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COOPERATION> Retour de Kampala du Premier vice-président de la République

«Nous avons adopté les mécanismes pour arrêter les terroristes dans la région»

 

DSC 0388 1Le Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo, est revenu de Kampala en Ouganda le mercredi 10 octobre 2018. Il venait de participer aux assises de la 9e réunion de haut niveau du Mécanisme régional de suivi d’un accord-cadre conclu pour le suivi de la paix, de la sécurité et de la coopération en République démocratique du Congo.   

 

A son arrivée à l’aéroport international de Bujumbura, le Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo, a fait savoir qu’il venait de participer à une réunion de haut niveau où il représentait le président du Burundi, Pierre Nkurunziza. Il a précisé qu’à l’ordre du jour de la réunion figurait la République démocratique du Congo (RDC) et les autres pays. « En ce qui concerne la RDC, nous avons remarqué des avancées significatives en matière de préparation des élections qui se tiendront le 23 décembre 2018 et que la sécurité y règne. Nous avons néanmoins, constaté qu’il y a des groupes terroristes qui pullulent dans la partie Est de la RDC. Vous savez que le Burundi est frontalier de la RDC et nous subissons quelques fois des attaques venant de cette localité. Nous avons adopté les mécanismes d’arrêter les terroristes de cette région», a-t-il dit. Il a souligné que le Président Museveni a été désigné pour aller rencontrer le président de la RDC pour discuter de la situation et que le Burundi est prêt à contribuer pour sécuriser ses frontières.

Le Burundi et le Président Nkurunzizasont félicités

M. Sindimwo a indiqué que les assises ont félicité le Burundi. « Le Burundi a été félicité pour le pas franchi en matière de sécurité, d’autant plus que tout le territoire est sécurisé et que les Burundais vaquent à leurs occupations normalement. Nous avons aussi eu l’occasion de porter à la connaissance de l’assemblée des violations que le Burundi subit à partir de la République du Rwanda. Dans le rapport des experts, on avait mentionné que quatre pays, à savoir le Burundi, la RDC, l’Ouganda et le Rwanda sont en conflit. Nous avons expliqué que le Burundi a seulement des problèmes avec le Rwanda, qui a même récemment violé l’espace aérien du Burundi. Nous les avons mis en garde que nous n’allons plus accepter les violations de notre territoire», a-t-il dit. Il a souligné que la région a félicité le président du Burundi, Pierre Nkurunziza, en ce qui concerne sa décision de ne pas donner sa candidature à l’élection de 2020 et que, depuis cette annonce, la paix et la sécurité ont été améliorées. En ce qui concerne la République centrafricaine, Gaston Sindimwo a fait savoir qu’une amélioration de la situation a été constatée mais qu’il faut du soutien pour que le peuple puisse sortir de la pauvreté.   « En ce qui concerne le Sud-Soudan, nous avons apprécié le pas franchi, surtout, en ce qui concerne l’accord fait entre le président actuel et son opposant Riek Machar. La région va les encourager pour que la sécurité y règne totalement», a-t-il souligné. 

Grâce-Divine Gahimbare

 

PROVINCE DE KAYANZA> Réunion du chef de l’Etat burundais avec les gouverneurs de province

Pour échanger et évaluer la situation socio-politico-économique et sécuritaire du pays

 

DSC02721 1Le président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza, a tenu, le mardi 9 octobre 2018, en commune Muruta de la   province de Kayanza,  une réunion à l’intention de tous les gouverneurs de province. Cette réunion était organisée dans le cadre d’évaluer la situation  socio-politico-économique et sécuritaire du pays.  Même si certains problèmes liés à la perturbation de la sécurité s’observent quelques fois, en général, la situation sécuritaire est bonne sur toute l’étendue du territoire national. 

 

Dans son mot  d’accueil, Anicet Ndayizeye, gouverneur de la province de Kayanza, a informé que la situation sécuritaire est  en général bonne au niveau de toute la province, même certains cas de tueries ont été dernièrement observés dans la commune Kabarore de cette même province. A cela, il a signalé un homme et sa femme qui ont été tués le 19 septembre de cette année   par un groupe d’hommes armés venus de la République du Rwanda.  M. Ndayizeye a indiqué que, pour faire face à  ce genre de perturbation de la paix et de la sécurité, des réunions de sensibilisation s’organisent chaque fois dans le but de renforcer le travail en synergie de la quadrilogie population-forces de l’ordre-administration et justice. Il a enfin  affirmé que la production agricole dans cette province  est satisfaisante.Après cette réunion qui s’est tenue à huis clos, Alain Diomède Nzeyimana, le porte-parole adjoint du président de la République, a indiqué que cette réunion a été beaucoup centrée sur le maintien de la paix et de la sécurité  au niveau de tout le pays en général et surtout sur les frontières du  Burundi avec les pays comme le Rwanda   et la République démocratique du Congo. S’agissant de la question de perturbation de la sécurité, le porte-parole  a affirmé   qu’on a remarqué que  ces groupes armés   qui font toutes ces attaques viennent du Rwanda et que même ceux qui viennent  de la RDC s’organisent au Rwanda.  A cela, il a dit que le chef de l’Etat burundais a invité les gouverneurs de province  à être très vigilants pour éviter que la paix et la sécurité du pays ne soient perturbées.Quant à la protection de l’environnement, M. Nzeyimana  a signalé que le chef de l’Etat burundais a félicité les gouverneurs du fait qu’au cours  de cette année, il n’y’avait pas beaucoup  de cas de feu de brousses  qui se  sont faites remarquer. Ce qui montre  que la question de la protection de l’environnement a été bien maîtrisée. M. Nzeyimana a aussi précisé que, concernant les accidents  de roulage qui s’observent le plus dans certaines routes, le chef de l’Etat burundais interpelle les gouverneurs de travailler en collaboration  avec les services provinciaux chargés des transports afin de réduire ce genre d’accidents qui emportent souvent  des vies humaines.

« Respecter les décisions issues de la  dernière réunion du Conseil national de sécurité »

Le porte-parole adjoint  du président a également ajouté que  le chef de l’Etat burundais a interpellé les gouverneurs de province  de suivre de près pour pouvoir évaluer que les décisions qui ont été prises par le gouvernement du Burundi lors du Conseil national de sécurité, en rapport avec  la suspension des activités de  certaines organisations non gouvernementales  œuvrant au Burundi, ont été respectées dans leurs provinces respectives.  Quant à ce qui concerne la lutte contre la corruption, il a dit que le chef de l’Etat a invité les gouverneurs d’être  vigilants, parce qu’au cours du troisième trimestre de cette année, les recettes au niveau de l’Officie burundais des recettes ont chuté. Une situation qui montre qu’il y a  des fuites en matière des impôts et taxes.  Pour terminer, M. Nzeyimana a mentionné que le chef de l’Etat burundais  a donné beaucoup de conseils aux gouverneurs, et plus particulièrement les invitant à faire tout pour que la paix et la sécurité de notre pays continuent à être  une réalité, et surtout en veillant sérieusement à tous les mouvements de va-et-vient des populations, des biens et services  sur toutes les frontières du pays. 

Avit Ndayiragije

 

COMMUNE MURUTA> Inauguration des différents œuvres par le chef de l’Etat burundais

Quatre infrastructures d’intérêt public ont été inaugurées et un nouveau projet lancé

 

DSC02695 1Dans l’après-midi du mardi 9 octobre 2018, après la réunion qu’il a tenue avec les gouverneurs de province en commune Muruta, le chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza a procédé à l’inauguration de différentes infrastructures d’intérêt public, dans le cadre de la célébration du 56e anniversaire de l’indépendance de la république du Burundi. Et Au total,  quatre infrastructures d’intérêt public  ont été inaugurés et un nouveau projet lancé dans la même commune.  

 

Le chef de l’Etat burundais a inauguré  en premier lieu, le nouveau bureau de la commune Muruta. Signalons que cette infrastructure en étages a été construite sur financement des fonds propres  de la commune et de  la population à travers les travaux de développement communautaire et d’une valeur globale de plus de 109 millions de francs burundais. Après  l’inauguration du nouveau bureau communal de Muruta, le chef de l’Etat burundais s’est directement rendu dans les champs modernes du ministre en charge de l’agriculture situés sur la colline  Myugariro dans cette même commune. Et c’était pour lancer officiellement  le nouveau projet  dit « Irrigation goutte à goutte » qui a été initié par ce même ministre dans  le but d’inciter toutes les populations à pratiquer cette technique surtout pendant la saison sèche.  Pour clôturer les  activités de cette journée, le chef de l’Etat burundais s’est enfin dirigé  sur la colline  Yanza en zone et commune Muruta dans cette même province où il a successivement procédé à l’inauguration de trois différentes infrastructures. Il s’agit  du Centre de santé de Karunyinya, qui a été construit sur financement du Fonds national pour l’investissement communal (Fonic) avec un coût de  plus de 307 millions de nos francs, d’un Centre moderne de collecte de lait construit sur le financement du Projet de développement des filières (Prodefi) avec une valeur de plus de 77 millions de nos francs ainsi qu’une coopérative de production et de transformation du blé.  Cette coopérative a été construite grâce au financement de la Coopération suisse pour un coût global de plus de  298 millions de francs burundais. Signalons qu’après l’inauguration des différentes infrastructures, les natifs de la province de Kayanza ont offert une vache et divers vivres au chef de l’Etat burundais.
Avit Ndayiragije

 

PARLEMENT BURUNDAIS> Présentation du rapport provisoire de la CVR

Le parlement burundais recommande la prorogation du mandat de la commission pour mieux atteindre les objectifs

 

DSC 0136 1Le mercredi 10 octobre 2018, la Commission vérité et réconciliation (CVR) a présenté au parlement burundais son rapport provisoire. Dans ce rapport, la CVR indique qu’elle s’est heurtée à de nombreux de défis dans ses activités, notamment, celui des ressources humaines et certains des moments qui n’ont pas favorisé ses activités. Le travail à faire reste important, d’où le parlement burundais recommande la prorogation du mandat de la CVR et l’extension de la période à couvrir. 

 

Dans ce rapport, on peut lire que la Commission vérité et réconciliation, instituée par la loi n°1/18 du 15 mai 2014, portant création, mandat, composition, organisation et fonctionnement de Commission vérité et réconciliation, avait pour mission d’enquêter et d’établir la vérité sur les violations graves des droits de l’Homme et du droit international humanitaire commises durant la période allant de la date de l’indépendance le 1er juillet 1962 au 4 décembre 2008, date de la fin de la belligérance. Sa mission étant aussi de clarifier toutes les violations et proposer  notamment un programme de réparation comportant à la fois des mesures individuelles et collectives, tant matérielles que morales et symboliques, la mise en place d’un programme d’actions visant à promouvoir le pardon et la réconciliation ; elle doit également  réécrire une histoire la plus partagée par tous.  Ce rapport précise aussi qu’après la prestation de serment de ses commissaires, la Commission s’est mise à l’exécution de la tâche lui assignée même si les moments de sa création ne favorisaient pas la réalisation de nombreuses de ses activités. Ainsi, la CVR a effectué des campagnes à travers le pays, à la recherche de la vérité.  Au cours de ces campagnes, elle a pu recueillir  72 962 dépositions, 1 321 auditions, lesquelles indiquent 104 707 personnes assassinées ou disparues et 21 671 présumés auteurs et que 4 163 fosses communes sont déjà identifiées à travers le pays. La CVR indique aussi que durant son mandat, elle a fait face à de nombreux défis, comme ceux liés au contexte sociopolitique durant l’année 2015, ceux liés aux contraintes budgétaires, et à l’insuffisance des ressources humaines et du matériel.

Le travail de la CVR est à ses débuts

En analysant ce rapport, les parlementaires burundais ont remarqué que malgré les réalisations, le rapport reste muet sur la manière d’identification des fosses communes, de protection des indicateurs et de datation des ossements. Ils se sont alors demandés comment l’on peut parler d’enterrement des restes avec dignité au moment où les présumés auteurs de ces actes macabres ne sont pas encore ni auditionnés, ni identifiés, ni les victimes connues.Par là, les parlementaires ont constaté que la CVR reste encore à sa phase préparatoire dans l’accomplissement de ses missions car les enquêtes proprement dites n’on pas encore commencé. C’est pour cela que pour atteindre ses objectifs, les parlementaires ont recommandé une prorogation du mandat de la CVR tout en constatant que celle-ci a besoin d’un renforcement de compétences. Puisque connaitre la vraie histoire du Burundi est l’un des objectifs majeurs de cette Commission, le parlement a demandé qu’il y ait un amendement de la loi sur la CVR dans sa disposition relative au début de la période concernée par la CVR pour l’étendre à une période d’avant la date de l’indépendance du Burundi, et à celle d’après 2008 jusqu’à la date de la promulgation de la loi actuallement en vigueur. 
Jean Bosco Nkunzimana

 

COMMUNE BUTIHINDA> Lancement officiel des activités d’exploitation industrielle du gisement d’or par le chef de l’Etat burundais

« Un atout pour renforcer le développement du pays en général et des populations en particulier »

 

DSC02599Sous le haut patronage du président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza, le ministère de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines a procédé le lundi 8 octobre 2018, en zone Buvumbi de la commune Butihinda  en province  de Muyinga, aux cérémonies  de lancement officiel des activités d’exploitation du gisement d’or et des minerais associés par la société « African Mining Burundi ».  Le chef de l’Etat burundais rassure tous les Burundais que l’exploitation  de tous ces minerais est un grand avantage pour renforcer le développement du pays en général et de toute la population burundaise en particulier. 

 

Dans son mot d’accueil, Aline   Manirabarusha, gouverneure de la province de Muyinga a d’abord souhaité la bienvenue à tous les participants de ces cérémonies en général et au chef de l’Etat burundais en particulier qui a accepté   de venir rehausser  les dites cérémonies, tout en informant que la situation socio-sécuritaire est bonne sur toute l’étendue  de la province, et que tout cela est dû au travail en synergie de la quadrilogie. Mme    Manirabarusha a ensuite signalé que  l’administration travaille sans relâche pour lutter contre la corruption, le concubinage et les violences basées sur le genre  ainsi que la fraude et le commerce illicite qui s’observent sur la frontière rwando-burundaise.  S’agissant de cette nouvelle société qui vient pour exploiter  l’or et les minerais associés dans cette  commune, Manirarusha a demandé   aux associations  et coopératives qui œuvrent  dans ce domaine  de bien exploiter les minerais et ne pas bénéficier seules mais aussi de contribuer à alimenter leTrésor public.

« Cinquante millions de nos francs seront accordés à la commune Butihinda chaque année »

Pour le représentant de « African Mining Burundi », il a dit que cette société a demandé une permission d’exploitation de ces minerais après avoir fait une étude d’exploration et de faisabilité. Il a précisé que 148,7 km2 du site de Masaka I seront  premièrement exploités. « Et pendant les travaux d’exploitation, nous avons prévu  de construire et réhabiliter certaines infrastructures d’intérêt public à savoir les routes, les hôpitaux ainsi que  les écoles », a-t-il  affirmé. Il a terminé tout en rappelant que cette société a en plus accepté d’accorder une aide de  cinquante mille dollars américains à la commune Butihinda en guise de contribution aux différents projets de développement communal chaque année. 

« Neuf sites de la commune  Butihinda prévus pour être exploités » 

Quant à Côme Manirakiza, ministre de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines, il a d’abord indiqué que  les différentes études qui ont été effectuées montrent que le Burundi est très riche en sous-sol, dans presque toutes les provinces.M. Manirakiza  a mentionné qu’à côté du site de Masaka I où les travaux vont bientôt commencer, avec une production de trois tonnes d’or par an, une étude d’exploration est aussi prévue pour les huit autres sites de cette commune à savoir  celui de Masaka Sud, Gahararo, Mukingiro, Rugaramo, Ruyora, Rurembo, Rugomero et Nyarubuye avant d’être exploités. S’agissant de la question d’indemniser toutes les  populations propriétaires  de tous les terrains qui seront exploités, le ministre Manirakiza n’a pas oublié de signaler qu’une commission  composée par les gens du ministère en charge des mines et  de la  société chargée  d’indemniser ces gens a été  déjà mise en place. « Et nous sommes sûrs que cette activité se déroulera dans la transparence et avec le  strict respect de la loi en vigueur », a-t-il promis. Pour ce qui est  du profit et des avantages  que le gouvernement du Burundi va en tirer,  M. Manirakize a  premièrement précisé qu’à part 15% des actions que possède l’Etat, les  autres   avantages seront récupérés à travers les taxes et les impôts. Un autre moyen de renforcer la caisse de l’Etat est surtout l’entrée des devises. 

« Maintenir la paix et la sécurité pour inciter les investisseurs étrangers »

Dans son discours de circonstance,  le président de la République du Burundi, Pierre  Nkurunziza, a d’abord informé les populations que les minerais que le Burundi a, constituent la  richesse que Dieu a donné aux Burundais, et que personne ne peut nous accorder une aide  équivalente à cette richesse. « Seulement son exploitation nécessite un cadre légal afin de penser aussi à la protection de l’environnement et de la santé des populations. D’où la mise en place d’une loi régissant l’exploitation des minerais au Burundi », a-t-il ensuite mentionné. Donnant pour  exemple cette nouvelle société, le chef de l’Etat burundais a interpellé les autres sociétés étrangères à venir investir au Burundi parce que la paix et la sécurité règnent, dans tout le pays. Le chef de l’Etat a signalé que l’exploitation de ces minerais demande une sécurité  totale. A cela, il a demandé avec insistance à la population de Muyinga, aux Forces de défense et  de sécurité œuvrant dans cette région de doubler voire même de multiplier les efforts afin de maintenir la paix et la sécurité, et surtout par la protection des frontières du Rwanda et de la République démocratique du Congo avec le Burundi, parce qu’il s’est déjà remarqué  que tous ceux qui viennent perturber  la paix et la sécurité dans notre pays proviennent de la République du Rwanda.  Il a terminé son discours tout en interpellant tous les Burundais de renforcer la quadrilogie pour maintenir la paix et la sécurité sur toutes les frontières, et en  affirmant que le gouvernement du Burundi ne ménagera aucun   effort pour mettre à sa  disposition tous le matériel nécessaire pour protéger le pays. Pour clôturer les activités de la journée du lundi 8 octobre 2018, le chef de l’Etat burundais s’est, par après, rendu en commune Muyinga de cette même province où il a procédé à l’inauguration du Centre de santé de Gatongati, situé sur la colline Gatongati. Ce centre de santé qui a été construit par les natifs de la commune Muyinga est d’une valeur  de 402  millions  FBu. Et il offrira tous les services, à savoir, la maternité, l’hospitalisation et autres. Après l’inauguration  de ce centre  de santé, les natifs de la province  de Muyinga ont donné  cinq vaches, quatre moutons ainsi que divers produits vivriers au chef de l’Etat burundais en guise de remerciement.

Avit Ndayiragije

 

DEUXIEME VICE-PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE> Rencontre avec les acteurs du secteur minier

Une semaine est accordée aux irréguliers pour se conformer à l’ordre établi

 

DSC 0336 1Alors que le Conseil national de sécurité a dernièrement suspendu, pour un mois, toutes les activités des coopératives et sociétés œuvrant dans le secteur des mines, le Deuxième vice-président de la république du Burundi Joseph Butore, a rencontré, le mardi 9 octobre 2018, les responsables de ces coopératives et sociétés. Au terme de la rencontre, une semaine est accordée à tous les irréguliers pour se conformer à l’ordre établi et, après, l’on pourra voir les modalités de reprise d’activités pour les sociétés en ordre. 

 

Selon  le ministre de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines, Côme Manirakiza, le Burundi n’est pas un pays minier comme certains le pensent. « Toutefois, dit-il, il présente une gamme variée de substances minérales dont le nickel, le vanadium, l’or, les terres rares, etc. ». Et d’ajouter que, pour exploiter ces richesses du sous-sol, il existe un cadre légal dont un code minier de 2013 mais qui a été révisé en juin 2016 ainsi que le règlement minier pour mettre en exécution cette loi. Pour M. Manirakiza, au niveau de l’exploitation, les activités du secteur minier se font par des coopératives dont 40 qui exploitent de l’or, 102 qui exploitent les minerais des 3Ts (Colombo-tantalite, Cassitérite, wolframite), 174 dans le secteur des carrières et par des sociétés industrielles dont deux dans le domaine aurifère et une autre dans le domaine des terres rares.M. Manirakiza a signalé que ce secteur fait face aux  phénomènes de la fraude, de la dégradation de l’environnement ainsi que du rapatriement des devises qui méritent d’être  débattus. 

L’économie nationale devrait reposer sur le secteur minier

Dans son discours, le Deuxième vice-président de la République a rappelé que le secteur minier devrait fortement contribuer dans l’économie nationale. « Le secteur minier doit occuper une place de choix dans l’économie nationale. Malheureusement, faute de législation adéquate au Burundi, ce secteur a enregistré des fuites énormes depuis plusieurs années. Il a longtemps opéré dans l’informel, laissant le terrain aux exploitations artisanales qui échappaient au contrôle du gouvernement », a déclaré Joseph Butore.M. Butore a ensuite fait entendre que, pour pallier à cette situation, le gouvernement du Burundi a déployé beaucoup d’efforts visant la création des conditions en même temps favorables à l’Etat et à ses partenaires du secteur comme la création de l’Office burundais des mines.  Joseph Butore a également indiqué que, malgré tous les efforts fournis, le pays semble ne pas en tirer profit car, a-t-il souligné,    « En termes de recettes, le Burundi comptait recevoir 44 957 519 $ rapatriés pour l’exercice 2017, mais il n’a reçu que 15 957 288 $, tandis que pour 2018, l’on a déjà rapatrié 13 164 172,61 $ alors qu’on espérait recevoir 33.474.813 $. Il est donc plus que temps d’appliquer strictement et rigoureusement la règlementation en la matière ». 

Les coopératives du secteur aurifère semblent ne pas vouloir rapatrier les devises

Certains des participants, surtout ceux du secteur des 3Ts, se sont dit indignés par cette mesure de suspension de leurs activités alors qu’ils ne sont pas redevables et ont demandé qu’on leur autorise de travailler le plus rapidement possible pour ne pas continiuer à  perdre. Soulignons ici que les coopératives opérant dans le secteur de l’or ont  à elles seules rapatriés 45 350 833,38 $ soit 82% de la valeur de leurs exportations. Après les échanges, Joseph Butore a rappelé que des problèmes existent mais qu’ils doivent être  traités cas par cas. Il a pour cela accordé une semaine à toutes les coopératives et sociétés qui ne sont pas en ordre pour régulariser et se conformer à l’ordre  après quoi, l’on pourra voir comment permettre à ceux qui sont en ordre de reprendre leurs activités. Il a aussi demandé qu’il y ait amélioration de collaboration entre l’OBR, l’OBM et la BRB pour lever les fautes constatées dans le secteur des mines.
JEAN BOSCO NKUNZIMANA

 
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