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PROVINCE DE GITEGA> Commémoration du 28e anniversaire de la Charte de l’unité nationale

Renforcer l’unité en s’attelant aux travauxde développement

 

DSC 0046Le 5 février de chaque année, le Burundi commémore la Charte de l’unité nationale. Cette année, les cérémonies marquant ce 28e anniversaire se sont déroulées dans toutes les provinces.  A Gitega, elles ont été rehaussées par la présence du couple présidentiel. D’autres invités de marque étaient présents à ces festivités, entre autres, les députés, les membres du corps diplomatique et consulaire ;  les corps de défense et de sécurité, les ministres ainsi que la population de cette province.

 

Les festivités ont débuté par un dépôt de gerbes de fleurs par le couple présidentiel au monument de l’Unité nationale situé au centre ville de Gitega. Les représentants des corps diplomatique et consulaire accrédités au Burundi ont ensuite  déposé leur gerbe de fleurs sur ce monument. 
 

Gitega, capitale politique du pays

Lesdites cérémonies se sont poursuivies au stade Ingoma de Gitega où une foule nombreuse était venue assister à ces festivités. Le groupe de tambourinaires de Gishora et les groupes de danse traditionnelle étaient sur les lieux pour agrémenter la fête de la Charte de l’unité nationale. Ces cérémonies ont débuté par une prière de différentes confessions religieuses (catholique, protestante et musulmane).Dans son discours d’accueil, le gouverneur de la province de Gitega, Venant Manirambona, a indiqué que la situation sécuritaire est généralement bonne dans sa province dans la mesure où l’année 2018 s’est achevée dans la paix et la tranquillité, et que les fêtes de fin d’année se sont bien passées. Il a également fait savoir que cette province a été choisie pour devenir la capitale politique du pays. «Un pas a été franchi et nous remercions le chef de l’Etat pour avoir choisi notre province. Ce choix n’a pas été le fruit du hasard, c’est grâce à la volonté de Dieu. Nous nous préparons pour que cette mise en place soit effective et que tout se déroule comme prévu», a-t-il dit.
 

Les rois du Burundi ont préservé cette unité

Le discours tant attendu était celui du président de la République Pierre Nkurunziza. Il a d’abord souhaité les meilleurs vœux pour l’année 2019 à tout le monde présent à ces cérémonies. « Qu’elle soit une occasion de renforcer cette unité ». Le président Nkurunziza a rappelé l’origine de ce jour, qui, selon lui, est un cadeau de Dieu. C’est Dieu qui nous a unis, nous a fait Un, et nous sommes des Burundais ayant nos coutumes et nos mœurs. Nous devons cette unité à Ntare Rugamba, qui a donné l’origine du Burundi, a-t-il souligné. Ntare avait donné les signes distinctifs de notre pays entre autres le sorgho qui possède des graines semblables. L’autre signe est l’unité des Burundais mais aussi, la position géographique du Burundi qui montre que notre pays est le cœur de l’Afrique. « Cette unité a été détériorée  par les colons et cela a engendré des divisions ethniques au sein des Burundais. ». Mais, les rois qui se sont succédé sur le trône ont lutté pour cette unité notamment Ntare Rugamba, Mwezi Gisabo et le Prince Louis Rwagasore. 

L’unité se manifeste par le travail 

Jusqu’à ce jour, cette lutte continue. La Charte de l’unité  nationale est venue résoudre le mal que les colons avaient semé dans le cœur des Burundais. Mais la cure n’a pas suffi pour guérir cette maladie, car il y a eu une guerre en 1993, a indiqué le chef de l’Etat burundais. Il  a souligné que le remède à cette maladie a été trouvé dans l’accord  d’Arusha où les Burundais se sont mis ensemble. Pour le chef de l’Etat, cette fête de l’unité est une fête spéciale car les Burundais ont voté la nouvelle Constitution qui a été signée à Gitega. Egalement, Gitega est devenu officiellement la capitale politique du pays car un décret présidentiel a été signé le 4 février. Concernant le thème de cette année, le président Nkurunziza a dit que l’unité se manifeste par le travail. Il faut s’atteler aux travaux de développement dans tous les secteurs du pays. Grâce à cette unité, beaucoup d’infrastructures ont été construites ; des associations et des coopératives ou sociétés ont été créées. M.Nkurunziza a terminé son allocution en invitant la population burundaise à renforcer cette unité tout en s’attelant aux travaux de développement. Il a aussi souhaité à  tous les Burundais une bonne fête.                                                                                           

Yvette Irambona

 

5 Fevrier 2019> Célébration du 28e anniversaire de l’adoption de la Charte de l’unité nationale

« Réaffirmons l’unité qui constitue la prédilection des Burundais dans tout et partout à travers les travaux de développement »

 

DSC 0503A l’occasion de la célébration du 28e anniversaire de l’adoption de la Charte de l’unité nationale en date du 5 février 2019, le président de la République, Pierre Nkurunziza a formulé une série de recommandations pouvant permettre au peuple burundais de consolider cette unité. Ces recommandations ont été relayées  par le président de l’Assemblée nationale, Pascal Nyabenda.  A cet effet, le temps sonne pour poser des actes au lieu de se livrer aux spéculations inutiles. Ce qui nous conduit au développement durable.  

 

« Réaffirmons l’unité qui constitue la prédilection  des Burundais dans tout et partout à travers les travaux de développement », tel est le thème retenu cette année pour célébrer le 28e anniversaire de l’adoption de la Charte de l’unité nationale qui a lieu le 5 février de chaque année. Dans le message du chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, lu par le président de l’Assemblée nationale, Pascal Nyabenda qui l’a représenté dans les cérémonies en mairie de Bujumbura, il y a lieu de remarquer que la date du 5 février 2019 est un jour important pour la vie du Burundi. Au fait, il faut qu’il y ait de l’unité pour parvenir à la paix, à la sécurité ainsi qu’aux travaux de développement. Les leaders qui ont marqué le Burundi comme le Prince Louis Rwagasore, héros national de l’indépendance et Melchior Ndadaye, héros de la démocratie, devraient servir d’exemple à tous les Burundais. A cet effet, c’est le moment de se mettre au travail pour le progrès économique et social constituant le pilier du développement. 

Les succès de l’unité nationale

Dans ce message, il a été question d’évaluer le pas déjà franchi par les Burundais dans leur comportement en faveur de l’unité. C’est ainsi que l’opinion nationale et internationale doit comprendre que celle-ci est au stade avancé. L’unité a toujours été le fondement de toutes les activités du passé des Burundais. L’unité fait que le Burundi ait une bonne image dans le concert des nations. Il a été retenu, dans ce discours, qu’il existait un seul roi, un seul Dieu et un seul pays. Les Burundais doivent privilégier  leur langue et leur culture pour l’héritage des générations futures. Le chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, n’a pas manqué de remercier le peuple Burundais qui a montré  sa bravoure allant dans le sens du patriotisme. Les Burundais ont compris que la présence des colons n’avait que le seul objectif de les diviser en disant qu’il existe des Burundais plus intelligents que les autres.  Il revient pour le moment aux Burundais de faire un examen de conscience pour voir comment toutes les couches sociales peuvent consolider l’unité pour ne plus tomber dans les erreurs du passé. C’est ainsi qu’il faut trouver un remède durable pour consolider cette unité. C’est dans ce cadre qu’il y a eu l’accord d’Arusha, les institutions solides, les infrastructures publiques comme les marchés, les écoles, les hôpitaux… qui fonctionnent à la satisfaction des Burundais.

D’autres valeurs en faveur de l’unité

D’autres valeurs ont été évoquées. Il s’agit notamment du dialogue social, du flambeau de la paix qui circule chaque année avec comme arrière-fond la consolidation de l’unité nationale. Ce qui montre que les Burundais sont actuellement  indépendants. L’unité nationale doit commencer à partir de nos familles respectives ainsi que dans tous les services étatiques et non-étatiques. Le Burundi fondé sur l’unité constitue un peuple épris de paix et de sens patriotique. Encore faut-il cultiver l’amour sur toute l’étendue du pays. Il faut que les Burundais qui se sont rebellés d’une manière ou d’une autre, sachent que l’heure revient à la reconstruction du pays. Notons que les cérémonies ont débuté par une prière faite tour à tour par les représentants des principales confessions religieuses se trouvant au Burundi. Parmi les personnalités présentes il y avait notamment l’ex-président de la république du Burundi, Sylvestre Ntibantunganya, le Premier vice-président de l’Assemblée nationale, Agathon Rwasa, le maire de la ville, Freddy Mbonimpa et les trois administrateurs communaux de la mairie de Bujumbura

Masta Shabani, Evélyne Habonimana

 

DEUXIEME VICE-PRESIDENCE de la republique> Audience accordée à une délégation du Groupe de la Banque africaine de développement

Les échanges ont porté sur la coopération entre le Burundi et la Banque

 

A1731Le samedi 2 février 2019, le Deuxième-vice-président de la république du Burundi, Joseph Butore, a reçu en audience une délégation du Groupe de la Banque africaine de développement  (Bad), conduite par le directeur exécutif du groupe de la Bad en Afrique centrale, René Obam Nlong. Comme il a été porté à la connaissance de la presse, les échanges ont essentiellement porté sur la coopération entre la Bad et la république du Burundi. 

 

A la sortie de l’audience, le chef de la délégation, le directeur exécutif du Groupe de la Bad en Afrique centrale, René Obam Nlong, a dit qu’il a salué l’accueil leur réservé par le Deuxième vice-président de la république. « Nous avons eu cet honneur d’être reçu par le Deuxième vice-président de la République, quand vous saviez combien son agenda est chargé, surtout les obligations professionnelles de haut niveau qui sont ses préoccupations. Il nous a accordé du temps et on s’en réjouit. Nous le remercions d’avoir accepté de nous recevoir un samedi matin, ce qui est un honneur », a-t-il déclaré. Obam Nlong a ajouté que leur entretien a été très fructueux. « Le contenu de notre entretien est très fructueux car nous avons eu des orientations en matière de coopération avec la Banque, de sa part. Nous avons aussi abordé les problèmes de croissance économique, le dynamisme de l’économie. Le Deuxième vice-président a pointé du doigt certaines choses, notamment les infrastructures au niveau de l’énergie avec un pas sur l’intégration nationale. Il a parlé de l’eau et de l’assainissement, de l’éducation, du rôle que jouerait la jeunesse dans ce pays. On est allé très loin et le Deuxième vice-président a sollicité le concours de la Bad  dans la mise en œuvre des objectifs du développement durable (ODD) dans ce pays. A ce point de vue je dois vous dire qu’au niveau de la Bad, nous avons une stratégie qui, une fois réalisée, permettrait d’atteindre 80% des ODD. La Bad sera aux cotés du Burundi dans la mise en exécution de ces objectifs du développement durable », a-t-il précisé. 

La nouvelle dimension du développement

« S’il y a quelque chose que nous avons retenue de cette audience, c’est la nouvelle dimension que le Deuxième vice-président donne au contenu du développement. Il a défini le développement comme étant trois choses. Le développement pour lui, c’est d’abord aimer son pays, c’est aussi être à l’écoute de la population, c’est aussi être sûr de soi-même. On se réjouit donc de l’audience qui nous a été accordée et on rentre à Abidjan avec ce mot d’ordre sur la nouvelle dimension du développement, vu par le Deuxième vice-président », a ajouté M. Nlong.Pour le Conseiller principal, chargé de la Presse et communication à la Deuxième vice-présidence de la république du Burundi, Hassan Ngendakumana, les échanges entre les visiteurs et le Deuxième vice-président, ont essentiellement porté sur la coopération entre le groupe de la Bad et le Burundi. Il a ajouté que la délégation a apprécié la situation socio-politico-sécuritaire du moment. Et de dire encore que Joseph Butore leur a présenté son appréciation, en ce qui est des relations entre la Bad et le Burundi. Les échanges ont porté également sur les réalisations de la Bad au Burundi, notamment la construction des centrales électriques, la construction des infrastructures routières, sur l’intervention de la Bad dans les domaines de l’éducation, de l’agriculture, etc. « Ce qui se remarque, a précisé M. Ngendakumana, c’est que le groupe de la Bad intervient énormément dans les travaux de développement au Burundi ».Vous saurait que la délégation reçue en audience par le Deuxième vice président de la République, Joseph Butore, représentait vingt six pays d’Afrique. 

Jean Bosco Nkunzimana

 

COOPERATION> Retour de Tanzanie du Premier vice-président de la République Il venait de participer au 20e sommet des chefs d’Etat de la Communauté est-africaine

Il venait de participer au 20e sommet des chefs d’Etat de la Communauté est-africaine

 

DSC 0463Le Premier vice-président de la République Gaston Sindimwo est rentré au pays en provenance d’Arusha en Tanzanie, le dimanche 3 janvier 2019. Il venait de participer au 20è sommet des chefs d’Etat de la Communauté est-africaine où il avait représenté le chef de l’Etat Pierre Nkurunziza. 

 

Arrivé à l’Aéroport international de Bujumbura, le Premier vice-président a fait savoir que la réunion était centrée sur l’organisation et les pactes signés. Il s’agissait de voir comment passer à l’étape de la confédération politique. M. Sindimwo a indiqué qu’ils se sont rendu compte que c’est presque impossible aujourd’hui. D’autres points qui étaient à l’ordre du jour en rapport avec la Communauté ont été analysés.En ce qui concerne le Burundi, le Premier vice-président de la République a indiqué que c’était l’accord commercial entre les pays de l’Union européenne et la Communauté est-africaine.  Le Burundi ne peut pas apposer sa signature sur cet accord tant qu’il est toujours sous embargo.En second lieu, M.Sindimwo a indiqué qu’ils ont entendu le rapport du facilitateur William Mkapa qui a trop chargé le gouvernement burundais.  Ce rapport a été appelé 5è round par le facilitateur. A propos de cela, le Premier vice-président de la République a signifié qu’il ne le connait pas car le 5è round n’a pas eu lieu.Le facilitateur Mkapa a demandé aux chefs d’Etat présents de statuer sur comment la Constitution burundaise actuelle a été mise en place et de la refaire. En plus de cela, qu’il faut au Burundi un gouvernement de transition, ce que le Premier vice-président a réfuté.

La Constitution revêt un caractère de souveraineté de chaque pays. 

En ce qui concerne la Constitution, M. Sindimwo a déclaré haut et fort que cela revêt un caractère de souveraineté de chaque pays.  Le Burundi  ne s’est jamais ingéré dans les référendums constitutionnels qui ont eu lieu dans d’autres pays de la Communauté est-africaine et que donc cette question est indiscutable. Quant au gouvernement de transition, là aussi le Premier vice-président de la République a signifié que c’est indiscutable. Les chefs d’Etat ont pris une décision  de prendre acte de fin de mandat du facilitateur William Mkapa. Cette question a été remise dans les mains des chefs d’Etats  qui vont pouvoir faire des consultations afin de voir la suite.Lors de son exposé, le Premier vice-président a fait remarquer aux chefs d’Etat qu’aujourd’hui au Burundi aucun chef du parti politique agrée n’est à l’extérieur du pays. S’il advenait qu’il y ait quelqu’un qui vient de l’extérieur, il est le bienvenu. Le gouvernement est là pour le sécuriser afin qu’il puisse participer aux élections de 2020 sans aucune difficulté.A la question de savoir si les relations entre le Burundi et le Rwanda ont été évoquées, le Premier vice-président  a répondu par non.  Lors de son exposé au cours de la réunion, M.Sindimwo a fait remarquer que le chef de l’Etat burundais a déjà transmis une correspondance aux chefs d’Etat de la Communauté est-africaine demandant un sommet extraordinaire sur la situation entre le Burundi et le Rwanda.Quand le Burundi a constaté que ces chefs d’Etats ont vu cette correspondance et qu’ils ont voulu choisir le président rwandais comme président de la Communauté est-africaine, M. Sindimwo a pris  acte de cela, a-t-il dit. Il croit que les solutions seront trouvées prochainement pour le bon fonctionnement de la Communauté, a-t-il ajouté.

Martin  Karabagega

 

Editorial> Célébrons la fête de l’unité, le regard tourné vers un avenir meilleur

Le peuple burundais, commémorera, ce mardi 5 février 2019, le 28e anniversaire de l’adoption de la Charte de l’unité dont il s’est doté, par voie référendaire, le 5 février 1991 et qui donna naissance à des symboliques de l’unité comme la fête de l’unité célébrée le 5 février de chaque année, les monuments et places de l’unité, le drapeau  et l’hymne de l’unité.Le peuple burundais, commémorera, ce mardi 5 février 2019, le 28e anniversaire de l’adoption de la Charte de l’unité dont il s’est doté, par voie référendaire, le 5 février 1991 et qui donna naissance à des symboliques de l’unité comme la fête de l’unité célébrée le 5 février de chaque année, les monuments et places de l’unité, le drapeau  et l’hymne de l’unité.La Charte de l’unité est un pacte scellé entre les Burundais eux-mêmes qui, il y a 28 ans, s’engageaient à en finir avec les violences interethniques à répétition. Malheureusement, la pause fut de très courte durée car l’assassinat, le 21 octobre 1993, du premier président démocratiquement élu Melchior Ndadaye, fut suivi par des massacres interethniques  d’une rare gravité qui, pendant plus d’une décennie, plongèrent le pays dans un deuil sans nom. Il a fallu l’avènement du parti CNDD-FDD au pouvoir, après les élections démocratiques pluralistes de 2005, pour que le Burundi retrouve la paix, l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation signé en août 2000, n’ayant pas pu ramener la paix recherchée.Vingt-huit ans après l’adoption de la Charte de l’unité, la question devant être posée est naturellement celle-ci : Où en sommes-nous ? Dans un message adressé à la Nation, le lundi 20 août 2018,  à  l’occasion de la célébration du 3è anniversaire de la mise en place des Institutions par la voie électorale, le président de la République Pierre Nkurunziza a déclaré : « Nous nous sommes engagés à réconcilier les Burundais, à promouvoir les valeurs d’amour, de complémentarité, de partage, de travail, de bonne conduite, de respect mutuel… Nous voudrions que les Burundais méditent toujours sur l’unité nationale et prennent conscience qu’ils sont  maîtres du destin de leur pays… ». Ces belles paroles ont été prononcées au moment où les Institutions démocratiquement élues et le gouvernement qui en émane n’ont qu’un rêve, celui de porter en triomphe un pays durablement réconcilié avec lui-même, après les dates de triste mémoire s’appelant 1965, 1972, 1988 et 1993, ayant profondément affecté les traditions millénaires du peuple burundais solidement bâties sur l’unité et la solidarité d’un peuple que tout appelait à demeurer uni, n’eût été  l’administration coloniale belge qui divisa pour régner.Vingt-huit ans après l’adoption de la Charte de l’unité, il est heureux d’observer que la Direction politique a un souci majeur, celui de rompre radicalement avec une page sombre de notre Histoire, de réconcilier durablement le peuple burundais avec lui-même,  pour que grandisse et mûrisse une société burundaise d’hommes et de femmes, où chacun se verra rétabli dans l’amour de l’autre et dans celui de la patrie. L’unité nationale aura alors gagné en cohésion, après un désordre poussé à fond dans un passé proche et lointain, et qui a fait crac- boum. Aujourd’hui, nous entrons infailliblement dans une ère nouvelle où la Direction politique et les citoyens partagent la responsabilité de bâtir un Burundi uni et prospère. Aucun Burundais ne peut, sans mauvaise conscience, demeurer insensible aux malheurs qui ont frappé notre pays, quelle que soit sa tendance politique affichée. Aujourd’hui, une occasion nous est sûrement donnée pour mettre, à jamais, en péril nos comportements antinationaux en leur substituant notre détermination à œuvrer ensemble pour un avenir meilleur.                

Louis Kamwenubusa

 

AMBASSADE DE CHINE> La fête du printemps 2019 et exposition internationale

Sur les 40 ans de réforme et d’ouverture de la Chine

 

DSC08154L’ambassade de Chine au Burundi a célébré, le jeudi 31 janvier 2019, dans les enceintes de ladite ambassade, la fête du Printemps 2019 et l’exposition internationale sur les 40 ans de réforme et d’ouverture de la Chine. Pour les Chinois, cette année sera dédiée au cochon. 

 

Dans son allocution, l’ambassadeur de Chine au Burundi, Li Changlin a d’abord rappelé que l’année du chien va bientôt toucher à sa fin. Il a profité de cette occasion pour exprimer ses sincères salutations et meilleurs vœux pour l’année du cochon à tous les Burundais. Il a indiqué que l’année 2018 avait marqué le 40è anniversaire de lancement de la politique de réforme et d’ouverture de la Chine. «Comme le disait le président  Deng Xiaoping en 1978, la Chine, après la calamité de la Grande révolution culturelle qui avait duré 10 ans, risquait d’être éliminée de la planète. C’est grâce à la politique de la réforme et d’ouverture que la Chine a connu d’énormes progrès prodigieux dans tous les domaines. Il a essayé de montrer les statistiques de l’évolution du développement économique chinois qui ont été satisfaisants au cours de ces 40 ans.Le développement de la Chine a alors apporté des expériences réussies, et montré de belles perspectives aux nombreux pays  en développement quant à leur marche vers la modernisation et que la Chine constitue une grande force en faveur de la paix et du développement dans le monde. « A la lumière de l’esprit du bénéfice mutuel et de gagnant-gagnant, la Chine entend partager ces expériences avec les autres pays en développement, surtout les pays africains. C’est la raison pour laquelle nous avons organisé cette exposition, qui veut vous donner de matières à réflexion sur la recherche d’une voie de développement adaptés à vos réalités ». Li Changlin a rappelé qu’au moment de la célébration du 55è anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques sino-burundaises, soit plus d’un siècle, l’amitié et la coopération entre la Chine et le Burundi gagnent sans cesse en largeur et en profondeur. « Nos deux pays ont vu les visites de haut niveau se multiplier, leur confiance politique s’élargir et s’approfondir, leur confiance politique réciproque se consolider, leurs échanges économiques et commerciaux s’élargir et s’approfondir, et leur coopération dans les domaines éducatif, sanitaire, culturel, sportif et militaire accéder à des niveaux toujours plus élevés».  

Cent nonante mille  kits de produits de réception de télévisions numériques 

Il a annoncé que, pour renforcer la coopération entre ces deux pays, le gouvernement burundais va recevoir de la part de la Chine,

190 000 kits de produits de réception de télévisions numériques comme matériels combinés pour le projet de Numérisation de la radio et télévision nationales du Burundi. Li Changlin n’a pas manqué de dire que la Chine a accordé une grande importance au Plan national du développement pour les 10 ans à venir  par le Burundi où elle a mobilisé une dizaine de jeunes interprètes pour traduire ce projet en chinois afin d’explorer des pistes pour le mettre en synergie avec les stratégies chinoises dans le cadre du Forum sur la coopération sino-africaine.Le secrétaire permanent au ministère des Affaires étrangères, Isidore Ntirampeba a fait savoir que cette année de cochon est très significative pour les Chinois et pour les Burundais. « Le cochon est considéré comme un animal loyal, honnête, patient, généreux, modeste, travailleur et fort. Il se caractérise par un bon appétit et quand on a l’appétit, il faut trouver à manger. Le travail a permis à la Chine de se développer dans tous les domaines jusqu’à la rendre une deuxième puissance économique mondiale. Le gouvernement burundais souhaite à la Chine de continuer d’aller toujours de l’avant ».

Une délégation conduite par le Deuxième vice-président à Beijing en 2018

M. Ntirampeba  a indiqué que dans le cadre des échanges de visites de haut niveau, une forte délégation burundaise conduite par le Deuxième vice-président de la république du Burundi, Joseph Butore, a participé au sommet du Forum sino-africain du 2 au 5 septembre 2018 ; un forum à travers lequel la Chine et l’Afrique veulent construire une communauté de succès, encore plus solide. « Le gouvernement burundais soutient l’organisation du deuxième forum : « La Ceinture et la Route » prévu en 2019 dans le cadre de la promotion de la coopération internationale.Signalons que les danses chinoises et jeux divers, des tambours et des jeux acrobatiques montrant la culture de ces pays ont clôturé les cérémonies.                                                                                               

Olivier Nishirimbere

 
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