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COMMUNE BUGENDANA> Travaux de développement communautaire effectués par le Premier vice-président de la République

«Profitons de la paix et la sécurité pour construire notre chère patrie»

00azeeEn son deuxième séjour de sa visite dans la province de Gitega, le Premier vice-président de la République du Burundi, Gaston Sindimwo, s’est joint, le lundi 13 février 2017, à la population de la commune Bugendana dans les travaux de développement communautaire. Ces travaux étaient constitués par le mélange du sable, du gravier et du ciment pour le bétonnage des salles de classe de l’Ecole fondamentale Mukoro II, ainsi que le rapprochement des briques et des pierres sur le même chantier. Le Premier vice-président de la République a invité la population de Bugendana à profiter la paix et la sécurité pour construire le pays afin d’atteindre le développement durable.

A la colline Mukoro de la zone et commune Bugendana, Gaston Sindimwo a été accueilli par la population de cette colline et des environs ainsi que les députés et les sénateurs élus dans la circonscription de la province de Gitega. L’administrateur de la commune Bugendana, a salué l’initiative des hautes autorités du pays, qui ne cessent de rendre visite à la population sur les lieux de travail. Et c’est un signe d’amour qu’ils ont envers les habitants qui les ont élus. Selon les informations reçues sur les lieux, l’Ecofo Mukoro II est constituée de douze salles de classe ; un bloc de latrines, une direction ainsi qu’une salle pour les professeurs.

Oubliez le passé de votre commune et construire le pays ensemble
Après les travaux, M. Sindimwo est revenu sur l’histoire de la commune Bugendana. Il a informé que la majorité pensait que cette commune ne serait plus fréquentée. « Alors, je suis venu me joindre à la population de Bugendana dans les travaux de développement communautaire pour montrer à toutes les communautés que Bugendana des années 1960 ou 1970 n’est plus Bugendana d’aujourd’hui », a affirmé M. Sindimwo. Pour cela, ce dernier a demandé aux habitants de Bugendana d’oublier le passé de leur commune et de travailler en synergie sans distinction de leurs ethnies.

Adapter le système des jardins potagers pour lutter contre la famine
M. Sindimwo a affirmé qu’actuellement la question de paix et de sécurité sur tout le territoire du pays est déjà maintenue. Seulement, il reste à entamer le chapitre du développement économique du pays. « Et cela dépendra des efforts que nous allons engager dans la lutte contre la famine et la pauvreté », a précisé M. Sindimwo. Concernant la disette qui sévit dans certaines parties du pays, le Premier vice-président a conseillé aux habitants de Bugendana de s’adapter au système de faire les jardins potagers pour réduire la famine.
« Comme le chef de l’Etat dit chaque fois que les autorités doivent effectuer des visites pour trouver la population sur leur lieu de travail, nous allons également revenir pour vous encourager à faire le développement de votre commune. Car, c’est l’un de nos engagements », a promis M. Sindimwo. Ce dernier a terminé en appréciant les bonnes œuvres des forces de défense et de sécurité dans le maintien de la paix et de la sécurité dans cette province, et en leur demandant de continuer toujours dans le même sens.
Avit Ndayiragije

 

SENAT> Audience accordée au secrétaire général de l’UCLG Africa

Au cœur des échanges, la décentralisation

00azLe Burundi est le deuxième pays africain, après la Mauritanie, à ratifier la Charte africaine des valeurs et principes de la décentralisation et de la gouvernance locale. Ce sont là, les propos de Jean Pierre Elong Mbassi, secrétaire général de l’organisation Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique, le mardi 14 février 2017, à la sortie de l’audience qui lui a été accordée par le président du Sénat, Réverien Ndikuriyo.

« Je suis venu remercier le Burundi pour avoir été un des pays pionnier qui viennent de signer et ratifier la Charte africaine des valeurs et principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement locale », a dit M. Elong Mbassi. Selon lui, cette charte a été adoptée à l’échelle des Etats et gouvernements de l’Union africaine en juin 2014 à Malabo en Guinée équatoriale.
« Nous voulons que le Burundi soit notre champion pour amener d’autres pays africains à faire comme lui et ratifier cet instrument essentiel pour la gouvernance locale en Afrique», a affirmé M. Elong Mbassi. En effet, dit-il, pour que la charte soit appliquée, il faut au moins que 15 pays l’aient ratifiée. Il a invité le Burundi à apporter son soutien afin de convaincre d’autres pays africains de lui emboiter le pas.
M. Elong Mbassi a également indiqué que le Burundi est en train d’enregistrer des progrès significatifs dans le domaine de la décentralisation. « J’ai eu le privilège, dit-il, d’être invité comme observateur dans la réunion inter ministériel du comité de pilotage de la politique de décentralisation. «Je me suis rendu compte combien la décentralisation est au cœur des préoccupations du gouvernement ». Il se dit convaincu que le Burundi est déterminé à appliquer effectivement la décentralisation, car l’œuvre qui est en train d’être faite est la construction de la deuxième indépendance car elle est le retour du pouvoir au peuple.

Charles Makoto

 

Ministere en charge de la CEA> Ses promesses pour l’année 2017

Poursuivre la défense des intérêts du pays et en tirer profit

00ALMDCLors de la présentation du bilan du ministère à la présidence chargé des Affaires de la Communauté est-africaine (CEA), la ministre Léontine Nzeyimana a donné les principales activités que son ministère se propose de réaliser pour l’année 2017.

En dépit du budget d’austérité pour l’exercice 2017, Léontine Nzeyimana, ministre en charge de la CEA, a indiqué que ledit ministère compte assumer à plein rendement son rôle de coordination des projets et programmes d’intégration au sein de la Communauté est-africaine. Ce ministère envisage ainsi être en phase avec les engagements communautaires, y compris les obligations statutaires relatives à la contribution au budget de la CEA.
L’autre promesse à réaliser concerne son rôle de représentation et d’information sur les projets et programmes de la Communauté est-africaine afin que le Burundi puisse défendre ses intérêts et en tirer profit, y compris les différents plans directeurs de la CEA (infrastructures, routes, rail, énergie, etc.). «Il s’agit somme toute de poursuivre la défense des intérêts de la République du Burundi dans les fora statutaires et non statutaires de la CEA », a-t-elle précisé.
La ministre Nzeyimana a aussi fait savoir que son ministère compte également poursuivre les activités de diplomatie offensive pour redorer l’image de marque du Burundi et faire le marketing du Burundi dans la Communauté est- africaine. Elle a ajouté que ledit ministère va assurer le suivi de l’organisation de la 6e Conférence scientifique sur la santé de la CEA et exhibition des produits de santé d’une part ; et de la Conférence de la CEA sur le pétrole et exhibition de 2017 d’autre part.
Le ministère en charge de la CEA compte enfin introduire le dossier relatif à l’harmonisation de l’exercice budgétaire commençant le 1er juillet pour se terminer le 30 juin de l’année suivante, et initier les amendements nécessaires en vue d’être en phase avec cet engagement communautaire.
Yvette Irambona

 

PROVINCE DE MURAMVYA> Célébration du 55e anniversaire de la victoire du parti Uprona

Une meilleure occasion de rassembler tous les Badasigana pour la préparation des élections de 2020

00ALLMLa direction générale au niveau national du parti de l’Union pour le progrès national (Uprona) a célébré, le dimanche 12 février 2017, au chef-lieu de la commune et province de Muramvya, le 55e anniversaire de la victoire du parti Uprona. Et c’était une occasion pour rassembler tous les Badasigana en vue de préparer ensemble les élections de 2020. Les cérémonies marquant cet anniversaire du parti étaient rehaussées par le Premier vice-président de la République du Burundi, Gaston Sindimwo.

Les cérémonies ont été débutées par une marche depuis la colline Rweza, plus précisément au niveau de l’hôtel Au bois fleuri jusqu’à Kumbizi tout près du lycée de Muramvya où se sont déroulées les festivités. Dans son mot d’accueil, Bernard Ndayininahaze, premier secrétaire provincial du parti Uprona en province de Muramvya, a d’abord souhaité la bienvenue à tous les invités d’honneur qui ont participé à ces cérémonies marquant la célébration du 55e anniversaire du parti. M. Ndayininahaze a ajouté que les Badasigana de Muramvya sont au travail et qu’ils collaborent très étroitement avec les partisans des autres partis politiques œuvrant dans cette province. « Nous continuons également les activités de rassemblement de tous les Badasigana, les anciens et les nouveaux adhérants », a signalé M. Ndayininahaze.

Rassembler tous les Badasigana
Dans son discours de circonstance, Abel Gashatsi, président du parti Uprona au niveau national, a indiqué que les activités de cette journée avaient deux objectifs principaux. « En premier lieu, il s’agit de célébrer le 55e anniversaire de la victoire du parti Uprona. Deuxièmement, c’est une bonne occasion de rassembler tous les Badasigana de sorte que les élections de 2020 les trouveront tous unis », a précisé M. Gashatsi. Ce dernier a ajouté que comme nouveau représentant du parti, il va effectuer beaucoup de visites pour rapprocher tous les Badasigana dans toutes les provinces, mais aussi de rassembler tous les militants qui sont allés voter au sein de la coalition Amizero y’Abarundi. Et aujourd’hui, ici à Muramvya, c’est une réussite totale parce que certains militants ont accepté de regagner le bercail. M. Gashatsi a promis que cette même activité sera bientôt menée dans toutes les provinces du pays. « Pour clôturer, je demande à tous les Badasigana de renforcer la paix et la sécurité dans tout le pays tout en restant unis et en collaborant très étroitement avec les partisans des autres partis politiques », a beaucoup insisté M. Gashatsi.
Quant à Gaston Sindimwo, Premier vice-président de la République, qui a également participé dans ces cérémonies, il a informé que «nul ne peut ignorer les efforts que Louis Rwagasore, fondateur de l’Uprona, a engagés dans la lutte pour l’indépendance du Burundi. Et c’est un honneur pour notre parti».

Penser aux préparatifs des élections de 2020
M. Sindimwo a encore encouragé tous les Badasigana qui se sont donné corps et âme en participant dans les élections de 2015 dans tous les coins du pays afin que le parti Uprona puisse avoir des sièges qu’il a actuellement au gouvernement. «Pour cela, je demande aux Badasigana ici présents de redoubler les efforts mais aussi aux Badasigana qui sont actuellement en exil de regagner le bercail afin que nous puissions préparer ensemble et remporter les élections de 2020 », a rassuré M. Sindimwo.
Ce dernier a rappelé que les vrais Badasigana doivent rester unis et ne prêtent pas une oreille attentive à tous ceux qui viennent pour les séparer dans leur unité. « Pour renforcer la paix et la sécurité dans vos entourages, il faut que vous collaboriez toujours avec les autorités locales sans distinction d’ethnies ou d’autres choses », a affirmé M. Sindimwo. Le Premier vice-président de la République a terminé en demandant au président du parti de mettre en place beaucoup de projets visant le rapprochement des Badasigana jusqu’au niveau des petites communautés, mais aussi d’inciter tous les représentants des Badasigana, au niveau provincial, communal et collinaire, à ne pas croiser les bras, mais plutôt à travailler jour et nuit pour le bien-être de la population qui les a élue.

Avit Ndayiragije

 

 

Editorial > Face à nos détracteurs : vigilance, sérénité et mobilisation

Le peuple burundais ne se lassera jamais d’exprimer de vive voix sa colère contre ses détracteurs quels qu’ils soient et où qu’ils soient. Samedi dernier, il s’est encore une fois levé comme un seul homme pour dénoncer les rapports mensongers et insultants produits par des experts onusiens en matière des droits de l’Homme et par certaines ONG comme Human Rights Watch, la Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme, la Ligue Iteka sans oublier la Résolution 2017/2508 du Parlement européen du 19 janvier 2017 alléguant la poursuite de prétendues « violations des droits de l’Homme au Burundi ». Samedi dernier donc, homme, femmes, jeunes et vieux s’étaient donné rendez-vous aux chefs-lieux de leurs entités administratives respectives pour dénoncer à travers des marche-manifestations pacifiques, des rapports biaisés qui ne s’inscrivent que dans le cadre d’un regain d’une campagne active de diffamation menée par les détracteurs des institutions républicaines et du peuple burundais qui les a élues dans le cadre des élections démocratiques, transparentes et apaisées.

Choisir le moment où la paix et la sécurité règnent dans tout le pays, où les droits de l’Homme ne sont pas bafoués pour déformer la vérité et accuser notre pays de tous les maux, c’est commettre le pire des crimes. Est-il besoin de souligner qu’il s’agit là d’un acte lâche qu’aucun prétexte ne peut justifier, qu’aucune revendication ne saurait excuser ? Que peuvent vouloir rechercher ces gens ou ces pays en déphasage total par rapport à l’évolution positive de la situation politico-sécuritaire qui s’observe dans tout le pays ? D’éminentes personnalités qui ont visité notre pays en 2016 peuvent témoigner. Il s’agit de cinq chefs d’Etat et de Gouvernement mandatés par l’Union africaine, des membres du Conseil de sécurité de l’ONU, de l’ancien secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon, du facilitateur dans le dialogue inter-burundais l’ancien Président tanzanien Benjamain William Mkapa et tout récemment, du Commissaire paix et sécurité de l’Union africaine.
Face aux dangers qui guettent sa stabilité, trois mots conviennent bien pour qualifier l’attitude qui doit être celle du peuple burundais : vigilance, sérénité et mobilisation. Vigilance, sérénité et mobilisation qu’il faudra conforter par des actions concrètes progressivement approfondies et étendues comme les marche-manifestations pacifiques auxquelles les Burundais répondent massivement, volontairement et spontanément, tellement est grande leur colère face aux actes de manipulation, de désinformation, de diffamation, de provocation, d’agression et de harcèlement dont ils sont victimes. La vigilance, la sérénité et la mobilisation constituent la meilleure des voies valable à suivre pour décourager ces gens qui font la honte de ceux qui les mandatent. Ont-ils oublié que la vérité finit toujours par triompher et qu’à force de mentir on finit toujours par être découvert en perdant toute crédibilité ?
Vigilants, sereins et mobilisés, nous viendrons à bout de nos déstabilisateurs qui nous rappellent étrangement ceux d’hier. Nous avons encore en mémoire cette triste période coloniale où les colons administraient à la population de fortes doses de somnifères. Ils étaient tellement riches mais aussi tellement méchants qu’ils pouvaient de ce fait dispenser à profusion ces médicaments et autres tranquillisants afin de nous endormir. Aujourd’hui, cette thérapeutique ne peut plus tromper personne. Le peuple burundais est aujourd’hui un peuple mûr qui sait séparer le bon grain de l’ivraie, un peuple éveillé, un peuple conscient de l’urgence à apporter des solutions aux situations qui constituent l’obstacle principal sur la voie de l’unité, de la paix et du développement ainsi que le risque majeur de toute escalade déstabilisatrice dans notre pays. Nous nous comptons par millions à être d’accord qu’il y a urgence, et par conséquent nécessité de mettre à profit toutes les chances qui s’offrent à nous pour engager notre pays sur la voie du progrès, dans la paix, l’unité et la démocratie. C’est là une entreprise de lutte commune qui ne manquera pas de surprendre les ennemis de notre pays dont les stratagèmes sont aujourd’hui connus de tous.
Ce qui, hier, n’était qu’un vœu doit aujourd’hui prendre forme. C’est le souhait au fond du cœur de chaque Burundais épris de paix et d’amour pour son pays. Les obstacles dressés sur notre route seront franchis, car personne, nous disons bien personne, n’est prêt à revenir en arrière.

Louis Kamwenubusa

 

Présidence de la République> Entretiens sur le dialogue interburundais d’Arusha

« Il n’y aura plus jamais de gouvernement de transition parce que nous avons embrassé le processus démocratique »

 

DSC02740Le 16 février 2017, la médiation au dialogue interburundais prévoit organiser une autre séance de dialogue à Arusha en Tanzanie. Sur ce, le conseiller principal chargé de la communication à la présidence de la République, Willy Nyamitwe, a accordé une interview aux médias au cours de laquelle les journalistes ont cherché à savoir si le gouvernement est invité et s’il va répondre à l‘invitation. Ils ont également voulu savoir si la division au sein du Cnared ne sera pas un handicap à l’aboutissement de ce dialogue aux résultats escomptés. Voici l’intégralité de cette interview.

 

Question (Q.) : Le médiateur au dialogue interburundais prévoit organiser ce dialogue interburundais en date du 16 février 2017. Est-ce que le gouvernement Burundais a reçu cette invitation ? Si oui, est-il prêt à y répondre ?

 

Willy Nyamitwe (W.N.) : Le gouvernement du Burundi n’a pas besoin d’être invité au dialogue interburundais, parce que le modus operandi du gouvernement du Burundi trouve comme socle, le dialogue. C’est un processus qui est appuyé et soutenu par le gouvernement du Burundi, que ce soit le processus qui se déroule à l’intérieur du pays ou celui qui se déroule à l’extérieur du pays. Donc, le gouvernement du Burundi n’a pas besoin d’être convié à ce dialogue parce qu’il appuie, il supporte et il accompagne déjà ce processus.
Mais ceux qui sont invités, ce sont les différentes parties à ce processus comme des personnes qui appartiennent à des formations politiques, des acteurs politiques, des activistes de la société civile, des confessions religieuses, des personnes de la diaspora, etc. Ces gens sont invités par le facilitateur selon son cahier de charges.

Q : Les membres du Cnared sont aujourd’hui divisés par rapport à ce dialogue. Il y en a qui sont prêts à aller à Arusha et d’autres qui sont contre. Qu’en dites-vous au niveau du gouvernement?

W.N. : Le gouvernement n’a rien à dire à propos d’une coalition ou d’une organisation qui n’est pas reconnue par des lois de la république du Burundi. Que le Cnared se divise, ça fait quoi au gouvernement du Burundi ou au peuple burundais ? D’abord le Cnared, nous l’avons toujours dit, c’est un conglomérat d’intérêts sectaires. Quand des individus se liguent pour essayer de se battre pour leurs propres intérêts et non pas pour l’intérêt national, ils finissent toujours par se buter à un échec cuisant. On l’a vu en 2010 après les élections et l’échec cuisant, certaines personnes ont formé une coalition qu’ils appelaient l’ADC Ikibiri qui a fini par se détériorer et se détruire complètement.
Alors, que cette nouvelle plateforme ou coalition qui a été créée après les élections de 2015 disparaisse de l’échiquier politique burundais, c’était non seulement prévisible mais également c’était déjà une probabilité, puisque quand vous n’avez pas un même idéal politique, quand vous n’avez pas une même visée, quand vous n’avez pas les mêmes idéaux et la même idéologie, vous finissez toujours par vous séparer.
Donc, les Burundais ont un seul idéal, celui d’aller vers le développement de leur pays, de consolider leur unité et aussi de développer leur propre pays. Donc, ce que les Burundais ont choisi, c’est d’être solidaire pour bâtir leur paix et une paix durable. Ceux qui veulent détruire cette paix finissent toujours par échouer.

Q. : Parmi les points à l’agenda figure ce que certains appellent le gouvernement de transition et d’autres le gouvernement d’union nationale. Qu’en dites-vous ?

W.N. : Non seulement il n’y aura plus jamais de transition parce que nous avons embrassé le processus démocratique et tous les cinq ans nous devons avoir des élections et les gens sont appelés à respecter le choix du peuple, mais également le gouvernement qui existe actuellement est un gouvernement d’union nationale. L’union nationale veut dire que toutes les composantes sociologiques du Burundi se retrouvent au sein du gouvernement conformément à la Constitution de la république du Burundi. Si vous avez bien suivi, dans son discours d’investiture en 2015, le président de la République à bel et bien dit que si c’est nécessaire que l’article 129 soit amendé afin que ceux qui n’ont pas été aux élections puissent faire partie de l’équipe gouvernementale, cela sera fait. Alors, nous sommes dans un processus de dialogue et à l’issue de ce processus de dialogue interburundais, des contributions ou des suggestions de la population en vue de l’amendement de la Constitution seront prises en compte par une commission qui sera mise en place pour analyser quels articles qui seront amendés pour qu’après les élections de 2020, on puisse avoir un gouvernement qui inclura en son sein d’autres technocrates qui, peut-être n’appartiendront pas à des formations politiques. Mais ça, il faut attendre que la Constitution de la république du Burundi soit amendée.

Q. : Suite à cette division entre les membres du Cnared, au niveau du gouvernement, il n’y a pas d’inquiétude que ce dialogue ne pourra pas aboutir aux résultats escomptés?

W.N. : Nous avons un pays qui a une population qui avoisine les dix millions, une population qui essaye de se battre pour le développement de son propre pays et une population qui est engagée dans cette dynamique de paix et de cohésion sociale, je ne pense pas qu’une clique d’individus qui cherchent leurs intérêts sectaires peuvent supplanter à la volonté d’une population qui est dans une dynamique d’intérêt général. Donc, cette division du Cnared, une organisation qui n’est pas reconnue par les lois du pays, ne peut rien peser sur l’échiquier politique burundais.

Q. : Que dites-vous de ceux qui disent être prêts à entrer au gouvernement mais qui sont contre la révision de la Constitution et de l’Accord d’Arusha ? N’est ce pas une chose et son contraire ?

W.N. : Une chose est certaine. Il n’y a aucun pays au monde qui puisse avoir une Constitution inamovible. Plus les temps évoluent, plus les peuples aussi pensent à rectifier leur trajectoire. Et là, le peuple le fait à travers l’amendement de certains textes, y compris le texte constitutif. Alors, si le peuple décide de modifier la Constitution, aucune personne ne peut lui barrer la route. Si aussi certains individus pensent pouvoir revenir par la petite porte au gouvernement alors qu’ils ont été éjectés par le peuple burundais, cela également est impossible. Nous nous préparons aux élections de 2020 et, après ces élections, il y en aura d’autres en 2025, en 2030, etc. Aussi longtemps que nous aurons un cycle électoral de cinq ans, et bien les gens devront attendre que leur tour arrive et qu’ils parviennent à avoir un mandat populaire.

Astère Nduwamungu

 
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