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MINISTERE EN CHARGE Du COMMERCE> Défis et perspectives

Faire adopter la Politique nationale d’industrialisation, une des perspectives

 

DSC08072Le ministre du Commerce, de l’industrie et du tourisme, Jean Marie Niyokindi, a relevé les défis et perspectives dudit ministère à sa charge, le jeudi 31 janvier 2019, lors de la présentation du bilan des réalisations du premier semestre 2018-2019. Parmi les perspectives, faire adopter la Politique nationale d’industrialisation. 

 

Le ministre en charge du commerce a indiqué que les activités qui ont été exécutées par les différents services du ministère de tutelle se sont heurtées à pas mal de défis dans leur réalisation. M. Niyokindi a signalé qu’il y a eu l’insuffisance des moyens de déplacement  des cadres de son ministère pour assurer l’encadrement des activités commerciales, industrielles, artisanales et touristiques sur le terrain. Un autre défi cité est lié à la modestie des ressources budgétaires pour un ministère réputé pilier de l’économie nationale.Le ministre Niyokindi a souligné le manque d’infrastructures appropriées (notamment les laboratoires et les équipements) et l’insuffisance du personnel qualifié en la matière pour le Bureau  burundais de normalisation et contrôle de la qualité (BBN). Il n’a pas manqué de dire qu’il y a une faible collaboration des intervenants dans le projet de mise en valeur de deux sites touristiques en l’occurrence la source du Nil de Rutovu et les eaux thermales de Muhweza. Quant aux perspectives durant le second semestre 2018-2019, M. Niyokindi a fait savoir que le ministère en charge du commerce se penchera sur pas mal d’actions. Il a précisé qu’il va poursuivre d’assurer le suivi régulier d’évolution des prix des produits essentiels sur les marchés du pays afin de protéger les producteurs et les consommateurs et continuer à informer les opérateurs économiques sur les accords commerciaux régionaux et multilatéraux signés par le Burundi.Le ministre Niyokindi a ajouté qu’il va finaliser et faire adopter la politique nationale d’industrialisation qui se réfère au Plan national de développement 2018-2027. Le ministère de tutelle va former 36 chefs d’entreprises en ressources efficientes et productions plus propres, élaborer les modules de formation et assurer la protection d’au moins 350 titres de propriété industrielle.M. Niyokindi a dit que le ministère du commerce va doter le BBN des équipements de laboratoires, des moyens de déplacement et du personnel suffisants. Le ministère va également pré-classer 40 établissements touristiques du Burundi pour faire objet de classement et former 250 guides touristiques à raison de deux guides par commune.

Ezéchiel Misigaro

 

Kayanza> Lancement officiel par le chef de l’Etat des objectifs de développement durable (ODD) 2016-2030

Finir avec la pauvreté et être le chantre de la lutte contre les changements climatiques

 

DSC 1462Le président de la République Pierre Nkurunziza a lancé officiellement le vendredi 1er février 2019, au chef-lieu de la province de Kayanza, le rapport de priorisation des objectifs de développement durable (ODD).Cette nouvelle stratégie gouvernementale est un outil important qui permettra d’intégrer davantage les principes du développement durable dans les activités du gouvernement du Burundi. 

 

Le présent rapport national de priorisation des cibles et indicateurs des ODD pour la république du Burundi a été préparé de manière largement participative et inclusive de toutes les parties prenantes au développement. 

Privilégier les objectifs qui n’ont pas été atteints durant les OMD

Dans son discours de circonstance, le président de la République Pierre Nkurunziza a indiqué que ce Plan national de développement a été initié par les Burundais eux-mêmes. Il s’agit d’un livret qui définit les piliers, les objectifs, la vision et les axes d’intervention pour parvenir au développement durable d’ici à 2030. Il a aussi ajouté que ce soit le PND (Programme national de développement) du Burundi 2018-2027, les ODD, tous les programmes font suite et s’inspirent des Objectifs du millénaire pour le développement(OMD). « C’est pour cela que le Burundi a choisi de privilégier les objectifs qui n’ont pas été atteints durant la mise en œuvre des OMD en cours et à l’époque que nous vivons. Se fixer des objectifs n’est pas aussi difficile que les réaliser. Nous demandons alors instamment à tout Burundais de s’approprier tous les chapitres qui constituent les présents objectifs ». Nous avons la possibilité  d’atteindre ces objectifs et même de faire mieux que prévu, surtout que nous, les Burundais, nous avons prouvé au monde que nous sommes capables, a-t-il poursuivi. Le chef de l’Etat a terminé son allocution en demandant à tous ceux qui nous soutiennent dans différents programmes, ainsi que tous ceux qui voudraient s’engager dans cette voie de respecter le droit international. Le développement durable ne peut être envisagé à un moment où certaines organisations contribuent au conflit dans leurs domaines d’action. « A bon entendeur salut ».                       

Importance des Objectifs de développement durable

Quant au ministre des Finances, du budget et de la coopération au développement Domitien Ndihokubwayo, il a précisé que réaliser les objectifs de développement durable et accroître la prospérité générale est dans l’intérêt de tous dans la mesure où leur atteinte permettra de libérer un énorme potentiel d’investissement qui bénéficiera à l’ensemble des populations ainsi qu’à la planète. Il s’agit d’un programme au service des peuples sur la transparence, la participation et l’inclusion.M. Ndihokubwayo a également fait savoir que ces objectifs sont donc l’affaire de tous car, a-t-il expliqué, « nous sommes conjointement responsables de notre avenir et de celui de notre planète. Sans objectifs ni cibles clairs pour parvenir à des résultats fondés sur des données, nous risquons de laisser pour compte les plus vulnérables et de ne pas répondre efficacement aux nouveaux défis qui entravent le développement et nuisent à notre planète ».Ce rapport fera l’objet d’une large vulgarisation dans le pays. De même ses conclusions feront partie intégrante du prochain Plan national de développement (PND) pour une mise en œuvre coordonnée, efficace et réussie.                                                                                                         

Yvette Irambona

 

MINISTERE DES DROITS DE L’HOMME> Présentation des réalisations de l’année 2018

Elles s’élèvent à 93,7%

 

DSC08826Le ministre des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre, Martin Nivyabandi, a tenu le vendredi 1er février 2018 à Bujumbura, une assemblée générale à l’endroit de tout le personnel de son ressort. C’était dans le cadre de la présentation des grandes réalisations de la période 2018 qui  s’élèvent à 93,7%.  

 

Dans son mot d’ouverture, le ministre des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre, Martin Nivyabandi a souhaité la bienvenue aux participants qui ont pris part à cette rencontre. Il a indiqué que ladite assemblée avait comme objectif de présenter les facteurs de réussite de l’an 2018, les éventuels défis rencontrés et les perspectives de l’année 2019. « A la fin de chaque année, le personnel du ministère des Droits de l’Homme se réunit pour échanger sur les grandes réalisations de l’année précédente, présenter les actions phares qui seront mises en œuvre l’année suivante», a précisé M. Nivyandi. L’évaluation trimestrielle des activités réalisées au premier trimestre de l’année 2018-2019, et les résultats y relatifs ont montré que ces activités ont été réalisés à un taux de 98,3%. Le suivi est capital car, il permet de mesurer si les résultats escomptés ont été atteints ou pas.Après le mot d’ouverture du ministre des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre, Martin Nivyabandi, l’orateur du jour a présenté le bilan des réalisations de ce ministère qui allait de 2012 jusqu’en 2018. Il a déclaré qu’en 2012, il y avait eu la création de la loi régissant le comité d’évaluation des performances des organes de l’administration publique (Cepop). Ledit comité coopère avec d’autres comités sectoriels de suivi et évaluation. Le Cepop avait comme objectif de contrôler les devancés et les réalisations annuelles de tous les ministères œuvrant au Burundi, en leur attribuant les places et les primes d’encouragement.Le ministère des Droits de l’Homme, pour mettre en œuvre les objectifs de Cepop, a créé une cellule chargée de planifier, de suivre et d’évaluer ses activités.

Quelques grandes réalisations et l’emplacement du ministère

En voici quelques grandes réalisations et l’emplacement du ministère des Droits de l’homme par rapport aux autres ministères. En 2012, ce ministère a obtenu une note de 69,5% et a occupé la 10e place ; en 2013, 3e place avec 84,3% ; en 2014, 6e place avec 84% ; en 2015, 2e place avec 86,23% ; en 2016, 3e place avec 90,7% et en 2017, 1ère place avec 100% toujours par rapports aux 20 ministères. Suite aux réalisations de l’an 2017, ce ministère a eu un octroi de 2 000 000 FBu et un certificat de mérite en guise d’encouragement. Et, les réalisations qui ont le plus contribué au ministère à avoir une meilleure note, sont notamment la création d’une politique de gestion de performance dans le secteur public ; les visites et réunions organisées par le personnel ; les retraites gouvernementales ; etc. 

Les défis et les perspectives 

Malgré les bonnes œuvres réalisées par le ministère des Droits de l’Homme, les défis ne manquent pas. Ils sont entre autre, la non signature de certains départements du ministère sur les lois régissant la cellule chargée de planifier, de suivre et d’évaluer ses activités ; ressources financières limitées ; le manque de collaboration interpersonnelle ; etc. Concernant les perspectives qui pourront aider le ministère des Droits de l’Homme à s’épanouir davantage, ce ministère doit organiser une réunion extraordinaire pour étudier ensemble comment on peut mettre en exécution les contrats signés par les organisations gouvernementales et non-gouvernementales y relatives. Il faut également établir un suivi des contrats des employés et leurs responsables ; établir une fiche de collecte statistique dans tous les départements dudit ministère ; mettre en exécution le projet de la protection sociale. A cet effet, le ministre et le personnel du ministère, ont profité de cette occasion pour échanger les vœux de 2019. 

Evélyne Habonimana, Donathe Ndayisenga (Stagiaire)

 

Regroupements régionaux> Conférence de presse animée par le groupe parlementaire burundais à l’Eala

Pour annoncer le programme de sensibilisation sur le processus d’intégration dans la Communauté est-africaine

 

DSC 0366Le groupe parlementaire de l’Assemblée législative de la Communauté est africaine a tenu, le vendredi 1er février 2019, à l’intention des journalistes, une conférence de presse pour la sensibilisation sur le processus d’intégration du Burundi dans de la Communauté est-africaine, à l’hôtel Dolce Vita. Il s’agissait de parler de l’objectif de cette séance de sensibilisation et des activités prévues au cours de cette période de sensibilisation. Il a été indiqué que les travaux de cette première phase de sensibilisation vont durer six jours allant du 1er au 6 février 2016.  

 

Au cours de son mot liminaire, l’honorable Victor Burikukiye a indiqué que l’Assemblée législative de la Communauté est africaine envisage les activités de la première phase de sensibilisation dans les pays partenaires de  cette communauté  sous le thème « l’Agenda de l‘intégration au sein de la Communauté est-africaine : Accéder aux gains et évaluer les défis ».  Selon lui, cette première phase de sensibilisation est prévue du 1er au 6 février 2019 et se tient dans tous les pays membres de cette communauté. Il a en outre fait savoir que la seconde phase sera organisée en avril de cette année. Selon M. Burikukiye, l’objectif de ce programme est d’informer les citoyens de la Communauté est africaine sur tous les processus d’intégration ; promouvoir les liens de collaboration entre les parlements des Etats membres et autres partenaires et ainsi que d’informer la population de la communauté sur le rôle que doit jouer le parlement régional dans ce processus d’intégration. Il vise aussi de renforcer les relations mutuelles entre l’Eala et les citoyens de la CEA en impliquant beaucoup de partenaires possibles. 

Les groupes cibles à rencontrer sont nombreux 

D’après M. Burikukiye, ces activités de sensibilisation seront faites à travers les présentations et l’interaction entre les partenaires variés, les discours publics et les descentes sur terrain, surtout la visite des frontières et les populations environnantes, visite de courtoisie aux leaders et aux partenaires clés. Selon lui, les groupes cibles à rencontrer pendant cette phase de sensibilisation sont surtout les Institutions universitaires, les médias, le secteur privé, la société  civile, les organisations des jeunes et des femmes, les représentants des élus locaux, les parlementaires et autres partenaires. Ces activités de sensibilisation vont permettre aux participants d’être informés sur les processus d’intégration dans la Communauté est-africaine ainsi que de comprendre le rôle que joue l’Eala dans cette noble mission. 

Le Burundi n’a jamais refusé de donner sa contribution 

Répondant aux questions des journalistes à propos de la dette de contribution que le Burundi doit à la Communauté est-africaine, les membres de ce groupe se sont réjouis du fait qu’avec le peu de moyens dont le Burundi dispose, ce dernier s’en acquitte au fur et à mesure. Selon eux, le gouvernement du Burundi n’a jamais refusé de donner sa contribution ; le seul problème qui s’est posé est qu’il y a eu un décalage au niveau du vote du budget annuel de la CEA et celui du Burundi. La CEA  vote son budget au mois de juin alors que le Burundi vote son budget au mois de janvier. Ce qui a fait que le Burundi se retrouve face au cumul des arriérés. « Donc, il n’y a pas de torchon qui brûle. D’ailleurs, sauf l’Ouganda, les autres pays ne se sont pas encore acquittés de leur dette à cent pour cent ». 

Le Burundi sera prêt

Les journalistes ont cherché à savoir si le Burundi se prépare pour l’Union monétaire de la Communauté dont la mise en application est prévue en 2024. Les membres de ce groupe parlementaire ont indiqué qu’à voir l’état d’avancement des préparatifs, le Burundi sera prêt à ce rendez-vous. Selon eux, il aura réuni le nécessaire. « Le Burundi a demandé l’intégration à cette Communauté parce qu’il a constaté que c’était nécessaire. C’est pourquoi il se prépare bien et il n’y pas de doute qu’en 2024 il sera prêt ».  Selon eux, pas mal d’activités préalables sont déjà faites et d’autres sont en cours de réalisation.A propos des opportunités pour les Burundais d’avoir du travail au sein de la Communauté est-africaine, les parlementaires burundais à l’Eala ont encouragé les Burundais à postuler chaque fois qu’il y a un communiqué de vacance de poste parce que ce sont les ressortissants burundais et rwandais qui sont les plus privilégiés ces derniers temps. 

Astère Nduwamungu

 

COMMENTAIRE> Contribution aux élections de 2020

Les Burundais sont capables

Il n’y a plus de doute! Le peuple  Burundais a déjà compris qu’un pays sans institution est un pays proche du chaos.  C’est pourquoi, avec l’expérience de 2015, ils se sont engagés à organiser des élections sur leurs propres moyens afin de doter leur pays des institutions démocratiquement élues après que les habituels contributeurs aux élections ont, à  quelques jours de la tenue l’élection référendaire, décidé de ne pas donner leur contribution. Ils se sont ainsi montrés capables en donnant la somme nécessaire pour cette élection. Il n’y a plus de doute! Le peuple  Burundais a déjà compris qu’un pays sans institution est un pays proche du chaos.  C’est pourquoi, avec l’expérience de 2015, ils se sont engagés à organiser des élections sur leurs propres moyens afin de doter leur pays des institutions démocratiquement élues après que les habituels contributeurs aux élections ont, à  quelques jours de la tenue l’élection référendaire, décidé de ne pas donner leur contribution. Ils se sont ainsi montrés capables en donnant la somme nécessaire pour cette élection. Préparer les élections de 2020 par leurs propres moyens, les Burundais vont encore montrer à la communauté internationale qu’ils sont toujours capables de faire quelque chose sans toutefois faire recours à l’aide étrangère. Et d’ailleurs, certains trouvent que demander toujours de l’aide à l’extérieur est un risque qui peut conduire le pays à perdre sa souveraineté. Dans la plupart des cas, les donateurs de cette aide cherchent à dominer le pays en imposant leurs règles et lois. Ce genre d’aide est souvent  appelés une aide empoisonnée. D’où le soutien aux prochaines élections par tout le peuple burundais s’avère indispensable et important car la tenue des élections de 2015 a été une démonstration typique qu’ils sont capables. A l’heure actuelle, la somme déjà versée sur le compte logé à la Banque de la République du Burundi (BRB) par les burundais démontre bel et bien leur détermination à soutenir les élections de 2020. On ne ferait que  les  inviter à continuer à contribuer dans ce sens afin que ces élections ne souffrent d’aucune entrave financière. Comme le disent souvent les leaders burundais, il est grand temps que le peuple burundais apprenne à voler de leurs propres ailes et à ne plus attendre les aides venues de l’extérieur qui, par ailleurs,  trainent derrière elles des  agendas cachés. En définitive, comme ils ont démontré leur capacité en 2015, force est d’encourager le peuple burundais à démontrer leur capacité de tenir encore une fois les élections avec leurs propres moyens. Répondre à l’appel de dirigeants burundais en contribuant pour ces élections ce sera non seulement un témoignage de maturité politique et le sens du patriotisme du peuple burundais mais aussi une façon d’éviter toute sorte d’ingérence étrangère dans la gestion de notre pays. 

Astère Nduwamungu

 

CVR> Que suggèrent certaines anciennes hautes autorités du pays

Pour aboutir à une vérité réconciliatrice au Burundi

 

DSC08039Lors de la réunion d’information des partenaires nationaux sur la mission de la CVR que celle-ci a organisée le mardi 29 janvier 2019, certaines anciennes hautes autorités du pays ont des voies à emprunter pour accoucher une vérité réconciliatrice au Burundi. Les anciens présidents de la république du Burundi sont les premiers à être interrogés selon le président Ntibantunganya. 

 

Pour l’ancien président de la république du Burundi, Sylvestre Ntibantunganya, qui avait été invité dans cette réunion d’information sur la mission de la CVR, il a indiqué que ce n’est pas le bas peuple qui handicape la réconciliation au Burundi. Pour l’ancien président de la république du Burundi, Sylvestre Ntibantunganya, qui avait été invité dans cette réunion d’information sur la mission de la CVR, il a indiqué que ce n’est pas le bas peuple qui handicape la réconciliation au Burundi. M. Ntibantunganya a ajouté que dans les années 1990, quand il faisait partie de la Commission nationale chargée d’étudier la question de l’unité nationale, les membres de la Commission se sont approchés de la population qui leur ont dit une parole qui demeure pour lui une vérité. « Pour la réconciliation au Burundi, ce ne sont pas nous le bas peuple qui constituons un handicap mais plutôt vous qui  vous battez pour des postes ».

Les anciens chefs d’Etat doivent avoir un cœur ouvert

Le président Ntibantunganya, se référant sur le graphique des dépositions présentées dans le bilan, il a profité de l’occasion pour prouver qu’à l’intérieur du pays, il n’y a aucun problème car la population a répondu à l’appel de la CVR. Elle a soif de connaître la vérité. Par contre, à Bujumbura où vivent beaucoup des responsables, la participation a été faible. « Les concepteurs constituent souvent des barrières quand on cherche à connaître une vérité qui réconcilie. C’est pourquoi, dit-il, dans ce projet de recherche de la vérité réconciliatrice, il y a certaines catégories de gens sur lesquelles vous devez focaliser l’enquête. C’est notamment les anciens chefs d’Etat. Nos sommes quatre : Buyoya, Ntibantunganya, Ndayizeye et Nkurunziza ». Il se demande s’ils sont tous ouverts pour ne pas constituer un obstacle sur cette voie de la vérité.Sylvestre Ntibantunganya suggère aussi que pour connaître la vérité, les responsables de cinq partis politiques : Uprona, Sahwanya Frodebu, CNDD-FDD, FNL et MSD doivent être ouverts pour que la vérité soit mise au grand jour. Il n’a pas non plus oublié certains anciens cadres de l’armée et de la police. « Des fois nous croyons que la population ignore la vérité. Elle la connaît plutôt et elle constate également que ce sont nous-mêmes les responsables qui causons un problème », a-t-il déclaré.M. Ntibantunganya a fait savoir qu’actuellement les adultes qui connaissent la vérité sont des responsables de différents domaines. C’est pourquoi il a fait un clin d’œil à la CVR de tout faire pour que la vérité soit connue et au plus tôt possible. « Un enfant né en 1993 pourra se faire élire député en 2020. Pourtant, il ne connaît pas les événements de 1993. Celui né en 2002, ira voter et celui-ci ne connaît rien de ce qui s’est passé à Ntega et à Marangara. Raison pour laquelle, la CVR a un grand rôle à jouer pour préparer un bon avenir du pays. Il faut tout faire pour que les deux générations se comprennent et pour qu’une vérité, surtout la vraie vérité soit accouchée. Qu’on n’ait pas peur de dire la vérité. Car ce que j’ai réalisé, c’est la vérité qui nous sauvera. Quand tu reconnais la vérité, tu te sauves et tu sauves également autrui », a conseillé l’ancien chef d’Etat, Sylvestre Ntibantunganya.

Les raisons d’abord

Pour l’ancien Premier vice-président de la République, Prosper Bazombanza, connaître la vérité n’obligerait pas de considérer une longue période si on  a réellement la volonté de la connaître ou de la livrer. Car, a-t-il fait entendre, pour tout ce qui s’est passé au Burundi, à chaque période, il y avait des responsables qui pourraient être interrogés. Et d’ajouter : « Aussi longtemps qu’on ne sera pas amené à connaître le pourquoi des tragédies et des moments difficiles qu’a traversés le Burundi, on ne saura pas la vérité qui réconcilie. Ce sont ces mobiles qui permettront la responsabilisation des faits afin de sortir de la globalisation ».

Que la CVR ne soit pas une commission permanente

Quant à Yves Sahinguvu, lui aussi ancien Premier vice-président de la République, la vérité sortira des Burundais. « La vérité sortira de nous-mêmes qui sommes responsables des autres. Car la population acceptera de témoigner et révéler la vérité quand elle aura appris que nous les leaders, nous nous sommes exprimés », a-t-il déclaré. S’appuyant sur les célèbres propos de Mandela qui disait : « Il est important de lire et de connaître l’histoire, le passé. Mais il est plus important de savoir tourner la page et commencer à écrire sur une nouvelle page », M. Sahinguvu a conseillé les commissaires de la CVR de se mettre à l’action, de ne pas spéculer sur le revenu mais sur les objectifs de la mission de la CVR, afin d’éviter que celle-ci devienne une commission permanente. Et de dire : « Cela fera qu’après la réconciliation, on continue avec d’autres projets, notamment ceux de développement socioéconomiques. Yves Sahinguvu a conseillé aux membres de la CVR d’imiter les commissions similaires qui ont réussi leur mission comme celle d’Afrique du Sud et non celles qui ont échoué.

JEAN BOSCO NKUNZIMANA

 
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