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Editorial> Le temps ne peut pas excuser les crimes, surtout ceux de sang

Celles et ceux qui, nombreux parmi les catholiques, ont célébré dimanche dernier, dans leurs paroisses respectives, la fête du Christ Roi, ont entendu cette citation tirée des Saintes Ecritures : « Mon Royaume n’est pas de ce monde ». C’est sur cette réflexion du Christ que les fidèles étaient appelés à méditer avec l’aide des prêtres qui officiaient ce dimanche. A l’opposé des royaumes connus sur cette terre, le Royaume du Christ Roi est un Royaume de justice, de paix et de vérité. C’est là tout le sens à donner à cette citation divine. Il s’agit d’un Royaume tout à fait différent de ceux des humains où ne règnent que l’injustice, les violences, le mensonge, les intolérances, où les anti-valeurs ont pris le dessus sur les valeurs humaines et chrétiennes.Celles et ceux qui, nombreux parmi les catholiques, ont célébré dimanche dernier, dans leurs paroisses respectives, la fête du Christ Roi, ont entendu cette citation tirée des Saintes Ecritures : « Mon Royaume n’est pas de ce monde ». C’est sur cette réflexion du Christ que les fidèles étaient appelés à méditer avec l’aide des prêtres qui officiaient ce dimanche. A l’opposé des royaumes connus sur cette terre, le Royaume du Christ Roi est un Royaume de justice, de paix et de vérité. C’est là tout le sens à donner à cette citation divine. Il s’agit d’un Royaume tout à fait différent de ceux des humains où ne règnent que l’injustice, les violences, le mensonge, les intolérances, où les anti-valeurs ont pris le dessus sur les valeurs humaines et chrétiennes.Le royaume que le Christ Roi a donné aux Burundais s’appelle le Burundi, un véritable cadeau divin que nous devons aimer et servir loyalement. Cela a-t-il été le cas dans un passé proche ou lointain ? En assassinant le 13 octobre 1961 le prince Louis Rwagasore héros de l’indépendance, et le 21 octobre 1993, le président Melchior Ndadaye, héros de la démocratie, les assassins ont porté un coup dur à l’unité des Burundais, ouvrant ainsi la voie aux violences interethniques dont les plus longues et les plus meurtrières ont été celles ayant immédiatement suivi l’assassinat du héros de la démocratie, dont le dossier a refait surface 25 ans après sa tragique disparition. Pourquoi ouvrir à nouveau le dossier après tant d’années, pourraient s’interroger certains ? A cette interrogation les juristes ont une réponse : le crime surtout celui de sang est imprescriptible, c’est-à-dire que les présumés coupables peuvent être arrêtés et interrogés par la justice n’importe quand, le temps ne pouvant en aucun cas excuser. Citons, à titre illustratif, le cas des Khmers rouges encore aujourd’hui recherchés par la justice cambodgienne, pour des crimes de sang commis sous Pol Pot. Citons également le cas de Klaus Barbie, cet homme français qui fut arrêté et jugé à un âge très avancé, pour avoir collaboré avec les nazis pendant la Deuxième guerre mondiale. Ici et là à travers la planète, des cas d’arrestations et de jugements tardifs sont signalés.Disons encore une fois que le royaume que le Christ Roi a donné aux Burundais s’appelle le Burundi, un pays à aimer profondément et à servir loyalement, les générations futures n’attendant que de nous un Burundi bien aimé et bien servi, un pays où au nom de la vie, il est du devoir de tous les citoyens burundais, de le défendre et de le protéger contre tout ce qui est de nature à le replonger dans les malheurs du passé. Des séances salutaires de moralisation de la société burundaise, régulièrement animées par le président de la République Pierre Nkurunziza, sachons tirer des leçons nous permettant à éclairer nos intelligences, à former nos volontés et à accélérer notre élan  patriotique.Faisons du royaume que le Christ Roi nous a donné, une terre où la dignité de la vie humaine doit être protégée depuis la conception jusqu’à la mort naturelle.

Louis Kamwenubusa

 

PARQUET GENERAL DE LA REPUBLIQUE> Point de presse sur l’assassinat du président Melchior Ndadaye

Quatre personnes ont été arrêtées pour des raisons d’enquête

 

nyand1Le procureur général de la République, Sylvestre Nyandwi, a animé, le samedi 24 novembre 2018, un point de presse au cours duquel il a fait savoir que quatre personnes ont été arrêtées pour des raisons d’enquête sur l’assassinat de l’ancien président de la république du Burundi, Melchior Ndadaye. Il a demandé à toute personne qui détiendrait l’information de la confier au Parquet général de la République.  

 

Dans son discours, le procureur général de la République, Sylvestre Nyandwi, est revenu sur la tragédie qui s’est abattue sur le Burundi, le 21 octobre 1993, où le premier président démocratiquement élu, Melchior Ndadaye, fut lâchement assassiné ainsi que ses proches collaborateurs.L’opinion tant nationale qu’internationale, a-t-il dit, n’a cessé de réclamer que les auteurs de ce crime soient traduits en justice et punis conformément à  la loi.Selon le procureur général de la République, même si des poursuites ont été engagées contre certaines personnes impliquées dans ce crime, il s’est avéré que c’étaient des exécutants et le procès reste toujours pendant à la Cour suprême.En effet, le pourvoi en cassation formé contre un arrêt qui avait été rendu relativement à ces faits est resté jusqu’ici sans réponse et le ministère public réitère sa demande pour que la Cour suprême vide sa saisine.  En vue de combattre l’impunité dans notre pays, a souligné le Procureur général de la République, un dossier à charge des personnes qui seraient impliquées dans ce coup d’Etat et qui n’ont pas été poursuivies a été ouvert et quatre d’entre elles ont été arrêtées, le matin du 24 novembre 2018, pour des raisons d’enquête tandis que d’autres sont encore recherchées.Quand les enquêtes seront terminées, le dossier sera fixé devant la juridiction compétente pour jugement afin qu’aucun Burundais ou étranger résidant au Burundi ne puisse plus commettre un crime dans l’impunité.Le procureur général de la République a rassuré les prévenus arrêtés que les garanties d’un procès équitable leurs seront offertes, notamment, les droits de la défense. Il a profité de cette occasion pour lancer l’appel à toute personne qui détiendrait une information sur cet assassinat, de la confier au Parquet général de la République pour que la vérité éclate au grand jour et que justice soit faite.

Les noms des personnes arrêtées n’ont pas été dévoilés pour des raisons d’enquête

Répondant aux différentes questions des journalistes, le procureur général de la République, a bel et bien précisé que les personnes arrêtées sont au nombre de quatre et pour des raisons d’enquête, il n’a pas voulu donner leurs noms. Toutefois, il a promis que les droits de la défense sont garantis. M. Nyandwi a souligné que le ministère public avait besoin du temps pour mener ses enquêtes. Il a mentionné que dans ce coup d’Etat, il y avait des militaires et des civils. Encore une fois, il a demandé aux journalistes de laisser le ministère public faire son travail.

Kazadi Mwilambwe

 

ASSEMBLEE NATIONALE> Cérémonies d’inhumation de Feue Immaculée Nahayo

Le chef de l’Etat est allé lui rendre ses derniers hommages

 

DSC 1221C’était le lundi 26 novembre 2018 que Feue la députée Immaculée Nahayo, a été inhumée au cimetière de Mpanda. Les cérémonies ont débutées par les derniers hommages à l’Hôpital Kira Hospital suivis par une messe de requiem à la Cathédrale Regina Mundi. Les plus hautes autorités de ce pays, à commencer par le chef de l’Etat Pierre Nkurunziza et son épouse, le président de l’Assemblée nationale, le président du Sénat et son épouse, l’Ombudsman de la République, les parlementaires et les membres du gouvernement ainsi que d’autres hauts cadres de l’Etat ont pris part à ces cérémonies. 

 

C’est dans la matinée, vers 8h30, que le chef de l’Etat Pierre Nkurunziza est arrivé à Kira Hospital pour rendre les derniers hommages à la défunte. Il était en compagnie de son épouse et d’autres hautes autorités des différentes institutions républicaines. Les cérémonies se sont poursuivies par une messe de requiem concélébrée par l’Evêque du diocèse de Muyinga, Mgr Joachim Ntahondereye et Mgr Jean Ntagwarara, Evêque Emérite de Bubanza. Dans son homélie, Mgr Joachim Ntahondereye est revenu sur la signification d’une messe de requiem. « Nous nous référons uniquement au simple fait que la défunte était chrétienne et qu’elle était jusqu’à sa mort en communion avec l’Eglise. Quant à la praticabilité de sa chrétienté, seul Dieu le sait », a-t-il signifié. Et d’ajouter que pour le cas de la défunte Immaculée Nahayo, Mgr Ntahondereye a laissé entendre que sa vie n’a été que le symbole de l’amour, vue la générosité de son cœur durant les moments qu’il l’a lui-même vue en train d’aider des réfugiés burundais en Tanzanie au moment où elle était locataire du consulat burundais à Kigoma.Il a tranquillisé la famille de la défunte en lui rappelant que Jésus a vaincu la mort. A ce sujet, l’Evêque du diocèse de Muyinga s’est appuyé sur la parole de Dieu écrite dans l’Evangile selon Saint Jean. Toutefois, a-t-il ajouté, les gens ne doivent pas avoir confusion, ‘Si Jésus est la vie et qu’il a vaincu la mort, il n’est pas venu pour empêcher la mort naturelle de séparer les hommes sur la terre mais faire en sorte que personne ne meurt sans avoir connu son salut éternel », a déclaré Mgr Ntahondereye.Après la messe de requiem, les cérémonies funéraires de Feue Immaculée Nahayo se sont poursuivies au cimetière de Mpanda. Les différentes personnalités qui ont pris la parole sur sa dernière demeure ont salué en elle le courage, l’abnégation et la générosité d’une femme brave. Le représentant de la famille de la défunte a parlé d’une mère qui accueillait tous ceux qui se fiaient à elle dans leurs moments difficiles. Ce sont notamment des jeunes élèves qui fuyaient la crise au Burundi en 1972 et qui trouvaient hospitalité chez Immaculée Nahayo qui, à l’époque, vivait à Bukavu en République démocratique du Congo. Elle a fait de même quand elle était au Consulat burundais de Kigoma en Tanzanie.Le président de l’Assemblée nationale, Pascal Nyabenda, est revenu beaucoup plus sur le parcours académique et socio-politique de l’Honorable Immaculée Nahayo qui était la doyenne d’âge à la chambre basse du Parlement.Les obsèques ont été enfin clôturées par le dépôt des gerbes de fleurs sur la tombe de la défunte. Ici, la famille présidentielle a été représentée par la Première dame du pays Denise Nkurunziza, le parti CNDD-FDD dont elle était membre a été représenté par un délégué du Conseil des sages et la secrétaire du parti ayant la communication dans ses attributions. Toutes les institutions républicaines présentes ainsi que des familles amies de la défunte ont déposé des gerbes de fleurs, lui souhaitant bon repos.Immaculée Nahayo laisse derrière elle cinq enfants et dix petits-enfants. Elle était née le 12 septembre 1948 à Gatara et était âgée de 70 ans deux mois et 5 jours. Que la terre lui soit légère !

Amédée Habimana

 

FONCTION PUBLIQUE> Conférence de presse du vendredi 23 novembre 2018

Pour communiquer aux travailleurs et aux employeurs sur leur notation

 

IMG 20181123 WA0029Le ministère de la Fonction publique, du travail et de l’emploi a tenu le vendredi 23 novembre 2018, une conférence de presse sur le mouvement de  notation pour l’exercice 2018.  L’objet de cette conférence  est de communiquer aux travailleurs et aux employeurs que la notation des travailleurs de l’année 2018 va se faire comme à l’accoutumée, en attendant une nouvelle orientation concertée entre parties. 

 

Le ministre Félix Mpozeriniga a d’abord fait savoir que  la loi no1/28 du 23 août 2006 portant Statut général des fonctionnaires en son article 27 précise que tout fonctionnaire a droit à la notation annuelle. Cette notation se base sur la productivité et le respect de toutes les obligations  du fonctionnaire  pendant la seule année de référence. Ayant dans ses principales missions, la gestion rationnelle des ressources humaines de l’Etat, M. Mpozeriniga a fait savoir que le ministère de la Fonction publique, du travail et de l’emploi coordonne le processus de mouvement de notation de tous les fonctionnaires de l’Etat en collaboration avec les ministères  sectoriels suivant  la procédure et les critères énoncés par le Statut général des fonctionnaires et cela dans l’objectif de l’appréciation du mérite des fonctionnaires par l’évaluation des compétences.M. Mpozeriniga a indiqué qu’avec la nouvelle loi budgétaire qui fait référence à la nouvelle Constitution de la république du Burundi et qui a conduit à une nouvelle période de planification de juillet de l’année N adjoint de l’année N+1, une évaluation des institutions où le premier semestre des activités planifiées pour l’année 2018 a été réalisé, mais la notation individuelle n’a pas eu lieu  car la notation individuelle est statutairement annuelle. Pour le moment, le gouvernement, les employeurs et les travailleurs vont d’abord s’asseoir ensemble pour  trouver une solution adaptée à cette planification s’appuyant sur une réglementation d’application conséquente. « Une note circulaire du mouvement de notation pour la période du 1er novembre 2017 au 31 octobre 2018 vient d’être signée et transmise à tous les ministères  pour le rappel des procédures de notation. Nous espérons qu’au 31 décembre 2018, tous les travailleurs auront déjà reçu leur note d’évaluation pour la période concernée dans la note circulaire. Nous rappelons que la période de notation est un moment important qui permet aux employeurs ensemble avec les travailleurs de détecter les potentiels et de déceler les domaines dans lesquels les agents sont compétents, ceux dans lesquels ils ont besoin de renforcements de capacités en vue d’améliorer  le travail individuel et, partant, le rendement de l’institution » a-t-il indiqué.Il a conclu en précisant que  les notations à tous les niveaux doivent aider les  collaborateurs à prendre conscience que c’est plus l’évaluation des compétences qui est recherchée que la rémunération par rapport aux considérations individuelles telles que les diplômes et les postes occupés. C’est aussi l’occasion de valoriser le travail de ceux qui ont la volonté de se démarquer et, ainsi, les encourager à progresser  plus vite dans l’amélioration de leurs compétences dans leur  métier.

OLIVIER NISHIRIMBERE

 

MINISTERE EN CHARGE DE LA JEUNESSE> Lancement officiel du projet Appui à la résilience des jeunes face aux conflits socio politiques au Burundi

Un projet qui vient à point nommé

 

IMG 0037Le ministère de la Jeunesse, des postes, et des technologies de l’information, en partenariat avec les agents du système des Nations unies telles que l’Unicef, le Fnuap et l’Unesco, a procédé le vendredi 23 novembre 2018, au lancement officiel du projet « Appui à la résilience des jeunes face aux conflits socio- politiques au Burundi ». Le ministre en charge de la jeunesse a précisé que ce projet vient à point nommé et s’inscrit dans le cadre des autres projets d’encadrement des jeunes au Burundi.  

 

Le délégué du coordinateur résident du système des Nations unies au Burundi, Richmond Tiemoko, a dans son allocution, souligné que le projet a pour objectif de contribuer à continuer à rompre le cycle de violence qu’a vécu le Burundi depuis son accession à l’indépendance, travailler à une perception constructive du passé douloureux du pays pour les jeunes, filles et garçons, et à réduire les cas de frustrations et de mécontentements. Il va ainsi promouvoir la réconciliation, la gestion pacifique de l’héritage du passé et la résilience des jeunes face à de potentielles incitations à la haine et travailler à briser le cycle de transfert des douleurs aux nouvelles générations. « Tout cela devrait nous permettre de renforcer les capacités de résilience de nos jeunes et aussi les accompagner dans ce processus, de manière à leur permettre de se retourner résolument vers le futur plein d’espoir », a dit M. Tiemoko.Il a rassuré que le système des Nations unies, ensemble avec toutes les parties prenantes, va contribuer à travers ce projet, à renforcer la capacité de résilience des jeunes filles et garçons à travers la construction d’une image et d’une perception positive de l’histoire de ce pays et à créer un environnement favorable à l’émergence de cette résilience à travers le plaidoyer. 

Les jeunes  doivent être mobilisés

La ministre en charge de la Jeunesse Evelyne Butoyi a indiqué que ce projet s’inscrit dans le cadre des autres projets d’encadrement des jeunes au Burundi. Il y a la Politique nationale de la jeunesse, le Plan national de développement et également la vision 2025 qui sont des plans qui ont été mis en place, sans oublier les jeunes, et qui tiennent compte de leurs considérations et de leurs préoccupations par rapport à leur mobilisation face à la paix, à la sécurité et au développement durable de tout un chacun. « Ce projet  vient à point nommé puisque nous préparons bientôt les élections de 2020 et nous espérons qu’elles seront des élections libres et apaisées grâce à la contribution des jeunes qui sont encadrés au niveau de notre ministère, les jeunes qui sont encadrés au niveau du  gouvernement, encadrés également par les parents,  par les associations, par les confessions religieuses, etc. Puisque l’encadrement des jeunes concerne nous tous et cela regarde également les jeunes eux-mêmes puisqu’ils doivent être mobilisés pour prendre en main leur avenir », a dit Mme Butoyi. Elle a souligné qu’à travers la paix et la sécurité, on doit comprendre qu’il y a la contribution de toute la population burundaise et surtout de la jeunesse qui est maintenant mobilisée pour prendre en main leur avenir. Les jeunes eux-mêmes doivent être mobilisés et doivent prendre un engagement pour faire face aux défis qui les hantent puisque le gouvernement ne peut rien faire sans la contribution des jeunes. « Nous allons organiser une réunion très prochainement où on va convier tous les partenaires pour qu’ils contribuent afin de pouvoir mettre en place une feuille de route qui devra nous guider pendant la mise en œuvre de ce projet », a-t-elle conclu. 
Emélyne Iradukunda 

 

PROVINCE DE BUJUMBURA> Descente du chef de l’Etat du vendredi 23 novembre 2018

Pour rencontrer les acteurs de la filière café et inaugurer les œuvres

 

DSC 1180Le vendredi 23 novembre 2018, le président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza a effectué une descente dans la province de Bujumbura. Il y a rencontré les acteurs de la filière café et a inauguré les œuvres dans les communes Kanyosha, Mugongo-Manga et Mukike. 

 

Les activités de vendredi 23 novembre 2018 ont débuté par l’inauguration d’un site touristique Nonoka, se trouvant sur la colline Kanyunya, zone Rukina de la commune Mukike. Ce site a été réhabilité par l’Office du thé du Burundi (OTB), à hauteur d’environ trois cents millions de francs burundais.De  la commune Mukike, le chef de l’Etat s’est rendu à Buhoro, zone Ijenda de la commune Mugongo-Manga. Là, il a rencontré les acteurs de la filière café. Comme le porte-parole adjoint du président de la République, Alain Diomède Nzeyimana, l’a indiqué à la presse, une période de trois mois a été accordée aux acteurs de ce secteur, pour payer les caféiculteurs et être en ordre avec la loi. Cela, parce que, dit-il, certains acteurs dans le secteur café n’ont pas encore payé les agriculteurs qui leur ont vendu leur café, alors qu’autrefois ils étaient payés au mois de mai. D’autres n’ont pas rapatrié toutes les devises issues de l’exportation du café car seulement 47 millions de dollars ont été rapatriés alors que le pays attendait 70 millions.

Trois mois accordés aux irréguliers

M. Nzeyimana a ajouté que le chef de l’Etat a accordé une période de trois mois à tous les acteurs qui ne sont pas en ordre pour le faire, de rapatrier toutes les devises issues de l’exportation du café et de payer les agriculteurs qui leur ont vendu du café, pour ne pas ternir l’image de ce secteur et attiser la haine des agriculteurs envers le gouvernement.Pierre Nkurunziza s’est ensuite rendu sur la colline Kizunga en commune Nyabiraba, où il a inauguré le Centre de santé Kizunga,  construit par le gouvernement du Burundi à travers le Fonds national d’investissement communal (Fonic). Ce centre de santé vient raccourcir le chemin des patients de la localité qui devaient faire une longue distance pour se faire soigner. Il a clôturé ses activités au chef-lieu de la commune Kanyosha, où il a inauguré le bureau communal de ladite commune, un bâtiment en étage, construit avec les fonds du Fonic et qui a coûté plus de 250 millions de francs burundais. Dans toutes ces communes, en guise de remerciement, la population a offert des cadeaux au chef de l’Etat, dont quatre vaches.
Jean Bosco Nkunzimana

 
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