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CONSEIL DES MINISTRES> Communiqué de presse de la réunion du mercredi 5 juillet 2017

Le Conseil des Ministres s’est réuni le mercredi 05 juillet 2017 sous la présidence de son Excellence le Président de la République, Monsieur Pierre Nkurunziza.

Les dossiers suivants ont été analysés :

1. Projet de loi portant Ratification par la république du Burundi d’un amendement de la Constitution de la Commission africaine de l’Aviation civile décidée par la 28e Session ordinaire de la Conférence de l’Union africaine tenue à Addis-Abeba en Ethiopie le 29 janvier 2017, présenté par le ministre des Transports, des travaux publics et de l’équipement
La Commission africaine de l’Aviation civile est l’institution spécialisée de l’Union africaine chargée de l’aviation civile en Afrique.
Une de ses missions est de faciliter la coopération et la coordination de l’Aviation civile entre le Etats africains en matière de transport aérien, favoriser la mise en œuvre des normes et pratiques recommandées par l’Organisation de l’Aviation civile internationale et l’élaboration des règles harmonisées compatibles avec les meilleures pratiques en matière d’aviation civile.
L’amendement proposé vient du fait que lors de la 24e session tenue à Dakar en date du 4/7/2014, seuls 19 Etats étaient représentés, le quorum requis étant la majorité de deux tiers des Etats membres c’est-à- dire 36 Etats. Ainsi donc lors de la 28e session tenue à Addis-Abeba en janvier 2017, la Conférence de l’Union africaine a adopté l’amendement de l’article 10 (4) de la Commission africaine de l’Aviation civile de 2009, pour porter le quorum à la majorité simple des Etats membres c’est-à –dire 50% plus un, afin de faciliter les délibérations.
Le projet de loi a été adopté.

2. Projet de loi portant Ratification par la république du Burundi d’un Protocole portant amendement de la Convention relative à l’Aviation civile internationale établie lors de la 39e Session de l’Assemblée générale de l’Organisation de l’Aviation civile internationale (OACI) à Montréal le 6 octobre 2016, présenté par le ministre des Transports, des travaux publics et de l’équipement.
Le Burundi a ratifié la Convention relative à l’Aviation civile internationale en janvier 1968.
Lors de la 39e session de l’Assemblée générale de l’Organisation de l’Aviation civile internationale tenue à Montréal du 27 septembre au 6 octobre 2016, il a été décidé d’amender l’article 50 (alinéa a) et l’article 56 de cette Convention afin d’augmenter le nombre de membres du Conseil l’Organisation de l’Aviation civile internationale (OACI) et de la Commission de la navigation aérienne.

Ainsi, l’amendement de l’article 50 (alinéa a) prévoit de porter de 36 à 40 le nombre de membres du Conseil de l’Organisation de l’Aviation civile internationale (OACI). Quant à l’amendement de l’article 56, il prévoit de porter de 19 à 21 le nombre de membres de la Commission de la navigation aérienne
Le projet de loi a été adopté.

3. Projet de loi portant Ratification par la république du Burundi de l’Accord bilatéral sur les services aériens entre le Gouvernement de la République du Burundi et le Gouvernement de la République démocratique du Congo, signé à Kinshasa le 9 septembre 2016, présenté par le ministre des Transports, des travaux publics et de l’équipement
Cet accord signé le 9 septembre 2016 autorise aux deux parties les droits de trafic pour l’exploitation des services aériens commerciaux internationaux par les compagnies désignées par les deux parties à l’accord. Ces droits concerne le survol, les escales, l’embarquement et le débarquement des passagers, des marchandises etc..
Après analyse, le Conseil a constaté que l’accord comportait des lacunes de fonds et a mis en place une équipe qui va le retravailler pour le ramener à la table du Conseil dans un délai de deux semaines.

4. Projet de décret portant mesures de contrôle et de réparation des dégâts causés au domaine routier, présenté par le ministre des Transports, des travaux publics et de l’équipement
Ce projet vient répondre à un besoin du Fonds routier national pour pouvoir rassembler ses ressources tel que prévu par la loi de septembre 2002 portant fixation des ressources du Fonds routier national.
Le projet a certes l’intérêt de protéger le réseau routier national mais il a aussi l’avantage de responsabiliser les usagers de la route quant aux dégâts qu’ils peuvent causer à ces routes. Les sanctions qui leur seront appliquées les amèneront à être responsables dans l’exploitation de ces routes.
Après analyse, le Conseil a constaté que le projet nécessitait des contributions des autres services impliqués dans le domaine routier et a mis en place une équipe qui va le retravailler pour le ramener dans un délai de deux semaines.

5. Projet de construction d’un Centre national de données (Data Center), présenté par le ministre des Postes, des technologies de l’information, de la communication et des médias
Le Burundi s’est lancé dans plusieurs activités pour établir des stratégies et des plans visant à la prospérité nationale. Actuellement, le Gouvernement se penche sur le renforcement des capacités et de ses infrastructures pour se développer de façon graduelle et stratégique. Et c’est dans ce cadre qu’il a été élaboré la Vision 2025 qui met l’accent sur des axes prioritaires comme le développement des ressources humaines et des infrastructures de base et reconnaît le rôle catalyseur que doit jouer les Technologies de l’information et de la communication. Dans cette logique, le Gouvernement a mis en place une politique pour le développement de TIC et de l’E- Gouvernement.
C’est dans cette optique que le Gouvernement a prévu de mettre en place un Centre national de données qui servira de fondement pour les applications « E-Gouvernement ». Le Centre national de données constitue une infrastructure qui permettra au secteur public d’offrir des services de qualité à la population à travers des applications qui seront conçues et développées dans le cadre de ce projet. L’objectif de ce projet est de construire une base de données nationale unique.
Le Conseil a reconnu l’intérêt d’un tel Centre mais a noté que le projet nécessitait d’être approfondi et a désigné une équipe pour en analyser tous les contours. Le dossier sera ramené dans un délai de deux mois.

6. Note relative à la mise sur pied d’un Stock stratégique national de sécurité alimentaire (STONAS), présentée par le ministre de l’Agriculture et de l’élevage.
Depuis quelques temps, le pays est soumis à l’épreuve des aléas climatiques qui sont à l’origine soit des sécheresses prolongées, soit des inondations qui détruisent des cultures entraînant ainsi des disettes récurrentes dans certaines parties du pays. Face à cette menace, le Gouvernement a constaté qu’il ya des défis structurels et organisationnels couplés au manque de denrées alimentaires en quantités suffisantes qui empêchent une intervention efficace auprès des populations nécessiteuses, alors qu’il est du devoir de l’Etat d’assurer la sécurité alimentaire pour tous, en toute période et en tout lieu.
C’est dans le souci de trouver une solution durable à cette problématique qu’il s’avère indispensable de mettre en place un Stock Stratégique National de Sécurité Alimentaire (STONAS).
Ce stock viendrait comme une solution durable de la politique générale du Gouvernement de renforcer la prévention dans le domaine de la sécurité alimentaire en vue de mieux faire face et de manière rassurante, aux conséquences imprévisibles et récurrentes des aléas climatiques.
Le Conseil a apprécié le contenu de la note et a demandé qu’un cadre légal y relatif soit rapidement élaboré.

7. Note sur le Cadrage budgétaire 2018, présentée par le ministre des Finances, du budget de la privatisation.
Cette note a pour objet d’inviter les ministères à entreprendre à temps les travaux de préparation du Projet de Budget 2018.
Le contenue de celle-ci est marquée par la poursuite de la mise en œuvre des réformes de gestion des finances publiques visant la construction d’un système transparent et performant qui s’appuie sur les normes et les bonnes pratiques internationales existantes.
D’importantes innovations sont introduites par le Gouvernement notamment dans la gestion économique et financière ainsi que dans la planification d’une gouvernance axée sur les résultats, ce qui montre que le Gouvernement entend également faire du budget un véritable instrument d’opérationnalisation de sa politique de développement. La présente lettre vise donc un meilleur alignement des ressources sur les priorités et les engagements du Gouvernement ainsi que les défis auxquels est confronté le Burundi.
Au cours de la gestion budgétaire 2018, la politique budgétaire qui sera menée consistera à la poursuite de la mise en œuvre effective des réformes déjà engagées pour accroître le recouvrement des ressources internes ainsi que les ressources de porte. Ces ressources seront orientées essentiellement vers les secteurs prioritaires du Gouvernement à savoir celui de la sécurité et de la défense, les secteurs sociaux (éducation, santé, affaires sociales, etc.), les secteurs porteurs de croissance (agriculture, Energie et Mines, transports etc..), ainsi que dans les autres secteurs nécessaires au développement du pays.
La note a été adoptée.

Dans les Divers, le membres du Conseil ont échangé diverses informations intéressant la vie nationale, l’occasion pour le ministre de l’Intérieur et de la formation patriotique de porter à leur connaissance que les camps de travail pour les élèves en vacances seront ouverts le 15 juillet 2017 et de leur demander d’effectuer régulièrement des descentes pour appuyer dans leur encadrement.

Le Secretaire General
du Gouvernement et Porte-parole du Gouvernement

Philippe NZOBONARIBA

 

 

LE 11 JUILLET > Journée mondiale de la population

Elle sera célébrée au Centre jeune Kamenge

 

aaadcvgh Le monde entier célèbre la Journée mondiale de la population le 11 juillet de chaque année. Cette journée sera célébrée sous le thème : « Planification familiale : Autonomiser les peuples, développer les nations ». Au Burundi, les cérémonies vont se dérouler au Centre jeune Kamenge. Les cibles pour cette journée sont les jeunes.

 

Le représentant assistant de l’UNFPA (Fond des Nations unies pour la population), Gervais Barampanze a fait savoir que cette organisation internationale collabore avec différents ministères pour une bonne organisation de la journée mondiale de la population. Il s’agit du ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, du ministère en charge de l’Education, du ministère de l’Intérieur et de la formation patriotique,du ministère de la Jeunesse, des sports et de la culture ainsi que du ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre. Différentes activités sont prévues entre autres la campagne de sensibilisation des jeunes scolarisés de Bujumbura sur la réduction des comportements à risques en matière de santé sexuelle et reproductive, la présentation des résultats d’une évaluation effectuée dans les provinces de Ruyigi, Ngozi et Bujumbura-mairie sur l’accès et l’utilisation des services de santé de la reproduction, l’organisation d’un panel sur les témoignages des acteurs du réseautage socio-communautaire ainsi qu’une conférence débat au sujet de tirer profit du dividende démographique en investissant dans la jeunesse.
M. Barampanze a précisé que les cibles pour cette journée sont surtout les jeunes du fait que ce sont eux qui seront utiles pour le Burundi de demain afin de le développer.
Le choix du Centre jeune Kamenge est motivé par le fait que dans ses activités quotidiennes, ce centre encadre les jeunes sur les comportements à adopter concernant leur vie sexuelle.
Notre source a signalé que la journée mondiale de la population pour cette année coïncide avec la tenue du sommet de Londres sur la planification familiale. Cet événement est la deuxième réunion des groupes de donateurs et des parties prenantes à l’origine de l’initiative planification familiale 2020 qui vise d’étendre l’accès à la planification familiale à 120 millions de femmes d’ici à 2020.

Rose Mpekerimana

 

UA > Clôture du 29e sommet de l’Union africaine

Différentes mesures ont été prises

 

Le 29e sommet de l'Union africaine (UA) a pris fin, ce mardi 4 juillet à Addis-Abeba. Les dirigeants africains se sont engagés à trouver des solutions viables et durables aux défis qui hantent le continent africain. Il s’agit entre autres les défis liés à la paix, à la sécurité et à la promotion de la jeunesse. Ils ont aussi mis en exergue la réforme de l’organisation dans l’esprit de l’Agenda 2063 pour l’Afrique ainsi que les questions relatives à la stabilité du continent africain.

Durant deux jours qu’a duré le sommet, les participants ont constaté que la situation et les conflits frontaliers entre certains pays sont très préoccupantes au même titre que la lutte contre le terrorisme. Ainsi, ce sommet a décidé de prioriser la prévention et l’anticipation des conflits. A cet effet, les organisations et les mécanismes régionaux ont été invités à intensifier leurs actions en étroite coopération avec la Commission de l’UA.
Au cours de ce sommet, un solide consensus a été établi surtout sur la lutte contre le terrorisme et la radicalisation ainsi que sur les questions relevant de la gouvernance. Il a été également décidé de mettre en œuvre le programme de réforme notamment le projet d’autofinancement basé sur la création d’une taxe de 0,2% sur les produits importés en Afrique. Les participants ont trouvé aussi qu’il faut mener des actions visant à renforcer la paix et la sécurité sur le continent dans le but de baisser les tensions en faisant taire les armes d’ici l’an 2020.
Une autre piste est consacrée à l’action humanitaire et à la solidarité aux populations victimes de la sécheresse, de la famine, des épidémies et des déplacements forcés. Les questions de développement stratégique occuperont aussi une grande place. A propos de la jeunesse, thème central de ce sommet, les 55 pays membres de l’Union africaine ont décidé de créer un fonds consacré à son épanouissement ainsi qu’une université à Addis-Abeba en Ethiopie.

Le président de l’UA satisfait du déroulement de ce sommet

Clôturant le sommet, le président en exercice de l’Union africaine, Alpha Condé, s’est félicité du déroulement du sommet dans un véritable climat de fraternité et de solidarité caractérisé par une détermination commune à trouver des solutions viables et durables aux défis qui interpellent le continent africain.
Il a indiqué qu’il est encouragé par l’engagement résolu de chacun et de tous à aller de l’avant pour renforcer non seulement la crédibilité du continent, mais surtout pour lui assurer une place de choix sur l’échiquier international.
A propos des réformes institutionnelles et du financement de l'UA, Alpha Condé a indiqué que les réformes adoptées qualifient d’ores et déjà le fonctionnement de l’organisation africaine dans la perspective d’une rationalisation de ses méthodes de travail et du renforcement de la voix de l’Afrique. "Ceci est un gage certain de succès pour la mise en œuvre de nos différents projets et programmes qui assureront l’émergence de l’Afrique et le renouveau qu’attendent de nous nos populations qui n’aspirent qu’à la paix, au progrès et à la prospérité », a-t-il déclaré.
Il a ainsi estimé que l'Afrique est dans la bonne direction car le capital le plus précieux, à savoir le dividende démographique, est devenu la priorité des dirigeants africains. Il a ainsi assuré qu’il a été décidé de tout mettre en œuvre pour promouvoir les jeunes, les femmes et les jeunes filles. « Nous ne ménagerons aucun effort pour prendre toutes les mesures nécessaires afin que notre jeunesse soit notre meilleur atout dans une Afrique totalement intégrée, débarrassée des pesanteurs du passé et tournée vers l’avenir », a-t-il assuré.

Astère Nduwamungu
Source Internet

 

SECURITE> Réunion des ombudsmans

Elle a offert une occasion de partager des expériences pour la prévention des conflits

 

azsxqdf L’ombudsman burundais, Edouard Nduwimana, a accordé le jeudi 6 juillet 2017, une interview à la presse nationale à l’occasion de la conférence des ombudsmans tenue à Bujumbura. Il était question d’analyser ensemble ce qui pourrait améliorer leur travail pour l’intérêt de leurs communautés respectives quand on sait que nos peuples ont suffisamment besoin de la paix, de la sécurité, de la concorde et de la cohésion sociale.

 

 « La paix et le rôle des institutions nationales de médiation dans la consolidation de la paix et la prévention des conflits à travers le monde », tel a été le thème de la conférence des ombudsmans venus de la plupart des pays de la région. Elle était organisée dans le but de voir ensemble comment prévenir les conflits.
L’ombudsman burundais avait fait remarquer au cours d’ un entretien accordé à la presse locale qu’il avait partagé l’expérience avec les autres ombudsmans lors de leur réunion qui s’était tenue en Afrique du Sud au mois de février 2017. Il y avait l’idée de voir les ombudsmans jouer un rôle primordial au niveau national et international en vue de renforcer la paix, la sécurité ainsi que la prévention des conflits. Le constat de tous les ombudsmans était que les conflits dans le monde font légion. Malheureusement lorsqu’il s’agit de trouver des solutions, on fait chaque fois recours aux anciens chefs d’Etat, aux anciens premiers ministres ou à d’autres sinon ou rarement aux ombudsmans et médiateurs alors que dans tous les pays du monde, ces institutions sont sur place.

L’objectif général de la conférence

En initiant la conférence internationale sur « la paix et le rôle des institutions nationales de médiation dans la consolidation de la paix et la prévention des conflits à travers le monde », l’institution de l’ombudsman burundaise a voulu susciter ce débat avec les autres ombudsmans pour voir comment impliquer et élargir le champ d’action des ombudsmans comme les institutions de médiation nationale pour qu’ils puissent jouer un rôle au niveau international.

La plus value pour le Burundi

La plus value pour le Burundi est l’image du pays qui sera bien évidemment mieux connue par la communauté internationale, par les pays d’origine de ces ombudsmans. Il y a certains Burundais qui sillonnent le monde entier pour dire qu’au Burundi, c’est le sang, c’est le feu. La tenue de cette conférence offre l’occasion de voir qu’au Burundi, il n’y a aucun péril à la demeure, que le Burundi est en paix et sécurité, mais qui dispose certainement des difficultés comme tant d’autres. La deuxième plus value est en termes économiques parce que ces délégués ont eu l’occasion de loger dans nos hôtels. Ce qui fait qu’il existe quelques ressources qui s’injectent dans notre pays.
Au niveau de l’institution de l’ombudsman burundais, la conférence offre l’occasion de partage d’expériences avec les autres institutions hôtes. La conférence a offert l’occasion d’analyser ce qui va et ce qui ne va pas dans l’une ou l’autre institution pour améliorer la manière de travailler pour l’intérêt de nos peuples respectifs.

Masta Shabani

 

EDITORIAL> Mentir jusqu’où et mentir jusque quand ?

S’il y a une séance de travail à laquelle devaient participer, pour ne plus rédiger et publier des rapports pleins de mensonges, les associations internationales en charge des droits de l’Homme comme le Conseil des droits de l’Homme ou la Fédération internationale des droits de l’Homme et bien d’autres qui leur sont semblables dans la façon notamment de falsifier les faits, c’est bien celle tenue mercredi dernier devant les élus du peuple, au palais des congrès de Kigobe. Ces derniers, dans leur mission de contrôle de l’action gouvernementale que leur confère la Constitution, devaient entendre la présentation, par la Commission nationale indépendante des droits de l’Homme (CNIDH), des rapports sur la situation actuelle des droits de la personne humaine dans notre pays. Si ces associations en question avaient été là, elles auraient su toute la vérité sur la situation socio-politique dans notre pays en écoutant la présentation du rapport semestriel de janvier à juin 2017, que la situation sécuritaire et des droits de l’Homme s’est nettement améliorée dans tout le pays, que la CNIDH constate une baisse considérable au niveau des préoccupations liées aux droits de l’Homme et qu’elle est satisfaite du mouvement de retour volontaire et progressif des réfugiés burundais, y compris des responsables politiques ainsi que d’un langage politique apaisé et du rejet de la violence en vue d’assurer une meilleure protection des droits de l’Homme.

Qui mieux que la Commission nationale indépendante des droits de l’Homme peut nous présenter de façon crédible, honnête et objective la situation sécuritaire et des droits de l’Homme, telle qu’elle a été vécue au cours du 1er semestre 2017 par le peuple burundais ? Certainement pas le Conseil des droits de l’Homme et la Fédération internationale des droits de l’Homme dont les rapports mensongers ont déjà prouvé à suffisance que ces associations manipulées à tous crins se préoccupent de tout ce qu’on veut, sauf des droits de l’Homme. Il ne peut en être autrement, car il s’agit d’associations dont ceux qu’on qualifie d’enquêteurs-experts en matière des droits de l’Homme passent leur temps dans des séances leur permettant un profond enracinement d’une mentalité qui les anime et qui continuera de les animer dans les techniques du camouflage, de la duperie, du mensonge, de la dissimulation, de la falsification et du détournement des faits. Il s’en suivra naturellement une hémorragie de rapports mensongers contenant des mots, des formules et des prophéties, chaque enquêteur-expert y allant de son lot dans un délire de philosophies où les théories volent tellement haut qu’elles s’éloignent chaque seconde un peu plus de la réalité du terrain. Voilà des gens pour lesquels les choses ne peuvent changer qu’en restant telles qu’elles sont.
Dès la création de ces associations internationales en charge des droits de l’Homme, nous croyions que pour faire partie d’assemblées aussi prestigieuses, il fallait non seulement être au-dessus de tout soupçon, mais également connu pour sa probité, son objectivité, et que pour y entrer on devait être soumis à une enquête de moralité. Hélas, non ! En fait, il s’agit d’associations où se sont infiltrés des éléments en quête d’un refuge, d’un tremplin, pour se dissimuler ou pour donner suite à des ambitions cachées, à leurs projets malsains. Voilà des gens qui, régulièrement et par excès de zèle quand il s’agit du Burundi, nous inondent de rapports mensongers et insultants. Ce qu’ils n’ont pas encore compris, c’est que leur entêtement les place dans une mauvaise posture et dilapide le capital de considération dont ils devraient jouir. C’est le problème des hommes qui est ainsi posé.


Louis Kamwenubusa

 

COMMUNICATION> Les médias en ligne

Ils détiennent un grand pouvoir sur les lecteurs

 

IMG 20170627 104844Il est plus facile de se promener avec un téléphone que de porter des journaux en papier tout le long d’un trajet. Il est facile d’être informé et être à jour avant même que le facteur passe pour te remettre un journal écrit. Dans ce domaine les médias des pays développés gagnent du terrain de plus en plus. Les medias en ligne, en un peu de temps peuvent dévaloriser ou redonner une belle image à un pays. Tout se passe en ligne dans une compétition. Des reporters, des lecteurs et des rédacteurs partout dans les pays du monde se disputent le terrain de l’information chaude. Les uns pour la transmettre les autres pour la partager dans un bref délai.

 

Dans une minute, une information atteint des milliers de lecteurs en ligne. Mieux que les journaux écrits. Cela se passe en Chine mais aussi ailleurs dans le monde. C’est pour cela que beaucoup de medias écrits possèdent des sites web sur lesquels ils postent leurs nouvelles les plus récentes. Cela a un grand impact positif sur l’image du pays et sur son développement en ce qui concerne l’attraction des investissements et la promotion de ses projets.
Tenez, plus de 450 chinois vivent et travaillent au Burundi. Tels sont les chiffres de 2015 que donne Xinhua.net, un journal chinois en ligne. Ce monde a besoin de connaître de ses nouvelles. Cela se fait à travers les médias en ligne. Ce journal possède une version écrite sur papiers imprimés mais difficile d’atteindre ceux qui sont à l’étranger. Ainsi se développe de plus en plus son secteur en ligne. Ne suffit-il pas que la moitié des Chinois lisent pour que le journal enregistre un plus grand chiffre d’affaires ? Ce qui serait vrai si les Chinois avaient le temps d’emporter et de lire ce journal dans le train. Mais facile avec un téléphone. Ce qui fait qu’aujourd’hui les medias en ligne se développent beaucoup et gagnent beaucoup de lecteurs. La responsable de la branche medias sociaux a Xinhua nous indique que dans une journée seulement où Xinhua a lancé une vidéo sur l’Initiative de la ceinture et de la route par exemple, sur les medias sociaux,un million de lecteurs ont aimé cela.

La connexion internet et le manque de courant électrique, un défi majeur

Malheureusement, il est difficile pour les pays africains où ce domaine n’est pas développé d’emboîter le pas des pays developpés. Des informations fausses circulent librement sur les pays africains. Parfois, le plus chanceux peut les dénicher et lancer une réponse ou une rectification. Mais ce qui n’est pas toujours évident. On n’est pas doté d’une rapidité sur des informations qui circulent sur nos pays africains faute de connexion internet ou de coupures électriques. Avec peu de chance, certains médias étrangers recrutent des locaux pour recevoir des informations vérifiées.
A la question de savoir comment Xinhua parvient à vérifier les informations qu’il pose en ligne puisqu’il n’a pas de reporters dans tous les pays africains, le responsable chargé de la branche française nous indique qu’ après avoir reçu l’information des locaux, c’est à eux de la traiter et de juger si elle est à diffuser ou pas, eux aussi ont une opinion indépendante vis-à-vis des informations reçues.
Nos médias en ligne devraient prendre en considération cette ampleur. En ce moment où le monde évolue vers une expansion économique partagée, visant une coopération mutuelle, les échanges devraient être plus centrés sur une communication rapide, fiable et vérifiable par les partenaires.

Blandine Niyongere

 
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