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Dialogue interburundais d’Arusha> Les attentes de la population de Kanyosha

« Que cela ne soit pas pour le partage du pouvoir »

 

Depuis un bon bout de temps, le dialogue interburundais d’Arusha fait parler de lui. La médiation a déjà procédé à la récolte des avis des uns et des autres au sein de toutes les parties prenantes à la crise qui s’est observée au Burundi en 2015. Mais, jusqu’ à maintenant, l’heure n’a pas encore sonné pour dire officiellement les conclusions de ce dialogue. La population de la zone urbaine de Kanyosha attend impatiemment son issue et a livré à la rédaction du quotidien « Le Renouveau » ses attentes par rapport à ce dialogue.

 

Selon tous nos interlocuteurs, pour trouver une solution à la crise burundaise, la médiation a bien procédé en récoltant les avis des uns et des autres de l’extérieur et de l’intérieur du pays et de toutes les classes sociopolitiques. D’où ils espèrent qu’à la fin de ce dialogue, on va produire un document dont le contenu tranquillise tout le monde. Selon Emmanuel Ndiribona, il faut que ce dialogue soit sanctionné non seulement par les accords mais aussi par une Constitution qui ne va pas de nouveau engendrer des chicanes au niveau de la classe politique et de la société civile et des crises comme celle de 2015. D’après lui, la crise de 2015 n’a d’autres sources que certains articles de la Constitution qui ne sont pas bien clarifiés.
Ezéchiel Manirakiza pour sa part, il se réjouit de la tenue de ce dialogue et indique que c’est une des voies pour trouver la solution une fois pour toutes à toutes les questions qui sont à la source des crises politiques au Burundi. « Que ce dialogue n’aboutissent pas uniquement au partage du pouvoir comme le prônent certains acteurs politiques ». C’est le même avis de David Nibaruta qui trouve que, souvent, certains hommes politiques participent à ce genre de dialogue avec la seule conviction du partage du pouvoir. Il indique aussi que, du moment que la médiation n’a pas consulté la masse paysanne pour avoir ses avis, il faut qu’elle complète le dialogue externe avec celui qui a été mené par la Commission nationale de dialogue interburundais (CNDI), car ce dernier a récolté les avis de la population de tout le pays.
En définitive, tous nos interlocuteurs s’attendent à ce qu’à la fin de ce dialogue, les hommes politiques qui se trouvent à l’extérieur du pays rentrent pour se joindre aux autres dans la préparation et l’organisation des élections de 2020 et qu’il y ait la création d’un environnement politique, sécuritaire et social favorable pour tout le monde.

Astère Nduwamungu

 

PROVINCE DE KAYANZA> Réunion d’évaluation de la sécurité au niveau national par le chef de l’Etat

Elle est généralement mieux par rapport à celle de mars dernier

 

Le chef de l’Etat Pierre Nkurunziza a tenu une réunion d’évaluation de la sécurité au niveau national, le vendredi 02 juin 2017, au chef-lieu de la commune Muhanga dans la province Kayanza. Etaient présents tous les intervenants en matière de sécurité notamment les hauts cadres de l’armée, de la police, de justice, du service de renseignements. En général, la situation est mieux par rapport à celle de mars dernier.

kay

Dans son mot d’accueil, le gouverneur de la province de Kayanza a d’abord souhaité la bienvenue au chef de l’Etat et à tous ceux qui étaient présents. Après, il a passé en revue la vie de la province qu’il dirige. Il a indiqué que la sécurité et la paix sont très bonnes dans cette province. Les habitants travaillent comme à l’accoutumée et les récoltés sont très bonnes, a dit le gouverneur.
A la sortie de la réunion qui s’est tenue à huis clos, le porte-parole adjoint du président de la République Alain Diomède Nzeyimana a indiqué à la presse que cette réunion s’inscrit dans le cadre de la suite des réunions qui se tiennent trimestriellement. La dernière a eu lieu en date du 8 mars 2017. Ainsi il était question de voir l’évolution à partir de cette date.
Par après, les commissaires régionaux de police, les commandants des régions de l’armée sont intervenus pour donner le rapport trimestriel. En général, il a été observé que la situation est meilleure par rapport à celle du mois de mars 2017. Mais trois ou quatre observations sont à mentionner. Il s’agit de l’existence des gens qui détiennent des armes illégalement, des accidents routiers qui coûtent des vies humaines et la consommation des boissons prohibées.
Après certaines interventions comme celle du ministre en charge de l’intérieur, de la ministre de la Justice, du ministre en charge de la défense et du ministre de la Sécurité publique, le président de la République a pris la parole pour conseiller tous les intervenants en matière de sécurité de faire beaucoup attention pour que les accidents routiers ne continuent pas à couter des vies humaines et même matériels, a indiqué M.Nzeyimana. Le chef de l’Etat a aussi indiqué que la campagne de moralisation de lutte contre la fraude et la corruption commence à porter des fruits. Depuis la campagne qui vient de durer trois mois, l’on remarque par exemple dans la commune de Kabarore que mensuellement, l’on parvient à récolter 20 tonnes de coltan, a dit le chef de l’Etat au lieu des 500 kilos d’avant la sensibilisation. Concernant le café, l’on a aussi remarqué que la récolté du café s’est multipliée par quatre. Le numéro un burundais a demandé à tous les intervenants de continuer la lutte surtout la fraude, la corruption mais aussi les faussaires. Il a été observé récemment qu’il y a des gens qui volent la monnaie burundaise pour l’emmener dans les pays frontaliers afin de revenir avec de la fausse monnaie.
Le président de la République, déclare M.Nzeyimana, a aussi demandé de faire attention à la cyber criminalité qui commence à être une réalité au Burundi. Le chef de l’Etat a demandé à tous intervenants d’encadrer la jeunesse en vacances par les camps de travail.

Travaux communautaires et distribution de l’aide à la population vulnérable

Après la réunion, le chef de l’Etat a effectué des travaux de développement communautaire à l’Ecofo Rushubi en commune Muhanga et au lycée communal de Ruhororo en commune Ruhororo. Les travaux consistaient à la construction d’une salle des réunions. Tous ces travaux se font avec la contribution de la population et l’appui de la présidence de la République. Il sied de noter que le chef de l’Etat a également donné une aide constituée de riz à la population vulnérable de la commune Muhanga. Trois tonnes de riz ont été distribuées à 300 ménages et chaque ménage en recevait 10 kilos.

Martin Karabagega

 

Conseil des ministres > Communiqué de presse de la réunion du Conseil des ministres du mercredi 24 mai 2017

Le Conseil des ministres s’est réuni le mercredi 24 mai 2017 sous la présidence de son Excellence le Président de la République, Monsieur Pierre Nkurunziza.

Les dossiers suivants ont été analysés :

1. Projet de Loi portant révision du Décret-loi n°1/033 du 30 juin 1993 portant protection des végétaux, présenté par le ministre de l’Agriculture et de l’élevage
Le secteur de la protection des végétaux est, jusqu’aujourd’hui, régi par le décret-loi n°1/033 du 30 juin 1993, et ce texte ne répond plus aux besoins du moment car plusieurs sortes de nouvelles maladies et ravageurs sévissent depuis ces derniers temps suite aux changements climatiques.
En plus, les récents développements en rapport avec les organismes nuisibles aux végétaux au niveau international ont conduit plusieurs pays à revoir leurs lois nationales pour mieux prendre en compte leurs engagements internationaux en matière phytosanitaire. De ce fait, le nouveau texte révisé de la Convention Internationale sur la protection des végétaux comprend certains éléments qui ne se retrouvent pas dans les lois phytosanitaires nationales.
Bien plus les normes standards préparées sous la Convention Internationale pour la protection des végétaux sont devenues essentielles pour les pays membres de l’OMC à travers l’application des mesures sanitaires et phytosanitaires.
Ainsi dans le souci de répondre aux exigences de leurs partenaires commerciaux, les pays ont dû réviser leurs législations phytosanitaires pour être en accord avec l’Organisation Mondiale du Commerce et la Convention internationale pour la protection des végétaux.
Il convient de rappeler que ce projet avait été analysé au cours d’une des séances antérieures du Conseil des ministres, et au cours de cette deuxième lecture, il était question de s’assurer que les observations formulées ont été prises en compte.
Après analyse, le Conseil a trouvé le texte conforme à ses observations et l’a adopté.

2. Projet de Loi portant Cadre Organique des Droits des Personnes Handicapées au Burundi, présenté par le ministre des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre.
Depuis que les sociétés humaines existent, on trouve des personnes handicapées dans toutes les régions du monde et dans toutes les catégories sociales. Selon l’Organisation mondiale de la santé, en 2011 on estimait entre 15 et 20% de la population mondiale l’effectif des personnes vivant avec un handicap.

Même si au Burundi le nombre exact des personnes handicapées n’est pas tout à fait connu, la population burundaise vivant avec un handicap est estimée à 4,5% de la population totale selon le recensement de 2008. Par le passé, la société a délaissé les handicapés à la charge de sa famille ou lorsque la personne ne recevait pas assistance d’une institution caritative.

L’Organisation des Nations unies a toujours mis ses programmes sociaux et humanitaires au service de l’amélioration du sort des personnes handicapées, l’Union africaine et la Communauté est-africaine lui ont emboîté le pas. Toutes ces organisations recommandent aux Etats membres dont le Burundi, de mener des actions en faveur des handicapés en mettant en place une législation adéquate.
Au niveau du Burundi, même s’il existe une législation notamment la Constitution, qui couvre les droits humains en générale y compris ceux des personnes handicapées, il manque un texte spécifique pour cette catégorie.
Le présent projet vient donc combler ces lacunes et a pour objectif l’insertion et l’intégration de la personne vivant avec un handicap dans la société afin qu’elle soit utile à elle-même et à la communauté.
Après analyse, le Conseil a constaté que le texte tel que conçu nécessitait encore des retouches et amis en place une équipe pour le retravailler. Il sera ramené dans un délai d’un mois.

3. Stratégie nationale de réintégration socio-économique des personnes sinistrées au Burundi, présentée par le ministre des Droits de la personne Humaine, des affaires sociales et du genre.
Le gouvernement du Burundi a adopté en Février 2010, sa Stratégie nationale de réintégration socio économique des personnes affectées par le conflit. Cette Stratégie avait pour groupes cibles les rapatriés, les déplacés et les ex-combattants.
La réintégration géographique de ces différentes catégories a pris deux formes à savoir, le retour volontaire vers leurs collines d’origine et le développement des villages ruraux intégrés principalement pour ceux qualifiés de « sans terre ni référence ».
Même si cette réintégration a été une réussite, l’évaluation de la Stratégie a montré l’insuffisance de données sur la situation socio-économique réelle des personnes retournées faute de mécanismes de suivi établis à cet effet à l’avance.

Il s’agit donc d’un travail de réintégration inachevé à cause de certaines difficultés notamment, la problématique foncière, les perturbations climatiques ayant causé soit des inondations ou des sécheresses prolongées surtout en 2015 et 2016 et qui sont à l’origine de la faible diversification des moyens de subsistance, ce qui fait qu’il serait important de compléter et de réactualiser ce travail au niveau national.

L’objectif de la révision de cette Stratégie est donc d’une part d’introduire des solutions durables et des mécanismes de résilience au niveau communautaire pour que les interventions en cours soient plus bénéfiques pour les bénéficiaires d’une part, et d’autre part de proposer un plan d’actions qui permettra de guider la mise en œuvre de la Stratégie revue.
La Stratégie a été adoptée.

4. Projet de Décret portant révision du Décret n°100/63 du 18/3/2015 portant création, missions et fonctionnement du Fonds d’Appui à la Protection Sociale (FAPS), présenté par le ministre des Droits de la personne humaine, des Affaires Sociales et du genre.
Dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique nationale de protection sociale, un Fonds d’Appui à la Protection Sociale a été créé en mars 2015.
Ce Fonds a pour mission principale de mobiliser les ressources et canaliser tous les financements des programmes de mise en en œuvre de la Politique nationale de protection sociale.

Même si ce Fonds est opérationnel, le constat est qu’il se présente encore des lacunes qui méritent d’être levées pour éviter les obstacles dans son fonctionnement et respecter les principes de base de gestion des fonds publics.
Le projet a été adopté moyennant quelques amendements.

5. Projet d’Ordonnance ministérielle portant Modalités et Tarifs des Certificats modernes de naissance, mariage et décès, présenté par le ministre de l’Intérieur et de la formation patriotique.
Le présent projet porte sur les modalités de délivrance des certificats modernes sécurisés de naissance, de mariage et décès au Burundi.
Le souci du gouvernement est en effet de se doter d’un système électronique moderne de données d’identification de ses citoyens en leur octroyant un code unique d’identité qui servirait à établir les attestations ou extraits d’acte de naissance, les attestations ou certificats de décès ainsi que les actes de mariage.

C’est également dans le besoin de lutter contre le terrorisme, la fraude et la falsification des certificats ainsi que la nécessité de se doter de la technologie et des équipements modernes pour la mise en place d’une base de données électroniques des citoyens par la délivrance des certificats sécurisés.

Après analyse, le Conseil a estimé que le dossier nécessitait une analyse plus approfondie et a mis en place une équipe qui va le retravailler pour le ramener en Conseil des ministres dans un délai d’un mois.
Dans les Divers, le ministre des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre a informé le Conseil au sujet des jeunes filles ayant été abusées sexuellement à Kanyosha ainsi que sur ce qui est en train d’être fait dans le cadre de leur assistance.
Le ministre de l’Agriculture et de l’élevage a informé le Conseil que le premier paiement pour les caféiculteurs va s’opérer avant la fin du mois de Mai 2017 a demandé que les caféiculteurs dénoncent les associations qui les auront payés moins de 500FBu le Kilo de cerises.
Les membres du Conseil ont été également informés que certaines ONGs opérant à l’intérieur du pays ont pris l’habitude d’utiliser comme travailleurs les fonctionnaires de l’Etat surtout les enseignants, les fonctionnaires des structures sanitaires, les agronomes, avec comme conséquence la paralysie du service public du fait que ces fonctionnaires négligent leur emploi public pour se concentrer sur les activités de ces ONGs.
Le Conseil des ministres a demandé à l’administration territoriale ainsi qu’aux responsables de ces structures étatiques de suivre de près ces fonctionnaires et ces ONG, et de prendre les mesures qui s’imposent en cas de nécessité car il s’agit d’une autre façon pour ces ONGs de déstabiliser ou de saboter les programmes du gouvernement.

Fait à Bujumbura, le 26 Mai 2017
Le secrétaire général du gouvernement et porte-parole du gouvernement,
Philippe Nzobonariba

 

Chine>Elle compte cinquante-six ethnies

Un exemple pour le Burundi

 

IMG 20170525 170151Au moment où les colonisateurs se moquaient de nous en nous divisant pour régner, au moment où ils nous faisaient comprendre que les Bahutu majoritaires à 85%, les Batutsi et les Batwa minoritaires à 15%, alors que nous avons tout en commun, la Chine,elle, compte 56 groupes ethniques, Dans leurs façons de communiquer, leurs langues, l’habillement, la nourriture, etc. montrent que chaque groupe ethnique a ses caractéristiques qui le différencie des autres. Mais ils œuvrent tous pour un même but. Avec une population de 1,4milliard, elle est quand même la deuxième puissance mondiale.

 

Il est difficile aujourd’hui d’effacer l’obscurité de la colonisation car la ségrégation au sein des Burundais a fait que des conflits intestinaux éclatent au sein des mêmes frères et sœurs. Parlons ethnie ! Le Burundi est un petit pays de l’Afrique de l’Est entouré par la République democratique du Congo à l’Ouest, la Tanzanie à l’Est et le Rwanda au Nord. Traversant du Nord au Sud, de l’Est à l’ouest, les Burundais trouvés à travers différentes provinces parlent une même langue, le Kirundi, mangent la même nourriture et s’habillant de la même manière. La culture burundaise est la même dans toutes ses provinces, dans ses valeurs de respect, amour et hospitalité. Mais il a fallu qu’un colonisateur avide du pouvoir et exempte de la considération envers le bien-être des Burundais car voulant voler ce que les Burundais avaient de plus cher, vienne pour dire que tel était Mututsi riche, détenteur de vaches et est né pour diriger, un Muhutu agriculteur est né pour être subalterne au Mututsi et enfin le Mutwa, vivant de la chasse et de la poterie en forets. Foutaises diront certains. Mais des réalités dans lesquelles les Burundais ont vécu pendant des années.
Aujourd’hui, avec l’ouverture au monde et le changement de mentalité qui s’est opéré au sein des Burundais, ces derniers ont finalement compris que la théorie des colonisateurs ne tenait pas. Les institutions d’aujourd’hui comptent des Bahutu, des Batutsi et des Batwa parlant une même langue, et ont élues démocratiquement par le peuple burundais. Les manœuvres séparatrices sont aujourd’hui révolues. Certes, des racines de ces maux se manifestent parfois dans certaines familles conservatrices. Certains politiciens, protégeant leurs intérêts égoïstes vont même jusqu’à ternir l’image du pays en tenant comme prétexte l’ethnisme au Burundi. D’autres, silencieux, se cachent derrière cette optique pour en faire un sujet de dégradation de l’image de l’autre.

Il n’y a pas d’ethnie au Burundi.

Parlons de cela pour la Chine et le Cameroun, oui. La Chine en compte une, les Ham majoritaires Han à 92%, et 55 autres minoritaires à 8%. Passant d’une ethnie à l’autre, il est facile de reconnaître telle ethnie par sa langue, sa façon de s’habiller et de manger. La Constitution et les lois du pays stipulent que chaque groupe ethnique est libre de choisir quelle langue apprendre à ses enfants. Mais on essaie de leur apprendre le mandarin parlé par la majorité tout en leur laissant le choix. Cela n’arrête en rien les politiques d’industrialisation, les technologies de l’innovation, car toutes ces ethnies travaillent en harmonie à la recherche des intérêts communs. La preuve, la Chine comptant ce nombre d’ethnies avec une population de 1,4 milliard d’habitants est aujourd’hui la deuxième puissance mondiale. « Un miracle », diraient les chrétiens. Comment parvenir à diriger une telle population avec leurs divergences de croyances et leur diversité ethnique.
Un collègue camerounais ajoute que cela est un fait que les africains vivent et que les pays comme le Burundi qui ont la chance d’être mono- ethniques devraient en être fiers et considérer cela comme un atout. Au Cameroun, par exemple, on compte plus de 200 groupes ethniques ; sans compter les tribus. Tous ces groupes ont chacun sa langue. On trouvera deux villages voisins au sein d’une même nation, mais parlant deux langues différentes. Leurs façons d’être, leur manière de faire, de célébrer les mariages et d’enterrer leurs morts diffèrent. Le Burundi est donc un petit paradis terrestre où tout est possible si les Burundais parvenaient à communiquer. Facile de le faire car on partage tout en commun. Pas d’ethnie au Burundi, mais des motifs ségrégationnistes à des buts mesquins pour ceux qui ne veulent pas la paix. Des histoires vont même jusqu’ à dire que les Burundais ne viennent pas des mêmes régions. Alors, pourquoi parlent-ils une même langue le Kirundi, une langue qu’on ne trouvera nulle part ailleurs en Afrique ? La Chine est un exemple à suivre. La Chine est ce qu’elle est grâce à ses valeurs de tolérance, de respect mutuel et de respect des institutions.

BLANDINE NIYONGERE

 

Journée internationale des casques bleus> Communiqué de presse

Le Burundi est satisfait de sa participation aux missions étrangères

 

DSC05396A l’occasion de la célébration de la journée internationale des casques bleus, le porte-parole du ministère de la Défense nationale et des anciens combattants, col. Gaspard Baratuza a rendu public un communiqué de presse relatif à cette journée. Il a à cette occasion répondu aux questions des journalistes en rapport avec la participation du Burundi dans les missions étrangères et celle en rapport avec son ministère.

 

Gaspard Baratuza rappelle dans son communiqué de presse que la journée du 29 mai de chaque année a été proclamée journée internationale des casques bleus par la résolution 57/129 du 11 décembre 2002 de l’assemblée générale des Nations unies. La commémoration de cette journée a donc pour objectif d’honorer la mémoire des casques bleus de l’Onu qui ont perdu la vie au service de la cause de la paix ; de rendre hommage à tous ceux, hommes et femmes, qui ont servi et continuent à servir dans les opérations de maintien de la paix de l’Onu pour leur professionnalisme, leur dévouement et leur courage. Les bureaux de l’Onu, ainsi que les Etats membres dont le Burundi fait partie et les organisations non gouvernementales, organisent des manifestations à la mémoire des casques bleus tombés sur le champ de bataille pour la paix. Selon le Colonel Baratuza, le thème choisi pour cette année 2017 est « investir dans la paix à travers le monde ».

Hommage au personnel des Nations unies disparu lors du service de maintien de la paix

Cette journée internationale des casques bleus, rend hommage au personnel civil, policier et militaire pour sa contribution inestimable au travail de l’Onu. C’est aussi l’occasion d’honorer la mémoire de plus de 3500 casques bleus qui ont perdu la vie en servant sous le drapeau des Nations unies depuis 1948, dont 117 hommes et femmes en 2016. Jusqu’aujourd’hui, notre pays le Burundi a déjà perdu six casques bleus en mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine « Minusca ». Il a profité de cette occasion pour rendre hommage aux vaillants militaires burundais. Il a rappelé que le Burundi participe en Centrafrique avec un effectif d’un bataillon de huit cent cinquante casques bleus, à côté de sa participation active en somalie avec plus de cinq milles personnes au compte de l’Union africaine. « La participation du Burundi dans les missions de maintien de la paix dans le monde apporte des résultats positifs au niveau des pays contributeurs des troupes et à l’échelle internationale par acquisition de l’expérience en travaillant en synergie et efficacité avec les autres pays du monde », dit Baratuza. Il indique que le ministère de la Défense nationale et des anciens combattants profite de cette occasion pour féliciter les militaires burundais pour la discipline exemplaire qui a valu l’appréciation positive des prestations dans les missions. Il reconnaît néanmoins que des cas de non respect des règles prescrites a valu le renvoie de certains militaires du Burundi et d’ailleurs. Concernant les retards observés dans le versement des indemnités aux comptes des militaires, M. Baratuza estime que ce problème inquiète pour le cas de l’Amisom surtout. En effet, l’Union africaine doit attendre le versement de l’Union européenne. Et de préciser que six mois d’arriérés viennent d’être décaissés et que les procédures administratives sont en cours. Pour le cas des militaires qui viennent d’être révoqués, M. Baratuza précise que ces derniers étaient partis faire leurs études à l’étranger et n’ont pas regagné le pays après ces études.
Alfred Nimbona

 

 

COMMUNE MPANDA> Rencontre du chef de l’Etat avec les administratifs et les forces de l’ordre et des provinces de l’Ouest du Burundi

Juguler la fraude et la corruption dans le secteur minier et la campagne café

 

DSC 0169Le président de la République Pierre Nkurunziza a tenu une réunion à l’intention des administratifs des provinces de l’Ouest du pays à savoir Bubanza, Bujumbura mairie, Bujumbura et Cibitoke au chef-lieu de la commune Mpanda en province de Bubanza le mercredi 31 mai 2017. Les responsables des corps de défense et de sécurité de cette région, les représentants des commerçants et les corps de justice étaient également présents dans cette réunion. Les échanges portaient sur la lutte contre les cas de fraude et de corruption dans le secteur minier et la campagne café en cours.

 

Dans son mot d’accueil le gouverneur de la province de Bubanza a fait savoir que cette rencontre se déroule dans sa province au moment où la population qui avait fait face à une famine due à la sécheresse qui a secoué la province est en train de récolter dans la satisfaction. Il a donné l’exemple du riz dont le prix avait monté jusqu’à 2 000 FBu mais qui s’achète actuellement à 1 500 FBu par kg et le haricot dont le prix est passé de 1 500 à 700 FBu par kg.
A la sortie de la réunion qui a eu lieu à huis clos, Alain Diomède Nzeyimana porte-parole adjoint du chef de l’Etat a fait savoir à la presse que l’objet de cette rencontre était d’échanger sur les différentes stratégies à mettre en œuvre pour lutter contre la fraude et la corruption dans le secteur minier et la campagne café qui bat son plein.
Dans cette réunion, a-t-il dit, étaient invités les représentants des commerçants oeuvrant dans les quatre. Cinq ministres qui sont concernés d’une façon ou d’une autre étaient également présents. Il s’agit du ministre de l’Intérieur et de la formation patriotique, du ministre de la Sécurité publique, du ministre de la Bonne gouvernance et de la privatisation et de la ministre de la Justice.
Au cours de cette réunion a indiqué le porte-parole adjoint du chef de l’Etat, les commerçants ont exprimé les défis auxquels ils font face et les propositions de solutions pour s’en sortir. Pour les opérateurs du secteur minier, les défis signalés sont notamment l’obtention du permis d’exploitation. Et là le responsable de l’Office burundais des mines (OBM) leur a dit que lorsque tous les papiers nécessaires sont disponibles, le demandeur à l’exploitation peut obtenir l’autorisation endéans trois jours.
Prenant la parole, a poursuivi M. Nzeyimana, le chef de l’Etat est d’abord revenu sur la campagne de moralisation où lui-même donne un enseignement sur la nécessité de revenir sur les valeurs de la société burundaise. L’importance de la famille dans la société surtout dans la préparation d’un bon avenir sur le Burundi.
M. Nzeyimana a signalé que la question de la pénurie du carburant n’a pas été oubliée par le père de la nation. Ainsi, le chef de l’Etat leur a retracé l’origine de cette problématique. En 2015 avec la crise, le stock en carburant a été consommé et les véhicules n’ont pas augmenté en nombre mais en cette période de paix où le pourcentage des gens véhiculés atteint les 30%, il faut alors prendre du temps pour augmenter la quantité d’approvisionnement en carburant pour servir toute la demande. Il a également tranquillisé que bientôt cette question sera vidée.

Travaux de développement communautaire et aide aux vulnérables

Le chef de l’Etat s’est ensuite dirigé dans la commune Gihanga de la province de Bubanza où il a effectué des travaux de développement communautaire dans le village V. Les travaux consistaient à mélanger du ciment avec le gravier pour le pavage du hangar communautaire pour la conservation du riz. Dans ce village il a distribué une aide à trois cent ménages des vulnérables. L’aide était constituée de 10 kg de riz par ménage.
Dans la même province, en commune Rugazi, au chef-lieu de la zone Muzinda, le président Nkurunziza s’est joint à la population dans les travaux de développement communautaire à l’Institut supérieur de gestion et de développement. A cette école, le président de la République a reçu un don de reconnaissance. Ce don était composé de deux génisses. L’une a été offerte par le représentant de l’école tandis que l’autre lui a été donnée par les élèves de cet établissement. A Muzinda, le numéro un de l’exécutif burundais a accordé une aide aux vulnérables. Au total trois cent ménages ont bénéficié chacun de 10 kg de riz.

Amédée Habimana

 

 
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