalière à la Mongolie. Des guerres d’invasions se sont toujours abattues sur cette région d’où il fallait un héros pour relever le courage de la population locale chinoise et les aider à développer leur localité. Genghis Khan, signifiant roi des rois, le vaillant, est considéré non seulement comme le sauveur et roi de la Mongolie Intérieure, mais aussi comme un dieu. Guerrier du 13è siècle, conquérant, il prône la tolérance religieuse, encourage la méritocratie et l’écriture mongole, développe les échanges et unifie les tribus nomades d’Asie. Il est le père fondateur

 

Des banderoles de plusieurs couleurs environnent les 99 marches d’escaliers à faire pour atteindre le tombeau de Genghis Khan. 99 signifiants l’éternité. De petites montagnes de pierres pour adorer ce dieu, entourées de banderoles bleus signifiant le ciel, le blanc signifiant le lait utilisé comme breuvage sacré pour les sacrifices et le jaune signifiant la terre. L’âme, une entité importante pour les mongols. C’est pour cela qu’on ne trouvera pas de photos du Genghis Khan car la photo trouble l’âme et l’empêche de se reposer en paix, mais on trouvera des sculptures faites plus tard pour illustrer sa stature. Pour les mongols, l’homme vient de la nature et retourne à la nature à sa mort. Ce qui explique leur respect de l’environnement et la valorisation de la nature.

Le tombeau de Genghis Khan est sacré

Les adorateurs se prosternent et viennent souvent pour demander bénédiction et richesse. A l’intérieur du musée, un gardien. On ne prend pas de photos, on ne piétine pas n’importe où, on parle à voix basse, une discipline est imposée pour le respect de ce sauveur, le Genghis Khan en sculpture dans tous les coins du temple et peintures illustrant sa vie et celle de ses conquêtes. Tout un protocole qui montre combien les mongols ont du respect pour leurs croyances. Le gardien nous dit que ce rôle est relayé de père en fils. Il l’a hérite de son père, il y a 10 ans, lui aussi, il le lèguera à son fils. Dans le passé, ils le faisaient comme volontaires mais aujourd’hui, les gardiens du tombeau sont payés, depuis 1954. Jin Ren Ba Ya Er indique que c’est un travail de généraux, d’hommes forts. Ces gens se retrouvent dans sa famille. Quant aux défis, il dit que ce travail ne lui permet pas de voir très souvent sa famille car il doit protéger le tombeau contre des envahisseurs. Mais il indique que c’est un plaisir et un honneur pour lui d’être choisi à le faire.


Blandine Niyongere

 

Rotary Club > Conférence de presse

Sur la passation des pouvoirs entre le gouverneur de district 9150

 

aqqzsedw Le Rotary club de Bujumbura a organisé le lundi 26 juin 2017 une conférence de presse pour annoncer l’activité de ce vendredi 30 juin. Elle va être marquée par la passation des pouvoirs entre le gouverneur de district 9150 sortant et celui entrant qui est un Burundais. Cette activité va se dérouler au Club du Lac Tanganyika.

 

 Dans son mot liminaire, le gouverneur de district adjoint, professeur Gabriel Ndayisaba a fait savoir que le district 9150 englobe 85 clubs Rotary se trouvant dans dix pays de l’Afrique centrale. Il a précisé que le Rotary est un réseau mondial de 1,2 million de professionnels solidaires qui mettent leurs compétences au service des causes humanitaires les plus pressantes. Au total, 34 000 Rotary clubs présents à travers le monde dans deux cents pays et territoires travaillent avec détermination pour améliorer les conditions de vie dans leur ville et à l’étranger, aide les familles défavorisées et éradique la poliomyélite. Il a annoncé que ceux qui dirigent les Rotary ont un mandat d’une année seulement. Et, cette année se termine à la fin du mois de juin. C’est pour cette raison que ce sera une occasion des Rotary clubs du Burundi de procéder à la passation des pouvoirs entre les présidents actuels et les présidents élus.

Une valeur ajoutée d’avoir un gouverneur burundais

A la question de savoir la valeur ajoutée d’avoir un gouverneur de district burundais, celui-ci, du nom de Fréderic Bishahushi, a répondu aux journalistes que le Burundi va en tirer beaucoup d’avantages. Il a signalé que le district 9150 est composé des Rotary clubs se trouvant dans dix pays de l’Afrique centrale. Et chaque Rotary club d’un pays présente ses projets y compris ceux du Burundi: « Vous comprenez bien que si on a un gouverneur de district burundais, les projets présentés par les Rotary clubs du Burundi vont être analysés avec considération. En plus, s’il se déplace pour rendre visite aux Rotary clubs se trouvant dans d’autres pays, ce sera une occasion de connaître qui est cette personne. Par conséquent, le Burundi va être connu pendant ces déplacements.
Il a enfin mentionné que le Rotary club du Burundi intervient dans beaucoup d’activités de développement. Il s’agit notamment des domaines de la santé, de l’éducation, de la société, etc.

Rose MPEKERIMANA

 

INTEGRATION REGIONALE> Nouvelles de la Communauté est-africaine

Le processus d’intégration régionale avance, les partenaires participent

 

Les pays membres de la Communauté est-africaine poursuivent les démarches vers leur rêve sur l’intégration. Dans ce chemin, les contraintes ne manquent pas, mais, heureusement, les partenaires apportent des appuis pour faire avancer le processus d’intégration régionale. Des actions diverses sont menées dans le cadre de l’amélioration des affaires dans la Communauté, et partant, les conditions de vie des populations.

Le Burundi valide un rapport qui propose la facilitation des investissements dans la grande région de l’Imbo. Selon les information de Trademark east Africa, cette organisation propose l’adaptation de son engagement au Burundi à travers l’investissement dans les projets, pour élancer le nouveau potentiel des chaines de valeur de l’exportation, améliorer le commerce transfrontalier et accroître la participation du pays au marché régional. L’Institution a identifié un endroit spécifique du pays à travers les méthodes géo-spatiales où les interventions seront mises en œuvre avec une vision globale pour améliorer la balance commerciale du pays en phases, créer les emplois pour les commerçants et les distributeurs et donc réduire la pauvreté. La zone, la plus grande région de l’Imbo, identifiée par Trademark s’étend sur Cibitoke frontalière au Rwanda au nord du Burundi jusqu’à Makamba au sud et frontalière à la Tanzanie. Trademak compte pour son investissement sur le potentiel de la région de l’Imbo qui contribue à hauteur de 30% de la production des cultures principales du pays, 70% du poisson, 30% du bétail et 45% de la production laitière nationale.
Les partenaires appuient le processus d’intégration

Selon toujours les informations émanent de Trademark, la république fédérale d’Allemagne fait un engagement pour deux dons d’une valeur de 35 millions d’euro à la Communauté est-africaine. Ces dons de coopération financière seront orientés vers les secteurs de la santé et l’éducation. L’Allemagne va donner 30 millions d’euros qui seront utilisés dans la vaccination des enfants de la Communauté contre les maladies variées. Ce nouvel engagement apportera la contribution de l’Allemagne aux programmes d’immunisations régionales de la Communauté est-africaine pour 90 millions d’euros depuis 2012. Il est prévu cinq millions d’euros pour un nouveau programme qui finance les bourses d’études supérieures dans la Communauté. Ce programme vise le renforcement de la jeune génération académique pour devenir de catalyseur de l’intégration régionale.


Traduit de l’Anglais et exploité par Alfred Nimbona

 

MINISTERE A LA PRESIDENCE EN CHARGE DE LA CEA> Conférence de presse

Sur la semaine dédiée à la célébration du dixième anniversaire de l’accession du Burundi à la Communauté est-africaine

 

Le mardi 27 juin 2017, le ministère à la présidence de la République chargée des Affaires de la Communauté est-africaine (CEA) a organisé une conférence de presse marquant la semaine dédiée à la commémoration du dixième anniversaire de l’accession du Burundi à la CEA sous le thème : « Dix ans d’intégration du Burundi au sein de la Communauté est-africaine : acquis, réalisations, enjeux, défis et perspectives.».

 

La ministre à la présidence de la république du Burundi chargée des Affaires de la CEA, honorable Isabelle Ndahayo, a tout d’abord définit la CEA comme étant une organisation intergouvernementale régionales comprenant les républiques du Burundi, du Kenya, de l’Ouganda, du Rwanda, du Sud- Soudan et la République unie de Tanzanie. Ces pays se sont engagés à travailler de concert pour le bénéfice mutuel en vue d’atteindre les objectifs de la Communauté visant à développer et approfondir l’intégration économique, politique, sociale et culturelle afin d’améliorer la qualité de la vie des populations en renforçant la compétitivité et en stimulant la production de la valeur ajoutée, les échanges et les investissements. Elle a fait savoir que la vision de la CEA est de faire de l’Afrique une Afrique prospère, compétitive en sécurité, stable et politiquement unie.

Les acquis et les réalisations du Burundi

Mme Ndahayo n’a pas manqué de mentionner les acquis et les réalisations du Burundi au sein de la CEA durant les dix ans d’intégration. Elle a cité notamment l’Union douanière, le Marché commun et l’Union monétaire. A cela s’ajoutent le secteur privé burundais a l’accès aux matières premières et aux intrants industriels sans payer de droits de douane et exporte sur un vaste marché sur présentation d’un certificat d’origine, a-t-elle indiqué. Et, le programme de facilitation du commerce et du transport a été amélioré sensiblement. Par exemple un camion qui, au paravant faisait vingt-et-un (21) jours pour aller de Dar-Es-Salaam/Mombasa à Bujumbura fait aujourd’hui six jours seulement et bien d’autres. Enfin, elle s’est également exprimée sur la question de sensibilisation de la population sur l’intégration du Burundi dans la CEA, les redevances du Burundi envers la Communauté et autres. La ministre a indiqué que le Burundi doit à la Communauté une somme de 7 millions de dollars environ mais qu’il va s’en acquitter bientôt.

Olivier NISHIRIMBERE

 
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