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REFORME ADMINISTRATIVE> Son état des lieux

Un Plan stratégique pour l’orientation des réformes

 

IMG 2070La réforme de l’administration publique est dotée d’un nouveau Plan stratégique qui s’étend sur la période de 2019-2021. Ce plan aura à mieux synchroniser les réformes pour avoir un effet sur la vie des populations. Cela ressort de la présentation du  secrétaire permanent au ministère de la Fonction publique, du travail et de l’emploi et directrice nationale du PNRA, Marie Rosette Nizigiyimana. 

 

La réforme de l’administration entre dans le cadre de levier du pilier  portant sur la bonne gouvernance et le renforcement des capacités de l’Etat, indique Marie Rose Nizigiyimana.Parmi ses objectifs stratégiques figure l’instauration d’une bonne gouvernance dans un Etat de droit dont les piliers sont le renforcement des capacités de l’Etat, le capital humain, la croissance économique et l’intégration régionale.Les réformes portant sur l’accès des populations aux services publics ont connu plus de succès à travers la création des Guichets uniques provinciaux (GUP) et des Portails des services, par rapport à celles portant sur les changements de culture administrative (gestion des performances). Des expériences pilotes ont été menées et peuvent être mises à échelle.Les réformes en cours dans les domaines de l’Administration, des finances publiques et la décentralisation doivent converger et être mieux synchronisées pour avoir un effet sur la vie des populations. Le Plan stratégique de la réforme administrative  2019 – 2021 vient orienter ces réformes.

Améliorer l’accès aux services

Le Plan stratégique vient répondre à l’élargissement de la gamme de services prestés dans les Guichets uniques provinciaux et leur généralisation dans les 18 provinces, ainsi que le développement des premiers services en ligne et l’amélioration de la Fonction d’accueil dans les Administrations publiques.

La réforme de la gestion des ressources humaines de l’Etat

Ce Plan stratégique accompagne la restructuration de la fonction Gestion des ressources humaines et amélioration des outils de gestion  sans oublier le développement et informatisation du système d’information de gestion des ressources humaines à tous les niveaux : ministère de la Fonction publique, ministère des Finances, ministères sectoriels et antennes provinciales de la Fonction publique.

Un pilotage remanié

Le Plan stratégique de la réforme administrative  2019 – 2021 implique la transformation des comités de gestion des performances en comité de pilotage sectoriel de la réforme. Ces comités présidés par le secrétaire permanent de chaque ministère constitueront le cadre d’intégration de toutes les réformes administratives, financières et de la décentralisation. Il y a aussi l’institutionnalisation de la réunion des secrétaires permanents sous l’égide de la superstructure en vue de la validation technique des réformes structurelles avant leur passage en Conseil des ministres, y compris la transformation du Comité technique de suivi de l’étude sur la classification des emplois en un comité de suivi de la réforme de la gestion des ressources humaines de l’Administration et en y adjoignant tous les responsables GRH des ministères ainsi que la transformation du Comité de suivi de la mise en œuvre des GUP en un comité interministériel sur le développement de l’accès et la qualité des services.Il est crucial de renforcer le socle stratégique de pilotage des réformes, des politiques publiques et de management des administrations sans quoi l’appropriation des réformes reste un défi.La réforme administrative est en train d’être exécutée par  le Programme national de réforme administrative (PNRA).
Eric Mbazumutima

 

Le Burundi salue les fruits de 55 ans de ses relations diplomatiques avec la République Populaire de Chine

DSC0173Les relations diplomatiques sino-burundaises datent depuis de longues années. Plus d’un démi siècle vient de s’écouler. Cinquante-cinq ans, de relations franches et amicales entre les deux peuples de ces deux pays viennent de s’accomplir après leur établissement. C’était en 1963, une année après l’acquisition de l’indépendance du Burundi. Ce n'était pas facile à l'époque, car le Burundi vivait une période très difficile, à cause de la réaction du colonisateur qui estimait qu'il venait de partir prématurément. Cette situation avait conduit à l'assassinat du prince Louis Rwagasore, héros de cette indépendance.  

 

La question que l’on peut se poser est de savoir les fruits de l’établissement desdites relations. Sont-elles négatives ou positives ? N’importe qui, connaissant bien le Burundi actuel peut répondre à cette question. La réponse est positive dans tous les domaines. En effet, ces relations ont été particulièrement renforcées par la signature du 1er accord de coopération économique, technique et commerciale du 6 juin 1972. Depuis lors, la coopération sino-burundaise a augmenté de manière satisfaisante. Le Burundi a reçu de la Chine des subventions, des prêts sans intérêt ou à faible taux d’intérêt pour le financement de secteurs prioritaires tels que les travaux publics, l’agriculture, l’énergie, l’industrie, l’éducation, la santé publique et autres situations qualifiées d’«affaires humanitaires». Au cours de ces 55 années, la République populaire de Chine a joué un rôle important dans la construction de routes, de barrages hydroélectriques, d'infrastructures scolaires et d'hôpitaux.Les réalisations sont nombreuses. L’ambassadeur de la République du Burundi en République populaire de Chine, Martin Mbazumutima, a cité à titre indicatif certaines de ces réalisations lors d’une soirée amicale sur la coopération économique à l’occasion du 55e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la République du Burundi et la République populaire de Chine qui s’est déroulée le mercredi 19 septembre 2018  à Beijing.

Infrastructures éducatives et médicales 

Par exemple, dans le domaine de l'éducation,  il y a eu la construction d'infrastructures scolaires à savoir l'Ecole normale supérieure en mairie de Bujumbura  et trois écoles primaires modernes à Karusi au centre du pays. Selon ce diplomate, divers cours de courte durée en Chine sont dispensés pour le développement de cadres et techniciens burundais, au moment où la formation universitaire en Chine pour les niveaux Bachelor, Master et PhD (doctorat) est régulièrement octroyée à des étudiants burundais. On ne peut pas non plus oublier de mentionner le soutien constant du Centre de formation artisanale de Bujumbura et la réalisation d'un projet intitulé "Hope Africa Project"Dans le domaine de la santé, la coopération sino-burundaise a abouti à la construction d'un hôpital moderne à Mpanda situé dans la province de Bubanza à l’Ouest du Burundi. Il y a eu la construction d'un centre national de prévention et d'atténuation du paludisme, la fourniture d'équipements et de médicaments contre le paludisme, l'envoi de missions médicales de coopérants chinois, etc. ..

Le rendement du riz a plus que triplé

Concernant le domaine de l'agriculture, les riziculteurs burundais peuvent témoigner les fruits des relations entre le Burundi et la Chine. Ici l’ambassadeur Mbazumutima indique que des experts agronomes chinois se sont rendus au Burundi pour la recherche et l'assistance aux agriculteurs afin d'améliorer le rendement de la culture du riz. Aujourd’hui, la récolte du riz est multipliée de plus de trois fois dans des endroits où ces experts ont effectué des recherches, d’après l’ambassade de la Chine au Burundi. Les outils agricoles de Chine sont utilisés au Burundi. D’après toujours ce diplomate, la coopération sino-burundaise se manifeste également dans le domaine des travaux publics et autres infrastructures. « Les entreprises chinoises ont participé à la construction et à la réparation de routes, à la construction de barrages hydroélectriques et à la construction de bâtiments administratifs » affirme-t-il.

Les investisseurs chinois sont encouragés à aller découvrir une terre vierge

De plus, la coopération sino-burundaise a également été marquée par un soutien mutuel dans le concert des nations et des échanges de délégations entre les deux pays. Pendant les crises sociopolitiques successives au Burundi, la République populaire de Chine a continué à aider le Burundi en réalisant des projets de développement et en répondant spontanément aux populations touchées.Etant donné que la situation sociopolitique actuelle au Burundi est totalement différente de celle de 2015, toutes les autorités burundaises invitent toujours les entrepreneurs chinois à aller découvrir une terre vierge, du Burundi, afin d’y investir.   « Que cette soirée amicale soit non seulement l'occasion de célébrer les bonnes relations qui existent depuis 55 ans, mais le tremplin de la coopération impliquant le dynamisme de tous les acteurs de l'économie et du développement de nos pays », a déclaré Mbazumutima.

Les visites réciproques de haut niveau visant le développement 

Les bonnes relations diplomatiques entre le Burundi et la Chine sont également confirmées par les autorités chinoises. Selon l'ambassadeur Zhou Yuxiao, Directeur général chargé du FOCAC au ministère des Affaires étrangères, les relations sino-burundaises sont démontrées par différentes rencontres entre les dirigeants des deux parties. Il précise entre autre la rencontre qui s’est tenue entre le président burundais, Pierre Nkurunziza, et son homologue chinois aux moments des jeux olympiques qui se sont déroulés en Chine en 2008, la visite du vice-président chinois au Burundi en 2017 ainsi que les deux récents entretiens du Deuxième vice-président du Burundi, Joseph Butore,  respectivement ménés avec le président Xi Jiping et et le vice-président chinois, Wang Qishan. D’après lui, toutes ces rencontres visent le développement des deux parties dans l’esprit des principes du gagnant-gagnant et du respect mutuel.

Petits projets directement bénéfiques aux citoyens ordinaires

Quant à l’ambassadeur de la Chine au Burundi, Li Changlin, la Chine marche sur les deux jambes dans son approche de coopération avec le Burundi. Il précise qu’à part que la Chine mène des grands projets de coopération avec le gouvernement burundais, elle a réalisé également des petits projets directement bénéfiques aux citoyens ordinaires. En effet, l’ambassade de la Chine au Burundi a déjà par  exemple réhabilité des terrains de sport dans les quartiers de la capitale Bujumbura, elle a organisé des compétitions sportives entre les associations sportives et a appuyé logistiquement différents centres de santé. Ladite ambassade contribue d’une façon significative dans le développement de la pisciculture en faveur de l’association des sous- officiers et l’octroi des primes aux meilleurs riziculteurs, etc. La Chine soutient également le Burundi d’une façon indéfectible dans les diverses conférences,  réunions et forums internationaux. Elle le fait surtout au Conseil des droits de l’Homme et dans le Conseil de sécurité des Nations unies dans le cadre de défendre la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale du Burundi. Le Burundi soutient la République populaire de Chine sur les questions cruciales de son intégrité territoriale et de la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies. Lors de la rencontre avec le Deuxième vice-président burundais, Joseph Butore, début septembre, le président chinois Xi Jinping, a déclaré  que les relations entre nos deux pays se trouvent à leur meilleur niveau de l’histoire. 
Vincent Mbonihankuye (à Beijing)

 

MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE> La mise en place d’un système intégrée de gestion des ressources humaines

Les agents et cadres de la Fonction publique pourront accéder en ligne directement à leur dossier

 

Le ministère de la Fonction publique, du travail et de l’emploi a, en collaboration avec le ministère  des Finances, du budget et de la privatisation, entrepris un processus d’informatisation visant la mise en place d’un système intégrée de gestion des ressources humaines. Ce système permettra aux agents et cadres de la Fonction publique d’accéder en ligne directement à leur dossier. Ces propos ressortent de la présentation de Pascaline Akimana, cadre au Centre de traitement informatique (CTI) au ministère en charge de la Fonction publique. 

 

Le Programme national de réforme de l’administration publique (PNRA) prévoit, entre autres, dans son deuxième axe portant sur « le rétablissement de l’équité et de la transparence dans la gestion des ressources humaines », la mise en place d’outils modernes de gestion des ressources humaines de l’Etat.   C’est dans cette optique que le ministère ayant l’emploi dans ses attributions a commandé une expertise pour le développement d’un portail d’accès qui permettra aux agents et cadres de la Fonction publique d’accéder en ligne directement à leur dossier. Le portail d’accès ou module libre-service est une application web basée sur le système de gestion de la paie et  des ressources humaines, OPENPRH.  Cette solution web propose un ensemble de services permettant à tous les employés enregistrés de consulter les informations personnelles de leur dossier et de soumettre à la fois des demandes administratives sans avoir besoin de se déplacer. L’employé peut se connecter au portail pour voir le sort réservé à son dossier.    Pour prendre connaissance de l’état du dossier, il consulte sa liste des demandes soumises. Pour des raisons d’usages éventuels des documents, l’employé a le droit et la possibilité d’enregistrer ses données telles que la fiche de paie à partir du portail.   Sur toutes les pages, il y a des boutons qui permettent à l’employé de sauvegarder les données sous divers formats à savoir CSV, Excel et PDF. L’employé peut également copier ces données pour les coller sur un autre disque.Précisons que le logiciel de gestion de la paie et des ressources humaines, OPENPRH,  est opérationnel depuis  2011. Ce logiciel a été mis en place grâce à une partie des sommes accordées par le Projet d'appui à la gestion économique (Page)  au gouvernement de la République du Burundi.

Eric Mbazumutima

 

Ministère de la Sécurité Publique et de la Gestion des Catastrophes> Recrutement

Les inscriptions des candidats se feront du 3 au 14 octobre 2018

 

DSC 0314Le porte-parole du ministère de la Sécurité publique et de la gestion des catastrophes, Pierre Nkurikiye, a donné un point de presse, le vendredi 21 septembre 2018, au cours duquel il a lancé un appel de recrutement au niveau de la Police nationale du Burundi (PNB), dans les catégories des officiers, des brigadiers et des agents de police. Les candidatures féminines sont vivement encouragées, a-t-il souligné. 

 

Selon le porte-parole de la PNB les personnes désirant intégrer ce corps sont invitées, du 3 au14 octobre 2018 , à se faire inscrire aux commissariats provinciaux de police de leurs provinces natales (officiers et brigadiers) et au chef lieu des communes natales (agents de police), tous les jours ouvrables, les matins de 8h à 12 h et les après-midi de 14 h à 17 h.Pour être admis à l’inscription, a-t-il dit, le candidat doit être un garçon ou une fille, de nationalité burundaise, volontaire, célibataire sans enfant et le rester durant toute la période de formation du stage probatoire et les trois premières années après le stage probatoire, être âgé de 18 ans au moins et de 25 ans au plus, être de bonne conduite, vie et mœurs, n’avoir pas appartenu aux corps de défense et de sécurité et n’avoir pas été révoqué de la Fonction publique, être de bonne santé et physiquement apte.Les tests intellectuels et physiques seront organisés du 9 au 10 novembre 2018. Les candidats inscrits et remplissant les conditions se présenteront aux commissariats provinciaux de police où ils se sont fait inscrire, munis de la carte nationale d’identité, du récépissé  reçu à l’inscription, d’un stylo bleu et d’une tenue de sport.Le candidat qui aura fait des fausses déclarations sur son ethnie ou utilisé des faux documents attestant son âge, son état civil, son lieu de naissance, son niveau d’étude, sera puni conformément à la loi. Et même en cas de découverte de cette tricherie, pendant ou après sa formation, ses complices comme les autorités administratives, scolaires ou autres qui auront facilité ces tricheries seront également poursuivis.

Les dossiers à présenter pour les candidats officiers

Pour les candidats désirant intégrer  l’institut supérieur de police (ISP), le dossier de candidature doit comprendre : une photocopie de la carte nationale d’identité, un extrait d’acte de naissance, un curriculum-vitae, une attestation d’état civil, une attestation d’identité complète, un certificat d’aptitude physique délivré par le médecin du gouvernement, un extrait du casier judiciaire valide, six photos passeports, une photocopie du diplôme d’Etat conforme à l’original ou l’équivalent.

Les dossiers à présenter pour les candidats brigadiers

Pour les personnes désirant intégrer l’école des brigadiers de police (EBPO), le dossier de candidature doit comprendre : une photocopie de la carte nationale d’identité,un extrait d’acte de naissance, un curriculum-vitae, une attestation d’état civil, une attestation d’identité complète, un certificat d’aptitude physique délivré par le médecin du gouvernement, une attestation de bonne conduite, vie, mœurs et civisme, un extrait du casier judiciaire valide, six photos passeports et un certificat de la fin de l’école fondamentale ou du tronc commun pour l’ancien système.

Le dossier à présenter pour la catégorie des agents de la police

Le dossier de candidature pour cette catégorie sera composé de : une photocopie de la carte nationale d’identité, un extrait d’acte de naissance, un curriculum-vitae, une attestation d’état civil, une attestation d’identité complète, un certificat d’aptitude physique délivré par le médecin du gouvernement, une attestation de bonne conduite, vie, mœurs et civisme, un extrait du casier judiciaire valide, six photos passeports et un bulletin de la 8e année réussi et sa photocopie.Les tests intellectuel et physique seront organisés du 6 au 8 novembre 2018.

La nouveauté pour cette année

Selon le porte-parole, Pierre Nkurikiye, le changement majeur pour cette année est que pour les candidats officiers de police, le niveau exigé est les humanités alors que les années antérieures, on recrutait des candidats ayant déjà terminé l’université, qui présentaient le diplôme de licence. Le deuxième changement sera la stricte vérification des documents que vont présenter les candidats pour éviter les tricheries.Le recrutement, a indiqué le porte-parole, répond à un besoin d’ajouter le personnel pour mieux remplir les missions qui sont assignées à ces corps de police. L’autre élément est que le recrutement doit respecter le prescrit de la loi notamment en matière des équilibres régionaux, du genre et de l’ethnie, dictés par la loi burundaise.
Kazadi Mwilambwe

 

ASSEMBLEE NATIONALE> Retour du Soudan du Sud du président

M. Nyabenda a été nommé président du Forum des parlements de la CEA  pour un mandat d’une année

 

IMG 12Le président de la chambre basse du parlement burundais, Pascal Nyabenda , est rentré, le dimanche 23 septembre 2018, d’une mission de travail qu’il venait d’effectuer à Djouba, en république du Soudan du Sud, où il avait conduit une délégation des parlementaires  qui ont participé à la douzième réunion du Forum des présidents des parlements des pays membres de la Communauté est- africaine (CEA). Selon le président de l’Assemblée nationale, cette réunion a été d’une importance capitale parce que c’était le tour  du Burundi de diriger la réunion, mais en plus,  celui de présider ledit Forum pour un mandat d’une année. 

 

Arrivé à l’aéroport international de Bujumbura, M. Nyabenda a indiqué à la presse que dès son arrivée à Djouba, il a été informé que c’était  le tour de la république du Burundi de diriger la réunion mais aussi le Forum pendant un mandat d’une année. « Cette réunion a été fructueuse pour le Burundi, parce que j’ai eu une bonne occasion d’exprimer toutes les préoccupations de notre pays vis-à-vis de cette Communauté », a ajouté le président de l’Assemblée nationale. Ce dernier a signalé qu’il s’agissait, premièrement, d’informer les présidents des parlements de la CEA que la position du Burundi reste la même en ce  qui concerne l’élection du président de l’Assemblée législative de la CEA actuelle, parce que la loi n’a pas été respectée par le président en exercice. «Le Parlement burundais attend toujours qu’il y ait un jugement final de la part du tribunal qui a été mis en place par cette Communauté pour pouvoir aider en cas de problèmes entre ses partenaires», a-t-il mentionné.

« La langue française sera bientôt utilisée au sein de la CEA »

M. Nyabenda a également informé qu’un autre point qui a été beaucoup  débattu  par les conférenciers lors de cette même réunion concerne les problèmes liés au recrutement des employés de toutes catégories au sein de la CEA. Sur cela, il a dit qu’on a constaté que le Burundi n’est pas très bien représenté parce que lors des recrutements on fait des tests, et ces derniers en anglais alors que  les Burundais maîtrisent mieux le français que l’anglais, ce qui constitue un désavantage pour nos candidats. « Nous avons demandé que les décisions qui ont été prises lors du dernier sommet des chefs d’Etat et de gouvernement  de cette Communauté, concernant l’utilisation de la langue française au sein de la CEA soient mises en application afin de donner  l’égalité de chances, aussi bien aux ressortissants des autres pays membres que à ceux du Burundi. Et nous espérons que cette décision sera bientôt mise en application »,   a-t-il   présagé. Lors de sa mission, M. Nyabenda a signalé qu’il a eu l’occasion de rencontrer les Burundais vivant au Soudan du Sud où il a été informé que ces Burundais continuent à payer pour le visa alors que ce n’est pas pratiqué  pour tous les  pays membres de la CEA. « Pendant la réunion, j’ai soumis cette doléance des Burundais aux conférenciers et j’ai été entendu parce qu’il y’a une résolution qui a été prise dans ce sens  pour que les Burundais ne continuent plus  à payer pour le visa », a rassuré M. Nyabenda. Pour terminer, il rappelé que les jeux qui s’organisent chaque année au sein des parlementaires de la CEA ont attiré également l’attention des conférenciers pour qu’ils puissent  être bien organisés. Et ces derniers se dérouleront à Djouba du 30 novembre au 11 décembre 2018.
Avit Ndayiragije

 

Ministère en charge des droits de l'Homme > Célébration de la journée internationale de la paix

« Promouvoir la paix, source de dignité humaine et de développement durable »

0000ababa0a0abLe ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre a organisé le vendredi 21 septembre 2018 la célébration de la journée internationale de la paix, édition 2018, en zone urbaine de Musaga sous le thème « Promouvoir la paix, source de dignité humaine et de développement durable».

Les cérémonies ont débuté par une marche pour la paix à partir de la zone Musaga jusqu’au terrain du camp Muha. Dans son discours de circonstance, Félix Ngendabanyikwa, secrétaire permanent au ministère en charge des droits de la personne humaine a rappelé  que la Journée internationale de la paix a été adoptée par l’assemblée générale des Nations Unies en 1981. Cette journée est célébrée au moment où la paix règne au Burundi. Même en se saluant, les Burundais répètent chaque fois le mot « paix ». Sans la paix, le pays ne peut pas se développer.Cette journée est célébrée au Burundi après la clôture de la caravane du flambeau de la paix où la population est passée dans toutes les provinces avec ce Flambeau en toute tranquillité. C’est grâce à la paix que la population vaque à ses activités de tous les jours. Il a également remarquer qu’aujourd’hui, le Burundi est parmi les pays qui vont aider d’autres pays à maintenir la paix. M. Ngendabanyikwa a fait savoir que dans les programmes de consolidation de  la paix, le gouvernement du Burundi a réalisé beaucoup de choses. Notamment, sensibiliser la population sur le fait qu’elle doit sauvegarder et garantir la paix au Burundi. Renforcer la paix et la sécurité à travers les travaux de développement. Grâce à la paix, le Burundi a pu organiser seule le référendum constitutionnel. Le gouvernement lance un appel à tous les Burundais en exil  de rentrer au pays afin de construire ensemble leur nation avec leurs frères.A son tour, Walter Kazadi Mulombo  Coordonnateur résident du système des Nations Unies au Burundi a fait savoir que la paix est au centre de tout processus de développement. Le Burundi, à l’instar de beaucoup d’autres pays du monde, a adopté les objectifs de développement durable. Ces derniers tournent autour de cinq points, l’un d’eux étant la paix. Cette année, les célébrations de la Journée internationale de la paix seront suivies de celles organisées pour le 70e anniversaire de la déclaration universelle des droits de  l’Homme. Ce texte fondateur rappelle qu’il n’y a de paix  véritable que si chacun peut s’épanouir et prospérer à l’abri de la faim, de la pauvreté et de l’oppression. 

Lucie Ngoyagoye

 
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