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Présidence de la République > Ouverture de la 5e assemblée générale de la Commission nationale de la protection sociale

Les réalisations au cours de l’année écoulée sont satisfaisantes

 

DSC 0118Sous le haut patronage du président de la République du Burundi et président de  la Commission nationale de protection sociale, Pierre Nkurunziza, la cinquième assemblée générale annuelle des membres de cette institution s’est tenue, le vendredi 28 juin 2019, dans  la zone Gatumba, commune Mutimbuzi en province de Bujumbura. Il s’agissait  de faire une évaluation de la mise en œuvre des recommandations issues de la quatrième assemblée générale de l’année dernière.  

 

Dans son discours de circonstance, le président de la République a remercié tous les acteurs clés à la  mise en œuvre de la politique nationale de protection sociale. Il a aussi remercié les partenaires nationaux et internationaux pour le climat d’entente et de collaboration qui les a caractérisés dans l’efficacité de la mise en œuvre de cette politique. D’après le chef de l’Etat, la protection sociale est l’une des préoccupations majeures du gouvernement du Burundi car elle s’inscrit même dans le Plan national de développement 2018-2027. Pour ce faire, a-t-il ajouté, des mesures de protection sociale ont été prises depuis plus d’une dizaine d’années pour protéger les catégories des personnes  les plus vulnérables, notamment dans  la prise en charge des soins de santé pour les mères qui accouchent et les enfants de moins de cinq ans, la gratuité scolaire pour  l’école fondamentale, les cantines scolaires, le démarrage de nouveaux programmes de prise en charge de soins et services de santé des ménages vulnérables et des personnes âgées, etc. 

Différentes actions sont déjà réalisées 

Selon toujours le chef de l’Etat, dans le cadre du renforcement du sous-secteur de l’assurance sociale contributive, des actions multiformes ont été réalisées et d’autres sont en cours de réalisation. C’est, notamment, la révision du Code de sécurité sociale pour devenir un code de protection sociale; les analyses institutionnelles, organisationnelles, fonctionnelles et financières visant l’amélioration de l’efficacité et de l’efficience des organismes de sécurité sociale existants ; des actions de promotion de mutualités de santé  communautaires, d’appui des organisations de l’économie solidaire, etc. Ainsi, cette assemblée générale a vu la participation de certains membres du gouvernement, des gouverneurs des provinces et des administrateurs communaux. Le chef de l’Etat a profité de cette occasion pour les  inviter à sensibiliser la population à la solidarité sociale et à s’occuper des gens vulnérables. Selon lui, c’est triste de voir que les enfants qui avaient été retirés de la  rue y soient revenus. Il a leur a dit qu’ils ont une grande tâche d’assurer la survie des gens vulnérables et qu’ils doivent tout faire pour trouver une solution à leurs problèmes de survie. Selon lui, il n’y aucune raison que les enfants, les personnes âgées, les veuves, etc, se retrouvent dans la rue parce qu’ils n’ont rien à  manger alors que les récoltes sont, ces derniers  temps, bonnes et qu’il n’y a pas mal de gens capables de contribuer pour la survie de ces gens. Vous saurez que la politique nationale de protection sociale a une vision d’assurer une couverture de protection sociale convenable pour tous en mettant en place le socle de protection sociale. Elle a pour mission principale de promouvoir et de réguler tous les programmes et systèmes de protection sociale.  

ASTERE NDUWAMUNGU

 

CENI> Présentation du calendrier électoral

La présidentielle est prévue en date du 20 mai 2020

 

DSC 0286Le vendredi 28 juin 2019, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), a organisé une séance de présentation du calendrier des élections de 2020. La présidentielle qui sera combinée avec l’élection des députés et celle des conseillers communaux aura lieu le 20 mai 2020. Le président de la Ceni, Pierre Claver Kazihise a demandé aux politiciens et à tous les acteurs politiques de s’y préparer en conséquence. 

 

Dans son discours d’ouverture, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Pierre Claver Kazihise, a dit que juste après la prestation de serment des commissaires de la Ceni, cette institution s’est mise au travail. Il a indiqué que la Ceni a vite élaboré son plan d’activités qui n’a aucun autre but que de préparer des élections libres, apaisées, inclusives et transparentes.  Le président de la Ceni du Burundi a ajouté que des rencontres avec les différents partenaires de la Ceni et les acteurs politiques ont été organisées. Et de préciser que des équipes de cette institution sont passées dans toutes les provinces où elles ont visité soixante onze communes et trois universités. « Lors de ces descentes, a-t-il souligné, nous avons rencontré environ trente-un mille cinq cents personnes (31 500) qui ont exprimé leur satisfaction ou émis des inquiétudes ». M. Kazihise a tranquillisé l’auditoire que les inquiétudes de la population et de certains acteurs politiques ont trouvé une suite favorable car il est prévu l’enrôlement  partiel des électeurs en décembre 2019, et pour ceux dont les cartes d’électeur sont perdues ou endommagées, ils en auront d’autres.  Ainsi, le président de la Ceni a souhaité que les élections de 2020 soient un bon moment pour les Burundais de témoigner de leur maturité en matière de démocratie. Mais il a en même temps mis en garde certains acteurs politiques qui voudraient que le calendrier électoral soit modifié en arguant des prétextes qui ne sont pas fondés. «Onze mois avant le premier scrutin est un temps suffisant pour bien se préparer», a-t-il déclaré.Ce calendrier électoral indique alors que le premier scrutin qui englobera les élections présidentielle, législative et communales est fixé au mercredi 20 mai 2020. La campagne électorale aura lieu du 27 avril au 17 mai 2020. Les élections sénatoriales auront lieu le 20 juillet 2020 et celles des collinaires le 24 août 2020. D’après ce calendrier, le nouveau président de la République du Burundi prêtera serment le 20 août 2020, la nouvelle législature commencera le 4 août 2020, les bureaux communaux en date du 24 juillet 2020, au moment où la mise en place des conseillers et des chefs de colline et/ ou de quartier est fixée au 17 septembre 2020.Vous saurez que l’Ombudsman, les différents diplomates accrédités au Burundi, les différentes autorités burundaises, les représentants des corps de défense et de la sécurité, des confessions religieuses, ainsi que celle des partis politiques, des médias et de   société civile ont pris part à ces cérémonies.

JEAN BOSCO NKUNZIMANA

 

 

MAIRIE DE BUJUMBURA> Deux jours de croisade de prière

Une occasion de demander les bénédictions divines pour la ville de Bujumbura

 

DSC04177La mairie de Bujumbura a organisé du vendredi 28 au samedi 29 juin 2019 la deuxième édition de la croisade de 24 heures en présence de Dieu à la Place de l’Indépendance de Bujumbura. Il y a eu de bons moments de louange et adoration ainsi que des enseignements. Selon le maire de ville de Bujumbura Freddy Mbonimpa, c’est une occasion de prier Dieu pour que Dieu bénisse le Burundi en général et la ville de Bujumbura en particulier.

 

«Nous te louons Seigneur, nous t’adorons Seigneur Eternel, reçois, reçois, notre Seigneur Tout-Puissant nos remerciements de cette matinée. Il est bon de te louer, il est bon de t’adorer, laisse-nous te chanter car tu le mérites, tu es Saint, tu es Saint,…etc», tels sont des sons mêlés de musiques bien arrangés  qui caractérisés la louange et l’adoration de la première matinée   de la deuxième édition de la croisade de deux jours organisée par la mairie de Bujumbura. Cette matinée de ladite croisade a été caractérisée par différentes activités marquant la force de Dieu le Tout Puissant. Après l’intercession qui a durée deux heures, des chorales ont eu un temps suffisant pour louer et adorer l’Eternel. La plus grande partie cette journée a été réservée aux enseignements destinés aux opérateurs économiques. Dans son mot d’accueil, le maire de la ville de Bujumbura, Freddy Mbonimpa, a indiqué que toute fortune vient de Dieu. Il a invité les participants à ce  séminaire à utiliser la richesse en aidant les autres et surtout les pauvres tout en développant le pays. Il a demandé à ceux qui utilisent leur fortune pour détruire le pays ou leur famille à se ressaisir.    « Au lieu de l’utiliser dans des bonnes actions, ils l’utilisent pour financer les détracteurs internes ou externes. C’est le moment de détruire tous ces mauvais esprits au nom de Jésus Christ », a-t-il conseillé. D’après M. Mbonimpa, la principale activité s’est déroulée à partir de minuit jusqu’à l’aube. C’est une occasion de prier Dieu pour qu’il bénisse le Burundi en général et la ville de Bujumbura en particulier. « C’est  également le moment de prophétiser sur toutes les provinces du pays et détruire toutes les malédictions qui ont été prophétisées diaboliquement sur le Burundi », a-t-il signalé.

Tout opérateur économique est invité à chercher la sainteté

Quant au pasteur Eméry de nationalité Kenyane, qui a prêché  la parole de Dieu, il a invité les opérateurs économiques bénéficiaires dudit séminaire d’user de sagesse pour savoir convenablement gérer le temps car selon lui, leur stabilité dépend de leur capacité de gérer le temps, d’une part, et de pouvoir distinguer le moment de bonne récolte et celui de sécheresse, d’autre part. Il les a conseillés de respecter les autorités étatiques. Dans le cas contraire, a-t-il continué, le temps de chute tapera à leurs portes. En concluant, pasteur Eméry a déclaré que l’ennemi du développement à n’importe quel niveau est la corruption, le manque d’unité, le manque de vision, le manque d’humilité et les péchés. « Tout opérateur économique et homme d’Affaires doit chercher à glorifier la sainteté de Dieu pour protèger ses affaires. Vous saurez que cette croisade de prière a vu la participation du Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo.

VINCENT MBONIHANKUYE

 

Editorial> 57 ans d’indépendance, 57 ans de maturité politique du peuple burundais

Sur le plan politique, l’événement le plus attendu se produira ce lundi 1er juillet 2019, date à laquelle le peuple burundais va célébrer le 57e anniversaire de son indépendance. Tôt dans la matinée de lundi, les Burundaises et les Burundais convergeront vers les lieux bien aménagés pour la circonstance, d’où partiront des défilés multicolores qui agrémenteront efficacement les cérémonies marquant cet événement d’importance nationale sur les plans historique et politique. En écho au thème choisi pour la célébration de cet heureux et important anniversaire, les participants au défilé porteront à bout de bras, avec des pas cadencés, des slogans se rapportant au thème de cet anniversaire, à savoir : « Soutenir l’indépendance nationale », en attendant de suivre attentivement, après le défilé, les messages de circonstance axés sur le même thème correspondant si bien au 57e anniversaire de notre indépendance, nous invitant à davantage de patriotisme sans lequel notre indépendance et notre souveraineté seraient dangereusement atteintes par les visées néocoloniales venant d’outre-Méditerranée. Le 57ème anniversaire de notre indépendance doit être mis à profit pour que de nous s’éloigne à jamais, tout ce qui est de nature à nous ravir notre  indépendance et notre souveraineté chèrement obtenues, au prix du sang du Prince Louis Rwagasore versé par l’administration coloniale belge, sans oublier les malheurs sans nom vécus par le peuple burundais pendant la période coloniale belge.Sur le plan politique, l’événement le plus attendu se produira ce lundi 1er juillet 2019, date à laquelle le peuple burundais va célébrer le 57e anniversaire de son indépendance. Tôt dans la matinée de lundi, les Burundaises et les Burundais convergeront vers les lieux bien aménagés pour la circonstance, d’où partiront des défilés multicolores qui agrémenteront efficacement les cérémonies marquant cet événement d’importance nationale sur les plans historique et politique. En écho au thème choisi pour la célébration de cet heureux et important anniversaire, les participants au défilé porteront à bout de bras, avec des pas cadencés, des slogans se rapportant au thème de cet anniversaire, à savoir : « Soutenir l’indépendance nationale », en attendant de suivre attentivement, après le défilé, les messages de circonstance axés sur le même thème correspondant si bien au 57e anniversaire de notre indépendance, nous invitant à davantage de patriotisme sans lequel notre indépendance et notre souveraineté seraient dangereusement atteintes par les visées néocoloniales venant d’outre-Méditerranée. Le 57ème anniversaire de notre indépendance doit être mis à profit pour que de nous s’éloigne à jamais, tout ce qui est de nature à nous ravir notre  indépendance et notre souveraineté chèrement obtenues, au prix du sang du Prince Louis Rwagasore versé par l’administration coloniale belge, sans oublier les malheurs sans nom vécus par le peuple burundais pendant la période coloniale belge.Il est heureux d’observer que le 57ème anniversaire de notre indépendance, moment particulièrement important pour le peuple burundais, arrive au moment où nous nous préparons en toute sérénité à un autre événement tout aussi particulièrement important. Il s’agit, naturellement, des élections démocratiques pluralistes de 2020 qui viendront renforcer les acquis déjà obtenus en matière de démocratie, de même qu’elles viendront montrer à la face du monde  la maturité démocratique du peuple burundais. C’est dans cet heureux contexte qu’arrive le 57e anniversaire de notre indépendance qui, comme vous l’avez lu en tête de cet éditorial, est synonyme de maturité politique du peuple burundais, très heureux de s’être débarrassé du pouvoir colonial belge en accédant, le 1er juillet 1962, à son indépendance et à sa souveraineté à soutenir et à sauvegarder jalousement pour des raisons que chacun sait. Qui, malgré ses tendances idéologiques affichées, se déroberait à cette noble et louable tâche de soutenir et de préserver notre indépendance et notre souveraineté ? Il n’y a que des traîtres à leur patrie qui oseraient s’y dérober, en jouant le jeu des déstabilisateurs du peuple burundais et des institutions démocratiquement élues, qui prolifèrent notamment sur le sol européen.Synonyme de notre maturité politique, le 57e anniversaire de notre indépendance offrira, sans nul doute, une précieuse occasion au peuple burundais  se montrer tel qu’il est, et non tel qu’il est décrit par ses détracteurs. Les élections de 2020 ne feront que le confirmer par la suite.

Louis Kamwenubusa

 

JOUNNEE INTERNATIONALE CONTRE L’ABUS ET LE TRAFIC DE DROGUES> Déclaration du gouvernement du Burundi

Les instances de la chaîne pénale ont opéré des saisies sur tout le territoire national

 

DSC02825Le 26 Juin 2019, le Burundi se joint aux autres pays du monde pour célébrer la Journée internationale contre l’abus et l’usage de drogues. A cette occasion, le gouvernement du Burundi a sorti une déclaration qui a été lue le même jour par le secrétaire permanent au ministère de la Sécurité publique et de la gestion des catasrtophes, André Ndayambaje. 

 

André ndayambaje a indiqué que le Burundi se joint aux autres pays du monde pour célébrer la Journée internationale contre l’abus et l’usage de drogues conformément à la  résolution 42/112 du 7 décembre 1987 prise par l’assemblée  générale des Nations-Unies.« L’objectif de cette Journée internationale est de sensibiliser la population aux problèmes majeurs que représentent les drogues pour la société. Elle sert aussi à attirer l’attention des pays et des peuples sur la nécessité d’agir et de coopérer pour parvenir à un monde sans drogue. Cette année, la Journée internationale contre l’abus et l’usage de drogues est célébrée sous le thème « Santé pour justice et justice pour santé ». Selon le rapport de l’Office des Nations-Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), dans le monde entier, près de 200 000 000 de personnes consomment des drogues illicites. D’après le rapport mondial sur les drogues, 29 500 000 personnes souffrent des troubles liées à la consommation des stupéfiants, soit 0,6% de la population adulte mondiale. Douze millions se droguent par injection  et vivent avec l’hépatite C tandis qu’environ 1 300 000 souffrent à la fois de l’hépatite C et  du VIH/Sida. Au Burundi, une étude  a été menée  en mairie de Bujumbura  en 2017 par des experts, avec l’appui et l’encadrement du ministère de la Santé publique et de la lutte contre le Sida. Cette étude a ciblé 127 usagers de drogues à fumer et injectables. Parmi ces derniers, 48 % avaient entre 18 et 24 ans. Parmi ces personnes interviewées, 10,2 % étaient séropositives, 9,4 % avaient le virus de l'hépatite B tandis que 5,5 % avaient le virus de l'hépatite C. 

Des saisies ont été opérées sur tout le territoire national

Au cours cette année  2018-2019, à partir du 26 juin 2018 jusqu’à ce jour, les instances de la chaîne pénale ont opéré des saisies sur tout le territoire national. Elles ont saisi 3 kg de cocaïne et 7,3 kg d’héroïne (drogues dures) ; 2 499,726 kg de chanvre indien ou cannabis ; 31 162 boules de chanvre indien ou cannabis ; 56 kg  de chanvre indien sous forme de graine ; 103 pièces de stupéfiant appelés boosta ou faillo. Ils ont aussi arraché et détruit 27 463 plants de chanvre indien.Pendant cette période, on a constaté aussi que le partage des seringues est un problème réel parce que les consommateurs de drogues injectables n’utilisent pas de seringues neuves pour s'injecter. De plus, le partage du contenu des seringues et les rapports sexuels non protégés sont une réalité. Ce qui occasionne beaucoup de nouvelles infections du VIH ou d’autres maladies sexuellement transmissibles. 

Eviter de tels comportements à risque

Le gouvernement du Burundi saisit cette opportunité pour, d’une part, interpeler les différents intervenants en la matière à organiser beaucoup de  séances de sensibilisation pour  que la population  évite de tels comportements à risque et, d’autre part,  inviter toute la population burundaise  et tous les différents intervenants dans le domaine à lutter contre les drogues et les stupéfiants et à conjuguer ses efforts pour combattre ce fléau mondial avec toutes ses énergies.Le gouvernement du Burundi a déjà pris des dispositifs réglementaires et institutionnels visant à lutter contre le trafic, la culture et la consommation des drogues ». 

Eric Mbazumutima

 

CVR> Présentation du plan d’action stratégique

Il requiert plus de vingt-et-un milliards de francs burundais

 

DSC02874 1La Commission vérité et réconciliation (CVR) a présenté, le jeudi 27 juin 2019, le Plan d’action stratégique pour la période qui va de 2019 à 2022. Le président de la CVR, Pierre Claver Ndayicariye a indiqué que  ce plan requiert une somme de plus de 21.297.595.195 FBU, soit 11.655.290,18 dollars américain. 

 

Dans son discours, le président de la CVR a d’emblée rappelé que ce plan est le fruit d’une large concertation entre les commissaires et les cadres de cette commission, et le résultat d’un travail d’un expert doublé de contributions issues d’une retraite organisée, il y a quelques jours, à Kayanza. Comme l’a indiqué le président de la CVR, ce plan est un document de pilotage formé de seize éléments principaux dont l’analyse du contexte sociopolitique, la vision , les missions et les valeurs de cette commission, l’analyse stratégique, les orientations stratégiques de mise en œuvre de ce plan, les objectifs visés, les résultats qu’on compte obtenir, les ressources nécessaires pour atteindre ces résultants, les risques qu’on entrevoit et les moyens pour les affronter, etc. M. Ndayicariye a fait savoir que  le passé du Burundi est ponctué d’événements tragiques qui ont blessé la mémoire de nombreux citoyens et que  le Burundi a été régulièrement secoué par des conflits violents qui ont emporté des milliers de victimes. «Ce sont ces pages noires de notre histoire qu’il faut lire, assumer et comprendre dans l’intérêt de la paix, de la vérité et de la réconciliation entre les générations actuelles et futures ».

Le rôle des partenaires régionaux et internationaux 

Lors de la présentation de ce Plan stratégique, Pierre Claver Ndayicariye a rendu un vibrant hommage aux partenaires  régionaux et internationaux, surtout à ceux de l’Union européenne et de la Belgique qui ont annoncé leur disponibilité à rendre accessibles les archives se trouvant chez eux pour aider les Burundais à mieux comprendre leur passé.  Face à l’immensité de la tâche, a ajouté M. Ndayicariye, il faut s’armer de courage, informer les partenaires, surtout demander leur soutien et leur adhésion à cet important chantier de la réconciliation nationale par la vérité. Pour tous les partenaires  nationaux et étrangers qui souhaitent soutenir matériellement et financièrement la CVR du Burundi, le président de la CVR a signifié que le législateur leur a demandé de qualifier les violations survenues, de publier les listes parmi lesquelles celles des personnes disparues et/ ou assassinées ainsi que celles des victimes et témoins qui requièrent l’anonymat. La CVR publiera également la liste des personnes, tant burundaises qu’étrangères, qui se sont distinguées dans la protection des vies humaines pendant les différentes crises qu’a connu le Burundi ainsi que les victimes qui ont accordé le pardon, sans oublier des auteurs ayant bénéficié du pardon.

La satisfaction des participants 

Les participants ont été satisfaits du travail de la CVR. Cependant, le président du Conseil  national de la communication, Nestor Bankumukunzi, s’inquiétait d’un probable handicap de la CVR compte tenu de la période électorale. A cette question, M. Ndayicariye a tranquillisé en admettant que la CVR compte effectuer des descentes sur terrain cette année, et qu’en 2020, elle fera le travail de bureau. « Nous ferons le dépouillement et travaillerons sur des données de l’équipe sortante ».
                   

Moise Nkurunziza

 
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